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הַסַּפָּרִים. הָנֵי — אִין, כְּלֵי פִשְׁתָּן — לָא.
de barbiers qui servent à couvrir une personne pendant une coupe de cheveux, et les serviettes pour sécher le corps, peuvent tous être lavés pendant les jours intermédiaires d’une Fête. Cette déclaration implique que ces vêtements, oui, peuvent être lavés, mais d’autres types de vêtements en lin, non, ne peuvent pas être lavés.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַתְנִיתִין אֲפִילּוּ דִּשְׁאָר מִינֵי. אָמַר בַּר הִידְיָא: לְדִידִי חֲזֵי לִי יַמָּהּ שֶׁל טְבֶרְיָה, דְּמַפְּקִי לַהּ מְשִׁיכְלֵי דְּמָנֵי כִּיתָּנָא בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא.
Abaye lui dit : Ce n’est pas une contradiction : la michna parle de vêtements faits même d’autres types de matériaux ; cependant, les vêtements de lin peuvent être lavés même lorsqu’ils servent à d’autres usages. Bar Hedya dit : J’ai moi-même vu la mer de Tibériade, la mer de Galilée, vers laquelle on apportait des bassines pleines de vêtements de lin pour les laver pendant les jours intermédiaires d’une fête.
מַתְקֵיף לַהּ אַבָּיֵי: מַאן לֵימָא לַן דִּבְרָצוֹן חֲכָמִים עָבְדִי, דִּלְמָא שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים עָבְדִי.
Abaye s’y oppose vivement : Ce rapport ne peut être invoqué comme preuve pour la halakha, car qui nous dit qu’ils ont fait cela conformément à la volonté des Sages ? Peut-être l’ont-ils fait sans la volonté des Sages.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ כּוֹתְבִין בַּמּוֹעֵד: קִדּוּשֵׁי נָשִׁים וְגִיטִּין וְשׁוֹבָרִין. דְּיָיתֵיקֵי, מַתָּנָה וּפְרוֹזְבּוּלִין. אִיגְּרוֹת שׁוּם וְאִיגְּרוֹת מָזוֹן.
MICHNA :Et voici les documents qui peuvent être rédigés pendant les jours intermédiaires d’une Fête : les actes de fiançailles de femmes, par lesquels les fiancés fiancent leurs fiancées ; les actes de divorce ; reçus pour le remboursement de dettes ; les testaments [deyateiki] ; les actes de donation ; perozbolin, documents par lesquels les prêteurs autorisent les tribunaux à recouvrer leurs prêts en leur nom, empêchant ainsi l’année sabbatique d’annuler leurs dettes ; les lettres d’évaluation, qui étaient rédigées par le tribunal lorsqu’il évaluait un bien et le transférait au prêteur ; et les lettres de subsistance, qui étaient rédigées lorsqu’une personne acceptait de pourvoir à l’entretien d’une autre, par exemple sa belle-fille.
שְׁטָרֵי חֲלִיצָה וּמֵיאוּנִים וּשְׁטָרֵי בֵירוּרִין. גְּזֵרוֹת בֵּית דִּין וְאִיגְּרוֹת שֶׁל רְשׁוּת.
La liste continue : Documents du rituel par lequel le beau-frère libère la yevama de ses liens léviratiques [ḥalitza], la libérant ainsi de l’obligation d’épouser l’un des frères de son défunt mari ; documents dans lesquels le tribunal consigne le refus d’une jeune fille, à sa majorité, de rester mariée à l’homme auquel sa mère ou ses frères l’avaient mariée alors qu’elle était mineure après la mort de son père ; documents d’arbitrage, dans lesquels le tribunal résume un conflit résolu par arbitrage ; décisions judiciaires ; et la correspondance officielle des autorités décisionnaires.
גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: מוּתָּר לְאָרֵס אִשָּׁה בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, שֶׁמָּא יִקְדְּמֶנּוּ אַחֵר. לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: וְאֵלּוּ כּוֹתְבִין בַּמּוֹעֵד — קִדּוּשֵׁי נָשִׁים,
GUEMARA :Shmuel a dit : Il est permis de fiancer une femme pendant les jours intermédiaires d’une fête, de peur qu’un autre ne vienne et ne la fiance le premier. La Guemara demande : Disons que la michna soutient Shmuel, qui a dit : Et voici les documents qui peuvent être rédigés pendant les jours intermédiaires d’une fête : les actes de fiançailles.
