שֶׁכְּבָר נִתְעַסְּקוּ בּוֹ בָּרֶגֶל. כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: כׇּל שֶׁהוּא מִשּׁוּם אֵבֶל — רֶגֶל מַפְסִיקוֹ. וְכׇל שֶׁהוּא מִשּׁוּם עִסְקֵי רַבִּים — אֵין רֶגֶל מַפְסִיקוֹ.
car on s’était déjà occupé de lui lorsqu’on est venu le consoler pendant la Fête. Le principe général concernant la question est le suivant : Toute activité qui est interdite à l’endeuillé parce qu’elle est une expression de deuil est interrompue par la Fête et reste interdite ensuite. Et tout ce qui implique l’occupation du public avec l’endeuillé, par exemple venir vers l’endeuillé pour lui offrir réconfort et condoléances, n’est pas interrompu par la Fête, car les gens consolent aussi l’endeuillé pendant la Fête.
קְבָרוֹ שְׁלֹשָׁה יָמִים בְּסוֹף הָרֶגֶל — מוֹנֶה שִׁבְעָה אַחַר הָרֶגֶל, אַרְבָּעָה יָמִים הָרִאשׁוֹנִים — רַבִּים מִתְעַסְּקִין בּוֹ, שְׁלֹשָׁה יָמִים הָאַחֲרוֹנִים — אֵין רַבִּים מִתְעַסְּקִין בּוֹ, שֶׁכְּבָר נִתְעַסְּקוּ [בּוֹ] בָּרֶגֶל, וְרֶגֶל עוֹלֶה לוֹ.
S’il enterre son proche trois jours avant la fin de la Fête, le endeuillé doit compter sept jours de deuil après la Fête parce que son deuil n’a jamais commencé. Pendant les quatre premiers jours de son deuil, le public doit s’occuper de lui et venir le consoler. Pendant les trois derniers jours, cependant, le public n’a pas besoin de s’occuper de lui, puisqu’il s’est déjà occupé de lui pendant la Fête. C’est-à-dire qu’ils sont certainement venus le consoler pendant la Fête, bien que la période de deuil n’ait réellement commencé qu’ensuite. Et la Fête compte pour lui dans la période de deuil de trente jours.
מַאי לָאו — אַסֵּיפָא! לָא, אַרֵישָׁא.
En ce qui concerne l’affirmation de la baraita selon laquelle la Fête compte dans la période de trente jours de deuil : N’est-ce pas en référence à la clause finale de cette baraita, qui traite d’un cas où l’inhumation a eu lieu pendant la Fête elle-même ? Si tel est le cas, alors une réfutation de l’opinion de Rava est énoncée explicitement : la Fête compte dans la période de trente jours de deuil, même si le défunt a été enterré pendant la Fête elle-même. Rava rejette cet argument : Non, cela renvoie à la première clause, qui traite d’un cas où l’inhumation a eu lieu avant la Fête, et puisque les rites de deuil avaient déjà été observés avant la Fête, la Fête est comptée dans la période de trente jours de deuil. Par conséquent, cela ne constitue pas une réfutation de la halakha de Rava.
אֵיתִיבֵיהּ: רֶגֶל עוֹלֶה לוֹ לְמִנְיַן שְׁלֹשִׁים, כֵּיצַד? קְבָרוֹ בִּתְחִילַּת הָרֶגֶל — מוֹנֶה שִׁבְעָה אַחַר הָרֶגֶל, ומְלַאכְתּוֹ נַעֲשֵׂית עַל יְדֵי אֲחֵרִים, וַעֲבָדָיו וְשִׁפְחוֹתָיו עוֹשִׂין בְּצִנְעָא בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, וְאֵין רַבִּים מִתְעַסְּקִין בּוֹ, שֶׁכְּבָר נִתְעַסְּקוּ בּוֹ בָּרֶגֶל, וְרֶגֶל עוֹלֶה לוֹ. תְּיוּבְתָּא.
