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הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי בַּמּוֹעֵד וּבְאֵבֶל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמֵּיקֵל בְּאֵבֶל.
La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yossei en ce qui concerne les jours intermédiaires de la Fête et en ce qui concerne le deuil, comme l’a dit Shmuel ce principe général : La halakha est conforme à l’avis de l’autorité la plus indulgente en matière de deuil.
פִּנְחָס אֲחוּהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל אִיתְּרַע בֵּיהּ מִילְּתָא, עָל שְׁמוּאֵל לְמִישְׁאַל טַעְמָא מִינֵּיהּ. חֲזַנְהוּ לְטוּפְרֵי[הּ] דַּהֲווֹ נְפִישָׁן, אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי לָא שָׁקְלַתְּ לְהוּ? אֲמַר לֵיהּ: אִי בְּדִידֵיהּ הֲוָה, מִי מְזַלְזְלַתְּ בֵּיהּ כּוּלֵּי הַאי?
Il fut rapporté que quelque chose de désagréable arriva à Pineḥas, frère de Mar Shmuel, c’est-à-dire que l’un de ses proches parents mourut. Shmuel entra pour lui en demander la raison, c’est-à-dire pour le consoler. Il vit que les ongles de Pineḥas étaient longs, et lui dit : Pourquoi ne les coupes-tu pas ? Pineḥas répondit : Si c’était ton parent qui était mort, et que tu sois en deuil, traiterais-tu la chose avec tant de légèreté et te couperais-tu les ongles ?
הֲוַאי ״כִּשְׁגָגָה שֶׁיֹּצָא מִלִּפְנֵי הַשַּׁלִּיט״, וְאִיתְּרַע בֵּיהּ מִילְּתָא בִּשְׁמוּאֵל. עָל פִּנְחָס אֲחוּהּ לְמִישְׁאַל טַעְמָא מִינֵּיהּ. שַׁקְלִינְהוּ לְטוּפְרֵיהּ חַבְטִינְהוּ לְאַפֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לֵית לָךָ בְּרִית כְּרוּתָה לַשְּׂפָתַיִם?
Les paroles de Pineḥas étaient : « Comme une erreur qui procède d’un dirigeant » (Ecclésiaste 10:5). Dès qu’il les prononça, elles se réalisèrent, bien qu’il ne l’ait pas voulu. Peu après que Pineḥas eut fait son commentaire, quelque chose de désagréable arriva à Shmuel, et l’un de ses proches parents mourut. Pineḥas, son frère, entra pour lui en demander la raison, c’est-à-dire pour offrir des paroles de réconfort. Shmuel prit ses ongles et les jeta au visage de Pineḥas. Shmuel lui dit alors : Ne connais-tu pas le principe selon lequel une alliance est conclue avec les lèvres ? En d’autres termes, ne sais-tu pas que ce qu’une personne dit influence les événements futurs ?
דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִן שֶׁבְּרִית כְּרוּתָה לַשְּׂפָתַיִם — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר אַבְרָהָם אֶל נְעָרָיו שְׁבוּ לָכֶם פֹּה עִם הַחֲמוֹר וַאֲנִי וְהַנַּעַר נֵלְכָה עַד כֹּה וְנִשְׁתַּחֲוֶה וְנָשׁוּבָה אֲלֵיכֶם״, וְאִיסְתַּיְּיעָא מִלְּתָא דַּהֲדוּר תַּרְוַיְיהוּ.
C’est comme l’a dit Rabbi Yoḥanan : D’où déduit-on qu’une alliance est conclue avec les lèvres, et que la parole d’une personne a le pouvoir de changer les événements ? Car il est dit : « Et Abraham dit à ses jeunes gens : Restez ici avec l’âne ; moi et le garçon irons jusque-là ; nous nous prosternerons, puis nous reviendrons vers vous » (Genèse 22:5). Abraham dit cela bien qu’il pensât qu’il allait sacrifier son fils en offrande et qu’Isaac ne reviendrait pas, pourtant cela eut une influence, et ils revinrent tous les deux.
סְבוּר מִינֵּיהּ דְּיָד — אִין, דְּרֶגֶל — לָא. אָמַר רַב עָנָן בַּר תַּחְלִיפָא: לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל: לָא שְׁנָא דְּיָד וְלָא שְׁנָא דְּרֶגֶל.
En ce qui concerne cette halakha relative à un endeuillé qui se coupe les ongles : au départ, ils en ont conclu ceci : en ce qui concerne les ongles de la main, oui, un endeuillé peut les couper ; mais quant aux ongles du pied, non, il ne peut pas les couper, parce que les ongles de pied longs sont moins répugnants. Rav Anan bar Taḥlifa a dit : Shmuel lui-même me l’a expliqué : il n’y a pas de différence qu’il s’agisse des ongles de la main et il n’y a pas de différence qu’il s’agisse des ongles du pied, car dans les deux cas, il est permis de couper les ongles.
אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: וּבִגְנוּסְטְרָא — אָסוּר. אָמַר רַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא: הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן בֵּי מִדְרְשָׁא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, וְשַׁקְלִינְהוּ לְטוּפְרֵיהּ בְּשִׁינֵּיהּ וְזַרְקִינְהוּ.
Rav Ḥiyya bar Ashi a dit que Rav a dit : Mais avec des ciseaux [genustera] spécifiquement destinés à couper les ongles, cela est interdit, c’est-à-dire que la personne en deuil doit se couper les ongles d’une autre manière. Rav Shemen bar Abba a dit : Moi, une fois, je me tenais devant Rabbi Yoḥanan dans la maison d’étude pendant les jours intermédiaires d’une fête, et il s’est coupé les ongles avec les dents et les a jetés par terre.
שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת. שְׁמַע מִינַּהּ: מוּתָּר לִיטּוֹל צִפׇּרְנַיִם בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, וּשְׁמַע מִינַּהּ: אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם מִיאוּס, וּשְׁמַע מִינַּהּ: מוּתָּר לְזוֹרְקָן.
La Guemara commente : Apprends de cela de cet incident impliquant Rabbi Yoḥanan trois halakhot : Apprends de cela qu’il est permis de se couper les ongles pendant les jours intermédiaires d’une fête. Et apprends de cela que les ongles ne font l’objet d’aucune interdiction du fait qu’ils sont répugnants, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’interdiction à les ronger pour cette raison. Puisqu’il est interdit de mettre quelque chose de répugnant dans sa bouche, cet incident enseigne que les ongles n’entrent pas dans cette catégorie. Et aussi apprends de cela qu’il est permis de jeter des ongles.
אִינִי? וְהָתַנְיָא, שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בַּצִּפׇּרְנַיִם: הַקּוֹבְרָן — צַדִּיק, שׂוֹרְפָן — חָסִיד, זוֹרְקָן — רָשָׁע. טַעְמָא מַאי — שֶׁמָּא תַּעֲבוֹר עֲלֵיהֶן אִשָּׁה עוּבָּרָהּ וְתַפִּיל.
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais n’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Trois choses ont été dites au sujet des ongles : Celui qui les enterre dans le sol est considéré comme juste. Celui qui les brûle est encore meilleur, car il est considéré comme pieux. Celui qui se contente de les jeter est considéré comme méchant. La Guemara explique : Quelle est la raison pour laquelle il est interdit de jeter des rognures d’ongles ? Cela est interdit de peur qu’une femme enceinte ne passe dessus et ne fasse une fausse couche, car les Sages avaient une tradition selon laquelle il est dangereux pour une femme enceinte de marcher sur des ongles.
אִשָּׁה בֵּי מִדְרְשָׁא לָא שְׁכִיחָא. וְכִי תֵּימָא: זִימְנִין דִּמְיכַנְּשִׁי לְהוּ וְשָׁדֵי לְהוּ אַבָּרַאי — כֵּיוָן דְּאִשְׁתַּנִּי אִשְׁתַּנִּי.
La Guemara répond : Une femme ne se trouve généralement pas dans la maison d’étude, et par conséquent Rabbi Yoḥanan ne se préoccupait pas d’y jeter ses rognures d’ongles. Si vous dites que parfois les ongles sont rassemblés lorsque le sol est balayé puis jetés dehors, là où une femme enceinte pourrait marcher dessus, ce n’est pas un problème. Une fois que leur place a changé, les ongles eux-mêmes changent et ne sont plus nuisibles.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: זוּג בָּא מֵחַמָּתָן לִפְנֵי רַבִּי, וּמָר זוּטְרָא מַתְנֵי: זוּג בָּא מֵחַמָּתָן לִפְנֵי רַבִּי, וּבִקְּשׁוּ מִמֶּנּוּ צִפׇּרְנַיִם — וְהִתִּיר לָהֶם. וְאִם בִּקְּשׁוּ מִמֶּנּוּ שָׂפָה — הִתִּיר לָהֶם, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אַף בִּקְּשׁוּ מִמֶּנּוּ שָׂפָה, וְהִתִּיר לָהֶם.
Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Une paire de Sages de Ḥamatan se présenta devant Rabbi Yehuda HaNasi. Et Mar Zutra l’enseigna sans les noms de Rav Yehuda et Rav, simplement ainsi : Une paire de Sages de Ḥamatan se présenta devant Rabbi Yehuda HaNasi. Et ils lui demandèrent si un endeuillé a le droit de couper ses ongles, et il le leur permit. Et s’ils lui avaient demandé si un endeuillé peut tailler sa moustache, il l’aurait aussi permis. Et Shmuel a dit : Ils lui demandèrent aussi au sujet de tailler une moustache, et il le leur permit.
אָמַר אֲבִיטוּל סָפְרָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: שָׂפָה מִזָּוִית לְזָוִית. אָמַר רַבִּי אַמֵּי: וּבְשָׂפָה הַמְעַכֶּבֶת. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְדִידִי כְּשָׂפָה הַמְעַכֶּבֶת דָּמֵי לִי.
