אוֹתְבֵיהּ חָמֵשׁ, וּמֵאַחַר דְּלָא תַּנְיָא חָמֵשׁ, מַאי טַעְמָא אוֹתְבֵיהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: אֲנָא סְבַרִי לָאו גְּמָרָא הִיא בִּידֵיהּ, וְהָדַר בֵּיהּ. וְלָא יָדַעְנָא דִּגְמָרָא הִיא בִּידֵיהּ, וְלָא הָדַר בֵּיהּ.
Rav Pappa lui-même a soulevé son objection à l’opinion d’Abaye en se fondant sur la prémisse selon laquelle le tanna a enseigné cinq séries de flagellations, et puisque dans la baraita cinq séries de flagellations ne sont pas enseignées, quelle est la raison pour laquelle Rav Pappa a soulevé son objection à l’opinion d’Abaye ? Rav Pappa a dit : Je pensais que ce n’était pas une tradition dans la main d’Abaye qu’un nazir soit aussi flagellé pour « tout ce qui est fait de la vigne », mais seulement sa propre opinion, et par conséquent, j’ai supposé que si je citais une baraita qui contredisait explicitement son opinion, il se rétracterait de son opinion. Par conséquent, j’ai moi-même modifié la formulation de la baraita pour voir comment Abaye répondrait. Mais je ne savais pas que cette halakha est une tradition dans la main d’Abaye et que, par conséquent, il ne s’est pas rétracté de son opinion.
רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר כּוּ׳. אָמַר רַב יוֹסֵף: כְּמַאן מְתַרְגְּמִינַן ״מִפּוּרְצְנִין וְעַד עִיצּוּרִין״ — כְּרַבִּי יוֹסֵי.
§ La michna a enseigné : Rabbi Elazar ben Azarya dit : Il n’est passible que s’il mange au moins deux ḥartzannim et un zag qui, ensemble, forment le volume d’une olive. La michna cite ensuite deux opinions quant à savoir si ḥartzan est un pépin de raisin et zag la peau, ou l’inverse. Rav Yosef a dit : Selon l’opinion de qui traduisons-nous le verset « de ḥartzannim à zag » (Nombres 6:4) ainsi : Des pépins [purtzanin] aux peaux [itzurin] ? Il explique : Cette traduction est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei.
מַתְנִי׳ סְתַם נְזִירוּת — שְׁלֹשִׁים יוֹם. גִּילַּח אוֹ שֶׁגִּילְּחוּהוּ לִסְטִים — סוֹתֵר שְׁלֹשִׁים יוֹם. נָזִיר שֶׁגִּילַּח בֵּין בְּזוּג בֵּין בְּתַעַר, אוֹ שֶׁסִּיפְסֵף כׇּל שֶׁהוּא — חַיָּיב.
MICHNA :Un naziréat d’une durée non précisée dure trente jours. Si un nazir s’est rasé les cheveux pendant cette période, ou s’il a été rasé par des bandits [listim] contre sa volonté, cela annule trente jours de son naziréat, qu’il doit recompter depuis le début. En ce qui concerne un nazir qui s’est rasé les cheveux, qu’il l’ait fait avec des ciseaux ou avec un rasoir, ou s’il a arraché [sifsef] n’importe quelle quantité, il est passible.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: הַאי מַזְיָא מִלְּתַחַת רָבֵי אוֹ מִלְּעֵיל? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְנָזִיר שֶׁגִּילְּחוּהוּ לִיסְטִים וְשִׁיְּירוּ בּוֹ כְּדֵי לָכוֹף רֹאשׁוֹ לְעִיקָּרוֹ.
GUEMARA :Un dilemme fut soulevé devant les Sages : ces cheveux qui poussent sur le corps poussent-ils par le bas ou par le haut ? Quelle partie du cheveu est nouvelle ? La Guemara explique : Quelle est la différence entre ces possibilités ? La Guemara répond : Cela est pertinent dans le cas d’un nazir qui a été rasé par des bandits ou qui s’est rasé lui-même, mais sa tête n’a pas été entièrement rasée. Au contraire, ils en ont laissé une partie, de sorte que le cheveu est assez long pour replier son extrémité jusqu’à sa racine.
