יֵשׁ מֵהֶן פָּטוּר אֲבָל אָסוּר, וְיֵשׁ מֵהֶן מוּתָּר לְכַתְּחִלָּה.
Certaines des actions pour lesquelles on est exempté selon la loi de la Torah sont néanmoins interdites, et certaines d’entre elles sont permises ab initio.
רַב הוּנָא חֲצַדוּ לֵיהּ חֲצָדָא בְּמוֹעֲדָא. אֵיתִיבֵיהּ רַבָּה בַּר רַב הוּנָא לְרַב הוּנָא טוֹחֲנִין קֶמַח בַּמּוֹעֵד לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, וְשֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אָסוּר. דָּבָר שֶׁאָבוּד בַּמּוֹעֵד — מוּתָּר לַעֲשׂוֹתוֹ בַּמּוֹעֵד, דָּבָר שֶׁאֵינוֹ אָבוּד בַּמּוֹעֵד — אָסוּר.
§ La Guemara rapporte que Rav Houna fit récolter sa récolte pour lui pendant les jours intermédiaires d'une fête. Rabba bar Rav Houna souleva une objection à son père Rav Houna à partir d'une baraita : On peut moudre de la farine pendant les jours intermédiaires d'une fête pour les besoins de la fête, mais si ce n'est pas pour les besoins de la fête, cela est interdit. En ce qui concerne une affaire qui, si elle est négligée, entraînera une perte importante pendant la fête, il est permis d'accomplir un travail pour éviter cette perte pendant les jours intermédiaires de la fête. Quant à une affaire qui n'entraînera pas de perte si elle est négligée pendant les jours intermédiaires de la fête, il est interdit d'accomplir un travail.
בַּמָּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּתְלוּשִׁין מִן הַקַּרְקַע, אֲבָל מְחוּבָּר לַקַּרְקַע — אֲפִילּוּ כּוּלּוֹ אָבוּד אָסוּר. וְאִם אֵין לוֹ מַה יֹּאכַל, קוֹצֵר וּמְעַמֵּר וְדָשׁ וְזוֹרֶה וּבוֹרֵר וְטוֹחֵן, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יָדוּשׁ בְּפָרוֹת!
Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Dans le cas de récoltes déjà détachées du sol, mais dans le cas de récoltes qui sont encore attachées au sol, même si tout doit être perdu, le travail est interdit pendant les jours intermédiaires de la Fête. Et si quelqu’un n’a rien à manger, alors il peut moissonner et lier des gerbes, et battre, et vanner le grain au vent, et séparer le grain de la balle, et moudre le grain en farine, à condition qu’il ne batte pas avec des vaches, de la manière dont le battage est effectué un jour ordinaire de semaine. Pourquoi donc Rav Houna, qui avait certainement assez à manger, a-t-il permis à ses ouvriers de moissonner le champ pendant la semaine de la Fête ?
אֲמַר לֵיהּ: יְחִידָאָה הִיא, וְלָא סְבִירָא לַן כְּווֹתֵיהּ. דְּתַנְיָא, כְּלָל אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי: דָּבָר הַתָּלוּשׁ מִן הַקַּרְקַע, אֲפִילּוּ מִקְצָתוֹ אָבוּד — מוּתָּר, וְהַמְחוּבָּר לַקַּרְקַע — אֲפִילּוּ כּוּלּוֹ אָבוּד אָסוּר.
Rav Houna dit à son fils : L’opinion exprimée dans cette baraita non attribuée est une opinion individuelle, et nous ne tranchons pas conformément à elle ; comme il est enseigné dans une autre baraita : Rabban Shimon ben Gamliel a énoncé un principe au nom de Rabbi Yosei : Dans le cas d’un objet qui est déjà détaché du sol, même si seule une partie en sera perdue faute de travail pendant la fête, il est permis d’effectuer un travail pour éviter la perte, tandis que pour des récoltes qui sont encore attachées au sol, même si elles seront toutes perdues, il est interdit d’effectuer un travail pour elles. L’opinion selon laquelle tout travail est interdit pour des récoltes qui n’ont pas encore été moissonnées est l’opinion d’une autorité individuelle, Rabbi Yosei, avec laquelle les Sages sont en désaccord.
וְאִי רַבִּי יוֹסֵי, יָדוּשׁ נָמֵי בְּפָרוֹת?! הָא אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבָּא: מַאן תַּנָּא שִׁינּוּי בַּמּוֹעֵד בְּדָבָר הָאָבֵד — דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי!
