דְּאָמַר מָר: חַטָּאת וְאָשָׁם מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״זָּבַח״.
Ce serait exactement comme le Maître l’a dit dans une baraita concernant un nazir : Un nazir qui achève sa période de naziréat doit se raser les cheveux et apporter diverses offrandes. En ce qui concerne les cheveux rasés, le verset déclare : « Il prendra les cheveux de la tête de son naziréat et les mettra sur le feu qui est sous le sacrifice des offrandes de paix » (Nombres 6:18). La baraita demande : D’où est-il déduit que si, au lieu de mettre ses cheveux sur le feu sous l’offrande de paix, il les met sur le feu sous son offrande expiatoire ou sous son offrande de culpabilité, il s’acquitte néanmoins de l’obligation ? Le verset déclare : « Le sacrifice, » ce qui sert à inclure ces deux offrandes. De toute évidence, le terme « sacrifice » renvoie à la fois à une offrande expiatoire et à une offrande de culpabilité. Pourquoi la baraita concernant un lépreux déduit-elle une offrande de culpabilité uniquement du mot « ou » ?
הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּתַרְוַיְיהוּ כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ, אֲבָל הֵיכָא דְּאָשָׁם לְהַכְשִׁיר וְחַטָּאת לְכַפֵּר – בָּעֵינַן תְּרֵי קְרָאֵי.
La Guemara explique : Cette question, à savoir que tant une offrande expiatoire qu’une offrande de culpabilité peuvent être dérivées du même terme, ne s’applique que lorsqu’elles sont toutes deux apportées ensemble, dans le même but, comme dans le cas d’un nazir. Les deux offrandes servent à le rendre apte : dans le cas d’un nazir pur, à boire du vin et à se couper les cheveux, et dans le cas d’un nazir impur, à recommencer à compter sa période de naziréat. Mais dans le cas d’un lépreux, où son offrande de culpabilité sert à le rendre apte à retourner au camp et son offrande expiatoire sert à expier le péché qui fut la cause de sa lèpre, puisqu’elles viennent pour des buts différents, nous avons besoin de deux versets, c’est-à-dire de sources, pour enseigner les concernant toutes deux.
״זָבַח״ – זוֹ חַטַּאת מְצוֹרָע, וְאֵימָא זוֹ חַטָּאת וְאָשָׁם דְּנָזִיר.
La Guemara remet en question les dérivations dans la baraita : « Le sacrifice »; cela fait référence à l’offrande expiatoire d’un lépreux. La Guemara demande : Et comment la baraita le sait-elle ? Je pourrais dire à la place que cela fait référence à l’offrande expiatoire et à l’offrande de culpabilité d’un nazir. L’offrande expiatoire est apportée par un nazir qui achève sa période de naziréat, et l’offrande de culpabilité est apportée par un nazir qui est devenu rituellement impur. En conséquence, seules ces offrandes d’un nazir nécessiteraient des libations, mais non l’holocauste d’un lépreux.
לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: ״וּמִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ – בְּעוֹלָתוֹ וּבִשְׁלָמָיו הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
La Guemara rejette cette possibilité. Cela ne devrait pas vous venir à l’esprit, car il est enseigné dans une baraita : En décrivant les offrandes qu’un nazir apporte à l’achèvement de sa période de naziréat, le verset déclare : « Et il offrira son offrande au Seigneur : un agneau mâle d’un an sans défaut comme holocauste, et une brebis d’un an sans défaut comme offrande expiatoire, et un bélier sans défaut comme sacrifices de paix…et leur offrande de farine, et leurs libations » (Nombres 6:14–15). La baraita explique que c’est à l’égard de son holocauste et de son sacrifice de paix, mentionnés plus haut dans ce passage, que parle le verset, et ainsi seules ces offrandes du nazir nécessitent des libations.
אַתָּה אוֹמֵר בְּעוֹלָתוֹ וּבִשְׁלָמָיו, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא אֲפִילּוּ חַטָּאת? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאֶת הָאַיִל יַעֲשֶׂה זֶבַח שְׁלָמִים וּמִנְחָתוֹ וְנִסְכּוֹ״.
Dis-tu que le verset parle au sujet de son holocauste et de son offrande de paix ? Ou peut-être le verset parle-t-il même au sujet de l’offrande expiatoire qu’un nazir apporte s’il devient rituellement impur ? Afin d’écarter la possibilité d’expliquer le verset de cette manière, le verset déclare dans les versets suivants : « Et il offrira le bélier en sacrifice d’offrande de paix à l’Éternel, avec la corbeille de pains sans levain ; et le prêtre offrira son offrande de grain et ses libations » (Nombres 6:16–17).
