Drashot AI Logo
״מַדְלִין״ — שַׁלּוֹפֵי. כְּדִתְנַן: הַמֵּידֵל בַּגְּפָנִים, כְּשֵׁם שֶׁהוּא מֵידֵל בְּשֶׁלּוֹ — כָּךְ הוּא מֵידֵל בְּשֶׁל עֲנִיִּים, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בְּשֶׁלּוֹ רַשַּׁאי, וְאֵינוֹ רַשַּׁאי בְּשֶׁל עֲנִיִּים.
on peut puiser signifie que l’on peut arracher une partie des légumes qui poussent très serrés les uns contre les autres. La baraita vient enseigner qu’il est permis d’éclaircir une plate-bande pendant les jours intermédiaires d’une fête afin de manger pendant la fête ceux qu’il enlève, mais qu’il est interdit de le faire afin d’améliorer l’apparence de ceux qui restent. Comme nous l’avons appris dans une michna (Pe’a 7:5) : Celui qui éclaircit [meidel] les vignes dans son vignoble, de même qu’il peut éclaircir ses propres vignes, de même aussi il peut éclaircir les vignes mises de côté pour les pauvres. Puisqu’il le fait pour le bien des vignes, il peut aussi éclaircir ce qu’il laisse aux pauvres ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda. Rabbi Meir n’est pas d’accord et dit : Ses propres vignes, il lui est permis de les éclaircir, mais il ne lui est pas permis d’éclaircir les vignes mises de côté pour les pauvres. Cette michna indique que le terme meidel peut être employé au sens d’éclaircir et ne renvoie pas seulement au fait de puiser de l’eau.
אֲמַר לֵיהּ, וְהָתַנְיָא: מַדְלִין מַיִם לִירָקוֹת כְּדֵי לְאוֹכְלָן! אֲמַר לֵיהּ: אִי תַּנְיָא — תַּנְיָא.
Ravina dit à Rabba Tosefa’a : Mais n’a-t-il pas été explicitement enseigné dans une baraita : On peut puiser de l’eau pour irriguer des légumes afin de les manger ? Rabba Tosefa’a lui dit : Si cela est enseigné explicitement dans une baraita, la halakha est conforme à ce qui est enseigné, et je rétracte ma déclaration.
וְאֵין עוֹשִׂין עוּגִיּוֹת לַגְּפָנִים. מַאי עוּגִיּוֹת? אָמַר רַב יְהוּדָה: בַּנְכֵּי. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵלּוּ הֵן עוּגִיּוֹת — בְּדִידִין שֶׁבְּעִיקָּרֵי זֵיתִים וְשֶׁבְּעִיקָּרֵי גְפָנִים.
§ Il a été enseigné dans la michna : Et l’on ne peut pas creuser des fossés circulaires [ugiyyot] autour des bases des vignes pendant les jours intermédiaires d’une fête. La Guemara demande : Que sont les ugiyyot ? Rav Yehouda a dit : Ce sont ce qu’on appelle en araméen binkei, des fossés circulaires autour des vignes. La Guemara note que cela est également enseigné dans une baraita : Voici ce que sont les ugiyyot : Bedidin, des fossés circulaires autour des bases des oliviers et autour des bases des vignes.
אִינִי? וְהָא רַב יְהוּדָה שְׁרָא לִבְנֵי בַּר צֵיתַאי לְמֶעְבַּד בַּנְכֵּי לְכַרְמֵיהוֹן! לָא קַשְׁיָא הָא בְּחַדְתֵי, הָא בְּעַתִּיקֵי.
La Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Est-il interdit de creuser des fossés circulaires pendant les jours intermédiaires de la fête ? Rav Yehouda n’a-t-il pas permis à la famille de bar Tzitai de construire des fossés circulaires pour leurs vignobles pendant les jours intermédiaires d’une fête ? La Guemara répond : Il n’y a pas de difficulté. Cette source, c’est-à-dire la michna qui interdit cette pratique, parle du creusement de fossés nouveaux. Cette autre source, c’est-à-dire la décision de Rav Yehouda qui permet de creuser de tels fossés, parle des anciens, qui ont seulement besoin d’être nettoyés.
רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: אֵין עוֹשִׂין אֶת הָאַמָּה. בִּשְׁלָמָא מוֹעֵד — מִשּׁוּם דְּקָא טָרַח, אֶלָּא שְׁבִיעִית מַאי טַעְמָא?
§ Il a été enseigné dans la clause suivante de la michna que Rabbi Elazar ben Azarya dit : on ne peut pas construire un nouveau canal d’eau pendant les jours intermédiaires d’une fête ou pendant l’Année sabbatique. La Guemara demande : Certes, il lui est interdit de le faire pendant les jours intermédiaires d’une fête, parce que ce faisant il se fatigue excessivement pendant la fête. Mais quelle est la raison pour laquelle cela est interdit pendant l’Année sabbatique, alors que seuls les travaux qui favorisent la croissance des plantes sont interdits ?
פְּלִיגוּ בַּהּ רַבִּי זֵירָא וְרַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל. חַד אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּעוֹדֵר. וְחַד אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁיר אֲגַפֶּיהָ לִזְרִיעָה.
La Guemara répond : Rabbi Zeira et Rabbi Abba bar Memel étaient en désaccord au sujet de cette question. L’un d’eux a dit : Cela est interdit parce que cela apparaît aux autres comme s’il bêchait son champ. Comme les observateurs ne savent pas qu’il ne fait que creuser un canal d’eau, ils le soupçonnent de travailler sa terre pendant l’année sabbatique. Et l’autre a dit : Cela est interdit parce qu’il prépare ainsi les berges du canal pour la plantation, car lorsqu’il creuse le canal, il entasse la terre fraîche, propre à la plantation, sur ses deux berges.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּקָא אָתוּ מַיָּא בָּתְרֵיהּ. מַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁיר אֲגַפֶּיהָ לִזְרִיעָה — אִיכָּא, וּמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּעוֹדֵר — לֵיכָּא.
La Guemara demande : Quelle est la différence halakhique pratique entre eux ? La Guemara répond : Il y a une différence halakhique pratique entre eux dans un cas où l’eau arrive dans le canal immédiatement après qu’il l’a creusé. Selon celui qui a dit que creuser un canal d’eau est interdit parce qu’il prépare ainsi ses berges pour la plantation, il y a encore une interdiction, car ici aussi il entasse la terre fraîche sur les berges du canal. Mais selon celui qui a dit que c’est interdit parce que cela donne l’impression qu’il bine, il n’y a pas d’interdiction ici, car l’arrivée immédiate de l’eau rend évident qu’il creuse un canal d’eau.
וּלְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּעוֹדֵר, לֵיחוּשׁ מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁיר אֲגַפֶּיהָ לִזְרִיעָה? אֶלָּא, אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּקָא שָׁקֵיל מִינֵּיהּ וְשָׁדֵי לְבָרַאי. לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁיר אֲגַפֶּיהָ לִזְרִיעָה — לֵיכָּא. לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּעוֹדֵר — אִיכָּא.
La Guemara demande : Mais selon celui qui a dit que creuser un canal d’eau est interdit parce que cela donne l’impression qu’il bine, qu’il se préoccupe du fait que celui qui creuse, ce faisant, prépare les berges du canal pour les semailles et rende le creusement interdit dans ce cas également. Plutôt, il faut expliquer la question autrement, de sorte qu’il y ait une différence pratique entre eux dans un cas où il prend la terre qu’il extrait du canal et la jette à une distance considérable à l’extérieur. Selon celui qui a dit que c’est interdit parce qu’il prépare ainsi les berges du canal pour les semailles, il n’y a pas d’interdit ici, puisqu’il ne les prépare pas pour les semailles. Mais selon celui qui a dit que c’est interdit parce que cela donne l’impression qu’il bine, il y a un interdit ici, car ici aussi, cela donne l’impression qu’il bine.
וּלְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁיר אֲגַפֶּיהָ לִזְרִיעָה, לֵיחוּשׁ מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּעוֹדֵר! עוֹדֵר נָמֵי, כִּי קָא שָׁקֵיל, בְּדוּכְתֵּיהּ מַנַּח לֵיהּ.