מַאי לָאו שְׁטָרֵי קִדּוּשִׁין מַמָּשׁ? לָא, שְׁטָרֵי פְסִיקָתָא, וְכִדְרַב גִּידֵּל אָמַר רַב.
Quoi, la michna ne fait-elle pas référence à de véritables documents de fiançailles, par lesquels on fiancerait effectivement une femme ? La Guemara rejette cela : Non, la michna fait référence à des documents de stipulation consignant les montants que les parents acceptent de payer comme dot pour leur fils ou leur fille respectifs, conformément à ce qu’a dit Rav Giddel que Rav a dit.
דְּאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: כַּמָּה אַתָּה נוֹתֵן לְבִנְךָ? כָּךְ וְכָךְ. כַּמָּה אַתָּה נוֹתֵן לְבִתְּךָ? כָּךְ וְכָךְ. עָמְדוּ וְקִדְּשׁוּ קָנוּ, הֵן הֵן הַדְּבָרִים הַנִּקְנִין בַּאֲמִירָה.
Car Rav Giddel a dit que Rav a dit : Lorsque deux familles négocient les conditions du mariage de leurs enfants respectifs, et qu’une partie dit à l’autre : Combien donnes-tu à ton fils comme dot ? Et la seconde partie dit : Je donne tant et tant ; combien donnes-tu à ta fille ? Et la première partie répond : Tant et tant, alors, une fois que le marié et la mariée se sont levés et ont prononcé la formule des fiançailles, toutes ces obligations sont acquises et donc contraignantes. Ce sont parmi les choses qui sont acquises par des paroles seules. En d’autres termes, il n’est pas nécessaire d’accomplir un acte d’acquisition supplémentaire pour confirmer l’accord, et la michna fait référence à un document consignant un tel accord. Bien qu’un tel document puisse être rédigé même pendant les jours intermédiaires d’une fête, cela ne signifie pas qu’on puisse effectivement fiancer une femme pendant cette période.
לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: אֵין נוֹשְׂאִין נָשִׁים בַּמּוֹעֵד, לֹא בְּתוּלוֹת וְלֹא אַלְמָנוֹת. וְלֹא מְיַבְּמִין, מִפְּנֵי שֶׁשִּׂמְחָה הִיא לוֹ. הָא לְאָרֵס — שָׁרֵי.
La Guemara demande : Disons que la michna suivante soutient Chmouel : On ne peut pas épouser une femme pendant les jours intermédiaires d'une Fête, ni une vierge ni une veuve ; et l'on ne peut pas non plus alors contracter un mariage léviratique avec sa belle-sœur, si son frère est mort sans enfant, parce que cela serait une occasion joyeuse pour lui . Cette déclaration implique que seul le mariage est interdit, mais les fiançailles sont permises.
לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא לְאָרֵס — דְּלָא קָעָבֵיד מִצְוָה, אֶלָּא אֲפִילּוּ לִישָּׂא נָמֵי, דְּקָא עָבֵיד מִצְוָה, אָסוּר.
La Guemara rejette cet argument : Ce n’est pas la bonne manière de comprendre la michna, car elle s’exprime dans le style de : Il va sans dire. Il va sans dire que les fiançailles ne sont pas permises, parce que le marié n’accomplit pas une mitsva par les fiançailles. Au contraire, il en va de même même pour le mariage, par lequel on accomplit une mitsva, car le mariage est une préparation à l’accomplissement de la mitsva de procréation. Malgré cela, ce n’est pas permis.
תָּא שְׁמַע, דְּתָנָא דְּבֵי שְׁמוּאֵל: מְאָרְסִין, אֲבָל לֹא כּוֹנְסִין. וְאֵין עוֹשִׂין סְעוּדַת אֵירוּסִין, וְלֹא מְיַבְּמִין, מִפְּנֵי שֶׁשִּׂמְחָה הִיא לוֹ. שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara apporte un autre soutien à Shmuel : Viens et écoute ce que un Sage de l’école de Shmuel a enseigné dans la baraita suivante : On peut fiancer une femme pendant les jours intermédiaires d’une fête, mais il ne peut pas l’épouser, ni faire un festin de fiançailles, ni accomplir le mariage léviratique, parce que cela serait une occasion joyeuse pour lui, et on ne doit pas mêler la joie d’un mariage à la joie de la fête. La Guemara conclut : Apprends de cela un soutien à l’opinion de Shmuel.
וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל שֶׁמָּא יִקְדְּמֶנּוּ אַחֵר? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּכׇל יוֹם וְיוֹם בַּת קוֹל יוֹצֵאת וְאוֹמֶרֶת: בַּת פְּלוֹנִי לִפְלוֹנִי, שְׂדֵה פְלוֹנִי לִפְלוֹנִי.
