גַּבֵּי ״יֵשׁ נוֹחֲלִין״ נָמֵי, מְפָרֵשׁ עִיקַּר נַחֲלָה בְּרֵישָׁא.
De même, en ce qui concerne la michna qui enseigne qu’il y a certains proches qui héritent et transmettent un héritage, le tannaaussi avait une raison de donner d’abord des exemples de la première catégorie : Il explique ainsi d’abord le cas principal des halakhot de l’héritage de la Torah.
אֶלָּא [הָכָא] לִפְרוֹשׁ כִּינּוּיֵי בְּרֵישָׁא! אֶלָּא הַיְינוּ טַעַם: יָדוֹת, הוֹאִיל וְאָתְיָין לֵיהּ מִדְּרָשָׁא, חֲבִיבִין לֵיהּ.
La Guemara revient maintenant à sa question : Mais ici, que le tanna explique d’abord les cas de substituts. La Guemara explique : Au contraire, telle est la raison : Puisque les allusions sont dérivées de l’exposition des versets et ne sont pas mentionnées explicitement dans la Torah, elles sont chères au tanna, et il les mentionne donc en premier.
וְלִיפְתַּח בְּהוֹן בְּרֵישָׁא! תַּנָּא כִּי מַתְחִיל — מַתְחִיל בְּעִיקַּר קׇרְבָּן, וּלְעִנְיַן פָּירוּשֵׁי — מְפָרֵשׁ יָדוֹת בְּרֵישָׁא.
La Guemara demande : Mais si tel est le cas, alors qu’il commence par elles d’abord également dans la clause d’ouverture de la michna. La Guemara répond : Lorsque le tanna commence, il commence par l’offrande principale du nazir, c’est-à-dire par la halakha qui a un fondement dans la Torah. Mais en ce qui concerne l’explication de ces halakhot, il explique d’abord les cas d’allusions, car il privilégie ce sujet.
הָאוֹמֵר ״אֱהֵא״ — הֲרֵי זֶה נָזִיר. דִּלְמָא ״אֱהֵא בְּתַעֲנִית״ קָאָמַר? אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּגוֹן שֶׁהָיָה נָזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו.
§ La michna a enseigné : Celui qui dit : Je serai, est nazir. La Guemara demande : Peut-être veut-il dire : Je serai en jeûne, c’est-à-dire que son intention est de faire un vœu qui l’obligera à jeûner plutôt qu’à être nazir. La Guemara répond que Shmuel a dit : la michna décrit un cas où un nazir passait devant lui, de sorte qu’il est clair qu’il fait un vœu de nazir.
לֵימָא קָסָבַר שְׁמוּאֵל יָדַיִם שֶׁאֵינָן מוֹכִיחוֹת לָא הָוְויָין יָדַיִם? אָמְרִי: בִּזְמַן שֶׁנָּזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו לֵיכָּא לְסַפּוֹקֵא בְּמִילְּתָא אַחֲרִינָא. אֲבָל וַדַּאי אֵין הַנָּזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו, אָמְרִינַן: דִּלְמָא ״אֱהֵא בְּתַעֲנִית״ קָאָמַר.
La Guemara demande : Dirons-nous que Shmuel soutient, en principe, que les allusions ambiguës ne sont pas considérées comme des allusions, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas considérées comme des vœux ? La Guemara rejette cette suggestion : Dis que, lorsqu’un nazir passe devant lui, il n’y a pas lieu de douter de son intention. Il n’y a aucune possibilité qu’il fasse référence à une autre chose, et sa déclaration est donc assurément une allusion au naziréat. Cependant, il est certain que lorsque aucun nazir ne passe devant lui, et qu’il déclare : Je serai, nous disons que peut-être veut-il dire : Je serai en jeûne. Ce n’est que dans ce dernier cas, où l’allusion d’une personne est si ambiguë qu’elle n’offre absolument aucune preuve de ses intentions, que Shmuel soutient que la déclaration d’une personne n’est pas considérée comme un vœu.
וְדִלְמָא לְפוֹטְרוֹ מִן קׇרְבְּנוֹתָיו קָאָמַר? דְּקָאָמַר בְּלִבּוֹ.
La Guemara demande : Mais même s’il a fait sa déclaration au moment où un nazir passait devant lui, peut-être voulait-il dire qu’il a l’intention d’acheter les animaux dont le nazir aura besoin pour ses offrandes et ainsi dispenser le nazir de payer ses propres offrandes. La Guemara répond : Il s’agit d’un cas où il a dit en son cœur qu’il accepte sur lui-même un vœu de nazir.
אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא! מַהוּ דְּתֵימָא: בָּעִינַן פִּיו וְלִבּוֹ שָׁוִין, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : Si c’est le cas, alors quel est le but d’énoncer cette halakha ? N’est-il pas évident qu’il devient nazir ? La Guemara répond : Il est nécessaire d’énoncer cette halakha, de peur que tu ne dises que nous exigeons que sa bouche et son cœur soient identiques. Si tel était le cas, alors, si quelqu’un n’exprimait pas clairement son vœu de nazir, il ne deviendrait pas nazir même s’il avait l’intention de le devenir. Par conséquent, la michna nous enseigne que, puisque ses paroles peuvent être interprétées comme se référant à un vœu de nazir, et que telle était son intention, il devient nazir.
״אֱהֵא נָאֶה״ — נָזִיר. וְדִלְמָא: אֶנָּאֶה לְפָנָיו בְּמִצְוֹת? כִּדְתַנְיָא: ״זֶה אֵלִי וְאַנְוֵהוּ״ — אֶנָּאֶה לְפָנָיו בְּמִצְוֹת. אֶעֱשֶׂה לְפָנָיו סוּכָּה נָאָה, לוּלָב נָאֶה, צִיצִית נָאָה, אֶכְתּוֹב לְפָנָיו סֵפֶר תּוֹרָה נָאֶה וְאֶכְרְכֶנּוּ בְּשִׁירָאִין נָאִים!
§ La michna a enseigné que si quelqu’un dit : Je serai beau [na’e], il est nazir. La Guemara demande : Mais peut-être que, lorsqu’il a dit : Je serai beau, il voulait dire : Je serai beau devant Lui par les mitsvot ? Comme il est enseigné dans une baraita : « Voici mon Dieu et je Le glorifierai [anvehu] » (Exode 15:2). Anvehu a la même racine que le mot na’e ; par conséquent, le verset signifie : Je serai beau devant Lui par les mitsvot. Comment cela se fait-il ? Je ferai devant Lui une belle sukka, un beau lulav, de belles franges rituelles. J’écrirai devant Lui un beau rouleau de la Torah, et je l’envelopperai dans de beaux tissus de soie [shira’in].
אָמַר שְׁמוּאֵל: שֶׁתָּפוּס בִּשְׂעָרוֹ, וְאָמַר ״אֶנָּאֶה״.
La Guemara répond que Shmuel a dit : La michna traite d’un cas où quelqu’un tient ses cheveux et dit : Je serai beau. Cela indique clairement qu’il fait référence au naziréat.
נְזִירָא מִילְּתָא דַעֲבֵירָה, וְאָמְרִינַן לֵיהּ ״נָאֶה״?
La Guemara demande : Puisque le naziréat est une question de transgression, pouvons-nous dire d’un nazir qu’il est beau ?