שֶׁנִּכְנָס לִשְׁבִיעִית, וְקָצִיר שֶׁל שְׁבִיעִית שֶׁיָּצָא לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית.
qui est entrée dans l’Année sabbatique, c’est-à-dire labourer pendant la sixième année de manière à profiter aux cultures qui poussent durant la septième année, et la récolte des productions de l’Année sabbatique qui se sont prolongées jusqu’à la fin de l’Année sabbatique, c’est-à-dire récolter la production de la septième année qui a continué à pousser jusqu’à la huitième année.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: מָה חָרִישׁ רְשׁוּת, אַף קָצִיר — רְשׁוּת, יָצָא קְצִיר הָעוֹמֶר שֶׁהִיא מִצְוָה!
Rabbi Yishmaël dit que ce verset doit être compris comme se rapportant au Shabbat et non à l’Année sabbatique, conformément au sens simple du verset. Il enseigne ce qui suit : De même que seul le labourage facultatif est interdit pendant Shabbat, puisqu’il n’existe aucun cas où labourer accomplit une mitsva biblique, de même, seule la moisson facultative est interdite, à l’exclusion de la moisson de l’offrande du omer, qui est une mitsva, et qui est par conséquent permise pendant Shabbat. Néanmoins, la première opinion citée dans la baraita, celle de Rabbi Akiva, soutient que l’interdiction de labourer à la veille de l’Année sabbatique est dérivée d’un verset explicite.
אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: כִּי גְּמִירִי הִלְכְתָא — לְמִישְׁרֵי יַלְדָּה. קְרָאֵי — לְמֵיסַר זְקֵינָה.
Au contraire, Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Lorsque nous avons appris cela comme une halakha transmise à Moïse au Sinaï, c’était pour permettre de labourer dans le cas de jeunes plants jeunes jusqu’à Roch Hachana. En revanche, les versets qui ont été cités viennent interdire de labourer dans le cas d’arbres matures et bien enracinés trente jours avant Roch Hachana de l’Année sabbatique.
וְכֵיוָן דְּהִלְכְתָא לְמִשְׁרֵי יַלְדָּה, לָאו מִמֵּילָא זְקֵינָה אֲסִירָה?!
La Guemara demande : Mais puisque la halakha transmise à Moïse au Sinaï vient permettre de labourer dans le cas de jeunes plants jeunes jusqu’à Roch Hachana, n’en découle-t-il pas automatiquement que, dans le cas d’arbres matures, labourer est interdit avant Roch Hachana ? Par conséquent, non seulement la permission, mais aussi l’interdiction ont été apprises par tradition comme une halakha transmise à Moïse au Sinaï, et non des versets.
אֶלָּא: הִלְכְתָא לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, קְרָאֵי לְרַבִּי עֲקִיבָא.
Au contraire, la halakha transmise à Moïse au Sinaï constitue le fondement de l’interdiction de labourer à la veille de l’Année sabbatique selon l’opinion de Rabbi Yishmael, qui interprète le verset comme se rapportant au Shabbat, et non à l’Année sabbatique, tandis que les versets constituent le fondement de l’interdiction selon l’opinion de Rabbi Akiva.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: רַבָּן גַּמְלִיאֵל וּבֵית דִּינוֹ מִדְּאוֹרָיְיתָא בַּטֻּל לְהוּ.
La Guemara a précédemment cité Rabbi Yitzḥak, qui a expliqué comment le tribunal de Rabban Gamliel a annulé l’extension de l’interdiction de labourer avant l’Année sabbatique qui avait été promulguée par Beit Shammai et Beit Hillel. La Guemara cite maintenant un autre avis, selon lequel le tribunal de Rabban Gamliel a aboli entièrement l’interdiction de labourer avant l’Année sabbatique. Et Rabbi Yoḥanan a dit que Rabban Gamliel et son tribunal ont annulé les restrictions concernant le travail de la terre à la veille de l’Année sabbatique sur la base d’une source écrite dans la Torah.
