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דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר לַהּ כְּרַבִּי. דִּתְנַן, רַבִּי אוֹמֵר: אֵין זֶה מְגַלֵּחַ אַחַת לִשְׁלשִׁים יוֹם. וְאֵיזֶהוּ שֶׁמְּגַלֵּח אַחַת לִשְׁלשִׁים יוֹם? הָאוֹמֵר ״[הֲרֵי] עָלַי נְזִירוֹת כִּשְׂעַר רֹאשִׁי״ וְ״כַעֲפַר הָאָרֶץ״ וּ״כְחוֹל הַיָּם״.
La Guemara répond : Cela n’est pas possible, car Rabbi Yehuda soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, comme nous l’avons appris dans la michna (8a) au sujet de celui qui fait le vœu : Me voici nazir comme les cheveux de ma tête, Rabbi Yehuda HaNasi dit : Ce nazir ne se rase pas les cheveux une fois tous les trente jours, car il est considéré comme ayant accepté une seule longue période de naziréat. Et qui est le nazir qui a accepté des périodes distinctes de naziréat et qui, par conséquent, se rase les cheveux une fois tous les trente jours ? Celui qui dit : Il m’incombe à moi d’observer des naziréats comme les cheveux de ma tête, ou : comme la poussière de la terre, ou : comme le sable de la mer. Puisque Rabbi Yehuda est d’accord avec Rabbi Yehuda HaNasi, il soutient que celui qui emploie une formulation semblable à celle utilisée dans le premier cas de la michna et dit : Me voici nazir selon la capacité du panier, a accepté une seule longue période de naziréat.
וְרַבִּי יְהוּדָה מִי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי? וְהָתְנַן: הֲרֵינִי נָזִיר כְּמִנְיַן יְמוֹת הַחַמָּה וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה הָיָה, וְכֵיוָן שֶׁהִשְׁלִים — מֵת.
La Guemara demande : Et Rabbi Yehouda soutient-il conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi ? Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que si quelqu’un dit : Je suis par la présente nazir selon le nombre de jours d’une année solaire, il compte 365 périodes consécutives de naziréat, conformément au nombre de jours d’une année solaire. Rabbi Yehouda a dit : Il y eut un incident où quelqu’un fit ce vœu et observa 365 périodes consécutives de naziréat. Une fois qu’il eut achevé toutes ces périodes de naziréat, il mourut.
אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא נְזִירוֹת קָא מְקַבֵּל עֲלֵיהּ, הַיְינוּ טַעְמָא דְּכֵיוָן דְּהִשְׁלִים — מֵת. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ חֲדָא נְזִירוּת קַבֵּל עִילָּוֵיהּ — מִי הָוֵי הַשְׁלָמָה כְּלָל?
La Guemara explique sa question : Soit, si tu dis qu’il accepte sur lui de nombreux naziréats, c’est la raison de son affirmation qu’une fois qu’il eut achevé toutes ces périodes de naziréat, il mourut. Cependant, si tu dis que Rabbi Yehouda n’est pas d’accord avec l’opinion anonyme de la michna et soutient qu’il a accepté sur lui une période de naziréat durant 365 jours, y a-t-il ici un achèvement quelconque ? Rabbi Yehouda n’aurait pas employé cette terminologie en référence à l’énoncé précédent de la michna s’il soutenait lui-même que l’individu n’a accepté qu’une seule période de naziréat.
וְעוֹד: מִי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי? וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״הֲרֵינִי נָזִיר מִנְיַן הִילְקְטֵי קַיִץ״, וּ״מִנְיַן שְׁבִלֵי שְׁמִיטָּה״ — מוֹנֶה נְזִירוֹת כְּמִנְיַן הִילְקְטֵי קַיִץ וּכְמִנְיַן שְׁבִלֵי שְׁמִיטָּה!
Et de plus, est-ce que Rabbi Yehouda soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda dit : Si quelqu’un dit : Me voici nazir selon le nombre de tas [helketei] de figues [kayitz] laissées à sécher, ou : selon le nombre de gerbes de l’Année sabbatique, il doit compter autant de naziréats que le nombre de tas de figues ou que le nombre de gerbes de l’Année sabbatique ? Cela prouve que Rabbi Yehouda ne soutient pas que l’individu n’accepte sur lui qu’une seule longue période de naziréat.
