וְקוֹרִין שִׁבְעָה, וְיוֹצְאִין. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: לֹא שֶׁיֵּלְכוּ וִיטַיְּילוּ בַּשּׁוּק, אֶלָּא יוֹשְׁבִין וְדָוִוין.
et sept personnes lisent dans la Torah. Et ensuite elles s'en vont et prient chacune de leur côté. Rabbi Yehoshua ben Korḥa dit : Ce n’est pas qu’elles se promènent ensuite sur la place du marché, mais plutôt qu’elles s’assoient chez elles dans un deuil silencieux.
וְאֵין אוֹמְרִים שְׁמוּעָה וְאַגָּדָה בְּבֵית הָאֵבֶל. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן גַּמְלִיאֵל שֶׁהָיָה אוֹמֵר שְׁמוּעָה וְאַגָּדָה בְּבֵית הָאֵבֶל.
Et, de plus, on ne peut pas parler de halakha ou d’aggada dans une maison de deuil, car c’est une activité qui apporte de la joie aux gens. Il a été dit de Rabbi Ḥananya ben Gamliel qu’il parlait de halakha et d’aggada dans une maison de deuil.
תָּנוּ רַבָּנַן: אָבֵל, שַׁבָּת רִאשׁוֹנָה — אֵינוֹ יוֹצֵא מִפֶּתַח בֵּיתוֹ, שְׁנִיָּה — יוֹצֵא וְאֵינוֹ יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ, שְׁלִישִׁית — יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ וְאֵינוֹ מְדַבֵּר, רְבִיעִית — הֲרֵי הוּא כְּכׇל אָדָם.
§ Les Sages ont enseigné la baraita suivante : Pendant la première semaine après son deuil, l’endeuillé ne peut pas sortir du seuil de sa maison. Pendant la deuxième semaine, il peut sortir, mais il ne peut pas s’asseoir à sa place habituelle dans la synagogue. Pendant la troisième semaine, il peut s’asseoir à sa place habituelle, mais il ne peut pas parler. Pendant la quatrième semaine, il est comme toute autre personne.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא הוּצְרְכוּ לוֹמַר שַׁבָּת רִאשׁוֹנָה לֹא יֵצֵא מִפֶּתַח בֵּיתוֹ, שֶׁהֲרֵי הַכֹּל נִכְנָסִין לְבֵיתוֹ לְנַחֲמוֹ. אֶלָּא: שְׁנִיָּה — אֵינוֹ יוֹצֵא מִפֶּתַח בֵּיתוֹ, שְׁלִישִׁית — יוֹצֵא וְאֵינוֹ יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ, רְבִיעִית — יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ וְאֵינוֹ מְדַבֵּר, חֲמִישִׁית — הֲרֵי הוּא כְּכׇל אָדָם.
Rabbi Yehouda dit : Il n’était pas nécessaire de dire que pendant la première semaine le endeuillé ne peut pas sortir du seuil de sa maison. Cela ne nous apprend rien de nouveau, car à ce moment-là tout le monde entre dans sa maison pour le consoler. Au contraire, pendant la deuxième semaine, il ne peut pas sortir du seuil de sa maison. Pendant la troisième semaine, il peut sortir, mais il ne peut pas s’asseoir à sa place habituelle dans la synagogue. Pendant la quatrième semaine, il peut s’asseoir à sa place habituelle, mais il ne peut pas parler. Pendant la cinquième semaine, il est comme toute autre personne.
תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם לַנִּישּׂוּאִין. מֵתָה אִשְׁתּוֹ — אָסוּר לִישָּׂא אִשָּׁה אַחֶרֶת עַד שֶׁיַּעַבְרוּ עָלָיו שְׁלֹשָׁה רְגָלִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רֶגֶל רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי — אָסוּר, שְׁלִישִׁי — מוּתָּר.
§ Les Sages ont enseigné une autre baraita : Pendant toute la période de trente jours de deuil, il est interdit de se marier. Si la femme d’un homme est morte, il lui est interdit d’épouser une autre femme jusqu’à ce que trois Fêtes soient passées depuis son décès. Rabbi Yehouda dit : Jusqu’à ce que les première et deuxième Fêtes soient passées, il lui est interdit de se marier ; avant la troisième Fête, cependant, cela lui est permis.
