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הֲרֵי מוּשְׁבָּע וְעוֹמֵד עָלָיו מֵהַר סִינַי!
Il est déjà assermenté et tenu à cela depuis le mont Sinaï, c’est-à-dire qu’il est tenu par la loi de la Torah d’observer les halakhot du naziréat, et il est donc évident qu’il ne peut pas boire du vin de kiddush ou de havdala, puisque boire le vin est requis par la loi rabbinique (Rambam).
אֶלָּא כִּי הָא דְּאָמַר רָבָא ״שְׁבוּעָה שֶׁאֶשְׁתֶּה״, וְחָזַר וְאָמַר: ״הֲרֵינִי נָזִיר״ — אָתְיָא נְזִירוּת חָיְילָא עַל שְׁבוּעָה.
Au contraire, c’est comme ce qu’a dit Rava : Si quelqu’un a dit : Par la présente, je fais le serment que je boirai du vin, puis il a dit : Par la présente, je suis nazir, le nazirat prend effet et s’applique à l’objet de son serment. Bien que boire du vin soit une mitsva pour lui en raison de son serment, son nazirat l’emporte sur le serment précédent et lui interdit de boire du vin.
וְרַבָּנַן נָמֵי, הָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לֶאֱסוֹר יֵין מִצְוָה כְּיֵין רְשׁוּת! אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא ״מִיַּיִן״. מַאי ״וְשֵׁכָר״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara demande : Et selon les Sages également, le verset n’est-il pas nécessaire pour interdire à un nazir le vin consommé au titre d’une mitzva, tout comme le vin dont la consommation est facultative ? La Guemara répond : Si c’est le cas, que le verset dise seulement : « il s’abstiendra de vin » (Nombres 6:3). Quel est le but de l’expression supplémentaire « et boisson forte » ? Apprends-en que le verset enseigne deux halakhot : qu’on est un nazir à part entière même si l’on n’a accepté qu’un seul des interdits du naziréat, et qu’il est interdit à un nazir de boire du vin même lorsque sa consommation constitue une mitzva.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הַיְינוּ טַעְמָא דִּכְתַב ״שֵׁכָר״ — לְאַלּוֹפֵי ״שֵׁכָר״ ״שֵׁכָר״ לְמִקְדָּשׁ. דִּכְתִיב: ״יַיִן וְשֵׁכָר אַל תֵּשְׁתְּ אַתָּה וּבָנֶיךָ אִתָּךְ״, מָה גַּבֵּי נָזִיר: יַיִן הוּא דְּלִיתְּסַר, אֲבָל שְׁאָר מַשְׁקִין — לָא, אַף גַּבֵּי מִקְדָּשׁ נָמֵי: יַיִן הוּא דְּלִיתְּסַר, אֲבָל שְׁאָר מַשְׁקִין הַמִּשְׁתַּכְּרִין — לָא.
La Guemara explique : Et Rabbi Shimon pourrait répondre à cet argument comme suit : C’est la raison pour laquelle le verset écrit « boisson forte » : c’est pour enseigner une analogie verbale entre « boisson forte » écrit ici et « boisson forte » écrit au sujet de l’entrée et de l’accomplissement du service dans le Temple, comme il est écrit qu’il fut ordonné à Aaron le prêtre : « Ne bois ni vin ni boisson forte, toi ni tes fils avec toi, lorsque vous entrez dans la Tente d’assignation » (Lévitique 10:9). Cela enseigne : De même que pour un nazir, c’est le vin seul qui est interdit, mais les autres boissons ne sont pas interdites, de même aussi, en ce qui concerne le Temple, c’est le vin qui est interdit aux prêtres, mais les autres boissons enivrantes ne leur sont pas interdites.
וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יְהוּדָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אָכַל דְּבֵילָה קְעִילִית, וְשָׁתָה דְּבַשׁ וְחָלָב, וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ — חַיָּיב.
Et cela est à l’exclusion de l’opinion de Rabbi Yehouda, comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda dit : Si quelqu’un a mangé une figue sèche de Ke’ila, et de même si quelqu’un a bu du miel ou s’il a bu du lait, qui peuvent émousser les sens, et est entré dans le Temple, il est passible pour avoir transgressé l’interdiction des boissons fortes.
אִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר.
La Guemara propose une raison différente pour l’inclusion du terme « boisson forte », selon Rabbi Shimon. Si tu veux, dis plutôt que cela est nécessaire parce que Rabbi Shimon n’accepte généralement pas le principe selon lequel une interdiction prend effet sur une interdiction préexistante.
דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הָאוֹכֵל נְבֵילָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים — פָּטוּר.
Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon dit : Celui qui mange la carcasse d’un animal à Yom Kippour est exempt de la peine de karet pour avoir mangé à Yom Kippour. Il est interdit de manger la carcasse d’un animal, et par conséquent l’interdiction supplémentaire de manger à Yom Kippour ne prend pas effet à son égard. L’inclusion du terme « boisson forte » fait allusion au fait qu’en ce qui concerne le naziréat, une seconde interdiction prend effectivement effet. Par conséquent, si quelqu’un a juré de ne pas boire de vin puis a fait le vœu de devenir nazir, les deux interdictions s’appliquent.
וּלְרַבָּנַן נָמֵי, הָכְתִיב: ״מִכֹּל אֲשֶׁר יֵעָשֶׂה מִגֶּפֶן הַיַּיִן״! אָמְרִי לָךְ רַבָּנַן: הָתָם לִימֵּד עַל אִיסּוּרֵי נָזִיר שֶׁמִּצְטָרְפִים זֶה עִם זֶה.
La Guemara demande : Et aussi selon les Sages, n’est-il pas écrit : « Tout ce qui est fait de la vigne » (Nombres 6:4), ce qui semble indiquer, comme l’a dit Rabbi Shimon, qu’une personne ne devient nazir que si elle fait le vœu d’accepter toutes les interdictions du nazir ? La Guemara répond : Les Sages auraient pu te dire : Là-bas le verset a enseigné que les interdictions du nazir se combinent les unes avec les autres. En d’autres termes, si un nazir mange moins qu’un volume d’olive à la fois de peaux de raisin et de pépins de raisin, mais qu’ensemble ils atteignent un volume d’olive, il reçoit la flagellation pour avoir transgressé une interdiction de la Torah.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ צֵירוּף, דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל שֶׁהוּ לְמַכּוֹת, לֹא אָמְרוּ כְּזַיִת אֶלָּא לְעִנְיַן קׇרְבָּן.
La Guemara explique : Et Rabbi Shimon n’interprète pas le verset de cette manière, parce qu’il ne soutient pas qu’il soit nécessaire d’avoir la combinaison de quantités de différents aliments pour rendre une personne passible de recevoir la flagellation, comme il est enseigné dans une baraitaRabbi Shimon dit : Même la plus petite quantité d’aliment interdit suffit pour rendre une personne passible de recevoir la flagellation. Les Sages ont énoncé la mesure d’un volume d’olive uniquement en ce qui concerne l’obligation d’apporter une offrande. Par conséquent, dans le cas d’un nazir, qui n’est pas tenu d’apporter une offrande expiatoire s’il mange par inadvertance des produits du raisin, il n’est pas nécessaire d’avoir un verset spécial pour enseigner que les différents aliments s’additionnent jusqu’à la mesure d’un volume d’olive. Par conséquent, le but du verset doit être d’enseigner la nature d’un vœu de nazir.
מַתְנִי׳ ״הֲרֵינִי כְּשִׁמְשׁוֹן״, ״כְּבֶן מָנוֹחַ״, ״כְּבַעַל דְּלִילָה״, ״כְּמִי שֶׁעָקַר דַּלְתוֹת עַזָּה״, ״כְּמִי שֶׁנִּקְּרוּ פְּלִשְׁתִּים אֶת עֵינָיו״ — הֲרֵי זֶה נְזִיר שִׁמְשׁוֹן.
MICHNA : Si quelqu’un a dit : Je suis par les présentes comme Samson, comme le fils de Manoah, comme le mari de Dalila, comme celui qui arracha les portes de Gaza, comme celui dont les yeux furent crevés par les Philistins, il est nazir comme Samson, dont les halakhot sont expliquées dans la michna suivante (voir Torah, Juges, chapitres 13–16).
גְּמָ׳ לְמָה לִי לְמִיתְנָא כׇּל הָלֵין? צְרִיכִי, דְּאִי אָמַר ״הֲרֵינִי כְּשִׁמְשׁוֹן״, הֲוָה אָמֵינָא: שִׁמְשׁוֹן אַחֲרִינָא, קָא מַשְׁמַע לַן ״כְּבֶן מָנוֹחַ״.
