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וְאֶחָד בָּא כְּנֶגְדָּן, וְאָמַר אֶחָד: ״הֲרֵינִי נָזִיר שֶׁזֶּה פְּלוֹנִי״, וְאֶחָד אָמַר: ״הֲרֵינִי נָזִיר שֶׁאֵין זֶה פְּלוֹנִי״, ״הֲרֵינִי נָזִיר שֶׁאֶחָד מִכֶּם נָזִיר״, ״שֶׁאֵין אֶחָד מִכֶּם נָזִיר״, ״שֶׁשְּׁנֵיכֶם נְזִירִים״, ״שֶׁכּוּלְּכֶם נְזִירִים״ — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כּוּלָּם נְזִירִים.
et une autre personne s’approchait d’eux, et l’un de ceux qui marchaient dit : Me voici nazir si cette personne qui vient vers nous est untel. Et un autre d’entre eux dit : Me voici nazir si ce n’est pas untel, tandis qu’un troisième membre du groupe dit : Me voici nazir si l’un de vous deux est nazir, et un quatrième dit : Me voici nazir si aucun de vous n’est nazir, et un autre ajouta : Me voici nazir si vous êtes tous les deux nazirim. Enfin, la dernière personne dit : Me voici nazir si vous tous qui avez parlé avant moi êtes nazirim. Beit Shammai disent qu’ils sont tous nazirim, car en disant : Me voici nazir, ils ont accepté sur eux le naziréat même si leur déclaration s’avère incorrecte.
וְהָא הָכָא הֶקְדֵּשׁ בְּטָעוּת הוּא, וְקָתָנֵי: כּוּלָּם נְזִירִים! אָמְרִי: סָבְרִי בֵּית שַׁמַּאי הֶקְדֵּשׁ בְּטָעוּת הָוֵי הֶקְדֵּשׁ, הָכָא לָא.
La Guemara analyse cette michna : Mais ici, il s’agit clairement d’un cas de consécration faite par erreur, puisque les déclarations de certains de ces individus devaient nécessairement être incorrectes, et pourtant la michna enseigne que Beit Shammaï soutiennent que ce sont tous des naziréens. Les Sages disent en réponse : En réalité, de manière générale, Beit Shammaï soutiennent qu’un acte erroné de consécration est considéré comme une consécration, comme cela ressort de cette halakha concernant les naziréens. Cependant, la michna particulière ici, au sujet des taureaux noirs et blancs, ne repose pas sur cette halakha. Au contraire, l’explication de Rav Pappa est la bonne.
אַבָּיֵי אָמַר: לָא קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ דְּקָאֵים בְּצַפְרָא, אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּקָאֵים בְּטִיהֲרָא, וְאָמַר: שׁוֹר שָׁחוֹר שֶׁיָּצָא מִבֵּיתִי רִאשׁוֹן לֶיהֱוֵי הֶקְדֵּשׁ. וַאֲמַרוּ לֵיהּ: לָבָן נְפַק. וַאֲמַר לְהוֹן: אִי הֲוָה יָדַעְנָא דְּלָבָן נְפַק לָא אֲמַרִי שָׁחוֹר.
Abaye a dit une explication différente de la michna : Qu’il ne te vienne pas à l’esprit que la michna traite de quelqu’un qui se tenait debout le matin et faisait référence à un événement futur, c’est-à-dire qu’un animal sortirait de la maison. Au contraire, de quoi s’agit-il ici ? De quelqu’un qui se tient debout à midi, après que les taureaux étaient déjà sortis de la maison, et qui a dit : Le taureau noir qui est sorti le premier de ma maison en premier sera consacré. Et les gens lui ont dit : Un taureau blanc est sorti le premier. Et il leur a dit : Si j’avais su qu’un taureau blanc était sorti, je n’aurais pas dit noir. Par conséquent, la consécration était erronée.
וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ דְּקָאֵים בְּטִיהֲרָא עָסֵיק? וְהָקָתָנֵי: ״דִּינָר שֶׁל זָהָב שֶׁיַּעֲלֶה״! תְּנִי ״שֶׁעָלָה״. ״חָבִית שֶׁל יַיִן שֶׁתַּעֲלֶה״! תְּנִי ״שֶׁעָלְתָה״.
La Guemara demande : Comment peux-tu dire que la michna traite de quelqu’un qui se tient à midi et parle d’un événement passé ? Mais dans un exemple suivant, la michna enseigne : Un dinar d’or qui apparaîtra le premier dans ma main sera consacré, ce qui renvoie clairement à un événement futur. La Guemara répond : Il faut corriger la michna et enseigner : Un dinar d’or qui est apparu, au passé. La Guemara continue de demander : La michna n’énonce-t-elle pas : Un tonneau de vin qui apparaîtra le premier dans ma main sera consacré, ce qui renvoie également au futur. La Guemara répond de manière similaire qu’il faut enseigner dans la michna : Un tonneau qui est déjà apparu.
