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תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מִי שֶׁאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר״, וְשָׁמַע חֲבֵירוֹ וְשָׁהָה כְּדֵי דִבּוּר, וְאָמַר ״וַאֲנִי״ — הוּא אָסוּר, וַחֲבֵירוֹ מוּתָּר. וְכַמָּה כְּדֵי דִבּוּר — כְּדֵי שְׁאֵילַת שָׁלוֹם תַּלְמִיד לָרַב.
Cela aussi est enseigné dans une baraita : Dans le cas de quelqu’un qui a dit : Me voici nazir, et qu’un autre l’a entendu et a attendu le temps requis pour parler une courte phrase puis a dit : Et moi, la première personne est liée par son vœu et l’autre est autorisée, car trop de temps s’est écoulé entre leurs vœux respectifs. Et combien est le temps requis pour parler ? C’est le temps nécessaire pour qu’un élève s’enquière du bien-être de son rabbin.
לֵימָא מְסַיְּיעָא לֵיהּ: מִי שֶׁאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר״, וְשָׁמַע חֲבֵירוֹ וְאָמַר ״וַאֲנִי״ ״וַאֲנִי״, וְתוּ לָא! תַּנָּא כִּי רוֹכְלָא לִיחְשֹׁיב וְלֵיזִיל?!
La Guemara suggère : Dirons-nous que la michna soutient l’opinion de Reish Lakish ? Comme il est enseigné : Dans le cas de quelqu’un qui a dit : Me voici nazir, et qu’un autre l’a entendu et a dit : Et moi, puis qu’une troisième personne l’a entendu et a dit : Et moi, ils sont tous nazirs. La michna mentionne : Et moi, deux fois et pas davantage, ce qui indique que seules deux personnes peuvent s’associer au vœu du premier. La raison doit en être qu’il s’est écoulé trop de temps depuis que la première personne a parlé. La Guemara rejette cet argument : Ce n’est pas une preuve, car le tanna devait-il continuer à énumérer des cas comme un colporteur, qui annonce sa marchandise encore et encore, en répétant : Et moi, et moi, encore et encore ?
וְלִיתְנֵי חַד וְלַשְׁמְעִינַן הָנֵי! הָכָא נָמֵי, וּמִשּׁוּם דְּקָתָנֵי סֵיפָא הוּתַּר הָרִאשׁוֹן הוּתְּרוּ כּוּלָּן, הוּתַּר הָאַחֲרוֹן — הָאַחֲרוֹן מוּתָּר וְכוּלָּן אֲסוּרִין, מִכְּלָל דְּאִיכָּא אֶמְצָעִי, וּמִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי ״וַאֲנִי״ ״וַאֲנִי״.
La Guemara soulève une difficulté : Mais si le tanna souhaite être concis, qu’il enseigne seulement un exemple, et qu’il nous enseigne ces autres cas d’autres personnes qui disent : Et moi, au moyen d’un seul exemple. La Guemara répond : En effet, cela est bien correct, mais parce que le tannaenseigne dans la clause suivante : Si le vœu du premier a été dissous par une autorité halakhique, alors ils sont tous dissous, mais si le vœu du dernier individu a été dissous par une autorité halakhique, alors le vœu du dernier individu est dissous et tous les autres restent liés par leur vœu, on peut conclure par inférence qu’il y a une personne intermédiaire entre le premier et le dernier. Et pour cette raison le tannaenseigne : Et moi, et moi, afin que le cas inclue trois personnes, mais non parce qu’une quatrième personne serait incapable de s’associer au vœu du premier de la même manière.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: חַד בְּחַבְרֵיהּ מִיתְּפִיס, אוֹ דִּלְמָא בְּקַמָּא מִיתַּפְסִי? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ — לְאִתְּפוֹסֵי וּמֵיזַל. אִי אָמְרַתְּ חַד בְּחַבְרֵיהּ מִתְּפִיס — מִתַּפְסִין וְאָזְלִין לְעוֹלָם. וְאִי אָמְרַתְּ בְּקַמָּא מִתַּפְסִי — טְפֵי מִכְּדֵי דִבּוּר לָא מִתַּפְסִין. מַאי?