La Guemara demande : Mais si la baraita anonyme reflète l’opinion de Rabbi Yosei, et qu’il est permis de travailler lorsqu’on n’a rien à manger, qu’il batte même avec des vaches. Rav Yitzḥak bar Abba n’a-t-il pas dit : Qui est le tanna qui a enseigné que le travail accompli pendant les jours intermédiaires d’une fête doit être effectué d’une manière modifiée même en ce qui concerne une chose qui entraînera une perte si elle est laissée sans surveillance ? Cela n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yosei, car Rabbi Yosei n’exige pas de modifier la manière d’accomplir le travail. Pourquoi, dès lors, la baraita dit-elle que le battage doit être effectué d’une manière modifiée et non avec des vaches ?
אָמַר לָךְ: הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּכׇל יוֹמָא לָאו בְּפָרוֹת דָּיְישִׁי, הָאִידָּנָא נָמֵי לָאו שִׁינּוּי הוּא.
La Guemara rejette cet argument : Rabbi Yossei aurait pu te dire : Ici aussi, puisque l’on ne bat pas toujours le grain avec des vaches, battre le grain sans elles maintenant, pendant les jours intermédiaires de la fête, n’est pas non plus considéré comme battre le grain d’une manière inhabituelle. L’interdiction de battre le grain avec des vaches n’existe pas parce qu’il faudrait accomplir ce travail d’une manière inhabituelle, mais afin d’éviter d’attirer l’attention du public sur le fait que l’on travaille pendant la semaine de la fête.
תָּנוּ רַבָּנַן: טוֹחֲנִין בַּמּוֹעֵד לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, וְשֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אָסוּר. וְאִם טָחַן וְהוֹתִיר — הֲרֵי זֶה מוּתָּר. קוֹצְצִין עֵצִים בַּמּוֹעֵד לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, וְשֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אָסוּר, וְאִם קָצַץ וְהוֹתִיר — הֲרֵי זֶה מוּתָּר.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : On peut moudre de la farine pendant les jours intermédiaires d'une fête pour les besoins de la fête, mais si ce n'est pas pour les besoins de la fête, cela est interdit. Et s'il a moulu et laissé un peu de farine en surplus, il est permis de l'utiliser après la fête. De même, on peut abattre des arbres pendant les jours intermédiaires d'une fête pour les besoins de la fête, mais si ce n'est pas pour les besoins de la fête, cela est interdit. Et s'il a abattu des arbres pour la fête et laissé un peu de bois en surplus, il est permis de l'utiliser après la fête.
מְטִילִין שֵׁכָר בַּמּוֹעֵד לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, וְשֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אָסוּר, וְאִם הֵטִיל וְהוֹתִיר — הֲרֵי זֶה מוּתָּר, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַעֲרִים.
La baraita continue : On peut brasser de la bière pendant les jours intermédiaires d’un Festival pour les besoins du Festival, mais si ce n’est pas pour les besoins du Festival, cela est interdit. Et s’il a brassé de la bière pour les besoins du Festival et qu’il en est resté un peu, cela est permis de l’utiliser après le Festival à condition qu’il n’emploie pas un artifice, en exploitant la permission de travailler pendant un Festival en en faisant sciemment plus que nécessaire.
וּרְמִינְהוּ: מְטִילִין שֵׁכָר בַּמּוֹעֵד לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, וְשֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אָסוּר, אֶחָד שֵׁכַר תְּמָרִים, וְאֶחָד שֵׁכַר שְׂעוֹרִים. וְאַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לוֹ יָשָׁן, מַעֲרִים וְשׁוֹתֶה מִן הֶחָדָשׁ. תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: אֵין מַעֲרִימִין בְּכָךְ, רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה אוֹמֵר: מַעֲרִימִין.
La Guemara soulève une contradiction à partir d’une baraita : On peut brasser de la bière pendant les jours intermédiaires d’une fête pour les besoins de la fête, mais si ce n’est pas pour les besoins de la fête, cela est interdit. Cela s’applique aussi bien à la bière de dattes qu’à la bière d’orge. Et même s’il a de la vieille bière, il peut recourir à un artifice et boire de la nouvelle bière, c’est-à-dire qu’il peut dire qu’il préfère la bière nouvelle et en brasser un nouveau lot, bien qu’il ait suffisamment de vieille bière pour la fête. Cette déclaration contredit la baraita précédente, qui interdisait de contourner l’interdit de travailler au moyen d’un artifice. La Guemara répond : Cette question est un différend entre des tannaïm, comme il est enseigné dans une baraita : On ne peut pas recourir à un artifice à cet égard, c’est-à-dire pour contourner l’interdit de travailler pendant les jours intermédiaires d’une fête. Rabbi Yossei bar Yehouda dit : On peut recourir à un artifice.