La Guemara soulève une question sur la décision elle-même : Et Shmuel a-t-il באמת dit que nous craignons que peut-être un autre homme vienne épouser la femme en premier ? Mais Rav Yehouda n’a-t-il pas dit que Shmuel a dit : Chaque jour, une Voix divine se fait entendre et dit : La fille d’un tel est destinée à devenir l’épouse de tel homme ; le champ d’un tel appartiendra à tel homme ? Si tel est le cas, pourquoi faudrait-il craindre qu’un autre l’épouse en premier ? Il est prédestiné qu’il épousera sa partenaire désignée.
אֶלָּא: שֶׁמָּא יִקְדְּמֶנּוּ אַחֵר בְּרַחֲמִים.
Au contraire, la déclaration de Shmuel doit être comprise ainsi : Peut-être qu’un autre homme viendra et l’épousera en premier au moyen de prières pour obtenir la miséricorde divine. En d’autres termes, Shmuel craint que le rival ne supplie Dieu d’annuler le décret de la Voix divine, et par conséquent, le premier homme doit se hâter d’épouser la femme avant que l’autre n’ait la possibilité de prier pour la lui prendre.
כִּי הָא דְּרָבָא שַׁמְעֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דְּבָעֵי רַחֲמֵי וְאָמַר: תִּזְדְּמֵן לִי פְּלָנִיתָא. אֲמַר לֵיהּ: לָא תִּיבְעֵי רַחֲמֵי הָכִי. אִי חַזְיָא לָךְ — לָא אָזְלָא מִינָּךְ, וְאִי לָא — כָּפְרַתְּ בַּה׳. בָּתַר הָכִי, שַׁמְעֵיהּ דְּקָאָמַר: אוֹ אִיהוּ לֵימוּת מִקַּמַּהּ, אוֹ אִיהִי תְּמוּת מִקַּמֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לָאו אָמֵינָא לָךְ לָא תִּיבְעֵי עֲלַהּ דְּמִילְּתָא?
C’est comme cet incident, dans lequel Rava entendit un certain homme demander miséricorde, c’est-à-dire prier, en disant : Accorde-moi une telle pour épouse. Rava lui dit : Ne prie pas et ne demande pas miséricorde de cette manière. Si elle te convient, et qu’il a été décrété qu’elle sera ton épouse, elle ne s’éloignera pas de toi. Et si elle n’est pas destinée à être ton épouse, tu en viendras à nier le Seigneur lorsque tu verras que ta prière n’est pas exaucée. Après que l’homme eut épousé cette femme, Rava l’entendit dire dans sa prière : S’il te plaît, ou fais qu’il meure avant elle, ou fais qu’elle meure avant lui. Il parlait de lui-même et de sa femme, parce qu’il en était venu à la haïr à ce point. Rava lui dit : Ne t’avais-je pas dit de ne pas prier pour cette affaire ?
הָכִי אָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי רְאוּבֵן בֶּן אִצְטְרוֹבִילִי: מִן הַתּוֹרָה וּמִן הַנְּבִיאִים וּמִן הַכְּתוּבִים — מֵה׳ אִשָּׁה לְאִישׁ. מִן הַתּוֹרָה, דִּכְתִיב: ״וַיַּעַן לָבָן וּבְתוּאֵל וַיֹּאמְרוּ מֵה׳ יָצָא הַדָּבָר״. מִן הַנְּבִיאִים, דִּכְתִיב: ״וְאָבִיו וְאִמּוֹ לֹא יָדְעוּ כִּי מֵה׳ הִיא״. מִן הַכְּתוּבִים, דִּכְתִיב: ״בַּיִת וָהוֹן נַחֲלַת אָבוֹת וּמֵה׳ אִשָּׁה מַשְׂכָּלֶת״.
Rav a dit au nom de Rabbi Reuven ben Itzterobili ce qui suit : De la Torah, et des Prophètes, et des Écrits ; il ressort que le décret selon lequel une femme précise est destinée à être mariée à un homme précis vient de Dieu. D’où cela est-il déduit ? C’est de la Torah, comme il est écrit : « Alors Laban et Bethuel répondirent et dirent : La chose vient du Seigneur, nous ne pouvons te parler ni en mal ni en bien » (Genèse 24:50). Des Prophètes, comme il est écrit : « Mais son père et sa mère ne savaient pas que cela venait du Seigneur » (Juges 14:4). Des Écrits, comme il est écrit : « Maison et richesses sont l’héritage des pères ; mais une femme prudente vient du Seigneur » (Proverbes 19:14).
וְאָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי רְאוּבֵן בֶּן אִצְטְרוֹבִילִי, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא, אָמַר רַבִּי רְאוּבֵן בֶּן אִצְטְרוֹבִילִי: אֵין אָדָם נֶחְשָׁד בְּדָבָר אֶלָּא אִם כֵּן עֲשָׂאוֹ, וְאִם לֹא עָשָׂה כּוּלּוֹ — עָשָׂה מִקְצָתוֹ, וְאִם לֹא עָשָׂה מִקְצָתוֹ — הִרְהֵר בְּלִבּוֹ לַעֲשׂוֹתוֹ, וְאִם לֹא הִרְהֵר בְּלִבּוֹ לַעֲשׂוֹתוֹ — רָאָה אֲחֵרִים שֶׁעָשׂוּ וְשָׂמַח.
§ À propos d’un enseignement de Rabbi Reuven ben Itzterobili, la Guemara déclare que Rav a dit au nom de Rabbi Reuven ben Itzterobili, et certains disent que cela a été enseigné dans une baraita que Rabbi Reuven ben Itzterobili a dit : On soupçonne un homme d’avoir fait quelque chose de mal seulement s’il l’a effectivement fait. Et s’il ne l’a pas fait entièrement, alors il l’a probablement fait en partie. Et s’il ne l’a pas fait même en partie, alors il a probablement pensé dans son cœur à le faire. Et s’il n’a même pas pensé en lui-même à le faire, alors certainement il a vu d’autres le faire et s’en est réjoui. Les soupçons ne surgissent pas arbitrairement à propos d’une personne ; il y a donc certainement un fondement à cela.
מֵתִיב רַבִּי יַעֲקֹב: ״וַיְחַפְּאוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל דְּבָרִים אֲשֶׁר לֹא כֵן עַל ה׳ אֱלֹהֵיהֶם״! הָתָם לְהַכְעִיס הוּא דַּעֲבוּד.
Rabbi Ya’akov souleva une objection : Le verset ne dit-il pas : « Et les enfants d’Israël ont fabriqué des choses qui n’étaient pas justes contre le Seigneur leur Dieu » (II Rois 17:9), ce qui indique qu’il est possible d’inventer des histoires sur quelqu’un d’autre même si elles sont entièrement sans fondement. La Guemara répond : Là-bas, ils l’ont fait pour provoquer Dieu, mais ils ne pensaient pas réellement que ce qu’ils disaient était vrai.
תָּא שְׁמַע: ״וַיְקַנְאוּ לְמֹשֶׁה בַּמַּחֲנֶה לְאַהֲרֹן קְדוֹשׁ ה׳״, רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק אָמַר: מְלַמֵּד שֶׁכׇּל אֶחָד קִינֵּא לְאִשְׁתּוֹ מִמֹּשֶׁה! הָתָם מִשּׁוּם שִׂנְאָה הוּא דַּעֲבוּד.
Viens et écoute une objection provenant d’une autre source : Le verset déclare : « Ils furent jaloux de Moïse dans le camp, d’Aaron, le saint du Seigneur » (Psaumes 106:16). Rav Shmuel bar Yitzḥak a dit : Ce verset enseigne que chaque homme mit en garde sa femme contre l’isolement avec Moïse parce qu’il était jaloux. Cela implique que chaque homme pensait que sa femme s’était isolée avec Moïse et avait fauté, bien que ce ne fût certainement pas le cas. Cela démontre qu’il est possible de soupçonner une personne absolument innocente. La Guemara répond : Là-bas, ils ont agi ainsi par haine envers Moïse. Ils ne le soupçonnaient pas réellement d’inconduite. Au contraire, leur but était de le rabaisser en portant contre lui ces fausses accusations.
תָּא שְׁמַע, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: יְהֵא חֶלְקִי עִם מִי שֶׁחוֹשְׁדִין אוֹתוֹ בְּדָבָר וְאֵין בּוֹ. וְאָמַר רַב פָּפָּא: לְדִידִי חַשְׁדוּן וְלָא הֲוָה בִּי!
La Guemara soulève une autre difficulté, fondée sur une autre source : Viens et écoute ce qu’a dit Rabbi Yossei : Que ma part dans le monde à venir soit avec celui qui est soupçonné d’une certaine faute mais qui est innocent, car la souffrance qu’une telle personne éprouve expie ses péchés. Cette déclaration semble également impliquer qu’il est possible de soupçonner une personne absolument innocente. Et Rav Pappa a dit : On m’a soupçonné d’une certaine faute mais je n’étais pas coupable.
