קִילְקוּלֵי הַמַּיִם שֶׁבִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְכוּ׳. חֲטִיטָה — אִין, חֲפִירָה — לָא.
citernes d’eau endommagées dans le domaine public et les nettoyer en retirant la saleté et les sédiments qui s’y sont accumulés. La Guemara en déduit : nettoyer les citernes de la saleté et des sédiments pendant les jours intermédiaires d’une fête est effectivement permis, mais creuser une nouvelle citerne n’est pas permis.
אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין רַבִּים צְרִיכִין לָהֶם, אֲבָל רַבִּים צְרִיכִין לָהֶם — אֲפִילּוּ חֲפִירָה מוּתָּר.
Rabbi Ya’akov a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Ils ont enseigné qu’il est interdit de creuser de nouvelles citernes seulement lorsque le public n’en a pas besoin ; mais si le public en a besoin, même le fait de creuser de nouvelles citernes est permis.
וְכִי רַבִּים צְרִיכִין לָהֶם מִי שְׁרֵי? וְהָתַנְיָא: חוֹטְטִין בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת שֶׁל יָחִיד, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שֶׁל רַבִּים, וְאֵין חוֹפְרִין בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת שֶׁל רַבִּים, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שֶׁל יָחִיד. מַאי לָאו, בְּשֶׁרַבִּים צְרִיכִין לָהֶם?!
La Guemara demande : Et lorsque le public en a besoin, est-il vraiment permis de creuser ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : On peut nettoyer des citernes, fossés et grottes appartenant à un particulier pendant les jours intermédiaires d’une fête, et, à plus forte raison, on peut nettoyer ceux du public. Mais on ne peut pas creuser de nouvelles citernes, fossés ou grottes du public pendant les jours intermédiaires d’une fête, et, à plus forte raison, on ne peut pas creuser ceux d’un particulier. Quoi, n’est-ce pas que cette baraita parle d’un cas où le public en a besoin, et pourtant il est interdit de creuser de nouvelles citernes, fossés et grottes ?
לָא, בְּשֶׁאֵין רַבִּים צְרִיכִין לָהֶם.
La Guemara rejette cet avis : Non, cette baraita fait référence à un cas où le public n’en a pas besoin.
דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי יָחִיד, שֶׁאֵין יָחִיד צָרִיךְ לָהֶם, חֲטִיטָה מִי שְׁרֵי? וְהָתַנְיָא: בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת שֶׁל יָחִיד — כּוֹנְסִין מַיִם לְתוֹכָן, אֲבָל לֹא חוֹטְטִין וְלֹא שָׁפִין אֶת סִדְקֵיהֶן. וְשֶׁל רַבִּים — חוֹטְטִין אוֹתָן וְשָׁפִין אֶת סִדְקֵיהֶן.
La Guemara soulève une difficulté : Il s’ensuivrait que, dans la situation correspondante concernant les citernes d’un particulier, la baraita parle d’un cas où le particulier n’en a pas besoin. Mais dans ce cas, est-il vraiment permis de les nettoyer ? N’est-il pas enseigné dans une baraita : On peut recueillir de l’eau dans les citernes, fossés et grottes d’un particulier, mais on ne peut pas les nettoyer ni enduire leurs fissures ; tandis que pour celles du public, on peut effectivement les nettoyer et enduire leurs fissures ? Cela indique que pendant les jours intermédiaires d’une fête, des citernes inutiles appartenant à un particulier ne peuvent même pas être nettoyées.
וְאֶלָּא מַאי — בְּשֶׁיָּחִיד צָרִיךְ לָהֶם? דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי רַבִּים, בְּשֶׁרַבִּים צְרִיכִין לָהֶם, חֲפִירָה מִי אֲסִיר? וְהָתַנְיָא: בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת שֶׁל יָחִיד — כּוֹנְסִין מַיִם לְתוֹכָן וְחוֹטְטִין אוֹתָן, אֲבָל לֹא שָׁפִין אֶת סִדְקֵיהֶן, וְלֹא חוֹטְטִין לְתוֹכָן, וְלֹא סָדִין אוֹתָן בְּסִיד. וְשֶׁל רַבִּים — חוֹפְרִין אוֹתָן, וְסָדִין אוֹתָן בְּסִיד!
