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אָמַר שְׁמוּאֵל: מְקַבְּלֵי קִיבּוֹלֶת, בְּתוֹךְ הַתְּחוּם — אָסוּר. חוּץ לַתְּחוּם — מוּתָּר.
§ Shmuel a dit : En ce qui concerne les entrepreneurs gentils, qui sont payés pour le travail achevé plutôt qu’à la journée, il est interdit qu’ils travaillent pour un Juif à l’intérieur des limites de la limite de Chabbat un jour où il est interdit au Juif de travailler. Cela donne l’impression que le Juif leur a assigné du travail à faire ce jour-là, même si, en réalité, ils établissent eux-mêmes leur propre emploi du temps. En dehors de la limite de Chabbat, là où les Juifs ne verront pas le travail être effectué, c’est permis.
אָמַר רַב פָּפָּא: וַאֲפִילּוּ חוּץ לַתְּחוּם, לֹא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵיכָּא מָתָא דִּמְקָרְבָא לְהָתָם, אֲבָל אִיכָּא מָתָא דִּמְקָרְבָא לְהָתָם — אָסוּר.
Rav Pappa a dit : Et même en dehors de la limite de Chabbat , nous avons dit seulement qu'il est permis de les laisser travailler lorsqu'il n'y a pas d'autre ville à proximité de cet endroit, mais s'il y a une autre ville à proximité de cet endroit, c'est interdit, car il est probable que le travail soit vu par un Juif.
אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: וְכִי לֵיכָּא מָתָא דִּמְקָרְבָא לְהָתָם נָמֵי, לָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּשַׁבָּתוֹת וּבְיָמִים טוֹבִים, דְּלָא שְׁכִיחִי אִינָשֵׁי דְּאָזְלִי לְהָתָם, אֲבָל בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, דִּשְׁכִיחִי אִינָשֵׁי דְּאָזְלִי וְאָתוּ לְהָתָם — אָסוּר.
Rav Mesharshiyya a dit : Et même lorsqu’il n’y a pas d’autre ville à proximité, nous avons dit qu’il est permis à des entrepreneurs gentils de travailler pour un Juif uniquement pendant les Shabbatot et les Fêtes, lorsque les gens juifs ne s’y rendent pas habituellement, c’est-à-dire à l’endroit où le travail est effectué. Cependant, pendant les jours intermédiaires d’une Fête, lorsque les gens juifs vont et viennent habituellement de là-bas et voient le travail en train d’être fait, cela est interdit.
מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן בְּנוּ לֵיהּ אַפַּדְנָא מְקַבְּלֵי קִיבּוֹלֶת חוּץ לַתְּחוּם. אִיקְּלַע רַב סָפְרָא וְרַב הוּנָא בַּר חִינָּנָא, וְלָא עַלּוּ לְגַבֵּיהּ. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: הוּא נָמֵי לָא עָל בְּגַוֵּויהּ.
La Guemara rapporte au sujet de Mar Zutra, fils de Rav Naḥman, que des entrepreneurs gentils lui construisirent un manoir [apadana] en dehors de la limite de Chabbat. Rav Safra et Rav Huna bar Ḥinnana se trouvèrent y arriver, mais ils n’y entrèrent pas, car il avait été construit pendant Chabbat d’une manière interdite. Et il y en a qui disent : Même lui, Mar Zutra lui-même, n’y entra pas.
וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: מְקַבְּלֵי קִיבּוֹלֶת — בְּתוֹךְ הַתְּחוּם אָסוּר, חוּץ לַתְּחוּם מוּתָּר! אָדָם חָשׁוּב שָׁאנֵי. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: סַיּוֹעֵי סַיַּיע בְּתִיבְנָא בַּהֲדַיְיהוּ.
La Guemara demande : Mais Shmuel n’a-t-il pas dit : En ce qui concerne les entrepreneurs non juifs, à l’intérieur de la limite de Chabbat, il est interdit de les laisser travailler pendant Chabbat, mais à l’extérieur de la limite de Chabbat, c’est permis ? La Guemara répond : Une personne importante est différente et doit se conduire de manière plus stricte. Et il y en a qui disent : Il leur a fourni une aide en paille pour fabriquer les briques. Par conséquent, ils n’étaient pas des entrepreneurs totalement indépendants, et il leur était donc interdit de travailler pendant Chabbat, même à l’extérieur de la limite de Chabbat.
רַב חָמָא שְׁרָא לְהוּ לְאַבְוָנְגָּרֵי דְּבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא לְמֶיעְבַּד לְהוּ עֲבִידְתָּא בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא, אֲמַר: כֵּיוָן דַּאֲגַר לָא קָא שָׁקְלִי, שַׁרְשׁוֹיֵי הוּא דְּקָא מְשָׁרְשׁוּ לֵיהּ, וְלֵית לַן בַּהּ.