La Guemara demande : Mais selon celui qui a dit que creuser un canal d’eau est interdit parce qu’il prépare ainsi ses berges pour la plantation, qu’il se préoccupe donc du fait que celui qui creuse semble être en train de biner. La Guemara répond que cela n’est pas une préoccupation, car il est aussi vrai au sujet de celui qui bine que, lorsqu’il prend une motte de terre, il la remet ensuite à sa place. Par conséquent, puisque l’on jette la terre excavée au loin, il est immédiatement évident qu’il n’est pas en train de biner, mais plutôt de creuser un canal d’eau.
אַמֵּימָר מַתְנֵי לַהּ מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּעוֹדֵר, וְקַשְׁיָא לֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אַדְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: וּמִי אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה כׇּל שֶׁנִּרְאֶה כְּעוֹדֵר אָסוּר?
Ameimar enseignait cette michna comme affirmant explicitement que Rabbi Elazar ben Azarya dit qu’on ne peut pas creuser un nouveau canal d’eau pendant l’Année sabbatique parce que cela donne l’impression qu’il bine son champ, et il a donc trouvé une difficulté entre cette déclaration de Rabbi Elazar ben Azarya et une autre déclaration de Rabbi Elazar ben Azarya. La difficulté est la suivante : Rabbi Elazar ben Azarya a-t-il réellement dit que toute action qui le fait paraître comme s’il binait est interdite ?
וּרְמִינְהִי: עוֹשֶׂה אָדָם אֶת זִבְלוֹ אוֹצָר. רַבִּי מֵאִיר אוֹסֵר, עַד שֶׁיַּעֲמִיק שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, אוֹ עַד שֶׁיַּגְבִּיהַּ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. הָיָה לוֹ דָּבָר מוּעָט — מוֹסִיף עָלָיו וְהוֹלֵךְ.
On peut susciter une contradiction à cette affirmation à partir d’une michna (Shevi’it 3:3) qui déclare : Une personne peut entasser son fumier dans son champ pendant l’Année sabbatique afin qu’il devienne un dépôt, et il n’y a pas lieu de craindre que cela paraisse comme si elle fertilisait son champ. Rabbi Meir interdit cela à moins qu’il n’approfondisse la zone de stockage du fumier de trois palmes sous le sol ou ne la surélève de trois palmes au-dessus de la surface du sol, afin que cela ne paraisse pas comme s’il fertilisait son champ. Si elle avait déjà une petite quantité de fumier dans ce tas avant l’Année sabbatique, elle peut continuer à y en ajouter, et il n’y a pas lieu de s’en inquiéter.
רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹסֵר עַד שֶׁיַּעְמִיק שְׁלֹשָׁה אוֹ עַד שֶׁיַּגְבִּיהַּ שְׁלֹשָׁה, אוֹ עַד שֶׁיִּתֵּן עַל הַסֶּלַע!
Rabbi Elazar ben Azarya interdit d’entasser son fumier dans son champ à moins qu’il n’approfondisse la zone de stockage du fumier de trois palmes au-dessous de la surface du sol, ou qu’il ne le surélève de trois palmes au-dessus de la surface, ou qu’il ne le place sur un rocher. En tout état de cause, il semble que, selon Rabbi Elazar ben Azarya, il lui soit permis de creuser un trou dans le sol afin d’y déposer son fumier, bien qu’il puisse sembler qu’il bine la terre.
רַבִּי זֵירָא וְרַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל, חַד אָמַר: כְּגוֹן שֶׁהֶעֱמִיק, וְחַד אָמַר: זִיבְלוֹ מוֹכִיחַ עָלָיו.
Rabbi Zeira et Rabbi Abba bar Memel ont tous deux proposé des solutions à cette difficulté : L’un d’eux a dit : Le cas dans cette seconde michna est celui où il avait déjà approfondi la fosse de trois palmes durant la sixième année. Et l’autre a dit : Son tas de fumier est une preuve qu’il a seulement l’intention d’enterrer le fumier et non de biner le champ.
וּמְתַקְּנִין אֶת הַמְקוּלְקֶלֶת בַּמּוֹעֵד. מַאי מְקוּלְקֶלֶת? אָמַר רַבִּי אַבָּא: שֶׁאִם הָיְתָה עֲמוּקָּה טֶפַח — מַעֲמִידָהּ עַל שִׁשָּׁה טְפָחִים.