רַב חֲצַדוּ לֵיהּ חֲצָדָא בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא. שְׁמַע שְׁמוּאֵל, אִיקְּפַד. לֵימָא שְׁמוּאֵל כִּיחִידָאָה סְבִירָא לֵיהּ? לָא, חֲצָדָא דְחִיטֵּי הֲוָה, דְּלָא הֲוָה פָּסֵיד.
§ La Guemara rapporte que Rav fit récolter sa culture pendant les jours intermédiaires d’une fête. Shmuel en entendit parler et en fut consterné. La Guemara demande : Dirons-nous que Shmuel est d’accord avec l’opinion individuelle de Rabbi Yossei, qui interdit tout travail pour les cultures attachées au sol, même si l’inattention entraînera une perte importante ? La Guemara répond : Non, c’était une culture de blé, qui n’aurait pas été ruinée si la récolte avait été repoussée d’une semaine, et c’est pourquoi Shmuel fut offensé.
וְרַב מַאי טַעְמָא עָבֵיד הָכִי? אֵין לוֹ מַה יֹּאכַל הֲוָה. וּשְׁמוּאֵל — לָא סַיְּימוּהָ קַמֵּיהּ. אִי נָמֵי, אָדָם חָשׁוּב שָׁאנֵי.
La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle Rav a agi de cette manière ? La Guemara répond : Rav entre dans la catégorie de celui qui n’a rien à manger, et c’est pourquoi il lui était permis de récolter ses cultures. La Guemara demande : Et pourquoi, alors, Shmuel a-t-il désapprouvé ? La Guemara explique : Les personnes qui ont rapporté à Shmuel les actions de Rav n’ont pas raconté toute l’histoire devant lui. Alternativement, une personne importante comme Rav est différente, et Shmuel pensait que Rav aurait dû se montrer rigoureux même dans ses circonstances difficiles.
רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה נְפַק בְּחוּמַרְתָּא דִמְדוּשָׁא, וְאִשְׁתִּי מַיָּא דְּאַחֵים קַפִּילָא אֲרַמָּאָה. שְׁמַע רַבִּי אַמֵּי, אִיקְּפַד. אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי טַעְמָא אִיקְּפַד? אִי מִשּׁוּם חוּמַרְתָּא דִמְדוּשָׁא, הָא תַּנְיָא: הַשִּׁירִין, הַנְּזָמִים וְהַטַּבָּעוֹת — הֲרֵי הֵן כְּכׇל הַכֵּלִים הַנִּיטָּלִין בֶּחָצֵר.
Il fut en outre rapporté que Rabbi Yehuda Nesia un jour sortit pendant le Chabbat avec un sceau de corail [ḥumreta] sur sa bague et but de l’eau chauffée par un cuisinier non-juif. Rabbi Ami entendit cela et en fut consterné pour les deux choses. Rav Yosef dit : Quelle est la raison pour laquelle il fut consterné ? Si c’était à cause du sceau de corail, n’est-il pas enseigné dans une baraita : Les bracelets, les anneaux de nez et les bagues sont comme tous les autres ustensiles qui peuvent être transportés dans une cour ? Par conséquent, l’action de Rabbi Yehuda Nesia était conforme à la halakha.
אִי מִשּׁוּם דְּאִישְׁתִּי מַיָּא דְּאַחֵים קַפִּילָא אֲרַמָּאָה, הָא אָמַר שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק אָמַר רַב: כֹּל שֶׁנֶּאֱכָל כְּמוֹת שֶׁהוּא חַי, אֵין בּוֹ מִשּׁוּם בִּישּׁוּלֵי גוֹיִם! אָדָם חָשׁוּב שָׁאנֵי.
Et si Rabbi Ami fut consterné parce que Rabbi Yehouda Nesia avait bu de l’eau chauffée par un cuisinier non-juif [kapeila], Shmuel bar Yitzḥak n’a-t-il pas dit que Rav a dit : En ce qui concerne tout ce qui se mange cru, comme l’eau, même si cela a été cuit par un non-juif, cela n’est pas soumis à l’interdiction de manger de la nourriture cuite par des non-juifs ? La Guemara résout les deux difficultés : une personne importante est différente, et Rabbi Ami pensait que Rabbi Yehouda Nesia aurait dû être plus rigoureux.