Abaye a soulevé une objection à l’opinion de Rava à partir d’une autre baraita, dans laquelle il a été enseigné : Une fête de pèlerinage compte dans la période de trente jours de deuil. Comment cela ? Si quelqu’un a enterré son proche décédé au début d’une fête de pèlerinage, il doit compter sept jours de deuil après la fête, et pendant cette période son travail est effectué par d’autres. Et ses serviteurs et servantes accomplissent ce travail en privé à l’intérieur de sa maison, et le public n’a pas besoin de s’occuper de lui ni de venir le consoler, car ils se sont déjà occupés de lui pendant la fête. Et la fête compte pour lui. Ici, il est explicitement indiqué que la fête compte dans la période de trente jours de deuil, même lorsque le défunt a été enterré pendant la fête elle-même. La Guemara conclut : Il s’agit bien d’une réfutation concluante de l’opinion de Rava.
כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ קְבָרוֹ בָּרֶגֶל, וְכֵן אוֹרִי לֵיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר לְרַבִּי פְּדָת בְּרֵיהּ: אֲפִילּוּ קְבָרוֹ בָּרֶגֶל.
Lorsque Ravin arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Même si quelqu’un a enterré son parent décédé pendant la Fête, la Fête compte dans sa période de trente jours de deuil. De même, Rabbi Elazar a statué pour Rabbi Pedat, son fils : Même si quelqu’un a enterré son parent décédé pendant la Fête, cela compte dans ses trente jours.
תָּנוּ רַבָּנַן: קִיֵּים כְּפִיַּית הַמִּטָּה שְׁלֹשָׁה יָמִים קוֹדֶם הָרֶגֶל — אֵינוֹ צָרִיךְ לִכְפּוֹתָהּ אַחַר הָרֶגֶל, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֲפִילּוּ יוֹם אֶחָד, אֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת.
§ Les Sages ont enseigné la baraita suivante : Si quelqu’un a accompli l’obligation de retourner le lit pendant trois jours avant la fête de pèlerinage, il n’est plus tenu de le retourner après la fête ; telle est l’opinion de Rabbi Eliezer. Mais les Sages disent : Même si quelqu’un a retourné son lit pendant seulement un jour, ou même pendant seulement une heure, il n’est pas tenu de le retourner après la fête.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: הֵן הֵן דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי, הֵן הֵן דִּבְרֵי בֵּית הִלֵּל. שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁלֹשָׁה יָמִים, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֲפִילּוּ יוֹם אֶחָד.
Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, a dit : Ceci est l’affirmation de Beit Shammai, et cela est l’affirmation de Beit Hillel. En d’autres termes, Rabbi Eliezer et les Sages étaient en désaccord au sujet d’une question qui avait fait l’objet d’un différend antérieur entre Beit Shammai et Beit Hillel, car Beit Shammai disent : Trois jours, et Beit Hillel disent : Même un seul jour.
אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְאָמְרִי לַהּ: אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא וּלְרַב הוּנָא: אֲפִילּוּ יוֹם אֶחָד, אֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת. רָבָא אָמַר: הֲלָכָה כְּתַנָּא דִּידַן דְּאָמַר שְׁלֹשָׁה.
Rav Houna a dit que Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit, et certains disent une version différente de cette chaîne de transmission : Rabbi Yoḥanan a dit à Rabbi Ḥiyya bar Abba et à Rav Houna : Même un jour, même une heure. La Guemara cite Rava, qui a dit : La halakha est conforme à l’opinion du tanna de notre michna, qui a dit trois jours. Sur cette base, nous statuons que les rites de deuil ne sont pas annulés après la Fête à moins qu’ils n’aient été observés pendant au moins trois jours avant la Fête.
רָבִינָא אִיקְּלַע לְסוּרָא דִפְרָת, אֲמַר לֵיהּ רַב חֲבִיבָא לְרָבִינָא: הִלְכְתָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אֲפִילּוּ יוֹם אֶחָד, וַאֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת.
Ravina arriva par hasard dans la ville de Soura sur les rives du fleuve Euphrate. Rav Ḥaviva dit à Ravina : Quelle est la halakha à cet égard ? Il lui dit : Même un jour, et même une heure.
יָתֵיב רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא וְרַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא אַקִּילְעָא דְּרַבִּי יִצְחָק בֶּן אֶלְעָזָר, נְפַק מִילְּתָא מִבֵּינַיְיהוּ: מִנַּיִן לַאֲבֵילוּת שִׁבְעָה — דִּכְתִיב: ״וְהָפַכְתִּי חַגֵּיכֶם לְאֵבֶל״, מָה חַג שִׁבְעָה — אַף אֲבֵילוּת שִׁבְעָה.