§ Il a été enseigné dans la michna que les Rabbins disent : On peut réparer un canal d’eau endommagé pendant les jours intermédiaires d’une fête. Qu’entend-on par un canal d’eau endommagé ? Rabbi Abba a dit que s’il avait maintenant une paume de profondeur parce qu’il s’était rempli de sédiments, on peut le curer jusqu’à le rétablir à sa profondeur initiale de six paumes.
פְּשִׁיטָא, חֲצִי טֶפַח עַל שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, כֵּיוָן דְּלָא עָבַר מַיָּא — לָא כְּלוּם הוּא. טִפְחַיִים עַל שְׁנֵים עָשָׂר, דְּקָא טָרַח טִירְחָא יַתִּירָא — לָא.
Sur la base de cette décision, la Guemara clarifie plusieurs questions pratiques : Il est évident que si le canal a une profondeur de une demi-paume et qu’il veut le rétablir à une profondeur de trois paumes, puisque l’eau ne s’écoule pas dans un canal profond de trois paumes en quantité suffisante, ce n’est rien du tout, et il est certainement interdit de se donner de la peine pour un travail qui procure un bénéfice insignifiant. De même, si le canal a une profondeur de deux paumes et qu’il veut l’approfondir jusqu’à douze paumes, même s’il conserve le même rapport que dans le cas de Rabbi Abba, puisque cela implique un effort excessif, non, cela non plus n’est pas permis.
טִפְחַיִים עַל שִׁבְעָה מַהוּ? הָכָא חֲמִשָּׁה קָא מַעֲמֵיק, וְהָכָא חֲמִשָּׁה קָא מַעֲמֵיק, אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּאִיכָּא טֶפַח יַתִּירָא — אִיכָּא טִירְחָא טְפֵי? תֵּיקוּ.
Cependant, dans un cas où le canal a une profondeur de deux palmes et où il veut l’approfondir jusqu’à sept palmes, quelle est la halakha ? La Guemara explique les deux aspects de la question de savoir si cela peut être comparé au cas de la michna : Ici, dans le cas du curage d’un canal profond d’une palme afin de rétablir sa profondeur à six palmes, il approfondit le canal de cinq palmes, et de même ici, dans le cas où l’on approfondit le canal de deux à sept palmes, il veut également l’approfondir de cinq palmes, et cela devrait donc être permis. Ou peut-être, puisqu’il y a une palme supplémentaire de profondeur, se pencher pour creuser cette palme supplémentaire demande un effort plus grand, ce qui est inutile, et il est donc possible que cela doive être interdit. La Guemara déclare que le dilemme reste sans résolution.
אַבָּיֵי שְׁרָא לִבְנֵי בַּר הַמְדָּךְ לְשַׁחוֹפֵי נַהֲרָא. רַבִּי יִרְמְיָה שְׁרָא לְהוּ לִבְנֵי סָכוּתָא לְמִיכְרֵא נַהֲרָא טְמִימָא. רַב אָשֵׁי שְׁרָא לְהוּ לִבְנֵי מָתָא מַחְסֵיָא לְאַקְדּוֹחֵי נְהַר בּוּרְנִיץ. אֲמַר: כֵּיוָן דְּשָׁתוּ מִינֵּיהּ רַבִּים — כְּרַבִּים דָּמֵי, וּתְנַן: עוֹשִׂין כׇּל צוֹרְכֵי רַבִּים.
Il a été rapporté que Abaye permit aux habitants de Bar Hamdakh d’enlever les branches des arbres de la rivière pendant les jours intermédiaires d’une fête. Rabbi Yirmeya permit aux habitants de Sekhavta de draguer une rivière qui s’était obstruée. Rav Ashi permit aux habitants de sa ville, les gens de Mata Meḥasya, de nettoyer la proche rivière Burnitz. Il dit : Puisque le public en boit, cela est considéré comme un besoin public, et nous avons appris dans la michna que l’on peut s’occuper de tous les autres besoins publics pendant les jours intermédiaires d’une fête.
וּמְתַקְּנִין אֶת
§ Il a été enseigné dans la mishna : Pendant les jours intermédiaires d’une fête, on peut réparer

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria