זְעֵירִי אָמַר: אַף שְׂאוֹר בְּבַל תַּקְטִירוּ. כְּמַאן — כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּדָרֵישׁ ״כֹּל״?
Ze’eiri dit : Les substances permises et interdites se combinent en ce qui concerne l’interdiction d’offrir du levain sur l’autel, également, comme il est dit : « Car tout [kol] levain et tout [kol] miel ne seront pas offerts en holocauste devant le Seigneur » (Lévitique 2:11). Cela indique que l’on est également passible pour avoir sacrifié du levain dans un mélange, en plus de la responsabilité pour avoir sacrifié du levain pur. La Guemara demande : Conformément à l’opinion de qui Ze’eiri a-t-il rendu sa décision ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui déduit du terme kol dans le verset « Vous ne mangerez rien [kol] de levé » (Exode 12:20) qu’un mélange contenant une part de levain est interdit à Pessa'h.
אִי הָכִי לְעִנְיַן חָמֵץ נָמֵי! אִין הָכִי נָמֵי. אֶלָּא לְאַפּוֹקֵי מֵאַבָּיֵי דְּאָמַר: יֵשׁ הַקְטָרָה בְּפָחוֹת מִכְּזַיִת, קָא מַשְׁמַע לַן: אֵין הַקְטָרָה בְּפָחוֹת מִכְּזַיִת.
La Guemara soulève une difficulté : Si tel est le cas, alors, en ce qui concerne la question du pain levé à Pessa'h, on devrait également être passible pour avoir mangé du levain combiné à une substance permise, par exemple, moins d’un volume d’olive de pain trempé dans du vin, de sorte que le volume soit maintenant d’un volume d’olive. La Guemara répond : Oui, en effet, c’est bien le cas. Plutôt, lorsque Ze’eiri précise que l’interdiction s’applique en ce qui concerne le fait d’offrir du levain dans les offrandes, il voulait exclure l’affirmation d’Abaye, qui dit : Il y a une importance à offrir moins d’un volume d’olive de levain sur l’autel, c’est-à-dire qu’on reçoit la flagellation pour avoir offert une offrande de ce type. En notant qu’on est passible du fait que des substances permises se combinent avec des substances interdites, Ze’eiri nous enseigne qu’il n’y a pas d’importance à offrir moins d’un volume d’olive, et par conséquent cela n’est pas punissable par flagellation.
יָתֵיב רַב דִּימִי וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: הַמִּקְפָּה שֶׁל תְּרוּמָה, וְהַשּׁוּם וְהַשֶּׁמֶן שֶׁל חוּלִּין, וְנָגַע טְבוּל יוֹם בְּמִקְצָתָן — פָּסַל אֶת כּוּלָּן. מִקְפָּה שֶׁל חוּלִּין, וְהַשּׁוּם וְהַשֶּׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה, וְנָגַע טְבוּל יוֹם בְּמִקְצָתָן — לֹא פָּסַל אֶלָּא מְקוֹם מַגָּעוֹ.
§ Rav Dimi s’assit et énonça cette halakha de Rabbi Yoḥanan, selon laquelle une substance permise ne se combine pas avec une substance interdite, sauf dans le cas d’un nazir. Abaye souleva une objection à son opinion à partir d’une michna (Tevul Yom 2:3) : Dans un cas où la soupe épaisse était préparée avec des produits ayant le statut de teruma, mais l’ail et l’huile qu’elle contenait étaient non sacrés, et une personne qui était rituellement impure qui s’était immergée ce jour-là et attend la tombée de la nuit pour que le processus de purification soit achevé toucha une partie du contenu, elle a disqualifié la totalité du contenu de la marmite pour la consommation, car tout est considéré comme une soupe de teruma. Cependant, si la soupe épaisse était préparée avec des produits non sacrés mais que l’ail et l’huile avaient le statut de teruma, et qu’une personne immergée ce jour-là en toucha une partie, elle a disqualifié seulement le contenu à l’endroit qu’elle a touché.
וְהָוֵינַן בַּהּ: מְקוֹם מַגָּעוֹ אַמַּאי פָּסוּל? וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מָה טַעַם — הוֹאִיל וְזָר לוֹקֶה עָלֶיהָ בִּכְזַיִת.
Abaye poursuit : Et nous avons discuté cette question : Pourquoi le contenu à l’endroit qu’il a touché est-il disqualifié ? Puisque les ingrédients principaux du plat sont des produits non sacrés, il ne devrait pas être disqualifié par le contact avec quelqu’un qui s’est immergé ce jour-là. Et Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Quelle est la raison pour laquelle le contenu devient disqualifié ? C’est en raison du fait qu’un non-prêtre est flagellé pour avoir mangé un volume d’olive de la soupe, car tout ce dans quoi de la teruma est mélangée est considéré comme de la teruma selon la loi de la Torah.
מַאי טַעְמֵיהּ?
Abaye conclut sa question : Quelle est la raison de Rabbi Yoḥanan pour laquelle on reçoit la flagellation pour avoir mangé ce mélange ?