La Guemara rapporte que Rav Ḥama a permis aux préposés aux bains [abunagrei] de la maison de l’Exilarque de travailler pour eux, c’est-à-dire pour l’Exilarque et les membres de sa maison, pendant les jours intermédiaires d’une fête. Il dit, pour expliquer cette indulgence : Puisqu’ils ne reçoivent pas de paiement pour leur travail pendant la semaine de la fête, ils ne font que rendre service à l’Exilarque. Par conséquent, cela n’est pas considéré comme un véritable travail, et nous n’avons pas de problème avec cela.
תָּנוּ רַבָּנַן: מְקַבְּלִין קִיבּוֹלֶת בַּמּוֹעֵד לַעֲשׂוֹתָהּ לְאַחַר הַמּוֹעֵד, וּבַמּוֹעֵד אָסוּר. כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: כֹּל שֶׁהוּא עוֹשֶׂה — אוֹמֵר לְגוֹי וְעוֹשֶׂה, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה — אֵינוֹ אוֹמֵר לְגוֹי וְעוֹשֶׂה. תַּנְיָא אִידַּךְ: מְקַבְּלִין קִיבּוֹלֶת בַּמּוֹעֵד לַעֲשׂוֹתָהּ לְאַחַר הַמּוֹעֵד, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִמְדּוֹד וְשֶׁלֹּא יִשְׁקוֹל וְשֶׁלֹּא יִמְנֶה כְּדֶרֶךְ שֶׁהוּא עוֹשֶׂה בַּחוֹל.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Les gentils peuvent recevoir un travail à forfait pendant les jours intermédiaires d’une Fête afin de l’exécuter après la Fête, mais il est interdit de l’exécuter pendant la semaine même de la Fête. Le principe de la chose est le suivant : Toute action qu’un Juif peut accomplir lui-même, il peut dire à un gentil de l’accomplir, et toute action qu’il ne peut pas accomplir lui-même, il ne peut pas dire à un gentil de l’accomplir. Il est enseigné dans une autre baraita : Un gentil peut recevoir un travail à forfait pendant les jours intermédiaires d’une Fête afin de l’exécuter après la Fête, à condition qu’il ne mesure, ne pèse ni ne compte pas, afin de planifier le travail, de la même manière qu’il le fait un jour ouvrable ordinaire.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מַרְבִּיעִין בְּהֵמָה בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. כַּיּוֹצֵא בּוֹ: אֵין מַרְבִּיעִין בִּבְכוֹר וְלֹא בִּפְסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : On ne peut pas faire s’accoupler un animal, c’est-à-dire inciter ou contraindre un mâle à s’accoupler avec une femelle, pendant les jours intermédiaires d’une fête, car cela ressemble à un travail interdit. De même, on ne peut pas faire s’accoupler un premier-né animal, ni un animal consacré impropre. Il est interdit de faire travailler ces animaux en toute circonstance en raison de leur statut sanctifié, et les faire s’accoupler ressemble à les faire travailler.
תַּנְיָא אִידַּךְ: אֵין מַרְבִּיעִין בְּהֵמָה בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חֲמוֹרָה שֶׁתָּבְעָה — מַרְבִּיעִין עָלֶיהָ זָכָר בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תִּצְטַנֵּן, וּשְׁאָר כׇּל הַבְּהֵמוֹת — מַכְנִיסִין אוֹתָן לְבַקְרוּת.
Il est enseigné dans une autrebaraita : On ne peut pas faire saillir un animal pendant les jours intermédiaires d’une fête. Rabbi Yehouda dit : Si une ânesse désire un mâle parce qu’elle est en chaleur, on peut la faire saillir par un mâle, de peur qu’elle ne refroidisse, c’est-à-dire de peur que son cycle de chaleur ne passe sans accouplement, ce qui entraînerait une perte importante. En ce qui concerne tous les autres animaux qui sont en chaleur, ils sont simplement amenés dans des enclos où se trouvent des mâles, sans qu’une intervention humaine supplémentaire soit nécessaire.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְדַיְּירִין לֹא בְּשַׁבָּתוֹת וְלֹא בְּיָמִים טוֹבִים וְלֹא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. וְאִם בָּאוּ מֵאֲלֵיהֶן — מוּתָּר.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : On ne peut pas enfermer du bétail dans des zones particulières d’un champ afin de fertiliser cette zone avec leur fumier, pendant les Shabbatot, ou les Fêtes, ou les jours intermédiaires d’une Fête. Mais si les animaux sont venus d’eux-mêmes dans le champ, c’est permis, et il n’a pas besoin de les en retirer bien qu’il profite de leur fumier.