La Guemara rejette cette difficulté : Au contraire, à quel cas la première baraita fait-elle référence ? Fait-elle référence à un cas où l’individu a besoin des citernes ? Si c’est le cas, alors, dans la situation correspondante concernant les citernes publiques, la baraita ferait référence à un cas où le public en a besoin. Mais dans ce cas, le fait de creuser de nouvelles citernes est-il réellement interdit ? N’est-il pas enseigné dans une autre baraita : On peut recueillir de l’eau dans des citernes, fossés et grottes appartenant à un particulier, et on peut les nettoyer, mais on ne peut pas enduire leurs fissures, y mettre de la terre à l’intérieur afin de combler les fissures, ni les chauler avec de la chaux pour qu’elles retiennent l’eau. Mais en ce qui concerne celles du public, on peut même les creuser et les chauler avec de la chaux. Par conséquent, dans un cas où le public en a besoin, il est permis de creuser des citernes publiques.
אֶלָּא קַשְׁיָא הָךְ קַמַּיְיתָא! תָּרֵיץ הָכִי: חוֹטְטִין בּוֹרוֹת שֶׁל יָחִיד בְּשֶׁיָּחִיד צָרִיךְ לָהֶם, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בְּשֶׁל רַבִּים כְּשֶׁרַבִּים צְרִיכִין לָהֶם, דַּאֲפִילּוּ חֲפִירָה מוּתָּר.
Mais, si tel est le cas, la première baraita, qui affirme qu’on ne peut pas creuser de nouvelles citernes même pour le public, est difficile, puisqu’elle est contredite par cette dernière baraita. La Guemara explique : Réponds à la difficulté et explique la première baraita comme suit : On peut nettoyer des citernes, des fossés et des grottes d’un particulier pendant les jours intermédiaires d’une fête lorsque le particulier en a besoin ; et il va sans dire qu’on peut nettoyer celles du public lorsque le public en a besoin, puisque même le creusement de nouvelles citernes est permis lorsque le public en a besoin.
וְאֵין חוֹפְרִין בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת שֶׁל רַבִּים — בְּשֶׁאֵין רַבִּים צְרִיכִין לָהֶם, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שֶׁל יָחִיד, דְּכִי אֵין יָחִיד צָרִיךְ לָהֶם — אֲפִילּוּ חֲטִיטָה נָמֵי אָסוּר.
Mais on ne peut pas creuser des citernes, des fossés et des grottes pour le public lorsque le public n’en a pas besoin. Et il va sans dire que l’on ne peut pas les creuser pour un particulier, puisqu’un particulier n’en a pas besoin pendant les jours intermédiaires d’une fête, et même les nettoyer est interdit. De cette manière, toutes les sources apparemment contradictoires peuvent être conciliées.
אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא, דְּקָתָנֵי: עוֹשִׂין כׇּל צוֹרְכֵי רַבִּים, ״כׇּל״ לְאֵתוֹיֵי מַאי — לָאו לְאֵתוֹיֵי חֲפִירָה?
Rav Ashi dit : La formulation de la michna est également précise, indiquant que lorsqu’il existe un besoin public de telles citernes, on peut les creuser même pendant les jours intermédiaires d’une fête. Comme elle l’enseigne : On peut s’occuper de tous les autres besoins publics. Que vient ajouter le mot tous qui n’a pas été énoncé explicitement ? Ne vient-il pas ajouter le creusement de citernes, ce qui est permis ?
לָא, לְאֵתוֹיֵי הָא דְּתַנְיָא: יוֹצְאִין לְקַוֵּוץ אֶת הַדְּרָכִים, וּלְתַקֵּן אֶת הָרְחוֹבוֹת וְאֶת הָאִסְטְרָטָאוֹת, וְלָמוֹד אֶת הַמִּקְוָאוֹת. וְכׇל מִקְוֶה שֶׁאֵין בּוֹ אַרְבָּעִים סְאָה מַרְגִּילִין לְתוֹכוֹ, אַרְבָּעִים סְאָה.
La Guemara rejette cette opinion : Non, le mot tout vient ajouter ce qui est enseigné dans la baraita suivante : Pendant les jours intermédiaires d’une fête, les agents du tribunal sortent pour enlever les épines de la route et pour réparer les rues de la ville et les routes [isterata’ot], et pour mesurer les bains rituels afin de vérifier qu’ils contiennent la quantité d’eau requise. Et si un bain rituel ne contient pas quarante se’a, la mesure minimale pour la purification rituelle, ils dirigent [margilin] un courant d’eau dans celui-ci, de sorte qu’il s’écoule sur le sol avant d’entrer dans le bain, afin de ne pas invalider l’eau comme eau puisée, jusqu’à ce qu’il contienne quarante se’a d’eau.