״מִנְיָן״ שָׁאנֵי.
La Guemara répond : Cela ne prouve pas que Rabbi Yehuda n’est pas d’accord avec Rabbi Yehuda HaNasi, car celui qui précise : Comme le nombre, est différent, puisque même Rabbi Yehuda HaNasi conviendrait qu’il fait référence à des périodes distinctes de naziréat plutôt qu’à une seule longue période de naziréat.
וּמִי שָׁאנֵי לֵיהּ לְרַבִּי מִנְיָן? וְהָתַנְיָא: ״הֲרֵינִי נָזִיר כְּמִנְיַן יְמוֹת הַחַמָּה״ — מוֹנֶה נְזִירוֹת כְּמִנְיַן יְמוֹת הַחַמָּה. ״כִּימֵי הַלְּבָנָה״ — מוֹנֶה כִּימֵי הַלְּבָנָה. רַבִּי אוֹמֵר: עַד שֶׁיֹּאמַר ״נְזִירוֹת עָלַי כְּמִנְיַן יְמוֹת הַחַמָּה וּכְמִנְיַן יְמוֹת הַלְּבָנָה״!
La Guemara demande : Et le cas de celui qui dit : Comme le nombre, est-il différent selon Rabbi Yehuda HaNasi ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que si quelqu’un dit : Je suis par les présentes nazir comme le nombre de jours d’une année solaire, il compte des naziréats correspondant au nombre de jours d’une année solaire. Si quelqu’un dit : Comme les jours d’une année lunaire, c’est-à-dire une année composée de douze mois lunaires, il compte des périodes de naziréat correspondant aux jours d’une année lunaire. Rabbi Yehuda HaNasi dit : Il est présumé avoir accepté une période de naziréat jusqu’à ce qu’il dise : Il incombe à moi d’observer des naziréats comme le nombre de jours d’une année solaire, ou : Comme le nombre de jours d’une année lunaire. Cela démontre que s’il n’a pas explicitement employé le terme pluriel naziréats, il est présumé avoir accepté une seule période de naziréat même s’il a dit : Comme le nombre.
רַבִּי יְהוּדָה סָבַר לַהּ כְּוָתֵיהּ בַּחֲדָא וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא. סָבַר לַהּ כְּוָתֵיהּ בַּחֲדָא — נְזִירוּת קַבֵּיל עִילָּוֵיהּ. וּפְלִיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא — דְּאִילּוּ רַבִּי יְהוּדָה שָׁנֵי לֵיהּ מוֹנֶה, וְרַבִּי לָא שָׁנֵי לֵיהּ מוֹנֶה.
La Guemara répond : Rabbi Yehouda est d’accord avec l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi dans un cas et est en désaccord avec lui dans un cas. Il est d’accord avec son opinion dans un cas, comme suit : Si quelqu’un dit : Me voici nazir comme les cheveux de ma tête, il a accepté sur lui-même une période de naziréat d’autant de jours qu’il y a de cheveux sur sa tête. Et il est en désaccord avec lui dans un cas, car, selon Rabbi Yehouda, le cas de celui qui compte est différent du cas précédent, et ainsi, celui qui déclare : Comme le nombre des cheveux de ma tête, est considéré comme ayant accepté de nombreuses périodes distinctes de naziréat. Cependant, selon Rabbi Yehouda HaNassi, celui qui compte n’est pas différent. Il est présumé avoir accepté une seule période de naziréat, à moins qu’il n’emploie explicitement le terme pluriel naziréats.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״הֲרֵינִי נָזִיר כֹּל יְמֵי חַיַּי״, ״הֲרֵינִי נְזִיר עוֹלָם״ — הֲרֵי זֶה נְזִיר עוֹלָם. אֲפִילּוּ ״מֵאָה שָׁנָה״, אֲפִילּוּ ״אֶלֶף שָׁנִים״ — אֵין זֶה נְזִיר עוֹלָם, אֶלָּא נָזִיר לְעוֹלָם.