אַיִל בַּכְּלָל הָיָה, וְלָמָּה יָצָא? לְהַקִּישׁ אֵלָיו. מָה אַיִל מְיוּחָד בָּא בְּנֶדֶר וּנְדָבָה, אַף כֹּל בָּא בְּנֶדֶר וּנְדָבָה.
Or, cette offrande de bélier était déjà incluse avec toutes les autres offrandes de paix, qui exigent toutes des libations. Pourquoi, alors, a-t-elle été mise en évidence dans ce verset par une déclaration indépendante enseignant qu’elle exige des libations ? C’était afin d’assimiler toutes les autres offrandes à elle, enseignant que l’exigence des libations ne s’applique qu’aux offrandes semblables à elle. De même qu’un bélier se distingue en ce qu’il peut être apporté en accomplissement d’un vœu ou comme offrande volontaire, de même, toute offrande qui peut être apportée en accomplissement d’un vœu ou comme offrande volontaire exige des libations. Cela exclut l’offrande expiatoire et l’offrande de culpabilité d’un nazir, car elles ne peuvent pas être apportées comme offrandes de vœu ou offrandes volontaires.
״עֹלָה״ – זוֹ עוֹלַת מְצוֹרָע, וְאֵימָא זוֹ עוֹלַת יוֹלֶדֶת?
La Guemara remet en question une autre des déductions de la baraita : « L’holocauste » ; cela fait référence à l’holocauste d’un lépreux. La Guemara demande : Et comment la baraita le sait-elle ? Je pourrais dire à la place que cela fait référence à l’holocauste d’une femme qui a accouché (voir Lévitique 12:6), et, dans ce cas, il n’y aurait aucune source pour exiger des libations pour l’holocauste d’un lépreux.
אָמַר אַבָּיֵי: עוֹלַת יוֹלֶדֶת מִסֵּיפָא דִּקְרָא נָפְקָא.
Abaye a dit : L’obligation d’apporter des libations avec l’holocauste d’une femme qui a accouché est dérivée de la fin de ce verset, de sorte que le terme « l’holocauste », mentionné juste avant, reste disponible pour inclure l’holocauste d’un lépreux dans l’obligation des libations.
דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: ״לַכֶּבֶשׂ״ – זוֹ עוֹלַת יוֹלֶדֶת, ״הָאֶחָד״ – זֶה אַחַד עָשָׂר שֶׁל מַעֲשֵׂר [שֶׁקָּרֵב שְׁלָמִים].
C’est comme il est enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et du vin pour les libations, un quart de hin, tu prépareras avec l’holocauste ou pour le sacrifice, pour l’unique agneau » (Nombres 15:5). Rabbi Natan dit : « Pour l’unique agneau » ; cela fait référence à l’holocauste d’une femme qui a accouché et inclut cette offrande dans l’obligation des libations. « L’unique » ; cela fait référence au onzième animal du dixième du bétail, qui est offert comme offrande de paix. Afin de prélever la dîme sur ses animaux, le propriétaire les compte un par un, et chaque dixième animal est consacré comme offrande de dîme du bétail. Si, en comptant, il compte par erreur le dixième animal comme le neuvième et le onzième comme le dixième, les deux sont consacrés, le premier comme dîme du bétail et le second comme offrande de paix.
שֶׁלֹּא מָצִינוּ לָהּ בְּכׇל הַתּוֹרָה, שֶׁיְּהֵא טָפֵל חָמוּר מִן הָעִיקָּר.
La baraita commente : Il est nécessaire d’avoir une dérivation indépendante pour enseigner que le onzième animal requiert des libations, car nous ne trouvons pas une autre halakha comme celle-ci dans toute la Torah, où le cas accessoire est plus strict que le principal. Dans ce cas, l’offrande de la dîme animale elle-même ne requiert pas de libations.
רָבָא אָמַר: אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁצָּרִיךְ שְׁלֹשָׁה רִבּוּיִין? הֱוֵי אוֹמֵר: זוֹ מְצוֹרָע.