§ Il a été rapporté que Rabbi Ḥiyya bar Abba, Rabbi Ami et Rabbi Yitzḥak Nappaḥa étaient un jour assis dans le pavillon de Rabbi Yitzḥak ben Elazar et conversaient. Une question surgit parmi eux : D’où est-il déduit que les rites de deuil sont observés pendant sept jours ? Comme il est écrit : « Je transformerai vos fêtes en deuil » (Amos 8:10). De même qu’une fête dure sept jours, de même le deuil dure sept jours.
וְאֵימָא עֲצֶרֶת, דְּחַד יוֹמָא! הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה: מִנַּיִן לִשְׁמוּעָה רְחוֹקָה שֶׁאֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא יוֹם אֶחָד — דִּכְתִיב: ״וְהָפַכְתִּי חַגֵּיכֶם לְאֵבֶל״, וְאַשְׁכְּחַן עֲצֶרֶת דְּאִיקְּרִי חַד יוֹמָא חַג.
La Guemara demande : Et dis que peut-être le deuil est comme Shavouot, qui est seulement un jour. La Guemara rejette cet argument : Cette dérivation, à partir de l’unique jour de Shavouot, est nécessaire pour ce qui a été déclaré par Reish Lakish, car Reish Lakish a dit au nom de Rabbi Yehuda Nesia : D’où est-il dérivé que le deuil dans le cas de nouvelles lointaines, c’est-à-dire lorsqu’une personne apprend qu’un de ses proches est mort il y a longtemps, s’applique seulement pendant un jour ? Comme il est écrit : « Et Je transformerai vos Fêtes en deuil », et nous trouvons au sujet de Shavouot qu’un jour aussi est appelé une Fête.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁמוּעָה קְרוֹבָה — נוֹהֶגֶת שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים, שְׁמוּעָה רְחוֹקָה — אֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא יוֹם אֶחָד. אֵיזוֹ הִיא קְרוֹבָה וְאֵיזוֹ הִיא רְחוֹקָה? קְרוֹבָה בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים, רְחוֹקָה לְאַחַר שְׁלֹשִׁים, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַחַת שְׁמוּעָה קְרוֹבָה וְאַחַת שְׁמוּעָה רְחוֹקָה — נוֹהֶגֶת שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים.
Les Sages ont enseigné la baraita suivante : Dans le cas de nouvelles récentes concernant la mort d’un proche, le deuil s’applique pendant des périodes de sept et de trente jours. Dans le cas de nouvelles lointaines, il ne s’applique que pendant un seul jour. Que sont considérées comme des nouvelles récentes et que sont considérées comme des nouvelles lointaines ? Les nouvelles récentes sont des nouvelles qui arrivent dans les trente jours suivant la mort de la personne. Les nouvelles lointaines sont des nouvelles qui arrivent après trente jours ; c’est l’opinion de Rabbi Akiva. Et les Sages disent : Tant dans le cas de nouvelles récentes que dans le cas de nouvelles lointaines, le deuil s’applique pendant des périodes de sept et de trente jours.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא יָחִיד מֵקֵיל וְרַבִּים מַחְמִירִין — הֲלָכָה כָּרַבִּים. חוּץ מִזּוֹ, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁרַבִּי עֲקִיבָא מֵקֵיל וַחֲכָמִים מַחְמִירִין — הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמֵּקֵיל בְּאֵבֶל.
Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Partout où tu trouves un individu indulgent et la majorité rigoureuse, la halakha est conforme à la majorité, sauf dans ce cas, car bien que Rabbi Akiva soit indulgent et que les Sages soient rigoureux, la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva. Cela est conforme au principe énoncé par Shmuel : La halakha suit l’opinion de l’autorité la plus indulgente en matière de deuil.