לָא קַשְׁיָא: הָא בְּקָלָא דְּפָסֵיק, הָא בְּקָלָא דְלָא פָּסֵיק. וְקָלָא דְלָא פָּסֵיק עַד כַּמָּה? אָמַר אַבָּיֵי, אֲמַרָה לִי אֵם: דּוֹמֵי דְמָתָא יוֹמָא וּפַלְגָא.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Cela fait référence à une rumeur qui cesse, et il est donc possible qu’elle soit sans fondement, tandis que cela fait référence à une rumeur qui ne cesse pas, et dans ce cas il doit y avoir une base factuelle au soupçon. La Guemara demande : Pour être considérée comme une rumeur qui ne cesse pas, pendant combien de temps doit-elle persister ? Abaye a dit : Ma nourrice m’a dit : Les commérages locaux durent un jour et demi, et ensuite cela est considéré comme une rumeur qui ne cesse pas.
וְהָנֵי מִילֵּי דְּלָא פְּסַק בֵּינֵי בֵּינֵי, אֲבָל פְּסַק בֵּינֵי בֵּינֵי — לֵית לַן בַּהּ. וְכִי פְּסַק בֵּינֵי בֵּינֵי, לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא פְּסַק מֵחֲמַת יִרְאָה, אֲבָל פְּסַק מֵחֲמַת יִרְאָה — לָא.
La Guemara commente : Cela ne s’applique que si la rumeur ne s’est pas interrompue entre-temps, pendant un jour et demi, mais si elle s’est interrompue entre-temps alors nous n’avons pas de problème avec elle, et ce n’est pas une rumeur persistante. Et si la rumeur s’est interrompue entre-temps, nous avons dit qu’elle n’est considérée comme sans fondement que si elle s’est interrompue d’elle-même et non par peur, c’est-à-dire parce que le suspect est violent et que, par conséquent, les gens ont peur de dire du mal de lui. Mais si la rumeur s’est interrompue par peur, alors cette dispense ne s’applique pas, et l’on suppose toujours qu’il doit y avoir un certain fondement à la rumeur.
וְלָא אֲמַרַן, אֶלָּא דְּלָא הָדַר נָבֵט, אֲבָל הָדַר נָבֵט — לָא. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית לֵיהּ אוֹיְבִים, אֲבָל אִית לֵיהּ אוֹיְבִים — אוֹיְבִים הוּא דְּאַפְּקוּהּ לְקָלָא.
Et nous avons dit qu’une rumeur qui s’est arrêtée est présumée sans fondement seulement si elle n’est pas réapparue. Mais si elle est réapparue, alors cela ne s’applique pas. Et nous avons dit qu’une rumeur qui ne cesse pas doit être prise au sérieux seulement si la personne diffamée n’a pas d’ennemis. Mais si elle a des ennemis connus, alors on peut présumer que ce sont les ennemis qui ont propagé la rumeur.
מַתְנִי׳ אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי חוֹב בַּמּוֹעֵד. וְאִם אֵינוֹ מַאֲמִינוֹ, אוֹ שֶׁאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — הֲרֵי זֶה יִכְתּוֹב.
MICHNA :On ne peut pas écrire des reconnaissances de dette pendant les jours intermédiaires d'une fête. Mais si le prêteur n’a pas confiance en l’emprunteur et craint que celui-ci ne nie plus tard le prêt, ou si le scribe n’a rien à manger, alors il peut écrire une reconnaissance de dette pendant la semaine de la fête.
אֵין כּוֹתְבִין סְפָרִים תְּפִילִּין וּמְזוּזוֹת בַּמּוֹעֵד, וְאֵין מַגִּיהִין אוֹת אַחַת אֲפִילּוּ בְּסֵפֶר עֶזְרָא. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כּוֹתֵב אָדָם תְּפִילִּין וּמְזוּזוֹת לְעַצְמוֹ,
On ne peut pas écrire des rouleaux de la Torah, des phylactères ou des mezuzot pendant les jours intermédiaires d'une Fête, ni corriger une seule lettre, même dans le rouleau de la Torah d'Esdras, qui était conservé dans le Temple et sur lequel s'appuyaient toutes les communautés juives. Rabbi Yehuda dit : On peut écrire des phylactères et des mezuzot pour soi-même pendant les jours intermédiaires d'une Fête si l'on en a besoin.

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