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אוֹ כְּמִנְחַת סוֹטָה — תִּקְדּוֹשׁ, אִי לָא — לָא. קָא מַשְׁמַע לַן דְּמַיְיתֵי מִן הַחִיטִּים.
ou comme l’offrande de farine d’une sota, toutes deux faites d’orge, elle devrait devenir consacrée, et si il est impossible d’offrir volontairement une offrande de farine d’orge, alors cela ne devrait pas être une offrande de farine du tout. La michna nous enseigne donc que l’on apporte néanmoins une offrande de farine faite de blé. Rabbi Yoḥanan soutient que la difficulté soulevée par Ḥizkiyya contre sa propre explication n’est pas concluante, et il n’avait pas besoin de s’en rétracter.
מַתְנִי׳ אָמַר: ״אָמְרָה פָּרָה זוֹ הֲרֵינִי נְזִירָה אִם עוֹמֶדֶת אֲנִי״, ״אוֹמֵר הַדֶּלֶת הַזֶּה הֲרֵינִי נְזִירָה אִם נִפְתָּח אֲנִי״ — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נָזִיר, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ נָזִיר. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אַף כְּשֶׁאָמְרוּ בֵּית שַׁמַּאי, לֹא אוֹמְרִים אֶלָּא בְּאוֹמֵר ״הֲרֵי פָּרָה זוֹ עָלַי קׇרְבָּן, אִם עוֹמֶדֶת הִיא״.
MISHNA : Si quelqu’un a dit : Cette vache a dit : Me voici nazir si je me lève ; ou s’il a dit : Cette porte dit : Me voici nazir si je suis ouverte, Beit Shammaï disent qu’il est nazir, et Beit Hillel disent qu’il n’est pas nazir. Rabbi Yehouda a dit : Même lorsque Beit Shammaï disent que le vœu est effectif, ils ne le disent ainsi que concernant celui qui a dit : Cette vache est interdite pour moi comme une offrande si elle se lève. Dans ce cas, c’est comme s’il avait fait le vœu que la vache lui est interdite. Cependant, Beit Shammaï concèdent que, bien que le vœu prenne effet, ce n’est pas un vœu de naziréat.
גְּמָ׳ פָּרָה מִי קָא מִישְׁתַּעְיָא? אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה פָּרָה רְבוּצָה לְפָנָיו, וְאָמַר: ״כִּסְבוּרָה פָּרָה זוֹ אֵינָהּ עוֹמֶדֶת — הֲרֵינִי נָזִיר מִבְּשָׂרָהּ אִם עָמְדָה מֵאֵלֶיהָ״. וְעָמְדָה מֵאֵלֶיהָ. וְהָלְכוּ בֵּית שַׁמַּאי לְשִׁיטָתָן וּבֵית הִלֵּל לְשִׁיטָתָן.
GUEMARA : La Guemara demande : Une vache parle-t-elle ? Quel est le sens de la déclaration : Une vache a dit : Me voici naziréenne ? Rami bar Ḥama a dit : De quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un cas où une vache couchée se trouvait devant lui, et il a essayé, sans succès, de la faire se lever, et il a dit : Cette vache pense qu’elle ne se lèvera pas ; me voici naziréen et je m’abstiendrai donc de sa chair si elle se lève d’elle-même, et en fait elle s’est levée d’elle-même. Beit Shammai suivent leur approche habituelle et Beit Hillel suivent leur approche habituelle.
בֵּית שַׁמַּאי דְּאָמְרִי ״מִן הַגְּרוֹגְרוֹת וּמִן הַדְּבֵילָה״ — הָוֵי נָזִיר, הָכָא נָמֵי, כִּי אָמַר ״מִבְּשָׂרָהּ״ — הָוֵי נָזִיר. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לָא הָוֵי נָזִיר.
La Guemara explique : Beit Shammai, qui disent que celui qui fait le vœu d’être nazir et qui, par conséquent, s’abstiendra de figues sèches et de gâteaux de figues sèches est nazir, disent que ici aussi, lorsqu’il dit : Me voici nazir et que, par conséquent, il s’abstiendra de sa chair, il est nazir. Puisqu’une personne ne prononce pas une déclaration en vain, elle est tenue par la première partie de sa déclaration : Me voici nazir, et les mots : Et par conséquent je m’abstiendrai de sa chair, sont écartés. Et Beit Hillel disent : Il n’est pas nazir.
וְהָא אַמְרוּהָ בֵּית שַׁמַּאי חֲדָא זִימְנָא! אָמַר רָבָא: תַּרְתֵּי תְּלָת. וְכֵן תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא תַּרְתֵּי תְּלָת. וְכֵן אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא תַּרְתֵּי תְּלָת.
La Guemara soulève une difficulté : Mais si Rami bar Ḥama a raison, Beit Shammaï n’ont-ils pas déjà dit cettehalakhaune fois ? Selon l’explication de Rami bar Ḥama, cette michna et la précédente ne diffèrent que par les exemples fournis, mais le principe est identique. Rava a dit : Il est normal que les Sages citent deux ou trois exemples tirés de cas différents qui offrent des perspectives nouvelles, bien qu’ils reflètent essentiellement le même principe. Et Rabbi Ḥiyya a également enseigné deux ou trois exemples concernant cette même question. Et Rabbi Oshaya a également donné deux ou trois exemples.