La Guemara présente une autre réponse. Rava dit : Le verset est interprété comme se référant à trois offrandes différentes et les inclut dans l’obligation d’apporter des libations. Il est raisonnable que ces trois offrandes partagent toutes un lien entre elles. Quelle est la seule question dans laquelle trois offrandes sont apportées qui nécessiterait trois inclusions pour enseigner que chacune d’elles requiert des libations ? Tu dois dire que cela désigne les offrandes d’un lépreux, qui apporte trois offrandes différentes.
״לָאַיִל״, לְמָה לִי? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְרַבּוֹת אֵילוֹ שֶׁל אַהֲרֹן.
§ Il est en outre déclaré dans le passage concernant les libations : « Ou pour un bélier, tu prépareras une offrande de grain de deux dixièmes d’épha de fleur de farine, mêlée à un tiers de hin d’huile » (Nombres 15:6–7). Les détails de l’offrande de grain apportée avec un bélier sont également mentionnés ailleurs : « Et deux dixièmes de fleur de farine pour une offrande de grain, mêlée à l’huile, pour le bélier » (Nombres 28:12) ; la Guemara demande donc : Pourquoi ai-je besoin que le verset l’énonce ici ? Rav Sheshet dit : Ce verset vient inclure dans l’obligation des libations le bélier d’Aaron, c’est-à-dire le bélier du Grand Prêtre qu’il offre en holocauste à Yom Kippour.
אֵילוֹ שֶׁל אַהֲרֹן, מִ״בְּמוֹעֲדֵיכֶם״ נָפְקָא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי דְּצִבּוּר, אֲבָל דְּיָחִיד – לָא.
La Guemara objecte : Mais l’exigence d’apporter des libations avec le bélier d’Aaron devrait être dérivée de l’expression : « À vos Fêtes » (Nombres 15:3), puisque la baraita a dérivé de cette expression que toutes les offrandes obligatoires des Fêtes requièrent des libations. La Guemara résout cette difficulté : Il est nécessaire d’avoir une dérivation indépendante pour le bélier d’Aaron, car on pourrait penser que cette règle, selon laquelle les offrandes obligatoires des Fêtes requièrent des libations, ne s’applique qu’aux offrandes communautaires, mais non aux offrandes d’un particulier, comme le bélier d’Aaron.
וּמַאי שְׁנָא מֵעוֹלַת יוֹלֶדֶת?
La Guemara soulève cette question : Mais pourquoi penserait-on que, parce que le bélier d’Aaron est une offrande d’un particulier, il ne nécessiterait pas de libations ? En quoi est-il différent de l’holocauste d’une femme qui a accouché, qui est lui aussi apporté par un particulier et qui, pourtant, nécessite des libations ?
סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי – דָּבָר שֶׁאֵין קָבוּעַ לוֹ זְמַן, אֲבָל דָּבָר שֶׁקָּבוּעַ לוֹ זְמַן – אֵימָא לָא. קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara explique : On pourrait penser que cette question, c’est-à-dire la conclusion tirée de la halakha de l’holocauste d’une femme qui a accouché, selon laquelle même les offrandes d’un particulier nécessitent des libations, ne s’applique qu’à une offrande qui n’a pas de temps fixé auquel elle doit être sacrifiée ; mais, en ce qui concerne une offrande qui a un temps fixé auquel elle doit être sacrifiée, je pourrais dire qu’elle ne nécessite pas de libations. En conséquence, il est nécessaire d’avoir une dérivation indépendante qui nous enseigne que le bélier d’Aaron nécessite des libations.
״אוֹ לָאַיִל״, לְמָה לִי? לְרַבּוֹת אֶת הַפַּלְגָּס.
La Guemara continue d’exposer le verset cité : Pourquoi ai-je besoin du mot « ou » dans l’expression « ou pour un bélier » ? La Guemara explique : Il sert à inclure le sacrifice d’un palges dans l’obligation d’apporter des libations. Lorsqu’elle parle des ovins, la Torah ne mentionne que les agneaux et les béliers. Un ovin durant ses douze premiers mois est appelé un agneau, et un ovin de plus de treize mois est appelé un bélier. Un palges est un ovin dans son treizième mois, et il n’est jamais mentionné explicitement par la Torah. Il est donc nécessaire d’avoir une dérivation indépendante pour enseigner que, si l’on en sacrifie un, des libations doivent être apportées avec lui.
הָנִיחָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר בִּרְיָה הוּא, דִּתְנַן: הִקְרִיבוּ – מֵבִיא עָלָיו נִסְכֵי אַיִל, וְאֵינוֹ עוֹלֶה לוֹ מִזִּבְחוֹ, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״אוֹ לָאַיִל״ – לְרַבּוֹת אֶת הַפַּלְגָּס.