אִי אָמְרַתְּ מִלְּתַחַת רָבֵי — נְזִירוּת הָא שַׁקְלֵיהּ. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מִלְּעֵיל רָבֵי — מַאי דְּאַקְדֵּישׁ הָא קָאֵים.
La Guemara explique les deux côtés du dilemme : Si tu dis que les cheveux poussent par le bas, il a enlevé les cheveux du naziréat, c’est-à-dire les cheveux qu’il a juré de ne pas raser, et il doit donc ajouter des jours supplémentaires à sa période de naziréat afin de permettre leur repousse correcte. Mais si tu dis que cela pousse par le haut, ces cheveux qu’il a sanctifiés existent encore en partie. Par conséquent, il peut conclure son naziréat et accomplir la mitsva du rasage.
תָּא שְׁמַע מֵהָא אִינְבָּא חַיָּה דְּקָאֵים בְּעִיקְבָּא דְבִינְתָּא, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מִלְּתַחַת רָבֵי — בְּרֵישָׁא דְבִינְתָּא בָּעֵי לְמֵיקַם. לְעוֹלָם מִלְּתַחַת רָבֵי וְאַגַּב חַיּוּתָא נָחֵית וְאָזֵיל אִינְבָּא.
La Guemara suggère : Viens et écoute une solution à ce dilemme à partir de l’examen de ce pou vivant [inba], qui se trouve toujours à la racine du cheveu. Et s’il te venait à l’esprit que le cheveu pousse par le bas, le pou devrait se trouver à l’extrémité du cheveu, puisqu’il serait poussé vers le haut avec la croissance du cheveu. La Guemara rejette cette suggestion : En réalité, on pourrait dire que le cheveu pousse par le bas, et parce qu’il est vivant le pou descend continuellement, car il rampe toujours vers le cuir chevelu, d’où il tire sa nourriture.
תָּא שְׁמַע אִינְבָּא מֵתָה בְּרֵישָׁא דְבִינְתָּא, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מִלְּעֵיל רָבֵי — בְּעִיקְבָּא דְבִינְתָּא בָּעֵי לְמֵיקַם. הָתָם נָמֵי, מִשּׁוּם דְּלֵית בַּהּ חֵילָא שָׂרוֹגֵי שָׂרֵיגָא וְאָזֵיל.
La Guemara propose une autre preuve : Viens et entends du fait qu'un pou mort se trouve invariablement à l'extrémité du cheveu. Et s'il te venait à l'esprit que le cheveu pousse par le haut, il devrait se trouver à la racine du cheveu. La Guemara rejette cela : Là aussi, on peut dire que comme il n'a pas de force, il reste coincé là où il était lorsqu'il est mort et monte avec le cheveu qui pousse.
תָּא שְׁמַע מִבְּלוֹרִית דְּכוּשִׁיִּים, דְּבָתַר דִּמְגַדְּלִין לַהּ רָפְיָא מִלְּתַחַת. הָתָם נָמֵי, אַיְּידֵי דְּקָמְטָא הִיא מִשִּׁיכְבָא דְּרָפְיָא.
La Guemara propose une preuve différente : Viens et entends de l’examen de la longue chevelure [belorit] des gentils, qu’ils laissent pousser à des fins idolâtres, en tressant les extrémités des cheveux. Car, après qu’ils la tressent, elle devient lâche en dessous, ce qui semble indiquer que les cheveux poussent par le bas. La Guemara rejette cela : Là aussi, puisqu’elle se froisse à cause de l’effet de la personne qui se couche dessus, elle devient lâche en dessous.
תָּא שְׁמַע מִסְּקַרְתָּא, דְּרָפֵי עַמְרָא מִלְּתַחַת, וְתַנְיָא. וְתוּ: כַּד צָבְעִי סָבַיָּא דִּיקְנְהוֹן חָוְורָן
La Guemara propose une suggestion supplémentaire : Viens et entends à partir de la teinture utilisée sur les moutons, car la laine teinte devient lâche en dessous. Cela montre que le poil pousse depuis la base. La Guemara ajoute : Et ce cas de teinture des moutons n’est pas simplement anecdotique, car cela a été enseigné au sujet des halakhot de la dîme animale. Et de plus, lorsque des vieillards teignent leurs barbes, nous voyons que les barbes deviennent blanches