וּצְרִיכִי, דְּאִי אִיתְּמַר בְּהָא גְּרוֹגְרוֹת וּדְבֵילָה: הָתָם הוּא דְּאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָוֵי נָזִיר, מִשּׁוּם דְּמִיחַלְּפָן בַּעֲנָבִים. אֲבָל בָּשָׂר בַּעֲנָבִים — לָא מִיחַלַּף. וְאִי אִיתְּמַר בָּשָׂר: הָכָא הוּא דְּאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָוֵי נָזִיר בְּבִישְׂרָא וְחַמְרָא. אֲבָל גְּרוֹגְרוֹת וּדְבֵילָה — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
Et tous ces cas sont nécessaires, car, s’il était énoncé seulement qu’il est nazir dans ce cas de figues sèches et de gâteaux de figues sèches, on aurait pu dire que c’est seulement là que Beit Shammai disent qu’il est nazir, puisque les figues sont confondues avec les raisins, et il est raisonnable de supposer qu’il avait les raisins à l’esprit. Mais la viande n’est certainement pas confondue avec les raisins, et il se pourrait que, dans le cas de la michna, il ne soit pas nazir même selon Beit Shammai. Et s’il était énoncé seulement qu’il est nazir lorsqu’il a fait le vœu que la viande lui était interdite, on aurait pu dire que c’est ici que Beit Shammai disent qu’il est nazir parce qu’il faisait référence à l’association fréquente de la viande et du vin, et il est raisonnable de supposer qu’il avait peut-être le vin à l’esprit. Mais les figues sèches et les gâteaux de figues sèches ne sont pas associés au vin, donc il ne devrait pas être nazir. Pour contrer cette affirmation, la michna nous enseigne qu’il est nazir dans les deux cas.
וְאִי אִיתְּמַר הָנֵי תַּרְתֵּי: הָנֵי הוּא דְּקָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי, אֲבָל דֶּלֶת אֵימָא מוֹדוּ לְהוּ לְבֵית הִלֵּל. וְאִי תַּנָּא דֶּלֶת: בְּהָא קָאָמְרִי בֵּית הִלֵּל, אֲבָל בְּהָךְ תַּרְתֵּי אֵימָא מוֹדוּ לְהוּ לְבֵית שַׁמַּאי, קָמַשְׁמַע לַן דְּלָא.
Et s’il n’avait été énoncé que le fait qu’il est nazir à l’égard de ces deux cas de figues et de viande, on aurait pu dire : C’est dans ces cas que Beit Shammai disent qu’il est nazir, mais dans le cas d’une porte, je dirais qu’ils concèdent à Beit Hillel qu’une telle déclaration ne constitue certainement pas un vœu de naziréat. C’est pourquoi ce cas aussi devait être énoncé. Et, inversement, si l’on enseignait seulement le cas d’une porte, on pourrait dire le contraire, à savoir que c’est dans ce cas que Beit Hillel disent qu’il n’y a pas de naziréat, mais dans ces deux cas précédents je dirais qu’ils concèdent à Beit Shammai que l’individu a fait un vœu de naziréat. Le tanna nous enseigne donc que ce n’est pas le cas ; en réalité, Beit Shammai soutiennent qu’il est nazir dans les trois cas, et Beit Hillel soutiennent qu’il ne l’est pas.
אָמַר רָבָא: מִי קָתָנֵי ״אִם עָמְדָה מֵאֵלֶיהָ״? אֶלָּא אָמַר רָבָא: כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה פָּרָה רְבוּצָה לְפָנָיו, וְאָמַר: ״הֲרֵי עָלַי קׇרְבָּן״. בִּשְׁלָמָא פָּרָה — בַּת קׇרְבָּן הִיא, אֶלָּא דֶּלֶת — בַּת קׇרְבָּן הִיא?! אֶלָּא אָמַר רָבָא: כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה פָּרָה רְבוּצָה לְפָנָיו,
Après avoir répondu à une difficulté soulevée contre l’explication de Rami bar Ḥama, Rava présente un autre problème. Rava dit : La michna enseigne-t-elle : si elle s’est levée d’elle-même ? La michna déclare : Si elle se tient debout, et ne mentionne pas la condition : D’elle-même. Au contraire, Rava dit : La michna fait référence à un cas où il y avait devant lui une vache couchée, et il a dit : Il m’incombe d’apporter cela comme une offrande de nazir, et de cette manière l’individu accepte sur lui le naziréat. La Guemara soulève une difficulté : Certes, une vache peut être une offrande, mais une porte peut-elle être une offrande ? Comment son vœu qu’une porte soit une offrande peut-il être considéré comme une acceptation du naziréat ? Au contraire, Rava dit que cela signifie ce qui suit : il s’agit d’un cas où il y avait devant lui une vache couchée refusant de se lever,

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