§ Les Sages ont enseigné : Si quelqu’un dit : Me voici nazir pour tous les jours de ma vie, ou : Me voici nazir permanent, il est un nazir permanent et il se coupe les cheveux une fois par an comme Absalom. Cependant, dans le cas de quelqu’un qui accepte sur lui le naziréat pour une durée déterminée, même s’il dit : Cent ans ou même : Mille ans, il n’est pas le type spécifique de nazir connu comme un nazir permanent. Au contraire, il est un nazir à perpétuité ordinaire, et il ne peut jamais se couper les cheveux.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״הֲרֵינִי נָזִיר וְאַחַת״ — מוֹנֶה שְׁתַּיִם. ״וְעוֹד״ — מוֹנֶה שָׁלֹשׁ. ״וְשׁוּב״ — מוֹנֶה אַרְבַּע. פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא: ״וְשׁוּב״ כִּי כּוּלְּהוּ, וְהָוְיָא לֵיהּ שֵׁית, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a dit : Par la présente, je suis nazir et un, il compte deux périodes de naziréat, puisqu’il a d’abord fait un vœu de naziréat puis a accepté une période supplémentaire de naziréat. Si quelqu’un a dit : Par la présente, je suis nazir et un et plus, il compte trois périodes de naziréat. S’il a ajouté à cette déclaration : Et encore, il compte quatre. La Guemara demande : N’est-ce pas cette dernière halakha évidente ? La Guemara répond : Il est nécessaire d’enseigner cette halakha. De peur que tu ne dises que les mots et encore se réfèrent à des périodes de naziréat égales en nombre à toutes les périodes qu’il a déjà acceptées, et qu’il a donc accepté six périodes de naziréat au total, la baraita nous enseigne donc que ce n’est pas la bonne interprétation de sa déclaration.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״הֲרֵינִי נָזִיר״ — סוֹמְכוֹס אוֹמֵר: ״הֵן״ — אַחַת, ״דִּיגוֹן״ — שְׁתַּיִם, ״טְרִיגוֹן״ — שָׁלֹשׁ, ״טֶטְרָגוֹן״ — אַרְבַּע, ״פּוֹנְטִיגוֹן״ — חָמֵשׁ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a dit : Je suis par la présente nazir, Sumakhos dit : s’il a ensuite ajouté le mot hen, qui signifie un en grec, il a accepté une période de naziréat. Si quelqu’un a dit : Digon, qui signifie deux côtés en grec hébraïsé, il doit observer deux périodes de naziréat. Si quelqu’un a dit : Trigon, qui signifie triangle en grec hébraïsé, alors il a accepté trois périodes de naziréat. S’il a dit : Tetragon, quadrilatère en grec hébraïsé, alors il a accepté quatre périodes, et s’il a dit : Puntigon, pentagone en grec hébraïsé, alors il a accepté cinq périodes de naziréat.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית עִגּוּל, דִּיגוֹן, טְרִיגוֹן, פּוֹנְטִיגוֹן — אֵינוֹ מִטַּמֵּא בִּנְגָעִים, טֶטְרָגוֹן — מִטַּמֵּא בִּנְגָעִים. מַאי טַעְמָא? לְמַטָּה הוּא אוֹמֵר ״קִיר״ ״קִירוֹת״. לְמַעְלָה הוּא אוֹמֵר ״קִיר״ ״קִירוֹת״. הֲרֵי כָּאן אַרְבַּע.
La Guemara cite une autre baraita traitant de ces mêmes expressions : Les Sages ont enseigné : une maison ronde, une maison à deux côtés, une maison triangulaire et une maison pentagonale ne peuvent pas devenir impures par la lèpre, tandis qu’une maison en forme de quadrilatère peut devenir impure par la lèpre. Quelle en est la raison ? Dans le verset ci-dessous, il est dit, en se référant à un mur, le terme pluriel murs : « Et voici, si la plaie s’est étendue dans les murs de la maison » (Lévitique 14:39). De plus, dans le verset ci-dessus, il est dit, en se référant à un mur, le terme pluriel murs : « Et voici, si la plaie est dans les murs de la maison » (Lévitique 14:37). Ces termes au pluriel sont superflus, et l’on comprend donc qu’il y a quatre murs mentionnés ici, afin d’indiquer qu’une maison ne peut devenir impure par la lèpre que si elle a quatre côtés.


הַדְרָן עֲלָךְ כׇּל כִּינּוּיֵי

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