וּמִנַּיִן שֶׁאִם לֹא יָצְאוּ וְעָשׂוּ כׇּל אֵלּוּ, שֶׁכׇּל דָּמִים שֶׁנִּשְׁפְּכוּ שָׁם מַעֲלֶה עֲלֵיהֶם הַכָּתוּב כְּאִילּוּ הֵם שְׁפָכוּם — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהָיָה עָלֶיךָ דָּמִים״.
Et d’où est-il déduit que si les agents du tribunal ne sont pas sortis et n’ont pas effectué toutes ces réparations, alors, en ce qui concerne tout sang versé là-bas en raison de leur négligence, le verset leur impute une culpabilité comme s’ils l’avaient eux-mêmes versé ? Le verset déclare, au sujet des villes de refuge qui offrent une protection à quelqu’un ayant commis un homicide involontaire : « Afin que le sang innocent ne soit pas versé dans ton pays, que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage, et qu’ainsi le sang soit sur toi » (Deutéronome 19:10). La Guemara soutient que la michna emploie le mot tout pour faire allusion aux cas mentionnés dans cette baraita, et non au creusement de citernes publiques.
הָא בְּהֶדְיָא קָתָנֵי לַהּ: וּמְתַקְּנִין אֶת הַדְּרָכִים וְאֶת הָרְחוֹבוֹת וְאֶת הַמִּקְוָאוֹת. וְעוֹשִׂין כׇּל צוֹרְכֵי רַבִּים לְאֵתוֹיֵי מַאי — לָאו לְאֵתוֹיֵי חֲפִירָה? שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara soulève cette question : Mais ces cas supplémentaires sont explicitement enseignés dans la michna : On peut réparer les routes, les rues et les bains rituels, et on peut s’occuper de tous les autres besoins publics. Que vient ajouter cette dernière expression ? Ne vient-elle pas ajouter le creusement de citernes nécessaires au public ? La Guemara est d’accord : Concluez de cela que la michna entend permettre le creusement de nouvelles citernes lorsqu’elles sont nécessaires au public.
מְצַיְּנִין אֶת הַקְּבָרוֹת. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: רֶמֶז לְצִיּוּן קְבָרוֹת מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְרָאָה עֶצֶם אָדָם וּבָנָה אֶצְלוֹ צִיּוּן״.
§ Il a été enseigné dans la michna : On peut marquer les tombes pendant les jours intermédiaires d’une fête, afin que les passants sachent les éviter et ne deviennent pas rituellement impurs. Rabbi Shimon ben Pazi a dit : Où trouve-t-on une allusion dans la Torah au marquage des tombes ? Comme il est dit : « Et lorsque ceux qui passeront à travers le pays y passeront, si l’un d’eux voit un ossement humain, il dressera à côté de lui un signe » (Ézéchiel 39:15). Ézéchiel prophétise qu’à un moment futur, le peuple juif dressera des signes au-dessus des restes dispersés des morts, afin que d’autres sachent éviter l’impureté rituelle.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הָא מִקַּמֵּי דְּלֵיתֵי יְחֶזְקֵאל, מַאן אֲמַר? וְלִיטַעְמָיךְ, הָא דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: דָּבָר זֶה, מִתּוֹרַת מֹשֶׁה רַבֵּינוּ לֹא לָמַדְנוּ, מִדִּבְרֵי יְחֶזְקֵאל בֶּן בּוּזִי לָמַדְנוּ: ״כׇּל בֶּן נֵכָר עֶרֶל לֵב וְעֶרֶל בָּשָׂר לֹא יָבֹא אֶל מִקְדָּשִׁי לְשָׁרְתֵנִי״ —
Ravina dit à Rav Ashi : Avant que le prophète Ézéchiel ne vienne et ne fasse allusion à cette obligation, qui a dit que les tombes devaient être marquées ? Même avant l’époque d’Ézéchiel, les gens faisaient attention à l’impureté rituelle. Rav Ashi répondit : Et selon ton raisonnement, selon lequel Ézéchiel introduisait une nouvelle halakha, la même question peut être soulevée au sujet de cette déclaration qu’a faite Rav Ḥisda. Car Rav Ḥisda a dit au sujet de la halakha selon laquelle un incirconcis ou un apostat ne peut pas servir dans le Temple : Cette règle, nous ne l’avons pas apprise de la Torah de Moïse notre maître, mais nous l’avons apprise des paroles du prophète Ézéchiel ben Buzi, qui a dit au sujet de telles personnes : « Aucun étranger, incirconcis de cœur ou incirconcis de chair, n’entrera dans Mon Sanctuaire pour Me servir » (Ézéchiel 44:9).