מַאי טַעְמָא? גָּמַר ״שַׁבָּת״ ״שַׁבָּת״ מִשַּׁבַּת בְּרֵאשִׁית. מָה לְהַלָּן — הִיא אֲסוּרָה לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ מוּתָּרִין, אַף כָּאן — הִיא אֲסוּרָה לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ מוּתָּרִין.
Quelle en est la raison ? Il l’apprend au moyen d’une analogie verbale entre le mot Shabbat mentionné au sujet de l’Année sabbatique dans le verset : « Mais la septième année sera un Shabbat de repos solennel pour la terre » (Lévitique 25:4), et le mot Shabbat mentionné au sujet du Shabbat hebdomadaire, qui commémore le Shabbat de la Création. De même que là-bas, pendant le Shabbat lui-même il est interdit d’accomplir un travail, mais avant et après le Shabbat cela est permis, de même ici, dans le cas de l’Année sabbatique, pendant l’Année sabbatique elle-même il est interdit d’accomplir un travail, mais avant et après l’Année sabbatique cela est permis.
מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: מַאן דְּאָמַר הִלְכְתָא — אָתְיָא גְּזֵרָה שָׁוָה עָקְרָה הִלְכְתָא? וּמַאן דְּאָמַר קְרָא — אָתְיָא גְּזֵרָה שָׁוָה עָקְרָה קְרָא?
Rav Ashi s’oppose fermement à cela : Si Rabban Gamliel et son tribunal ont annulé les restrictions sur la base d’une analogie verbale, alors, selon celui qui a dit que l’interdiction de labourer trente jours avant Roch Hachana de l’Année sabbatique est une halakha transmise à Moïse au Sinaï, une analogie verbale peut-elle venir et déraciner une halakha transmise à Moïse au Sinaï ? Et, de même, selon celui qui a dit que l’interdiction de labourer est dérivée d’un verset, une analogie verbale peut-elle venir et déraciner un verset ?
אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: רַבָּן גַּמְלִיאֵל וּבֵית דִּינוֹ סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּאָמַר הִלְכְתָא גְּמִירִי לַהּ. וְכִי גְּמִירִי הִלְכְתָא, בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים — דּוּמְיָא דְּנִיסּוּךְ הַמַּיִם. אֲבָל בִּזְמַן שֶׁאֵין בֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים — לָא.
Au contraire, Rav Ashi a dit : Rabban Gamliel et son tribunal ont statué conformément à l’opinion de Rabbi Yishmael, qui a dit qu’ils ont appris cela comme une halakha transmise à Moïse au Sinaï. Mais ils n’ont appris cette halakha qu’en ce qui concerne la période où le Temple est debout. Cela est démontré par le fait qu’elle est semblable à l’autre halakha énoncée avec elle, celle de la libation d’eau, qui faisait partie du service dans le Temple. Mais lorsque le Temple n’est pas debout cette halakha ne s’applique pas, et par conséquent Rabban Gamliel et son tribunal ont annulé l’interdiction après la destruction du Temple.
אֲבָל לֹא מִמֵּי הַגְּשָׁמִים וּמִמֵּי הַקִּילוֹן. בִּשְׁלָמָא מֵי קִילוֹן — אִיכָּא טִירְחָא יַתִּירָא, אֶלָּא מֵי גְּשָׁמִים מַאי טִירְחָא אִיכָּא?
§ Il a été enseigné dans la michna : Cependant, on ne peut pas irriguer un champ pendant les jours intermédiaires d’une fête avec de l’eau de pluie recueillie dans une citerne ni avec de l’eau puisée à l’aide d’un shadoof. La Guemara demande : Soit, irriguer un champ avec de l’eau puisée à l’aide d’un shadoof implique un effort excessif, et c’est donc interdit pendant les jours intermédiaires d’une fête. Mais quel effort excessif y a-t-il à irriguer un champ avec de l’eau de pluie ? L’eau de pluie s’accumule d’elle-même, et il suffit simplement de l’acheminer là où elle est nécessaire.
