תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״. מָה הֲטָבָה רְשׁוּת, אַף הֲרָעָה רְשׁוּת. יָצָא נִשְׁבַּע לְבַטֵּל אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא בִּיטֵּל — שֶׁאֵין הָרְשׁוּת בְּיָדוֹ!
Cependant, le verset déclare : « Ou si quelqu’un jure clairement de ses lèvres de faire le mal, ou de faire le bien » (Lévitique 5:4). De la juxtaposition du mal et du bien, on déduit que, de même que faire le bien, ce qui est interprété comme le fait de s’obliger à accomplir une action positive, se rapporte à une activité permise, par exemple manger, de même faire le mal, ce qui est interprété comme le fait de s’interdire quelque chose, ne se rapporte qu’à ce qui est permis, par exemple ne pas manger. Cela exclut celui qui prête serment d’annuler une mitzva et ne l’annule pas ; il n’est pas passible pour violation du serment, car la permission de l’annuler n’est pas en son pouvoir.
חַד קְרָא לְמִיפְטְרֵיהּ מִקׇּרְבַּן שְׁבוּעָה, וְחַד לְמִיפְטְרֵיהּ מִן לָאו דִּשְׁבוּעָה.
La Guemara répond que les deux versets sont nécessaires. Un verset : « Faire le mal ou faire le bien », qui est énoncé dans le contexte des halakhot des offrandes, est nécessaire pour l’exempter de apporter une offrande pour avoir violé un serment, et un verset : « Il ne profanera pas », est nécessaire pour l’exempter de l’interdiction pour avoir violé un serment.
מַתְנִי׳ יֵשׁ נֶדֶר בְּתוֹךְ נֶדֶר, וְאֵין שְׁבוּעָה בְּתוֹךְ שְׁבוּעָה. כֵּיצַד? אָמַר: ״הֲרֵינִי נָזִיר אִם אוֹכַל״, ״הֲרֵינִי נָזִיר אִם אוֹכַל״, וְאָכַל — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, וְאָכַל — אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת.
MICHNA :Il y a un vœu à l’intérieur d’un autre vœu. Il est possible d’imposer une interdiction supplémentaire, au moyen d’un vœu, sur un objet déjà interdit au moyen d’un vœu. Mais il n’y a pas de serment à l’intérieur d’un serment. Si quelqu’un prête serment deux fois au sujet de la même action, le second serment ne prend pas effet. Comment cela ? Si quelqu’un a dit : Me voici nazir si je mange, puis a répété : Me voici nazir si je mange, et ensuite il a mangé, il est tenu d’observer le naziréat pendant trente jours pour chacun et chacun des vœux, puisque les deux vœux ont pris effet. Cependant, s’il a dit : Je fais par la présente un serment de ne pas manger, et a répété : Je fais par la présente un serment de ne pas manger, et ensuite il a mangé, il est passible d’apporter une offrande pour une seule violation du serment.
גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״ ״הֲרֵינִי נָזִיר לְמָחָר״, דְּמִיגּוֹ דְּקָא מִיתּוֹסַף יוֹמָא יַתִּירָא — חָיְילָא נְזִירוּת עַל נְזִירוּת. אֲבָל אָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״, ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״ — אֵין חָלָה נְזִירוּת עַל נְזִירוּת. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲפִילּוּ אָמַר: ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״, ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״ — חָלָה נְזִירוּת עֲלֵיהּ.
GUEMARA :Rav Houna a dit : Ils ont enseigné qu’il y a un vœu à l’intérieur d’un vœu seulement lorsqu’il a dit : Me voici nazir aujourd’hui, puis il a dit : Me voici nazir demain. Puisqu’un jour supplémentaire de naziréat est ajouté par le second vœu, une obligation supplémentaire de trente jours de naziréat prend effet sur la première période de naziréat. Cependant, si il a dit : Me voici nazir aujourd’hui, puis a répété : Me voici nazir aujourd’hui, un vœu de naziréat ne prend pas effet sur un vœu antérieur de naziréat, et il ne doit observer qu’une seule période de naziréat. Et Chmouel a dit que même si il a dit : Me voici nazir aujourd’hui, me voici nazir aujourd’hui, un second vœu de naziréat prend effet à son égard, car on peut s’imposer à soi-même deux obligations de naziréat l’une après l’autre.
וּלְרַב הוּנָא, אַדִּתְנָא אֵין שְׁבוּעָה בְּתוֹךְ שְׁבוּעָה, לִיתְנֵי: יֵשׁ נֶדֶר בְּתוֹךְ נֶדֶר, וְאֵין נֶדֶר בְּתוֹךְ נֶדֶר. ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם, הֲרֵינִי נָזִיר לְמָחָר״ — יֵשׁ נֶדֶר בְּתוֹךְ נֶדֶר, ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״ ״הֲרֵינִי נָזִיר הַיּוֹם״ —
La Guemara demande : Et selon Rav Houna, au lieu d’enseigner qu’il n’y a pas de serment dans un serment, en établissant une distinction entre un vœu et un serment, que la michna enseigne une distinction plus restreinte entre différents vœux, en déclarant qu’il y a un cas de vœu dans un vœu, et il y a un cas où il n’y a pas de vœu dans un vœu. Comment cela ? Si quelqu’un dit : Je suis par les présentes nazir aujourd’hui, je suis par les présentes nazir demain, dans ce cas il y a un vœu dans un vœu. Cependant, s’il dit : Je suis par les présentes nazir aujourd’hui, puis dit de nouveau : Je suis par les présentes nazir aujourd’hui,