מִקַּמֵּי דְּלֵיתֵי יְחֶזְקֵאל, מַאן אֲמַר? אֶלָּא גְּמָרָא גְּמִירִי לַהּ וַאֲתָא יְחֶזְקֵאל וְאַסְמְכַהּ אַקְּרָא, הָכָא נָמֵי: גְּמָרָא גְּמִירִי לַהּ, וַאֲתָא יְחֶזְקֵאל וְאַסְמְכַהּ אַקְּרָא.
Ici aussi, on peut demander : Avant qu’Ézéchiel ne vienne, qui a dit que de telles personnes ne peuvent pas servir dans le Temple ? Au contraire, il faut dire qu’à l’origine ils l’ont appris comme une tradition et que c’était une halakha acceptée pendant des générations, puis Ézéchiel est venu et l’a fondé sur un verset. Ici aussi, en ce qui concerne l’obligation de marquer les tombes, ils l’ont à l’origine appris comme une tradition, puis Ézéchiel est venu et l’a fondé sur un verset.
רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר, מֵהָכָא: ״וְטָמֵא טָמֵא יִקְרָא״ — טוּמְאָה קוֹרְאָה לוֹ וְאוֹמֶרֶת לוֹ ״פְּרוֹשׁ״. וְכֵן אָמַר רַבִּי עוּזִּיאֵל בַּר בְּרֵיהּ דְּרַבִּי עוּזִּיאֵל רַבָּה: טוּמְאָה קוֹרְאָהּ לוֹ וְאוֹמֶרֶת לוֹ ״פְּרוֹשׁ״.
Rabbi Abbahu a dit : Une allusion au marquage des tombes peut être tirée d’ici : « Et le lépreux atteint de la plaie, ses vêtements seront déchirés, les cheveux de sa tête seront défaits, il se couvrira la lèvre supérieure, et criera : Impur, impur” (Lévitique 13:45). Ce verset enseigne que l’impureté crie au passant et lui dit : Éloigne-toi. Le lépreux doit informer les autres de son état afin qu’ils sachent ne pas entrer en contact avec lui et maintiennent ainsi leur pureté rituelle. De même, dans notre cas, les tombes doivent être marquées afin que les autres sachent les éviter et empêchent de contracter une impureté rituelle. Et de même, Rabbi Uzziel, petit-fils de Rabbi Uzziel le Grand, a dit : L’impureté crie au passant et lui dit : Éloigne-toi.
וְהַאי לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״וְטָמֵא טָמֵא יִקְרָא״. צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ צַעֲרוֹ לְרַבִּים, וְרַבִּים מְבַקְּשִׁין עָלָיו רַחֲמִים!
La Guemara demande : Mais en ce qui concerne ce verset, vient-il enseigner cette idée ? Ce verset est nécessaire pour ce qui est enseigné dans la baraita suivante : « Et il criera : Impur, impur » ; cela enseigne que le lépreux doit informer le public de sa détresse, et le public priera pour obtenir miséricorde en sa faveur.
אִם כֵּן, לִיכְתּוֹב: ״וְטָמֵא יִקְרָא״, מַאי ״וְטָמֵא טָמֵא״ — שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara répond : Si tel est le cas, que le verset ne vient enseigner qu’une seule idée, qu’il écrive : Et il criera : Impur. Que faut-il déduire de la répétition de impur, impur ? Apprends de cela par cette réitération deux idées : Premièrement, le lépreux doit informer le public de sa souffrance afin que d’autres prient pour lui, et deuxièmement, il doit avertir le public de se tenir à distance afin qu’ils évitent d’entrer en contact avec lui et de contracter une impureté rituelle.
אַבָּיֵי אָמַר, מֵהָכָא: ״וְלִפְנֵי עִוֵּר לֹא תִתֵּן מִכְשׁוֹל״. רַב פָּפָּא אָמַר: ״וְאָמַר סֹלּוּ סֹלּוּ פַּנּוּ דָרֶךְ״.