Avitul le scribe a dit au nom de Rav Pappa : Une moustache peut être taillée d’un coin à l’autre coin de la bouche. Rabbi Ami a dit : On ne peut tailler que la partie de la moustache qui gêne l’alimentation normale, mais on ne peut pas tailler la moustache pour l’embellir. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Pour moi, toute ma moustache est considérée comme une moustache qui gêne l’alimentation normale, car je suis particulièrement sensible, et je peux donc tailler toute ma moustache.
וַאֲמַר אֲבִיטוּל סָפְרָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: פַּרְעֹה שֶׁהָיָה בִּימֵי מֹשֶׁה, הוּא אַמָּה, וּזְקָנוֹ אַמָּה, וּפַרְמַשְׁתְּקוֹ אַמָּה וָזֶרֶת, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״וּשְׁפַל אֲנָשִׁים יָקִים עָלֶיהָ״.
§ Après avoir mentionné Avitul le scribe, la Guemara rapporte d’autres déclarations de sa part : Et Avitul le scribe a dit au nom de Rav Pappa : Le Pharaon qui vivait à l’époque de Moïse mesurait une coudée, sa barbe mesurait une coudée de long, et son pénis [parmashtako] mesurait une coudée et un empan, c’est-à-dire une coudée et la distance entre le pouce et l’auriculaire, en longueur, afin d’accomplir ce qui est dit : « Et Il établit sur lui le plus bas des hommes » (Daniel 4:14), ce qui enseigne que Pharaon était extrêmement petit et vil.
וַאֲמַר אֲבִיטוּל סָפְרָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: פַּרְעֹה שֶׁהָיָה בִּימֵי מֹשֶׁה אַמְגּוּשִׁי הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנֵּה יוֹצֵא הַמָּיְמָה וְגוֹ׳״.
Avitul le scribe a également dit au nom de Rav Pappa : Le Pharaon qui vécut à l’époque de Moïse était un sorcier [amgushi], comme il est dit : « Voici, il sort vers l’eau » (Exode 7:15). Pharaon sortait régulièrement vers l’eau afin de pratiquer la sorcellerie.
וְאֵלּוּ מְכַבְּסִין בַּמּוֹעֵד, הַבָּא מִמְּדִינַת הַיָּם. אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִי שֶׁאֵין לוֹ אֶלָּא חָלוּק אֶחָד — מוּתָּר לְכַבְּסוֹ בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.
§ La michna a enseigné : Et ces personnes peuvent laver leurs vêtements pendant les jours intermédiaires d'une Fête : Celui qui vient d'un pays d'outre-mer. Rav Asi a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Quiconque n'a qu'une seule tunique est autorisé à la laver pendant les jours intermédiaires d'une Fête.
מֵתִיב רַבִּי יִרְמְיָה: אֵלּוּ מְכַבְּסִין בַּמּוֹעֵד, הַבָּא מִמְּדִינַת הַיָּם כּוּ׳. הָנֵי אִין, מִי שֶׁאֵין לוֹ אֶלָּא חָלוּק אֶחָד — לָא!
Rabbi Yirmeya souleva une objection à partir de ce qui a été enseigné dans la michna : Et ceux-ci peuvent laver leurs vêtements pendant les jours intermédiaires d'une Fête : Celui qui revient d'un pays d'outre-mer, celui qui est libéré d'une maison de captivité, celui qui sort de prison, et celui qui avait été ostracisé et que les Rabbins ont relevé de son décret d’ostracisme, etc. On peut en déduire : Ceux qui sont mentionnés dans la michna, oui, ils peuvent laver leurs vêtements pendant les jours intermédiaires de la Fête, mais celui qui n’a qu’une seule chemise ne peut pas la laver.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יַעֲקֹב לְרַבִּי יִרְמְיָה: אַסְבְּרַהּ לָךְ, מַתְנִיתִין אַף עַל גַּב דְּאִית לֵיהּ תְּרֵי וּמִטַּנְּפִי.
Rabbi Ya’akov dit à Rabbi Yirmeya : Je vais te l’expliquer. La michna fait référence aux cas où il est permis à quelqu’un de laver ses vêtements même s’il a deux tenues de rechange et qu’elles sont sales. Rabbi Yoḥanan parle de quelqu’un qui n’a qu’un seul vêtement, et il statue qu’il peut le laver en toutes circonstances.
שְׁלַח רַב יִצְחָק בַּר יַעֲקֹב בַּר גִּיּוֹרֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כְּלֵי פִשְׁתָּן — מוּתָּר לְכַבְּסָן בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. מֵתִיב רָבָא: מִטְפְּחוֹת הַיָּדַיִם, מִטְפְּחוֹת
Rav Yitzḥak bar Ya’akov bar Giyorei a envoyé un message au nom de Rabbi Yoḥanan : En ce qui concerne les vêtements en lin, il est permis de les laver pendant les jours intermédiaires de la Fête parce qu’ils se salissent facilement. Rava a soulevé une objection à partir de ce qui est enseigné dans la michna : Les serviettes à mains, les serviettes

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