בּוֹדֵק הֵימֶנּוּ וּלְהַלָּן עֶשְׂרִים אַמָּה, מָצָא אֶחָד בְּסוֹף עֶשְׂרִים אַמָּה — בּוֹדֵק הֵימֶנּוּ וּלְהַלָּן עֶשְׂרִים אַמָּה. שֶׁרַגְלַיִם לַדָּבָר. שֶׁאִילּוּ תְּחִילָּה מְצָאוֹ — נוֹטְלוֹ וְאֶת תְּפוּסָתוֹ.
Il faut donc examiner à partir de cet endroit vers l’extérieur sur vingt coudées. Si l’on trouve un autre cadavre au bout de vingt coudées, on examine à partir de cet endroit vers l’extérieur sur vingt coudées, car il y a lieu de soupçonner la chose. Il est probable qu’il soit tombé sur un ancien cimetière. Il n’est pas permis de déplacer les corps, malgré le fait que s’il avait trouvé le cadavre isolé au début, il aurait pu l’enlever ainsi que la terre qui l’entoure.
גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה: מָצָא — פְּרָט לְמָצוּי. מֵת — פְּרָט לְהָרוּג. מוּשְׁכָּב — פְּרָט לְיוֹשֵׁב. כְּדַרְכּוֹ — פְּרָט לְשֶׁרֹאשׁוֹ מוּנָּח בֵּין יַרְכוֹתָיו.
GUEMARA :Rav Yehuda a dit les déductions suivantes de la michna : L’expression : Il a trouvé, exclut un cadavre qui avait déjà été trouvé. S’il était connu qu’il y avait un cadavre enterré dans un certain endroit, la découverte de deux cadavres auparavant inconnus ne suscite pas la crainte qu’il s’agisse peut-être d’un cimetière oublié. De même, le terme cadavre [met] exclut une personne tuée [harug]. Même si trois cadavres ont été trouvés, s’il y a des signes que ces personnes ont été tuées, on ne présume pas que la zone soit un cimetière, car elles ont pu être enterrées là où elles ont été trouvées tuées. De même, le terme allongé exclut assis, car les Juifs n’étaient généralement pas enterrés en position assise. L’expression : De la manière habituelle, exclut quelqu’un dont la tête a été placée entre ses cuisses, car ce n’est pas ainsi que les Juifs sont enterrés.
תָּנֵי עוּלָּא בַּר חֲנִינָא: מֵת שֶׁחָסַר, אֵין לוֹ תְּפוּסָה וְלֹא שְׁכוּנַת קְבָרוֹת. וְכׇל הָנֵי מַאי טַעְמָא לָא? אָמְרִינַן דִּילְמָא גּוֹי הוּא.
Oulla bar Ḥanina a enseigné une baraita (Tosefta, Oholot 16:2) : Un cadavre auquel il manque une partie du corps indispensable à la vie n’a pas la halakha de terre environnante, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire d’enlever la terre voisine avec le cadavre. Il n’a pas non plus la halakha de cimetière, c’est-à-dire qu’il ne s’associe pas à deux autres cadavres pour établir cet endroit comme cimetière. La Guemara demande : Et concernant tous ceux-ci énumérés ci-dessus, c’est-à-dire un cadavre enterré en position assise ou avec la tête entre les cuisses, quelle est la raison pour laquelle ils ne sont pas considérés comme faisant partie d’un cimetière ? La Guemara répond : Nous disons que peut-être le défunt était un gentil, car les Juifs ne sont généralement pas enterrés de ces manières.
מָצָא שְׁנַיִם, רֹאשׁוֹ שֶׁל זֶה בְּצַד מַרְגְּלוֹתָיו שֶׁל זֶה, וְרֹאשׁוֹ שֶׁל זֶה בְּצַד מַרְגְּלוֹתָיו שֶׁל זֶה — אֵין לָהֶן תְּפוּסָה וְלֹא שְׁכוּנַת קְבָרוֹת. מָצָא שְׁלֹשָׁה, הָאֶחָד יָדוּעַ וּשְׁנַיִם תְּחִילָּה, אוֹ שְׁנַיִם תְּחִילָּה וּשְׁנַיִם יְדוּעִים — אֵין לָהֶם תְּפוּסָה, וְאֵין לָהֶם שְׁכוּנַת קְבָרוֹת.
La baraita ajoute encore : Si l’on a trouvé deux corps, avec la tête de l’un près des pieds de l’autre et la tête de l’autre près des pieds du premier, ils n’ont pas la halakha de terre environnante, ni la halakha d’un cimetière. Ce n’est pas ainsi que les Juifs sont enterrés, car les corps dans un cimetière juif sont toujours orientés dans la même direction. Si l’on a trouvé trois corps, dont un était auparavant connu, tandis que les deux autres ont été trouvés pour la première fois seulement maintenant, ou si l’on a trouvé deux pour la première fois et deux qui étaient connus, ils n’ont pas la halakha de terre environnante, et ils n’ont également pas la halakha d’un cimetière. On ne considère pas ces corps comme liés entre eux.
מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי יְשֵׁבָב שֶׁבָּדַק וּמָצָא שְׁנַיִם יְדוּעִין וְאֶחָד תְּחִילָּה, וּבִיקֵּשׁ לַעֲשׂוֹתָן שְׁכוּנַת קְבָרוֹת. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: כׇּל שֶׁיָּגַעְתָּ — לָרִיק יָגַעְתָּ. לֹא אָמְרוּ שְׁכוּנַת קְבָרוֹת אֶלָּא לִשְׁלֹשָׁה יְדוּעִין, אוֹ לִשְׁלֹשָׁה תְּחִילָּה.
La baraita rapporte : Un incident s’est produit impliquant Rabbi Yeshevav, qui examina et trouva deux cadavres connus et un cadavre découvert pour la première fois, et il voulut considérer les trois cadavres comme un cimetière. Rabbi Akiva lui dit : Toute ta peine est vaine. Ils dirent que ce n’est un cimetière que dans le cas de trois connus enterrés en un seul endroit ou de trois cadavres trouvés pour la première fois. Cependant, si certains étaient connus et d’autres furent découverts pour la première fois, on ne les combine pas.
נוֹטְלָן וְאֶת תְּפוּסָתָן. הֵיכִי דָּמֵי תְּפוּסָה? אָמַר רַב יְהוּדָה: אָמַר קְרָא ״וּנְשָׂאתַנִי מִמִּצְרַיִם״ — טוֹל עִמִּי.
§ La michna a enseigné que il les enlève ainsi que la terre qui les entoure. La Guemara demande : quelles sont les circonstances de la terre environnante ? Rav Yehouda a dit : Le verset déclare, au sujet de l’instruction de Jacob à Joseph de transférer ses restes en Eretz Yisrael : « Tu me transporteras hors d’Égypte » (Genèse 47:30), ce qui indique : Prends un peu de terre hors d’Égypte avec moi, c’est-à-dire prends la terre qui est proche du cadavre.
וְכַמָּה שִׁיעוּר תְּפוּסָה? פֵּירֵשׁ רַבִּי אֶלְעָזָר (בְּרַבִּי צָדוֹק): נוֹטֵל עָפָר תִּיחוּחַ, וְחוֹפֵר בַּבְּתוּלָה שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת.
La Guemara demande en outre : Et quelle est la mesure de la terre environnante ? Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, a expliqué : On prend de la terre meuble près du cadavre, car on suppose qu’elle a été ameublie par le sang et l’humidité du cadavre, et l’on creuse une terre vierge, non cultivée, jusqu’à une profondeur de trois palmes, au cas où cette terre aurait absorbé le sang.
מֵיתִיבִי: וְכַמָּה שִׁיעוּר תְּפוּסָה? פֵּירֵשׁ רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק: נוֹטֵל אֶת הַקֵּיסָמִין וְאֶת הַקְּסָסוֹת.
La Guemara soulève une objection à cette décision à partir d’une autre baraita : Et quelle est la mesure de la terre environnante ? Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, a expliqué : On prend des copeaux de bois trouvés à proximité, qui auraient pu faire partie du cercueil, ainsi que des mottes de terre qui auraient pu absorber le sang et l’humidité d’un cadavre.
וְזוֹרֵק אֶת הַוַּודָּאִין וּמַנִּיחַ אֶת הַסְּפֵיקוֹת. וְהַשְּׁאָר מִצְטָרֵף לְרוֹב בִּנְיָנוֹ שֶׁל מֵת, וּלְרוֹבַע עֲצָמוֹת, לִמְלֹא תַּרְווֹד רָקָב.
Et il écarte ce qui n’est certainement pas du cadavre, par exemple des pierres. Et il met de côté les éléments au sujet desquels il est incertain qu’ils aient un lien avec le cadavre. Et le reste, c’est-à-dire tout ce qui semble provenir du cadavre, se combine pour atteindre la quantité de la majeure partie de la structure d’un cadavre, ou d’un quart de kav d’ossements, ou d’une pleine louche de poussière provenant d’un cadavre. Les restes d’un cadavre transmettent l’impureté rituelle dans une tente seulement s’ils remplissent l’une de ces trois conditions. Tout ce qui semble être un reste du cadavre est considéré comme de la poussière de cadavre au regard de cette halakha. En tout état de cause, il est clair que cette baraita présente une définition différente de la terre environnante.
הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: וְכַמָּה שִׁיעוּר תְּפוּסָה? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם בֶּן עַזַּאי: נוֹטֵל עָפָר תִּיחוּחַ, וְחוֹפֵר בַּבְּתוּלָה שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת.
La Guemara répond : En ce qui concerne la première déclaration de Rabbi Elazar, c’est lui qui a parlé conformément à l’opinion de ce tanna, ben Azzai, comme cela est enseigné dans une baraita : Et quelle est la mesure de la terre environnante ? Rabbi Yoḥanan dit au nom de ben Azzai : On prend de la terre meuble et on creuse un sol vierge jusqu’à une profondeur de trois palmes.
בּוֹדֵק הֵימֶנּוּ.
§ La michna a enseigné qu’il faut examiner le sol jusqu’à vingt coudées à partir de cet endroit où un cadavre a été trouvé.