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וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָא מַתְפֵּיס אִינִישׁ בְּמִידֵּי דִּסְמִיךְ לֵיהּ.
Et les Rabbins soutiennent qu’une personne n’associe pas l’objet de son vœu à quelque chose qui lui est juxtaposé dans un verset, et l’individu n’avait pas l’intention de faire un vœu de naziréat.
רַבִּי יוֹחָנָן אֲמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא מַתְפֵּיס. אֶלָּא, הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר: דְּחָיְישִׁינַן שֶׁמָּא צִפּוֹרֵי נָזִיר טָמֵא קִיבֵּל עָלָיו.
Rabbi Yoḥanan a dit : Tous conviennent qu’on n’associe pas l’objet de son vœu à quelque chose qui lui est juxtaposé dans un verset. Au contraire, voici la raison de Rabbi Meir : Nous craignons que peut-être il ait pris sur lui les oiseaux d’un nazir impur. Puisqu’un nazir impur doit apporter deux oiseaux en offrande s’il devient impur au contact d’un cadavre par inadvertance (Nombres 6:10), lorsque la personne accepte sur elle une obligation concernant des oiseaux, cela signifie qu’elle devient nazir et qu’elle sera tenue d’apporter une offrande d’oiseaux si elle devient impure.
מִכְּדֵי ״חָיְישִׁינַן״ קָאָמַר, דִּלְמָא צִפּוֹרֵי נְדָבָה קִיבֵּל עָלָיו? אִם כֵּן, ״הֲרֵי עָלַי קֵן״ מִבְּעֵי לֵיהּ.
La Guemara demande : Puisque Rabbi Yoḥanan a dit que, même selon Rabbi Meïr, nous craignons que l’individu ait eu l’intention de devenir nazir, mais il n’est pas clair que telle était son intention, on peut soutenir que peut-être a-t-il accepté sur lui une offrande volontaire d’oiseaux en holocauste. Par conséquent, pourquoi est-il considéré comme nazir ? La Guemara répond : Si c’était le cas, que son intention était d’apporter une offrande volontaire, il aurait dû dire : Qu’il incombe désormais à moi d’apporter un nid, qui est l’expression courante utilisée pour accepter l’obligation d’apporter une offrande volontaire d’oiseaux.
וְדִלְמָא ״הֲרֵי עָלַי צִפּוֹרֵי מְצוֹרָע״ קָאָמַר? כְּגוֹן שֶׁהָיָה נָזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו. וְדִלְמָא נָזִיר טָמֵא, וּלְפוֹטְרוֹ מִן קׇרְבְּנוֹתָיו קָאָמַר?! כְּגוֹן שֶׁהָיָה נָזִיר טָהוֹר עוֹבֵר לְפָנָיו.
La Guemara demande en outre : Mais peut-être qu’il disait : Il m’incombe à moi d’apporter les oiseaux d’un lépreux, se rendant ainsi redevable d’apporter les offrandes d’un lépreux au nom d’un lépreux (voir Lévitique 14:4). La Guemara répond : Il s’agit d’un cas où un nazir passait devant lui lorsqu’il a parlé, et il avait clairement à l’esprit le naziréat. La Guemara demande : Mais peut-être s’agissait-il d’un nazir impur, et il disait qu’il accepte l’obligation d’exempter le nazir de ses offrandes en les sacrifiant au nom du nazir. La Guemara répond : Il s’agit d’un cas où un nazir pur passait devant lui.
מַאי בֵּינַיְיהוּ?
La Guemara demande : Quelle est la différence entre les avis de Reish Lakish et de Rabbi Yoḥanan ? Après tout, selon les deux explications, il est nécessaire de dire qu’il s’agit d’un cas où un nazir passait devant lui.
אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ כְּגוֹן דְּאָמַר ״צִיפֳּרִין הַסְּמוּכִין לְשֵׂעָר עָלַי״, לְרַבִּי יוֹחָנָן, אַף עַל גַּב דְּאָמַר הָכִי, אִי נָזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו — אִין, אִי לָא — לָא. לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, אַף עַל גַּב דְּאֵין נָזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו.
La Guemara répond : Il y a une différence pratique entre eux dans un cas où il a explicitement dit : Une obligation incombe désormais à moi concernant les oiseaux juxtaposés dans le verset aux cheveux. Selon Rabbi Yoḥanan, bien qu’il ait dit cela, si un nazir passait devant lui, oui, Rabbi Meir considère cela comme un vœu de naziréat ; sinon, non, cela n’est pas considéré comme un vœu de naziréat. En revanche, selon Rabbi Shimon ben Lakish, bien qu’aucun nazir ne passait devant lui, Rabbi Meir considère cela comme un vœu de naziréat, car il soutient que, selon Rabbi Meir, une personne associe l’objet de son vœu à quelque chose qui lui est juxtaposé dans un verset.
מִי אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר לָא מַתְפֵּיס אִינִישׁ בְּמִילְּתָא דִּסְמִיךְ לֵיהּ? וְהָתַנְיָא: הָאוֹמֵר ״יָמִין״ — הֲרֵי זוֹ שְׁבוּעָה. מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״וַיָּרֶם יְמִינוֹ וּשְׂמֹאלוֹ אֶל הַשָּׁמַיִם וַיִּשָּׁבַע בְּחֵי הָעוֹלָם״?