אָמַר רַב חֲנַנְאֵל אָמַר רַב: קוֹצֵץ אָדָם דֶּקֶל בַּמּוֹעֵד, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ אֶלָּא לַנְּסוֹרֶת שֶׁלּוֹ. לָיֵיט עֲלַהּ אַבָּיֵי.
Rav Ḥananel a dit que Rav a dit : Une personne peut abattre un palmier pendant les jours intermédiaires d’une Fête, bien qu’elle n’ait besoin que de sa sciure. La Guemara commente : Abaye a maudit cela, c’est-à-dire le comportement de quelqu’un qui fournit un tel effort pendant la Fête pour un besoin si minime.
רַב אָשֵׁי הֲוָה לֵיהּ אִבָּא בִּשְׁלַנְיָיא. אֲזַל לְמִיקְצְיֵיהּ בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא, אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁילָא מִשְּׁלַנְיָיא לְרַב אָשֵׁי: מַאי דַּעְתָּיךְ, דְּקָאָמַר רַב חֲנַנְאֵל אָמַר רַב: קוֹצֵץ אָדָם דֶּקֶל בַּמּוֹעֵד אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ אֶלָּא לַנְּסוֹרֶת שֶׁלּוֹ — הָא לָיֵיט עֲלַהּ אַבָּיֵי! אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁמִיעַ לִי, כְּלוֹמַר, לָא סְבִירָא לִי. אִישְׁתְּמִיט נַרְגָּא, בָּעֵי לְמִיפְסְקֵיהּ לְשָׁקֵיהּ. שַׁבְקֵיהּ וַהֲדַר אֲתָא.
La Guemara raconte que Rav Ashi avait une forêt [ava] à Shelaniya. Il alla la couper pendant les jours intermédiaires de la fête. Rav Sheila de Shelaniya dit à Rav Ashi : Quel est ton avis sur ce que tu fais ? T’appuies-tu sur ce que Rav Ḥananel a dit, à savoir que Rav a dit : Une personne peut abattre un palmier pendant les jours intermédiaires d’une fête même si elle n’a besoin que de sa sciure ? Abaye n’a-t-il pas maudit un tel comportement ? Rav Ashi lui dit : Je n’ai pas entendu qu’Abaye ait dit cela ; c’est-à-dire, de manière délicate, je ne tiens pas conformément à son opinion. Le fer de la hache de Rav Ashi alors glissa et faillit lui couper la jambe. Il laissa cela, cessant de couper, et revint de nouveau pour abattre la forêt seulement après la fête.
רַב יְהוּדָה שְׁרָא לְמִיעְקַר כִּיתָּנָא וּלְמִיקְטַל כְּשׁוּתָא, וּלְמִיעְקַר שׁוּמְשְׁמֵי. אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: בִּשְׁלָמָא כִּיתָּנָא — חֲזֵי לַחֲפִיפָה, כְּשׁוּתָא — חֲזֵי לְשִׁיכְרָא, אֶלָּא שׁוּמְשְׁמֵי לְמַאי חֲזֵי? חֲזֵי לְנַזְיֵי דְּאִית בְּהוּ.
La Guemara rapporte que Rav Yehuda a permis d’arracher le lin, de couper le houblon et d’arracher des plants de sésame pendant les jours intermédiaires d’une fête. Abaye dit à Rav Yosef : Soit, cela est raisonnable dans le cas du lin, qui est apte à servir de couverture [ḥafifa] pour divers objets et a donc une utilité même pendant la fête, ainsi que le houblon, qui est apte à faire de la bière, mais à quoi les plants de sésame sont-ils aptes, puisque les graines de sésame nécessitent une longue période de séchage avant qu’on puisse en extraire de l’huile ? Rav Yosef lui dit : Ils sont aptes grâce aux graines [nazyei] qui s’y trouvent, lesquelles peuvent être consommées immédiatement.
רַבִּי יַנַּאי הֲוָה לֵיהּ הָהוּא פַּרְדֵּיסָא דִּמְטָא זִמְנֵיהּ בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא, קַטְפֵיהּ. לְשָׁנָה שַׁהִיּוּה כּוּלֵּי עָלְמָא לְפַרְדֵּיסַיְיהוּ לְחוּלָּא דְמוֹעֲדָא. אַפְקְרֵיהּ רַבִּי יַנַּאי לְפַרְדֵּיסֵיהּ הָהִוא שַׁתָּא.