אָמַר רַבִּי אִילְעָא אָמַר יוֹחָנָן: גְּזֵירָה מֵי גְשָׁמִים אַטּוּ מֵי קִילוֹן. רַב אָשֵׁי אָמַר: מֵי גְשָׁמִים גּוּפַיְיהוּ לִידֵי מֵי קִילוֹן אָתוּ.
Rabbi Ile’a a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Un décret rabbinique a été promulgué au sujet de l’eau de pluie en raison de sa ressemblance avec de l’eau puisée à l’aide d’un shadoof. Rav Ashi a dit : L’eau de pluie elle-même finira par devenir comme de l’eau puisée à l’aide d’un shadoof. Une fois que le niveau de l’eau de pluie recueillie baisse, il deviendra nécessaire de la puiser avec un seau, une procédure impliquant un effort excessif.
וְקָמִיפַּלְגִי בִּדְרַבִּי זֵירָא. דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבָּה בַּר יִרְמְיָה אָמַר שְׁמוּאֵל: נְהָרוֹת הַמּוֹשְׁכִין מַיִם מִן הָאֲגַמִּים מוּתָּר לְהַשְׁקוֹת מֵהֶן בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.
La Guemara commente : Rabbi Ile’a et Rav Ashi sont en désaccord au sujet de la décision rendue par Rabbi Zeira, car Rabbi Zeira a dit que Rabba bar Yirmeya a dit que Shmuel a dit : En ce qui concerne les cours d’eau qui tirent leur eau de bassins d’eau accumulée, il est permis d’irriguer son champ pendant les jours intermédiaires d’une fête, car le débit de l’eau est constant.
מָר אִית לֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא, וּמָר לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא.
Un Sage, Rav Ashi, est d'avis que la décision est conforme à l’opinion de Rabbi Zeira, car il n’interdit que l’irrigation avec de l’eau de pluie, parce que la réserve pourrait venir à manquer, mais il n’interdit pas l’arrosage à partir d’une source dont le débit est constant. Et un Sage, Rabbi Yoḥanan, n'est pas d'avis que la décision est conforme à l’opinion de Rabbi Zeira, car il interdit l’irrigation avec de l’eau de pluie en raison de sa ressemblance avec de l’eau puisée à l’aide d’un shadoof. Cela s’applique indépendamment du fait que le niveau de l’eau de pluie baisse ou non, et par conséquent Rabbi Yoḥanan interdirait d’utiliser de l’eau recueillie même si un ruisseau y coule et qu’elle ne s’asséchera pas.
גּוּפָא, אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבָּה בַּר יִרְמְיָה אָמַר שְׁמוּאֵל: נְהָרוֹת הַמּוֹשְׁכִין מַיִם מִן הָאֲגַמִּים — מוּתָּר לְהַשְׁקוֹת מֵהֶן בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.
Après avoir mentionné la déclaration de Rabbi Zeira au cours de la discussion précédente, la Guemara examine la question elle-même. Rabbi Zeira a dit que Rabba bar Yirmeya a dit que Shmuel a dit : En ce qui concerne les cours d’eau qui tirent leur eau de bassins, il est permis d’irriguer son champ à partir d’eux pendant les jours intermédiaires d’une fête.
אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זֵירָא: אֲבָל לֹא מִמֵּי גְשָׁמִים וְלֹא מִמֵּי קִילוֹן! אֲמַר לֵיהּ: יִרְמְיָה בְּרִי, הָנֵי אַגַּמִּים דְּבָבֶל — כְּמַיָּא דְּלָא פָּסְקִי דָּמוּ.