אָמַר רַב חִסְדָּא: אוּכָּמָא בְּחִיוָּרָא — לַקְיָא, חִיוָּרָא בְּאוּכָּמָא — לַקְיָא. תְּנַן: ״שָׁחוֹר שֶׁיֵּצֵא מִבֵּיתִי רִאשׁוֹן הֶקְדֵּשׁ״. קָא סָלְקָא דַּעְתִּין: כִּי מַקְדִּישׁ — בְּעַיִן רָעָה מַקְדִּישׁ, וְאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָוֵי הֶקְדֵּשׁ!
§ La Guemara cite une déclaration liée au cas de la michna concernant des taureaux noirs et blancs. Rav Ḥisda a dit : Un taureau noir parmi des blancs est inférieur, car les taureaux blancs sont de meilleure qualité, et une tache blanche sur un taureau noir est un défaut. Après avoir énoncé ces évaluations, la Guemara revient à la discussion de la michna. Nous avons appris dans la michna que si quelqu’un a dit : Le taureau noir qui sortira le premier de ma maison est consacré, et qu’un blanc est sorti. Il nous est venu à l’esprit de supposer que lorsqu’une personne consacre des biens au trésor du Temple, elle consacre avec parcimonie, c’est-à-dire qu’elle ne donne pas son bien supérieur en qualité ou en valeur, à moins de le dire expressément. Et pourtant, Beit Shammai disent que dans ce cas le taureau blanc est consacré, ce qui indique que le blanc est inférieur en qualité, ce qui contredit la déclaration de Rav Ḥisda.
וְאֶלָּא מַאי, בְּעַיִן יָפָה מַקְדִּישׁ? ״דִּינָר שֶׁל זָהָב שֶׁיַּעֲלֶה בְּיָדִי רִאשׁוֹן״ וְעָלָה כֶּסֶף, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הֶקְדֵּשׁ.
La Guemara examine cette hypothèse : Mais alors, quoi donc ? Diras-tu que, selon l’opinion de Beit Shammai, on consacre généreusement en général et que l’on donne son bien de meilleure qualité ? Cependant, la suite de la michna déclare que si quelqu’un a dit : Le dinar d’or qui montera le premier dans ma main, et c’est un dinar d’argent qui est monté, Beit Shammai disent qu’il est consacré. Si Beit Shammai estiment qu’une personne n’a l’intention de consacrer que le bien supérieur, pourquoi la pièce inférieure en argent serait-elle consacrée ?
וְאֶלָּא מַאי — בְּעַיִן רָעָה מַקְדִּישׁ? חָבִית שֶׁל יַיִן שֶׁתַּעֲלֶה בְּיָדִי רִאשׁוֹן, וְעָלָה שֶׁל שֶׁמֶן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הֶקְדֵּשׁ. וְהָא שֶׁמֶן עָדִיף מִיַּיִן! אִי מִשּׁוּם הָא לָא קַשְׁיָא: בְּגָלִילָא שָׁנוּ, דְּחַמְרָא עָדִיף מִמִּשְׁחָא.
La Guemara objecte : Mais alors, quoi donc ? Une personne consacre-t-elle avec parcimonie ? Pourtant, l’exemple suivant de la michna enseigne que si quelqu’un a dit : Un tonneau de vin qui viendra en premier dans ma main, et c’est un tonneau d’huile qui est venu, Beit Shammaï disent qu’il est consacré. Mais l’huile est préférable au vin, alors pourquoi l’huile est-elle consacrée ? La Guemara répond : Si la difficulté vient de cela, ceci n’est pas difficile, car cette michna a été enseignée en Galilée, où le vin est préférable à l’huile. Les oliviers sont abondants en Galilée, et par conséquent l’huile y est moins chère que le vin. Par conséquent, toute la michna peut être expliquée conformément à l’opinion selon laquelle les gens consacrent avec parcimonie.
רֵישָׁא קַשְׁיָא לְרַב חִסְדָּא! אָמַר לְךָ רַב חִסְדָּא: כִּי אֲמַרִי — בְּתוֹרָא דְקַרְמְנָאֵי.
La Guemara commente : En tout état de cause, la première clause de la michna pose une difficulté pour l’opinion de Rav Ḥisda, car elle indique qu’un taureau blanc a moins de valeur qu’un taureau noir. La Guemara répond que Rav Ḥisda aurait pu te dire : Quand j’ai dit qu’un blanc est supérieur, je faisais référence uniquement à un taureau karmannien, un type de taureau chez lequel les animaux blancs sont supérieurs en qualité aux noirs. Dans tous les autres cas, les taureaux noirs sont considérés comme supérieurs, et la michna parlait de taureaux ordinaires.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: אוּכָּמָא — לְמַשְׁכֵּיהּ, סוּמָּקָא — לְבִשְׂרֵיהּ, חִיוָּרָא — לְרִדְיָא. וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: אוּכָּמָא בְּחִיוָּרָא לַקְיָא! כִּי אֲמַרִי, בְּתוֹרָא דְקַרְמוֹנָאֵי.
