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מִי דָּמֵי? גַּבֵּי צוֹנֵן, צַדִּיקִים אוֹמְרִים מְעַט וְעוֹשִׂין הַרְבֵּה —
Ces cas sont-ils comparables ? Concernant le cas de l’eau froide, les justes disent peu et font beaucoup. Par conséquent, lorsque l’hôte dit à l’autre : Entre dans ma maison et bois une goutte d’eau froide, son intention était de lui offrir un repas complet. De même, celui qui fait le vœu fait référence à un repas complet et non littéralement à une goutte d’eau. Par conséquent, il peut boire un peu d’eau froide dans la maison de l’hôte.
הָכָא סְפֵיקָא הוּא, דִּלְמָא פָּחוֹת מִסֶּלַע וְיוֹתֵר עַל שֶׁקֶל קָאָמַר, וְזֵירוּזִין הָוֵי, אוֹ דִּלְמָא דַּוְקָא קָאָמַר, וְנִידְרָא הָוֵי. תִּבְּעֵי.
Mais ici, cela est incertain. Peut-être que, lorsque le vendeur dit qu’il n’acceptera que plus d’un sela, il entend en réalité accepter moins d’un sela, et lorsque l’acheteur dit qu’il ne paiera pas plus qu’un shekel, il entend en réalité payer plus qu’un shekel ; et cela est aussi un vœu d’exhortation. Ou peut-être voulait-il dire précisément ce qu’il a dit, et c’est un vœu, parce qu’il n’avait pas l’intention de faire un compromis sur le prix. La Guemara conclut : Le dilemme demeure sans solution.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: אַרְבָּעָה נְדָרִים הַלָּלוּ צְרִיכִין שְׁאֵלָה לְחָכָם. כִּי אַמְרִיתָא קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר: תַּנָּא תָּנֵי ״אַרְבָּעָה נְדָרִים הִתִּירוּ חֲכָמִים״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ צְרִיכִין שְׁאֵלָה לְחָכָם?!
§ Rav Yehouda a dit que Rav Assi a dit : Ces quatre vœux qui sont enseignés dans la michna nécessitent encore une requête adressée à une autorité halakhique pour les dissoudre. Rav Yehouda poursuit : Lorsque j’ai dit cette halakha devant Chmouel, il a dit : Le tanna enseigne que les Sages ont dissous quatre vœux, et toi tu dis qu’ils nécessitent une requête adressée à une autorité halakhique ?
רַב יוֹסֵף מַתְנִי לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא בְּהַאי לִישָּׁנָא: אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: אֵין חָכָם רַשַּׁאי לְהַתִּיר אֶלָּא כְּעֵין אַרְבָּעָה נְדָרִים הַלָּלוּ. קָסָבַר אֵין פּוֹתְחִין בַּחֲרָטָה.
Rav Yosef a enseigné cette halakha de cette manière : Rav Yehouda a dit que Rav Assi a dit : une autorité halakhique ne peut dissoudre que un vœu qui est semblable à ces quatre vœux, en ce sens qu’il n’était pas du tout destiné à être un vœu, mais qu’il a simplement été formulé dans le langage d’un vœu. En outre, il peut dissoudre un vœu prononcé par erreur. La Guemara commente : On peut en déduire que il soutient qu’une autorité halakhique n’ouvre pas la dissolution sur la base du regret. Une autorité halakhique doit rechercher un facteur tel que, si la personne ayant prononcé le vœu en avait eu connaissance au moment du vœu, elle n’aurait pas prononcé ce vœu. Le simple fait d’exprimer du regret au sujet du vœu ne constitue pas une base suffisante pour le dissoudre.
הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב הוּנָא, אָמַר לֵיהּ: לִבָּךְ עֲלָךְ? אֲמַר לֵיהּ: לָא, וְשַׁרְיֵיהּ.