Il fut également mentionné que Rabbi Yannai avait un verger dont le moment de récolter les fruits arriva pendant les jours intermédiaires de la fête. Il le récolta pendant la fête, car sinon les fruits se seraient gâtés. L’année suivante, tout le monde retarda la récolte de leurs vergers jusqu’aux jours intermédiaires de la fête. Rabbi Yannai déclara sans propriétaire les revenus de son verger cette année-là, car sa récolte de ses fruits fournit au public un exemple trompeur, amenant beaucoup de gens à adopter une indulgence inappropriée.
מַתְנִי׳ מַכְנִיס אָדָם פֵּירוֹתָיו מִפְּנֵי הַגַּנָּבִים, וְשׁוֹלֶה פִּשְׁתָּנוֹ מִן הַמִּשְׁרָה בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תֹּאבַד, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְכַוֵּין אֶת מְלַאכְתּוֹ בַּמּוֹעֵד. וְכוּלָּן אִם כִּוְּונוּ מְלַאכְתָּן בַּמּוֹעֵד — יֹאבֵדוּ.
MICHNA :Une personne peut rentrer ses fruits du champ pendant les jours intermédiaires de la Fête parce qu’elle craint les voleurs, et elle peut retirer son lin du bassin de trempage afin qu’il ne soit pas abîmé en restant trop longtemps dans l’eau, à condition qu’elle n’ait pas prévu dès le départ d’accomplir son travail pendant les jours intermédiaires de la Fête. Et en ce qui concerne tous ces cas, si quelqu’un avait prévu dès le départ d’accomplir son travail pendant les jours intermédiaires de la Fête, le fruit de ce travail doit être perdu et aucun bénéfice ne peut en être tiré.
גְּמָ׳ תָּנָא: וּבִלְבַד שֶׁיַּכְנִיסֵם בְּצִנְעָא לְתוֹךְ בֵּיתוֹ.
GUEMARA : Il est enseigné dans une baraita qu’on peut rentrer les récoltes par crainte des voleurs, à condition de les faire entrer dans sa maison discrètement.
רַב יוֹסֵף הֲוָה לֵיהּ כְּשׁוּרֵי, עַיְּילִינְהוּ בִּימָמָא.
La Guemara raconte : Rav Yosef avait des poutres en bois, qu’il apporta dans sa maison pendant la journée lors de l’un des jours intermédiaires d’une fête.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָתַנְיָא: וּבִלְבַד שֶׁיַּכְנִיסֵם בְּצִנְעָא בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ! אֲמַר לֵיהּ: צִנְעָא דְּהָנֵי — יְמָמָא הוּא, כֵּיוָן דִּבְלֵילְיָא בָּעוּ גַּבְרֵי יַתִּירֵי, וּבָעוּ מַדְבּוּרֵי דְנוּרָא, אָוְושָׁא מִילְּתָא.
Abaye lui dit : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : On peut faire entrer des objets, à condition de les faire entrer dans sa maison discrètement ? Rav Yosef lui dit : La discrétion à l’égard de ces poutres consiste à les déplacer pendant la journée, car la nuit davantage de personnes sont nécessaires, et aussi des porteurs de torches [medokhrei denura] sont nécessaires, et l’affaire serait plus remarquée.
וְשׁוֹלֶה פִּשְׁתָּנוֹ מִן הַמִּשְׁרָה כּוּ׳. בָּעֵי מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: כִּוֵּון מְלַאכְתּוֹ בַּמּוֹעֵד וָמֵת, מַהוּ שֶׁיִּקְנְסוּ בָּנָיו אַחֲרָיו?
La michna déclare : Et il peut retirer son lin du bassin de trempage afin qu’il ne soit pas abîmé par un trempage trop prolongé dans l’eau, à condition qu’il n’ait pas prévu dès le départ d’effectuer son travail pendant les jours intermédiaires de la fête. Et en ce qui concerne quiconque, s’il a prévu dès le départ d’accomplir son travail pendant les jours intermédiaires d’une fête, le fruit de ce travail doit être détruit. Rabbi Yirmeya demanda à Rabbi Zeira : Si quelqu’un a prévu dès le départ d’accomplir son travail pendant les jours intermédiaires d’une fête, et qu’il est mort après l’avoir fait, quelle est la halakha ? Faut-il pénaliser ses enfants après lui et leur faire perdre les produits du travail de leur père ?
אִם תִּימְצֵי לוֹמַר
Même si vous pourriez dire que