רַב חֲנִינָא אַתְיָא לֵיהּ שְׁמוּעָה דַאֲבוּהּ מִבֵּי חוֹזָאֵי, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא, אֲמַר לֵיהּ: שְׁמוּעָה רְחוֹקָה אֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא יוֹם אֶחָד. רַב נָתָן בַּר אַמֵּי אֲתָא לֵיהּ שְׁמוּעָה דְּאִימֵּיהּ מִבֵּי חוֹזָאֵי, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי אָמְרוּ, שְׁמוּעָה רְחוֹקָה אֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא יוֹם אֶחָד בִּלְבַד.
Il a été rapporté que Rav Ḥanina reçut une nouvelle lointaine de la mort de son père de Bei Ḥozai. Il se présenta devant Rav Ḥisda pour demander ce qu’il devait faire. Rav Ḥisda lui dit : Dans le cas de nouvelles lointaines, le deuil ne s’applique que pendant un seul jour. Il a été rapporté de même que Rav Natan bar Ami reçut une nouvelle de la mort de sa mère de Bei Ḥozai. Il se présenta devant Rava, et Rava lui dit : Ils ont dit que dans le cas de nouvelles lointaines, le deuil ne s’applique que pendant un seul jour.
אֵיתִיבֵיהּ: בַּמָּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בַּחֲמִשָּׁה מֵתֵי מִצְוָה, אֲבָל עַל אָבִיו וְעַל אִמּוֹ שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים!
Rav Natan a soulevé une objection à l’opinion de Rava sur la base de ce qui a été enseigné dans une baraita : Dans quel cas cette affirmation selon laquelle le deuil ne s’applique qu’un seul jour est-elle dite ? Dans le cas des cinq autres proches parents, pour la mort desquels c’est une mitsva de porter le deuil, à savoir : un fils, une fille, un frère, une sœur et le conjoint. Mais pour son père ou sa mère, on est tenu de porter le deuil pendant sept et trente jours, même lorsque la nouvelle du décès du parent est reçue quelque temps après l’événement.
אֲמַר לֵיהּ: יְחִידָאָה הִיא, וְלָא סְבִירָא לַן כְּווֹתֵיהּ. דְּתַנְיָא: מַעֲשֶׂה וּמֵת אָבִיו שֶׁל רַבִּי צָדוֹק בְּגִינְזַק, וְהוֹדִיעוּהוּ לְאַחַר שָׁלֹשׁ שָׁנִים, וּבָא וְשָׁאַל אֶת אֱלִישָׁע בֶּן אֲבוּיָה וּזְקֵנִים שֶׁעִמּוֹ, וְאָמְרוּ: נְהוֹג שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים. וּכְשֶׁמֵּת בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי אֲחִיָּיה בַּגּוֹלָה, יָשַׁב עָלָיו שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים.
Rava lui dit : Ceci est une opinion individuelle, et nous ne suivons pas son opinion, comme il est enseigné dans une baraita : Il y eut un incident, et le père de Rabbi Tzadok mourut dans la ville de Ginzak, et on l’en informa de la mort de son père seulement après trois ans. Il vint et demanda à Elisha ben Avuya et aux Anciens qui étaient avec lui ce qu’il devait faire. Et Elisha ben Avuya lui dit : Observe les rites de deuil pendant sept et trente jours. Et lorsque le fils de Rabbi Aḥiyya mourut dans la Diaspora, et que Rabbi Aḥiyya fut informé de sa mort longtemps après, il s’assit en deuil pendant sept et trente jours. Il est donc clair que cette opinion n’était soutenue que par quelques Sages isolés, mais qu’elle ne fut pas généralement acceptée.
אִינִי? וְהָא רַב, בַּר אֲחוּהּ דְּרַבִּי חִיָּיא דְּהוּא בַּר אֲחָתֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא, כִּי סְלֵיק לְהָתָם אֲמַר לֵיהּ: אַבָּא קַיָּים?
La Guemara demande : Est-ce bien le cas, que telle soit l’opinion de Rabbi Aḥiyya ? Mais Rav était le fils du frère de Rabbi Ḥiyya et aussi le fils de la sœur de Rabbi Ḥiyya, car le père de Rav, Aivu, était le demi-frère paternel de Rabbi Ḥiyya, et la mère de Rav était la demi-sœur maternelle de Rabbi Ḥiyya. Lorsque Rav s’y rendit, en Eretz Yisrael, son oncle Rabbi Ḥiyya lui dit : Ton père, Aivu, est-il encore en vie ?