Concernant la même question, un dilemme a été soulevé auparavant devant les Sages : chacun prend un vœu en s’associant au vœu de l’autre, c’est-à-dire de l’individu qui a parlé immédiatement avant lui, ou peut-être qu’ils tous s’associent au vœu du premier ? La Guemara demande : Quelle différence cela fait-il ? La Guemara répond que la différence est de savoir si un nombre illimité de personnes peut continuer à s’associer aux vœux. Si vous dites que chacun s’associe au vœu de l’autre qui a parlé immédiatement avant lui, d’autres peuvent continuer à s’associer à ces vœux pour toujours, à condition que chacun le fasse immédiatement après la personne précédente. Et si vous dites qu’ils tous s’associent au vœu du premier, ils ne peuvent pas s’associer au vœu si plus de temps s’est écoulé que le temps nécessaire pour prononcer une courte phrase depuis le vœu du premier individu. Quelle est la réponse à ce dilemme ?
תָּא שְׁמַע: ״הֲרֵינִי נָזִיר״, וְשָׁמַע חֲבֵירוֹ וְאָמַר ״וַאֲנִי״ ״וַאֲנִי״, וְתוּ לָא מִידֵּי, שְׁמַע מִינַּהּ בְּקַמָּא הוּא דְּמִתַּפְסִי, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ חַד בְּחַבְרֵיהּ מִיתְּפִיס — לִיתְנֵי טוּבָא ״וַאֲנִי״! תַּנָּא כִּי רוֹכְלָא לִיחְשֹׁיב וְלֵיזִיל?!
La Guemara suggère : Viens et entends une preuve tirée de la michna : En ce qui concerne celui qui a dit : Me voici nazir, et un autre a entendu ce vœu et a dit : Moi aussi, et une troisième personne a ajouté : Moi aussi, ils sont tous nazirs. La michna ne mentionne que deux individus qui se sont associés au vœu initial, et pas davantage. Apprends de là qu’ils se sont tous associés au vœu du premier, car, s’il te venait à l’esprit que chacun s’associe au vœu de l’autre venu immédiatement avant lui, que la michna enseigne : Moi aussi, de nombreuses fois. La Guemara répond comme auparavant : Ce n’est pas une preuve, car le tanna devait-il continuer à énumérer des cas comme un colporteur ? Il lui suffisait de dire : Moi aussi, deux fois.
וְלִיתְנֵי חַד וְלַשְׁמְעִינַן כּוּלְּהוֹן! אַיְּידֵי דְּקָתָנֵי הוּתַּר הָרִאשׁוֹן — הוּתְּרוּ כּוּלָּן, הוּתַּר הָאַחֲרוֹן — הָאַחֲרוֹן מוּתָּר וְכוּלָּן אֲסוּרִין, מִכְּלָל דְּאִיכָּא אֶמְצָעִי, מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי ״וַאֲנִי״ ״וַאֲנִי״.
La Guemara demande : Mais si le tanna voulait éviter de répéter : Et moi, tant de fois, qu’il enseigne cela seulement une fois, et nous apprendrions que tous sont naziréens sur la base de cet exemple. La Guemara répond : Puisque le tannaenseigne dans la dernière clause : Si le vœu du premier a été dissous par une autorité halakhique, alors ils sont tous dissous, mais si le vœu du dernier individu a été dissous par une autorité halakhique, alors le vœu du dernier individu est dissous et tous les autres restent liés par leurs vœux, on peut conclure par inférence qu’il y a une personne intermédiaire entre le premier et le dernier. C’est pour cette raison que le tannaenseigne : Et moi, et moi, afin que le cas inclue trois personnes, mais non parce qu’une quatrième personne serait incapable de s’associer au vœu du premier de la même manière.
תָּא שְׁמַע: הוּתַּר הָרִאשׁוֹן — הוּתְּרוּ כּוּלָּן. רִאשׁוֹן הוּא דִּשְׁרוּ, הָא אֶמְצָעִי לָא, שְׁמַע מִינַּהּ בְּקַמָּא מִתַּפְסִין.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée de la michna : Si le vœu du premier individu a été dissous, ils sont tous dissous. Cela indique que c’est seulement si le premier a été dissous qu’ils sont tous considérés comme dissous. Cependant, si le vœu de la personne du milieu a été dissous, non, les vœux des individus qui le suivent ne sont pas considérés comme dissous. Apprends de cela qu’ils se sont tous associés au vœu du premier.
אֵימָא לָךְ: לְעוֹלָם חַד בְּחַבְרֵיהּ מִתְּפִיס. וְאַיְּידֵי דְּבָעֵי מִיתְנֵא ״הוּתְּרוּ כּוּלָּן״, דְּאִי תְּנָא אֶמְצָעִי, אִיכָּא רִאשׁוֹן דְּלָא מִשְׁתְּרֵי, מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי רִאשׁוֹן.