La Guemara cite une autre déclaration au sujet des taureaux : Et Rav Ḥisda a dit au sujet des taureaux : un taureau noir est bon pour sa peau ; un rouge est bon pour sa viande ; tandis qu’un taureau blanc est bon pour labourer. La Guemara demande : Mais Rav Ḥisda n’a-t-il pas dit : Un taureau noir parmi des blancs est déficient, ce qui indique qu’un noir est inférieur à tous égards ? La Guemara répond de nouveau que Rav Ḥisda pourrait répondre : Quand j’ai dit cela, je faisais référence seulement à un taureau carmanien, mais non aux autres taureaux.
מַתְנִי׳ מִי שֶׁנָּדַר בְּנָזִיר, וְנִשְׁאַל לְחָכָם וַאֲסָרוֹ — מוֹנֶה מִשָּׁעָה שֶׁנָּדַר. נִשְׁאַל לְחָכָם וְהִתִּירוֹ, הָיְתָה לוֹ בְּהֵמָה מוּפְרֶשֶׁת — תֵּצֵא וְתִרְעֶה בָּעֵדֶר.
MICHNA : En ce qui concerne celui qui a fait un vœu de naziréat, puis a regretté son vœu et a cessé d’observer l’interdiction de boire du vin, et plus tard a demandé à une autorité halakhique de dissoudre son vœu, et l’autorité a statué qu’il est lié par son vœu, ne trouvant aucune raison de le dissoudre, il compte la période de naziréat à partir du moment où il a fait son vœu, y compris les jours où il a agi comme si le vœu avait été dissous. Dans un cas où il a demandé à une autorité halakhique de dissoudre son vœu et l’autorité l’a dissous, s’il avait un animal mis à part comme offrande de nazir, il sortira et ira paître parmi le troupeau.
אָמְרוּ בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: אִי אַתֶּם מוֹדִים בָּזֶה שֶׁהוּא הֶקְדֵּשׁ טָעוּת שֶׁתֵּצֵא וְתִרְעֶה בָּעֵדֶר?! אָמַר לָהֶן בֵּית שַׁמַּאי: אִי אַתֶּם מוֹדִים בְּמִי שֶׁטָּעָה וְקָרָא לַתְּשִׁיעִי ״עֲשִׂירִי״, וְלָעֲשִׂירִי ״תְּשִׁיעִי״, וְלָאַחַד עָשָׂר ״עֲשִׂירִי״, שֶׁהוּא מְקוּדָּשׁ?
Sur la base de cette halakha, et poursuivant leur discussion dans la michna précédente, Beit Hillel dit à Beit Shammai : Ne reconnaissez-vous pas, à propos de ce cas, qu’il s’agit d’un acte de consécration erroné, et pourtant la halakha est qu’il sortira et ira paître parmi le troupeau ? Cela montre que vous aussi acceptez le principe selon lequel un acte erroné de consécration ne prend pas effet. Beit Shammai dit à Beit Hillel : Ne reconnaissez-vous pas, à propos de quelqu’un qui prélevait la dîme animale de son troupeau, c’est-à-dire faisait passer ses animaux devant lui en file indienne et consacrait chaque dixième comme dîme, que s’il s’est trompé et a appelé le neuvième animal : dixième ; et le dixième : neuvième ; et le onzième : dixième, alors chacun d’eux est consacré ? Cela prouve qu’un acte erroné de consécration prend bien effet.
אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל: לֹא הַשֵּׁבֶט קִידְּשׁוֹ. וּמָה אִילּוּ טָעָה וְהִנִּיחַ אֶת הַשֵּׁבֶט עַל שְׁמִינִי וְעַל שְׁנֵים עָשָׂר, שֶׁמָּא עָשָׂה כְּלוּם? אֶלָּא, כָּתוּב שֶׁקִּידֵּשׁ הָעֲשִׂירִי — הוּא קִידֵּשׁ הַתְּשִׁיעִי
Beit Hillel leur dit : Ce n’est pas la verge qui le consacre. Le contact de la verge ne consacre pas l’animal, pas plus que le fait qu’il ait dit : Dixième, par erreur. Toutes les erreurs n’entraînent pas la consécration de la dîme, et la preuve en est la suivante : Et quelle serait la halakha s’il s’était trompé et avait posé la verge sur le huitième ou sur le douzième, et les avait appelés : Dixième ? Peut-on suggérer que peut-être il a fait quoi que ce soit d’important ? La halakha est que le huitième ou le douzième animal ne peut pas être consacré comme dîme. Au contraire, pourquoi le neuvième ou le onzième animal est-il consacré ? Il y a une raison spécifique à cette halakha, car le même verset qui a consacré le dixième a aussi consacré le neuvième

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