GUEMARA : La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin que le tanna enseigne tous ces cas ? Il devrait suffire d’énoncer seulement la halakha où l’on dit : Comme Samson. La Guemara répond : Ces précisions sont nécessaires, car si l’on disait seulement : Me voici comme Samson, je dirais qu’il faisait référence à un autre Samson, et ce n’est pas un vœu de naziréat. Le tanna nous enseigne donc qu’il ajoute : Comme le fils de Manoah, ce qui montre qu’il fait référence au Samson de la Torah.
וְאִי תְּנָא ״כְּבֶן מָנוֹחַ״, הֲוָה אָמֵינָא: אִיכָּא דְּמִיתְקְרֵי הָכִי, קָא מַשְׁמַע לַן ״כְּבַעַל דְּלִילָה״ וּ״כְמִי שֶׁנִּקְּרוּ פְּלִשְׁתִּים אֶת עֵינָיו״.
Et si le tanna avait enseigné qu’il a dit qu’il serait : Comme le fils de Manoah, je dirais qu’il y a quelque personne qui est appelée par ce nom, Samson, fils de Manoah, et que cela ne fait pas référence au Samson de la Torah et ne constitue pas une acceptation du naziréat. Le tanna nous enseigne donc qu’il ajoute : Comme le mari de Dalila, ou : comme celui qui arracha les portes de Gaza, ou : comme celui dont les yeux furent crevés par les Philistins. Il est donc clair qu’il fait référence à la figure biblique et que sa déclaration est un vœu de naziréat.
מַתְנִי׳ מָה בֵּין נְזִיר עוֹלָם לְנָזִיר שִׁמְשׁוֹן? נְזִיר עוֹלָם, הִכְבִּיד שְׂעָרוֹ — מֵיקֵל בְּתַעַר, וּמֵבִיא שָׁלֹשׁ בְּהֵמוֹת. וְאִם נִטְמָא — מֵבִיא קׇרְבַּן טוּמְאָה.
MICHNA :Quelle est la différence entre un nazir permanent et un nazir comme Samson, tous deux restant nazirs pour toujours ? Dans le cas d’un nazir permanent, si ses cheveux poussent et deviennent trop lourds pour lui, il les allège en coupant une partie des cheveux avec un rasoir, puis il apporte trois animaux comme offrande expiatoire, holocauste et offrande de paix, comme quelqu’un qui achève sa période de naziréat. Et s’il devient rituellement impur, il apporte l’offrande pour l’impureté qu’apporte un nazir ordinaire devenu impur.
נְזִיר שִׁמְשׁוֹן, הִכְבִּיד שְׂעָרוֹ — אֵינוֹ מֵיקֵל, וְאִם נִטְמָא — אֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבָּן טוּמְאָה.
En revanche, dans le cas d'un nazir comme Samson, si ses cheveux deviennent lourds, il ne peut pas les alléger, puisqu'il lui est totalement interdit de se couper les cheveux. Et s'il devient impur, il n'apporte pas d'offrande pour impureté.
גְּמָ׳ נְזִיר עוֹלָם מַאן דְּכַר שְׁמֵיהּ? חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: הָאוֹמֵר ״הֲרֵינִי נְזִיר עוֹלָם״ — הֲרֵי זֶה נָזִיר. מָה בֵּין נְזִיר עוֹלָם לִנְזִיר שִׁמְשׁוֹן? נְזִיר עוֹלָם, הִכְבִּיד שְׂעָרוֹ — מֵיקֵל בְּתַעַר, וּמֵבִיא שָׁלֹשׁ בְּהֵמוֹת, וְאִם נִטְמָא — מֵבִיא קׇרְבַּן טוּמְאָה. נְזִיר שִׁמְשׁוֹן, הִכְבִּיד שְׂעָרוֹ — אֵינוֹ מֵיקֵל בְּתַעַר,
GUEMARA : La Guemara demande : Qui a mentionné quoi que ce soit au sujet d’un nazir permanent ? Puisque la michna n’a pas encore mentionné ce concept, comment peut-elle analyser les différences entre celui-ci et un nazir comme Samson ? La Guemara répond : La michna est incomplète et enseigne ce qui suit : Dans le cas de celui qui dit : Par la présente, je suis un nazir permanent, il est un nazir permanent. Quelle est la différence entre un nazir permanent et un nazir comme Samson ? Dans le cas d’un nazir permanent, si ses cheveux deviennent trop lourds pour lui, il les allège avec un rasoir et il apporte ensuite trois animaux pour des offrandes. Et s’il devient rituellement impur, il apporte l’offrande pour l’impureté. Dans le cas d’un nazir comme Samson, si ses cheveux deviennent lourds, il ne peut pas les alléger avec un rasoir,

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