וְאִם אֵין לוֹ בָּנִים — מוּתָּר לִישָּׂא לְאַלְתַּר מִשּׁוּם בִּיטּוּל פְּרִיָּה וּרְבִיָּה. הִנִּיחָה לוֹ בָּנִים קְטַנִּים — מוּתָּר לִישָּׂא לְאַלְתַּר מִפְּנֵי פַרְנָסָתָן.
Et s’il n’a pas d’enfants, il lui est permis d’épouser une autre femme immédiatement en raison de la nécessité de ne pas négliger la mitsva de croître et multiplier. Puisqu’il n’a pas encore accompli la mitsva de procréation, il est toujours tenu d’épouser une femme. Tout retard pourrait entraîner une occasion de mariage manquée. De même, si sa femme est morte et lui a laissé de jeunes enfants, il lui est permis d’épouser une autre femme immédiatement, afin qu’elle puisse prendre soin d’eux.
מַעֲשֶׂה שֶׁמֵּתָה אִשְׁתּוֹ שֶׁל יוֹסֵף הַכֹּהֵן, וְאָמַר לַאֲחוֹתָהּ בְּבֵית הַקְּבָרוֹת: לְכִי וּפַרְנְסִי אֶת בְּנֵי אֲחוֹתֵךְ, וְאַף עַל פִּי כֵן לֹא בָּא עָלֶיהָ אֶלָּא לִזְמַן מְרוּבֶּה. מַאי לִזְמַן מְרוּבֶּה? אָמַר רַב פָּפָּא: לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם.
Il y eut un incident lorsque la femme de Yosef le Prêtre mourut, et il dit à sa sœur au cimetière immédiatement après les funérailles : Va t’occuper des enfants de ta sœur. En d’autres termes, il laissait entendre qu’il souhaitait l’épouser immédiatement. Mais malgré cela, bien qu’il l’ait épousée immédiatement, il n’eut pas de relations sexuelles avec elle pendant longtemps par la suite. La Guemara demande : Que signifie l’expression : Longtemps ? Rav Pappa a dit : Après trente jours.
תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם לְגִיהוּץ, אֶחָד כֵּלִים חֲדָשִׁים וְאֶחָד כֵּלִים יְשָׁנִים יוֹצְאִין מִתּוֹךְ הַמַּכְבֵּשׁ. רַבִּי אוֹמֵר: לֹא אָסְרוּ אֶלָּא כֵּלִים חֲדָשִׁים בִּלְבָד. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לֹא אָסְרוּ אֶלָּא כֵּלִים חֲדָשִׁים לְבָנִים בִּלְבָד.
§ Les Sages ont enseigné encore une autre baraita : Pendant toute la période de trente jours de deuil, il est interdit de porter des vêtements repassés, qu’il s’agisse de vêtements neufs ou de vieux vêtements sortis de la presse, car les vêtements repassés paraissent neufs. Rabbi Yehouda HaNassi n’est pas d’accord et dit : Les Sages n’ont interdit de porter que des vêtements neufs. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, dit : Ils ont interdit de porter uniquement des vêtements blancs neufs.
אַבָּיֵי נָפֵיק בִּגְרָדָא דְסַרְבָּלָא כְּרַבִּי. רָבָא נָפֵיק בְּחִימּוּצְתָּא רוֹמִיתָא סוּמַּקְתָּא חַדְתִּי כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.
La Guemara rapporte que Abaye sortit alors qu’il était en deuil dans un vieux vêtement blanc, conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi. Rava, en revanche, sortit dans un manteau romain rouge neuf, car il agissait conformément à l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon.
מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ: שַׁבָּת עוֹלָה וְאֵינָהּ מַפְסֶקֶת. בְּנֵי יְהוּדָה וּבְנֵי גָלִילָא. הָנֵי אָמְרִי:
Il a été enseigné dans la michna : C’est parce que les Sages ont dit que le Chabbat compte comme l’un des jours de deuil, mais n’interrompt pas la période de deuil, qui se poursuit après Chabbat. Il est dit qu’en ce qui concerne le deuil pendant Chabbat, il existe une différence de pratique entre les habitants de Judée et les habitants de Galilée. Ceux-ci disent :