וְאֵין מְסַיְּיעִין אוֹתָן, וְאֵין מוֹסְרִין לָהֶם שׁוֹמֵר לְנַעֵר אֶת צֹאנָם. הָיָה שְׂכִיר שַׁבָּת, שְׂכִיר חֹדֶשׁ, שְׂכִיר שָׁנָה, שְׂכִיר שָׁבוּעַ — מְסַיְּיעִין אוֹתָן, וּמוֹסְרִין לָהֶם שׁוֹמֵר לְנַעֵר אֶת צֹאנָם. רַבִּי אוֹמֵר: בַּשַּׁבָּת — בְּטוֹבָה, בְּיוֹם טוֹב — בִּמְזוֹנוֹת, בַּמּוֹעֵד — בְּשָׂכָר. אָמַר רַב יוֹסֵף: הִלְכְתָא כְּרַבִּי.
La baraita continue : Et l’on ne peut pas aider des bergers gentils à faire paître leurs moutons dans son champ afin qu’il soit fertilisé, et l’on ne peut pas non plus leur fournir un berger pour aider à faire paître leurs moutons tout autour du champ afin qu’il soit entièrement fertilisé. Si les bergers gentils ont été engagés à la semaine, au mois, à l’année ou pour la période septennale, c’est-à-dire les sept années d’une année sabbatique à la suivante, on peut les aider et leur fournir un berger pour faire paître leurs moutons. Puisqu’ils ont été engagés pour une longue période, ce n’est pas comme s’ils avaient été engagés spécifiquement pour le Shabbat ou la fête. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Le Shabbat, on peut faire paître les moutons par le gentil dans son champ comme une faveur, c’est-à-dire afin de gagner sa bienveillance, mais non contre rémunération ; un jour de fête, cela est permis même en échange de nourriture ; et pendant les jours intermédiaires de la fête, cela est permis contre rémunération. Rav Yossef a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi.
מַתְנִי׳ וְכֵן מִי שֶׁהָיָה יֵינוֹ בְּתוֹךְ הַבּוֹר וְאֵירְעוֹ אֵבֶל אוֹ אוֹנֶס אוֹ שֶׁהִטְעוּהוּ — זוֹלֵף וְגוֹמֵר וְגָף כְּדַרְכּוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עוֹשֶׂה לוֹ לִימּוּדִים בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא יַחְמִיץ.
MICHNA :De même, en ce qui concerne quelqu’un dont le vin se trouvait déjà dans la fosse de collecte près du pressoir et devait en être retiré de peur qu’il ne tourne, et qu’un deuil pour un proche parent ou quelque autre accident inévitable lui soit survenu, ou que ses ouvriers l’aient trompé, promettant de venir mais ne le faisant pas, pendant les jours intermédiaires de la fête il peut soutirer le vin et achever le processus, puis boucher chaque tonneau de vin de sa manière habituelle ; telle est l’opinion de Rabbi Yossei. Rabbi Yehouda dit : Il doit construire un panneau de bois pour couvrir la fosse de collecte afin que le vin ne tourne pas.
גְּמָ׳ וּצְרִיכָא. דְּאִי אַשְׁמְעִינַן קַמַּיְיתָא, בְּהַהִיא קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי — מִשּׁוּם דְּמִישְׁחָא נְפִישׁ פְּסֵידֵיהּ, אֲבָל חַמְרָא דְּלָא נְפִישׁ פְּסֵידֵיהּ — אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה. וְאִי אַשְׁמְעִינַן בָּתְרָיְיתָא, בְּהַהִיא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה, אֲבָל בְּהָךְ אֵימָא מוֹדֶה לְרַבִּי יוֹסֵי. צְרִיכָא.
GUEMARA : La Guemara commente : Et cette michna ainsi que la précédente (11b), au sujet du pressoir à olives, sont nécessaires, car, si le tanna nous enseignait seulement la première michna, on pourrait dire que ce n’est que dans ce cas que Rabbi Yosei dit qu’il est permis d’achever le processus, parce que dans le cas de l’huile, la perte potentielle est considérable. Cependant, dans le cas du vin, où la perte n’est pas aussi considérable, on pourrait dire qu’il concède à Rabbi Yehuda que cela doit être fait d’une manière modifiée. Et s’il nous enseignait seulement la dernière michna, on pourrait dire que ce n’est que dans ce cas concernant le vin que Rabbi Yehuda a dit qu’il faut être rigoureux, mais dans l’autre cas concernant l’huile on pourrait dire qu’il concède à Rabbi Yosei et se montre indulgent. Il est donc nécessaire d’enseigner les deux cas.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבָּא: מַאן תַּנָּא שִׁינּוּי בַּמּוֹעֵד בְּדָבָר הָאָבֵד — דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי. אָמַר רַב יוֹסֵף: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.