La Guemara rapporte un incident qui illustre une opinion différente concernant le fait d’entamer la dissolution sur la base du regret. Il y avait une certaine personne qui se présenta devant Rav Houna pour demander la dissolution d’un vœu. Rav Houna lui dit : Ton cœur est-il toujours avec toi ? As-tu toujours le même désir que celui que tu avais lorsque tu as fait le vœu ? Il lui dit : Non. Et Rav Houna dissolut le vœu pour lui. Puisque Rav Houna a dissous le vœu en se fondant uniquement sur le regret, il soutient manifestement qu’on peut entamer la dissolution sur la base du regret.
הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא, אֲמַר לֵיהּ: אִילּוּ הָיוּ עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם שֶׁיְּפַיְּיסוּךְ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה מִי נָדַרְתָּ? אֲמַר לֵיהּ: לֹא, וְהִתִּירוֹ.
De même, il y eut une certaine personne qui se présenta devant Rabba bar Rav Huna pour dissoudre son vœu. Rabba bar Rav Huna lui dit : S’il y avait eu dix personnes qui auraient pu t’apaiser à ce moment-là où tu as fait le vœu, aurais-tu fait le vœu ? Il lui dit : Non. Et il dissout le vœu pour lui.
תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אוֹמְרִים לוֹ לָאָדָם: לֵב זֶה עָלֶיךָ? אִם אָמַר ״לָאו״ — מַתִּירִין אוֹתוֹ. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם אָבִיו: אוֹמְרִים לוֹ לָאָדָם: אִילּוּ הָיוּ עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם שֶׁיְּפַיְּיסוּךְ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה מִי נָדַרְתָּ? אִם אָמַר ״לָאו״ — מַתִּירִין אוֹתוֹ.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda dit : Les autorités halakhiques qui annulent le vœu disent à la personne qui a fait le vœu : Ce cœur, c’est-à-dire ce désir, est-il encore sur toi ? S’il dit non, elles l’annulent. Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yossé, dit au nom de son père : Elles disent à la personne qui a fait le vœu : S’il y avait eu dix personnes qui auraient pu t’apaiser à ce moment-là, aurais-tu fait le vœu ? S’il dit non, elles l’annulent.
(סִימָן: אַסִּי וְאֶלְעָזָר, יוֹחָנָן וְיַנַּאי).
La Guemara introduit la discussion suivante par un moyen mnémotechnique : Asi et Elazar, Yoḥanan et Yannai.
הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַסִּי אֲמַר לֵיהּ: כְּדוּ תָּהֵית? אֲמַר לֵיהּ: לָא, וְשַׁרְיֵיהּ. הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, אֲמַר לֵיהּ: בָּעֵית נָדוּר? אֲמַר לֵיהּ: אִילּוּ לָא מַרְגְּזִין לִי לָא בָּעֵינַן כְּלוּם. אֲמַר לֵיהּ: תְּהֵא כְּבָעֵית. הָהִיא אִיתְּתָא דְּאַדַּרְתַּהּ לִבְרַתַּהּ, אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אָמַר לַהּ: אִילּוּ הֲוָה יָדְעַתְּ דְּאָמְרָן מְגֵירָתִיךְ עֲלַהּ דִּבְרַתִּךְ:
La Guemara rapporte qu’il y avait une certaine personne qui se présenta devant le rabbin Asi pour demander l’annulation d’un vœu. Le rabbin Asi lui dit : Regrettes-tu ? Il lui dit de manière rhétorique : Non, est-ce que je n’ai pas de regret ? En d’autres termes, bien sûr que j’ai du regret. Et il annula le vœu pour lui. De même, il y avait une certaine personne qui se présenta devant le rabbin Elazar, et le rabbin Elazar lui dit : Vouliez-vous faire un vœu ? Était-ce vraiment votre désir ? Il dit au rabbin Elazar : S’ils ne m’avaient pas mis en colère, je n’aurais rien voulu. Il lui dit : Qu’il en soit comme tu veux, et le vœu est annulé. Dans un autre cas, il y avait une certaine femme qui fit un vœu au sujet de sa fille selon lequel la fille ne pouvait tirer aucun bénéfice d’elle, et elle se présenta devant le rabbin Yoḥanan pour faire annuler le vœu. Il lui dit : Si tu avais su que tes voisins diraient au sujet de ta fille :

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