La Guemara demande : Y a-t-il, en fait, quelqu’un qui dise qu’une personne n’associe pas l’objet de son vœu à quelque chose qui lui est juxtaposé dans un verset ? N’est-il pas enseigné dans une baraita que, dans le cas de quelqu’un qui dit : Droite [yamin], cela constitue une expression de serment ? Quelle en est la raison ? N’est-ce pas parce qu’il est écrit : « Lorsqu’il leva sa main droite et sa main gauche vers le ciel, et jura par Celui qui vit éternellement » (Daniel 12:7) ? Il semble évident que le terme « droite » indique un serment uniquement parce que, dans le verset, il est juxtaposé à un serment.
אָמְרִי: לָא, מִשּׁוּם דְּיָמִין גּוּפֵיהּ אִיקְּרִי שְׁבוּעָה. דְּתַנְיָא: מִנַּיִין לָאוֹמֵר ״יָמִין״ שֶׁהִיא שְׁבוּעָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נִשְׁבַּע ה׳ בִּימִינוֹ״, וּמִנַּיִין לָאוֹמֵר שְׂמֹאל שֶׁהִיא שְׁבוּעָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבִזְרוֹעַ עוּזּוֹ״.
La Guemara rejette cela : Dis non, c’est parce que la droite elle-même est appelée serment, comme cela a été enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit que, dans le cas de quelqu’un qui dit : Droite, cela constitue un serment ? Cela est déduit du verset où il est dit : « Le Seigneur a juré par Sa main droite » (Isaïe 62:8). Et d’où est-il déduit que, dans le cas de quelqu’un qui dit : Gauche, cela constitue un serment ? Cela est déduit de la suite de ce verset, où il est dit : « Et par le bras de Sa force » (Isaïe 62:8). Puisqu’il s’agit de l’expression complémentaire à la main droite, elle doit faire référence à la main gauche. Il ressort clairement d’ici que la droite comme la gauche sont elles-mêmes des expressions de serment et n’indiquent pas un serment simplement parce qu’elles sont juxtaposées dans un verset à une expression de serment.
מַתְנִי׳ ״הֲרֵינִי נָזִיר מִן הַחַרְצַנִּים״ וּ״מִן הַזַּגִּים״ וּ״מִן הַתִּגְלַחַת״ וּ״מִן הַטּוּמְאָה״ — הֲרֵי זֶה נָזִיר, וְכׇל דִּקְדּוּקֵי נְזִירוּת עָלָיו.
MICHNA : Si quelqu’un a dit : Je suis par les présentes nazir et, par conséquent, je m’abstiendrai de pépins de raisin, ou : Je suis par les présentes nazir et, par conséquent, je m’abstiendrai de peaux de raisin, ou : De me raser, ou : De l’impureté, il est nazir. Et tous les détails du naziréat lui incombent . Non seulement l’interdit qu’il a mentionné prend effet, mais il est tenu par toutes les rigueurs du naziréat.
גְּמָ׳ מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּדּוֹר מִכּוּלָּם. וְרַבָּנַן אָמְרִי: אֲפִילּוּ לָא נְזַר אֶלָּא בְּחַד מִנְּהוֹן — הָוֵי נָזִיר.
GUEMARA : La Guemara commente : La michna n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Shimon, comme cela est enseigné dans une baraitaRabbi Shimon dit : On n'est pas tenu comme nazir tant qu'il ne fait pas le vœu que tous les éléments et actes interdits à un nazir lui sont interdits à lui. Et les Sages disent : Même s'il a fait le vœu de s'abstenir d'un seul d'entre eux, il est nazir.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן — אָמַר קְרָא: ״מִכֹּל אֲשֶׁר יֵעָשֶׂה מִגֶּפֶן הַיַּיִן מֵחַרְצַנִּים וְעַד זָג״. וְרַבָּנַן, מַאי טַעְמָא — אָמַר קְרָא: ״מִיַּיִן וְשֵׁכָר יַזִּיר״.
La Guemara explique : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Shimon ? Le verset déclare au sujet d’un nazir : « Tous les jours de son naziréat, il ne mangera de rien de ce qui est produit par la vigne, des pépins jusqu’à la peau du raisin » (Nombres 6:4), ce qui indique que son vœu de naziréat doit inclure toutes les interdictions d’un nazir. La Guemara poursuit en clarifiant : Et selon les Sages, quelle est la raison pour laquelle il devient nazir même s’il n’a précisé qu’une seule des interdictions d’un nazir ? Le verset déclare : « Il s’abstiendra de vin et de boisson forte » (Nombres 6:3). Cela implique que, même si quelqu’un fait vœu de s’abstenir seulement de vin et de boisson forte, toutes les halakhot d’un nazir prennent effet.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן נָמֵי, הָכְתִיב: ״מִיַּיִן וְשֵׁכָר יַזִּיר״! הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ — לֶאֱסוֹר יֵין מִצְוָה כְּיֵין הָרְשׁוּת.
La Guemara demande : Et aussi selon Rabbi Shimon, n’est-il pas écrit : « il s’abstiendra de vin et de boisson forte » ? La Guemara répond : Rabbi Shimon a besoin de ce verset pour interdire à un nazir de boire du vin consommé pour une mitsva, tout comme il lui est interdit de boire du vin dont la consommation est facultative.
מַאי הִיא — קִדּוּשְׁתָּא וְאַבְדָּלְתָּא?
La Guemara demande : Qu’est-ce que le vin consommé pour une mitsva ? Est-ce le vin du kiddouch et de la havdala ?

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