Rav Yitzḥak bar Abba a dit : Qui est le tanna qui enseigne que le travail effectué pendant les jours intermédiaires de la fête doit être accompli d’une manière modifiée même en ce qui concerne une affaire qui, si elle est négligée, entraînera une perte importante ? Cette décision n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yosei, car Rabbi Yosei permet d’accomplir un travail qui évitera une telle perte même de la manière habituelle. Rav Yosef a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei, et dans les cas de perte, il est permis d’accomplir un travail de la manière habituelle.
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַהוּ לְמֵישַׁע חָבִיתָא דְשִׁיכְרָא בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא? אֲמַר לְהוּ: סִינַי אָמַר הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. אֵימוֹר דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּחַמְרָא, בְּשִׁיכְרָא מִי אָמַר!
Les étudiants demandèrent à Rav Naḥman bar Yitzḥak : Quelle est la halakha concernant le scellement d’un tonneau de bière pendant les jours intermédiaires de la Fête ? S’il n’est pas correctement scellé, la bière fuira par les côtés du tonneau. Il leur dit : Sinaï, c’est-à-dire Rav Yosef, a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei. Ils demandèrent : Disons que Rabbi Yosei a dit qu’on peut être indulgent au sujet du vin, mais au sujet de la bière dit-il la même chose ? La bière est bien moins chère que le vin, et la perte serait bien moins importante.
חַמְרָא טַעְמָא מַאי — מִשּׁוּם דִּנְפִישׁ פְּסֵידֵיהּ, שִׁיכְרָא נָמֵי אִית בֵּהּ פְּסֵידָא. דְּאָמַר אַבָּיֵי, אֲמַרָה לִי אֵם: בַּר שֵׁית סָאוֵי וּשְׁיִיעַ, מִבַּר תַּמְנֵי וְלָא שְׁיִיעַ.
La Guemara explique pourquoi aucune distinction ne doit être faite : En ce qui concerne le vin, quelle est la raison pour laquelle Rabbi Yossei a été indulgent ? C’est parce que la perte en jeu est considérable ; avec la bière aussi, il y a une perte si le tonneau n’est pas correctement scellé, comme l’a dit Abaye : Ma mère nourricière m’a dit : Il vaut mieux avoir un tonneau de six séa scellé que un tonneau de huit séa non scellé, car au final il restera plus de bière dans le plus petit tonneau scellé que dans le plus grand non scellé.
אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: הִלְכוֹת מוֹעֵד כְּהִלְכוֹת כּוּתִים בַּהֲלָכָה. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב דָּנִיאֵל בַּר קַטִּינָא אָמַר רַב: לוֹמַר שֶׁהֵן עֲקוּרוֹת וְאֵין לְמֵידוֹת זוֹ מִזּוֹ.
§ Rav Ḥama bar Gurya a dit que Rav a dit : Les halakhot relatives aux jours intermédiaires d'une fête ressemblent aux halakhot relatives aux Samaritains dans la halakha. La Guemara demande : À quel aspect de la halakha ressemblent-elles ? Rav Daniel bar Ketina a dit que Rav a dit : Il voulait faire savoir qu'elles sont stériles, et qu'on ne peut pas apprendre d'autres halakhot par extrapolation l'une de l'autre dans ces deux domaines de la halakha.
דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: זוֹפְתִין כּוּזְתָּא וְאֵין זוֹפְתִין חָבִיתָא. רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא אָמַר: זוֹפְתִין חָבִיתָא וְאֵין זוֹפְתִין כּוּזְתָּא. מָר חָיֵישׁ לִפְסֵידָא, וּמָר חָיֵישׁ לְטִירְחָא.
La Guemara donne un exemple : Par exemple, Shmuel a dit : Il est permis de sceller une cruche avec du poix, mais il n’est pas permis de sceller un tonneau avec du poix pendant les jours intermédiaires d’une fête. Rav Dimi de Neharde’a a dit : Il est permis de sceller un tonneau avec du poix, mais il n’est pas permis de sceller une petite cruche avec du poix. Leur raisonnement est le suivant : Ce Sage, c’est-à-dire Rav Dimi, était davantage préoccupé par une possible perte financière, et il a donc permis de sceller le plus grand récipient, pour lequel le risque de perte est important, mais non le plus petit. Et ce Sage, c’est-à-dire Shmuel, était préoccupé par un effort inutile pendant la fête, et a donc permis de sceller le plus petit récipient, qui demande moins d’effort.
אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַן הִלְכוֹת מוֹעֵד כְּהִלְכוֹת שַׁבָּת;
Abaye a énoncé un principe différent : Nous avons une tradition selon laquelle les halakhot des jours intermédiaires d'une Fête sont comme les halakhot du Chabbat :

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