Abaye a dit : Une allusion au marquage des tombes peut être apprise d’ici, comme il est écrit : « Tu ne mettras pas d’obstacle devant l’aveugle » (Lévitique 19:14). Rav Pappa a dit que l’obligation est suggérée dans le verset : « Et Il dira : Frayez, frayez, dégagez le chemin, ôtez l’obstacle du chemin de Mon peuple » (Isaïe 57:14), ce qui indique que les routes doivent être dégagées de tous les obstacles et dangers.
רַב חִינָּנָא אָמַר: ״הָרִימוּ מִכְשׁוֹל מִדֶּרֶךְ עַמִּי״. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: ״וְהוֹדַעְתָּ לָהֶם אֶת הַדֶּרֶךְ אֲשֶׁר יֵלְכוּ בָהּ״.
Rav Ḥinnana a dit : Cela peut être déduit de la fin de ce même verset : « Ôtez l’obstacle du chemin de Mon peuple » (Isaïe 57:14). Rabbi Yehoshua, fils de Rav Idi, a dit : Cela peut être déduit du verset : « Tu leur montreras le chemin dans lequel ils doivent marcher » (Exode 18:20), c’est-à-dire qu’il faut réparer correctement les routes, ce qui inclut le fait de signaler les tombes.
מָר זוּטְרָא אָמַר: ״וְהִזַּרְתֶּם אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מִטּוּמְאָתָם״. רַב אָשֵׁי אָמַר: ״וּשְׁמַרְתֶּם אֶת מִשְׁמַרְתִּי״ — עֲשׂוּ מִשְׁמֶרֶת לְמִשְׁמַרְתִּי.
Mar Zutra a dit qu’une allusion à cette obligation se trouve dans le verset « Ainsi vous séparerez les enfants d’Israël de leur impureté » (Lévitique 15:31), ce qui indique qu’il faut avertir les gens de se tenir éloignés de ce qui pourrait les rendre rituellement impurs. Rav Ashi a dit que cela est dérivé du verset : « Et vous garderez Ma charge » (Lévitique 18:30), ce qui signifie que vous devez établir une sauvegarde pour Ma charge, c’est-à-dire que des mesures de protection doivent être mises en place pour empêcher les gens de transgresser la halakha, tâche qui comprend le fait d’éloigner les gens de l’impureté rituelle en marquant les tombes, afin qu’ils n’en viennent pas à transmettre l’impureté rituelle à la teruma ou à d’autres objets consacrés.
רָבִינָא אָמַר: ״וְשָׂם דֶּרֶךְ אַרְאֶנּוּ בְּיֵשַׁע אֱלֹהִים״.
Et enfin, Ravina dit : Cette obligation est évoquée dans le verset « Et à celui qui ordonne sa voie, Je montrerai le salut de Dieu » (Psaumes 50:23), ce qui signifie qu’il faut marquer les chemins qui sont rituellement purs et sur lesquels il convient de marcher.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַשָּׁם אוֹרְחוֹתָיו — זוֹכֶה וְרוֹאֶה בִּישׁוּעָתוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׂם דֶּרֶךְ״, אַל תִּקְרֵי ״וְשָׂם״, אֶלָּא: ״וְשָׁם דֶּרֶךְ״ — ״אַרְאֶנּוּ בְּיֵשַׁע אֱלֹהִים״.
Concernant le verset des Psaumes cité ci-dessus, Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Quiconque évalue ses voies dans ce monde et réfléchit à la manière d’agir de la façon la plus appropriée possible mérite de voir le salut du Saint, béni soit-Il, comme il est dit : « Et à celui qui ordonne sa voie. » Ne lis pas cela comme vesam, qui ordonne ; mais plutôt, lis-le comme vesham, et évalue. Selon cette lecture, le verset indique que celui qui évalue ses voies, je lui montrerai le salut de Dieu.
רַבִּי יַנַּאי הֲוָה לֵיהּ הָהוּא תַּלְמִידָא דְּכׇל יוֹמָא הֲוָה מַקְשֵׁי לֵיהּ, בְּשַׁבְּתָא דְרִיגְלָא לָא הֲוָה מַקְשֵׁי לֵיהּ,
Rabbi Yannai avait un certain élève qui soulevait des difficultés au sujet de ses enseignements chaque jour pendant qu’ils étudiaient. Le Shabbat d’une Fête, lorsque le public plus large venait entendre la leçon, l’élève ne soulevait aucune difficulté, de peur que Rabbi Yannai ne manque d’une réponse immédiate et n’en éprouve de la gêne.