Rabbi Yirmeya souleva une objection à Rabbi Zeira à partir de ce qui est enseigné dans la michna : Cependant, on ne peut pas irriguer un champ pendant les jours intermédiaires d’une fête avec de l’eau de pluie recueillie dans des citernes ni avec de l’eau puisée à l’aide d’un shadoof. Cela indique que, chaque fois qu’il y a une crainte que l’eau puisse s’épuiser, il est interdit d’irriguer à partir de cette source d’eau. Par conséquent, Rabbi Yirmeya voulait savoir pourquoi cette crainte n’existait pas non plus dans le cas des bassins d’eau. Rabbi Zeira lui dit : Yirmeya, mon fils, ces bassins en Babylonie sont comme une eau qui ne cesse pas de couler. Par conséquent, il n’y a pas lieu de craindre que le niveau de l’eau dans ces bassins baisse au point qu’il devienne nécessaire de puiser l’eau avec des seaux.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַפְּסִיקוֹת וְהַבְּרֵיכוֹת שֶׁנִּתְמַלְּאוּ מַיִם מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב — אָסוּר לְהַשְׁקוֹת מֵהֶן בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. וְאִם הָיְתָה אַמַּת הַמַּיִם עוֹבֶרֶת בֵּינֵיהֶן — מוּתָּר.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne les bassins temporaires et les bassins ordinaires qui ont été remplis d’eau la veille d’une fête, il est interdit d’irriguer son champ à partir d’eux pendant les jours intermédiaires de la fête, de peur qu’ils ne se vident et qu’il n’en vienne à se donner de la peine et à apporter de l’eau d’un autre endroit. Mais si un canal d’eau passe entre eux de sorte que l’eau s’écoule de l’un à l’autre, cela est permis.
אָמַר רַב פָּפָּא: וְהוּא שֶׁרוּבָּהּ שֶׁל אוֹתָהּ שָׂדֶה שׁוֹתָה מֵאוֹתָהּ אַמַּת הַמַּיִם. רַב אָשֵׁי אָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רוּבָּהּ שֶׁל אוֹתָהּ שָׂדֶה שׁוֹתָה, כֵּיוָן דְּקָא מָשְׁכָא וְאָתְיָא, מֵימָר אָמַר: אִי לָא שָׁתְיָא לְחַד יוֹמָא — תִּשְׁתֵּי לִתְרֵי וּתְלָתָא יוֹמֵי.
Rav Pappa a dit : Et cette permission ne s’applique que lorsque la majeure partie de ce champ peut être irriguée à partir de ce canal d’eau, de sorte que la majeure partie du champ puisse être irriguée en même temps. Dans ce cas, il n’y a pas à craindre que, lorsque l’eau viendra à manquer, il en vienne à se donner du mal pour irriguer le reste du champ à partir d’une autre source d’eau. Rav Ashi a dit : Cela s’applique même si la majeure partie de ce champ ne peut pas être irriguée à partir de ce canal d’eau en même temps. Puisque le canal amène continuellement de l’eau, renouvelant constamment son approvisionnement, même s’il le fait à un rythme lent, on se dira que, même si le champ entier ne peut pas être irrigué à partir de ce canal d’eau en une seule journée, il peut être irrigué à partir de celui-ci sur deux ou trois jours. En conséquence, il ne jugera pas nécessaire de se donner du mal pour irriguer rapidement la partie du champ qui n’a pas encore reçu son eau.
תָּנוּ רַבָּנַן: בְּרֵיכָה שֶׁנּוֹטֶפֶת מַיִם מִשְּׂדֵה בֵּית הַשְּׁלָחִין זוֹ — מוּתָּר לְהַשְׁקוֹת מִמֶּנָּה שְׂדֵה בֵּית הַשְּׁלָחִין אַחֶרֶת.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne un bassin qui reçoit des gouttes d’eau de ce champ qui nécessite une irrigation, lequel reçoit lui-même de l’eau d’une source, il est permis d’irriguer depuis ce bassin un autre champ situé en dessous de lui qui nécessite une irrigation.
