תַּנְיָא: הַנּוֹדֵר בַּתּוֹרָה — לֹא אָמַר כְּלוּם. בְּמַה שֶּׁכָּתוּב בָּהּ — דְּבָרָיו קַיָּימִין. בָּהּ וּבְמַה שֶּׁכָּתוּב בָּהּ — דְּבָרָיו קַיָּימִין.
§ Il est enseigné dans une baraita : Celui qui fait un vœu en associant un objet à un rouleau de la Torah n’a rien dit, et le vœu ne prend pas effet. Cependant, s’il associe l’objet à ce qui est écrit dans la Torah, sa déclaration est valable. Puisque le nom de Dieu est écrit dans la Torah, il a invoqué le nom de Dieu dans son vœu. S’il associe l’objet à elle et à ce qui est écrit en elle, sa déclaration est valable.
קָתָנֵי ״בְּמַה שֶּׁכָּתוּב בָּהּ״ — דְּבָרָיו קַיָּימִין, ״בָּהּ וּבְמַה שֶּׁכָּתוּב בָּהּ״ — צְרִיךְ לְמֵימַר?
La Guemara demande : Il est enseigné que, s’il associe l’objet à ce qui est écrit dans le rouleau de la Torah, sa déclaration est valable. Est-il nécessaire de dire que la halakha est la même s’il associe l’objet à lui et à ce qui y est écrit ? Cela est évident.
אָמַר רַב נַחְמָן, לָא קַשְׁיָא: הָא — דְּמַחֲתָא אוֹרָיְיתָא אַאַרְעָא, הָא — דְּנָקֵיט לַהּ בִּידֵיהּ. מַחֲתָא עַל אַרְעָא — דַּעְתֵּיהּ אַגְּוִילֵי. נָקֵט לַהּ בִּידֵיהּ — דַּעְתֵּיהּ עַל הָאַזְכָּרוֹת שֶׁבָּהּ.
Rav Naḥman a dit : Ce n’est pas difficile. Ce cas, dans lequel l’objet est associé à lui et à ce qui y est écrit, se rapporte à lorsque le rouleau de la Torah est posé à terre, tandis que cet autre cas, dans lequel l’objet est associé à ce qui y est écrit, se rapporte à lorsqu’il le tient dans ses mains. Si il est posé à terre, que l’on mentionne le rouleau de la Torah ou ce qui y est écrit, ses pensées portent sur le parchemin, c’est-à-dire sur le rouleau matériel, car il suppose naturellement que, puisque le rouleau est posé à terre, le parchemin doit être vierge. Par conséquent, le vœu ne prend effet que s’il mentionne à la fois le rouleau lui-même et ce qui y est écrit, indiquant ainsi qu’il sait qu’il s’agit d’un rouleau de la Torah. Cependant, lorsque il le tient dans ses mains et associe l’objet à ce qui y est écrit, ses pensées portent sur les mentions [azkarot] du nom de Dieu qui s’y trouvent, et le vœu prend effet.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּמַחֲתָא עַל אַרְעָא. וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאַף עַל גַּב דְּמַחֲתָא עַל אַרְעָא — כֵּיוָן דְּאָמַר ״בְּמַה שֶּׁכָּתוּב בָּהּ״ מַהֲנֵי. וְזוֹ וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר זוֹ קָתָנֵי.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que toute la baraita se rapporte à un cas où elle est posée à terre, et cette clause intermédiaire de : Avec ce qui est écrit dans le rouleau de la Torah, nous enseigne que, bien qu’elle soit posée à terre, puisqu’il a dit : Avec ce qui y est écrit, c’est un vœu valable, car il faisait clairement référence aux noms de Dieu. Et le tanna de la baraitaenseigne en employant le style : Ceci, et il est inutile de dire cela. La baraita enseigne la halakha dans le cas où il a dit : Ce qui y est écrit, ce qui comporte un élément nouveau, puis énonce une règle plus évidente ; c’est-à-dire qu’il va sans dire que s’il associe l’objet à cela et à ce qui y est écrit, le vœu prend effet.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא: כּוּלָּהּ מְצִיעֲתָא נָמֵי דְּנָקֵיט לֵיהּ בִּידֵיהּ. וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דְּנָקֵיט לֵיהּ בִּידֵיהּ, אַף עַל גַּב דְּלָא אָמַר אֶלָּא ״בָּהּ״ — כְּמַאן דְּאָמַר ״בְּמַה שֶּׁכָּתוּב בָּהּ״ דָּמֵי.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que toute la proposition du milieu, c’est-à-dire la proposition finale, où il associe l’objet à elle et à ce qui y est écrit, se réfère à un cas où il tient le rouleau de la Torah dans ses mains. Et la baraita nous enseigne ceci : puisqu’il le tient dans ses mains, même s’il a dit seulement : Avec le rouleau de la Torah, et n’a pas explicitement déclaré : Avec ce qui y est écrit, il est considéré comme quelqu’un qui a dit : Avec ce qui y est écrit. Par conséquent, l’objet est interdit.
מַתְנִי׳ ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי יָשֵׁן״, ״שֶׁאֲנִי מְדַבֵּר״, ״שֶׁאֲנִי מְהַלֵּךְ״, הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי מְשַׁמְּשֵׁךְ״ — הֲרֵי זֶה בְּ״לֹא יַחֵל דְּבָרוֹ״.
MICHNA : En ce qui concerne celui qui dit : Dormir est interdit pour moi comme si c’était une offrande [konam], s’interdisant ainsi de dormir ; ou : Parler estkonam pour moi ; ou : Marcher estkonam pour moi ; ou celui qui dit à sa femme : Avoir des relations sexuelles avec toi est konam pour moi, s’il viole le vœu, il est en violation de l’interdiction « Il ne profanera pas sa parole » (Nombres 30:3).
גְּמָ׳ אִיתְּמַר: ״קֻוֽנָּם עֵינַי בְּשֵׁינָה הַיּוֹם אִם אִישַׁן לְמָחָר״, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אַל יִשַׁן הַיּוֹם, שֶׁמָּא יִשַׁן לְמָחָר. וְרַב נַחְמָן אָמַר: יִשַׁן הַיּוֹם, וְלָא חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא יִשַׁן לְמָחָר. וּמוֹדֶה רַב יְהוּדָה בְּאוֹמֵר ״קֻוֽנָּם עֵינַי בְּשֵׁינָה לְמָחָר אִם אִישַׁן הַיּוֹם״, שֶׁיִּשַׁן הַיּוֹם.
GUEMARA :Il a été déclaré que, concernant celui qui dit : « Dormir est konam pour mes yeux aujourd’hui si je dors demain », Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Il ne peut pas dormir aujourd’hui, de peur qu’il ne dorme demain et qu’ainsi il s’avère rétroactivement que le vœu a été violé aujourd’hui. Et Rav Naḥman a dit : Il peut dormir aujourd’hui, puisqu’il n’y a actuellement aucune interdiction, et nous ne craignons pas qu’il dorme peut-être demain, car il prendra soin de ne pas dormir. Et Rav Yehouda concède que dans un cas où il dit : « Dormir est konam pour mes yeux demain si je dors aujourd’hui », il peut dormir aujourd’hui.