La Guemara réfute cet argument : Je pourrais te dire que en réalité, chacun s’associe au vœu de l’autre qui l’a immédiatement précédé, et par conséquent, si le vœu de la personne du milieu a été dissous, les vœux de tous ceux qui sont venus après lui sont également dissous. Mais puisque le tannavoulait enseigner : Ils sont tous dissous, et s’il avait enseigné le cas où le vœu de l’individu du milieu a été dissous, il aurait dû déclarer qu’il y a encore le vœu du premier individu qui n’est pas dissous, parce que son vœu ne dépend pas de celui du milieu. Pour cette raison, le tannaenseigne le cas où le vœu du premier a été dissous. Par conséquent, aucune preuve ne peut être apportée de là.
תָּא שְׁמַע: הוּתַּר הָאַחֲרוֹן — הָאַחֲרוֹן מוּתָּר וְכוּלָּן אֲסוּרִין. דְּלָא אִיכָּא אַחֲרִינָא בָּתְרֵיהּ, אֲבָל אֶמְצָעִי, דְּאִיכָּא אַחֲרִינָא בָּתְרֵיהּ — מִשְׁתְּרֵי. שְׁמַע מִינַּהּ חַד בְּחַבְרֵיהּ מִתְּפִיס.
La Guemara propose une autre preuve tirée de la michna : Viens et écoute : Si le dernier a été dissous, le dernier est dissous et ils restent tous liés par leurs vœux. On peut en déduire que ce n’est que dans ce cas que le vœu du dernier seul est dissous, car personne ne le suit. Cependant, si le vœu dissous était celui du milieu, qui est suivi par quelqu’un d’autre, le vœu du dernier qui vient après lui est aussi dissous. On peut apprendre de cela que chacun s’associe au vœu de l’autre individu.
לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ: בְּקַמָּא מִיתַּפְסִין, וּמַאי ״אַחֲרוֹן״ דְּקָתָנֵי — אֶמְצָעִי, וְאַיְּידֵי דִּתְנָא רִאשׁוֹן, תְּנָא אַחֲרוֹן.
La Guemara rejette également cette affirmation : En réalité, je pourrais te dire qu’ils tous s’associent au vœu du premier, et quel est le sens de : Le dernier, que la michna enseigne ? Cela signifie celui du milieu, dont l’annulation du vœu n’entraîne pas l’annulation du vœu de la personne qui l’a suivi. Et pourquoi celui du milieu est-il appelé le dernier ? Puisque le tanna a auparavant enseigné : Premier, ici il a enseigné : Dernier, malgré le fait qu’il se réfère à celui du milieu.
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא בְּהֶדְיָא: הוּתַּר הָרִאשׁוֹן — הוּתְּרוּ כּוּלָּן, הוּתַּר הָאַחֲרוֹן — הָאַחֲרוֹן מוּתָּר וְכוּלָּן אֲסוּרִין, הוּתַּר אֶמְצָעִי — הֵימֶנּוּ וּלְמַטָּה מוּתָּר, הֵימֶנּוּ וּלְמַעְלָה — אָסוּר, שְׁמַע מִינַּהּ חַד בְּחַבְרֵיהּ מִתְּפִיס, שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara suggère en outre : Viens et écoute, comme cela est enseigné dans une baraita explicitement : Si le premier est dissous, ils sont tous dissous ; si le dernier est dissous, le dernier est dissous et ils restent tous liés par leurs vœux. Si celui du milieu est dissous, les vœux de quiconque à partir de lui et après sont dissous ; ceux qui ont fait vœu à partir de lui et avant sont liés par leurs vœux. On peut apprendre de cela que chacun s’associe au vœu de l’autre individu. La Guemara conclut : Apprends de cela qu’il en est ainsi.
״הֲרֵינִי נָזִיר״, וְשָׁמַע חֲבֵירוֹ וְאָמַר ״פִּי כְּפִיו וּשְׂעָרִי כִּשְׂעָרוֹ וְכוּ׳״. מִשּׁוּם דְּאָמַר ״פִּי כְּפִיו וּשְׂעָרִי כִּשְׂעָרוֹ״ הֲרֵי נָזִיר?
§ La michna a enseigné que quelqu’un a déclaré : Je suis par la présente nazir, et si un autre a entendu et a dit : ma bouche est comme sa bouche, et mes cheveux sont comme ses cheveux, il est nazir. La Guemara demande : Est-ce simplement parce qu’il a dit : Ma bouche est comme sa bouche et mes cheveux sont comme ses cheveux, est-il nazir ?

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