וְהָא עֲבִידָא דְּפָסְקָא! אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: וַעֲדַיִין הִיא מְטַפְטֶפֶת. אָמַר אַבָּיֵי: וְהוּא שֶׁלֹּא פָּסַק מַעְיָין רִאשׁוֹן.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas probable que le bassin cesse de couler, ce qui l’obligera à fournir des efforts et à puiser de l’eau d’un autre endroit ? Rabbi Yirmeya a dit : Il s’agit du cas où le champ supérieur continue encore à laisser couler de l’eau dans le bassin et ne s’arrête pas. Abaye a dit : Et cette permission ne s’applique que lorsque l’eau de la première source qui irrigue le champ supérieur n’a pas cessé de couler. Ce n’est que dans ce cas que l’on peut se fier à l’eau qui s’écoule du champ supérieur et, par conséquent, irriguer le champ inférieur à partir du bassin.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא אוֹמֵר: שְׁתֵּי עֲרוּגוֹת זוֹ לְמַעְלָה מִזּוֹ — לֹא יִדְלֶה מִן הַתַּחְתּוֹנָה וְיַשְׁקֶה אֶת הָעֶלְיוֹנָה. יוֹתֵר עַל כֵּן אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר שִׁמְעוֹן: אֲפִילּוּ עֲרוּגָה אַחַת חֶצְיָהּ נָמוּךְ וְחֶצְיָהּ גָּבוֹהַּ — לֹא יִדְלֶה מִמָּקוֹם נָמוּךְ וְיַשְׁקֶה לְמָקוֹם גָּבוֹהַּ.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Menasya dit : En ce qui concerne deux plates-bandes situées l’une au-dessus de l’autre, on ne peut pas puiser de l’eau du canal qui alimente la plate-bande inférieure afin d’irriguer la supérieure, en raison de l’effort excessif que cela implique. De plus, Rabbi Elazar bar Shimon a dit : Même dans le cas d’une seule plate-bande, dont une moitié est plus basse et l’autre plus haute, on ne peut pas puiser de l’eau du canal qui alimente la partie inférieure afin d’irriguer la partie supérieure, même s’il s’agit de deux parties de la même plate-bande.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַדְלִין לִירָקוֹת כְּדֵי לְאוֹכְלָן, וְאִם בִּשְׁבִיל לְיַיפּוֹתָן — אָסוּר.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : On peut puiser de l’eau et irriguer des légumes afin de les manger pendant les jours intermédiaires d’une fête. Mais si on le fait afin de favoriser leur croissance et d’améliorer leur apparence, cela est interdit, car cela est considéré comme un effort inutile pendant la fête.
רָבִינָא וְרַבָּה תּוֹסְפָאָה הֲווֹ קָא אָזְלִי בְּאוֹרְחָא. חֲזוֹ לְהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה דָּלֵי דַּוְולָא בְּחוּלָּא דְּמוֹעֲדָא, אֲמַר לֵיהּ רַבָּה תּוֹסְפָאָה לְרָבִינָא: לֵיתֵי מָר לְשַׁמְּתֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: וְהָתַנְיָא: מַדְלִין לִירָקוֹת כְּדֵי לְאוֹכְלָן. אֲמַר לֵיהּ: מִי סָבְרַתְּ מַאי ״מַדְלִין״ — מַדְלִין מַיָּא? מַאי
La Guemara rapporte que Ravina et Rabba Tosefa’a étaient un jour en train de marcher sur la route lorsque ils virent un certain homme qui puisait de l’eau avec un seau pendant les jours intermédiaires d’une fête. Rabba Tosefa’a dit à Ravina : Que le Maître vienne et l’excommunie pour avoir transgressé les paroles des Sages. Ravina lui dit : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : On peut puiser pour des légumes afin de les manger, et ainsi il n’a pas commis de transgression. Rabba Tosefa’a lui dit : Soutiens-tu que ce qui est signifié par on peut puiser [madlin] est que l’on peut puiser de l’eau afin d’irriguer les légumes ? Il n’en est pas ainsi. Au contraire, ce qui est signifié par