La Guemara soulève une difficulté : Cela s’explique bien selon l’opinion de Rabbi Yoḥanan, qui a dit qu’un palges est considéré comme une entité indépendante, c’est-à-dire qu’il n’est considéré ni comme un agneau ni comme un bélier, comme nous l’avons appris dans une michna (Para 1:3) : Celui qui est tenu d’offrir en sacrifice un agneau ou un bélier et a sacrifié un palgesdoit apporter avec lui les libations requises lorsqu’on offre un bélier, mais néanmoins son sacrifice n’est pas considéré comme l’accomplissement de son obligation d’apporter une offrande de bélier ou d’agneau. Et, commentant cette michna, Rabbi Yoḥanan dit que l’obligation d’apporter des libations dans ce cas est dérivée de l’expression « ou pour un bélier », qui vient inclure le sacrifice d’un palges.
אֶלָּא לְבַר פְּדָא, דְּאָמַר: מַיְיתֵי וּמַתְנֵי, דִּסְפֵיקָא הוּא, אִצְטְרִיךְ קְרָא לְרַבּוֹיֵי סְפֵיקָא?
Mais la nécessité d’une dérivation indépendante est difficile selon l’opinion de bar Padda; car il a dit que, dans le cas de la michna, l’individu apporte les libations d’un bélier mais stipule à leur sujet que, si un palges est un bélier, alors toutes les libations doivent être considérées comme ses libations, et si un palges est un agneau, alors la quantité de ces libations requise pour un agneau doit être considérée comme ses libations et le reste doit être considéré comme une offrande volontaire, parce qu’il soutient qu’un palges est soit un agneau soit un bélier, mais qu’il est incertain pour nous lequel c’est. Selon bar Padda, on peut demander : Est-il nécessaire d’avoir un verset pour inclure un cas incertain ? Bien qu’on ne sache pas comment catégoriser un palges, il est inclus soit dans la catégorie d’un mouton soit dans celle d’un bélier, et ses libations sont donc détaillées dans le verset.
וַדַּאי לְבַר פְּדָא קַשְׁיָא.
La Guemara conclut : Certes, selon l’opinion de bar Padda, cette question est difficile.
״כָּכָה יֵעָשֶׂה לַשּׁוֹר הָאֶחָד אוֹ לָאַיִל הָאֶחָד אוֹ לַשֶּׂה בַכְּבָשִׂים אוֹ בָעִזִּים״. ״לְשׁוֹר הָאֶחָד״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁמָּצִינוּ שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב בֵּין נִסְכֵי אַיִל לְנִסְכֵי כֶבֶשׂ, יָכוֹל נְחַלֵּק בֵּין נִסְכֵי פַר לְנִסְכֵי עֵגֶל – תַּלְמוּד לוֹמַר ״לַשּׁוֹר הָאֶחָד״.
§ La Guemara discute un autre verset dans le passage au sujet des libations : « Ainsi sera-t-il fait pour l’unique taureau, ou pour l’unique bélier, ou pour le petit des brebis ou des chèvres » (Nombres 15:11). À première vue, ce verset n’énonce rien au-delà de ce qui a déjà été expliqué au début de ce passage, qui expose l’exigence des libations pour chaque type d’offrande animale. La Guemara demande : Pourquoi le verset doit-il dire : « Pour l’unique taureau » ? La Guemara répond : Puisque nous constatons que le verset établit une distinction entre les libations d’un bélier et les libations d’un agneau, bien qu’ils soient tous deux du petit bétail, on aurait pu penser que nous devrions de même faire une distinction entre les libations d’un taureau, qui est dans sa deuxième année, et les libations d’un veau, qui est encore dans sa première année. C’est pourquoi le verset dit : « Pour l’unique taureau », enseignant qu’il y a une seule halakha pour tous les taureaux, y compris les veaux, c’est-à-dire que la même exigence s’applique à eux.
״אוֹ לָאַיִל״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁמָּצִינוּ שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב בֵּין נִסְכֵי בֶּן שָׁנָה לְנִסְכֵי בֶּן שְׁתַּיִם, יָכוֹל נְחַלֵּק בֵּין נִסְכֵי בֶּן שְׁתַּיִם לְנִסְכֵי בֶּן שָׁלֹשׁ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אוֹ לָאַיִל הָאֶחָד״.
La Guemara demande : Pourquoi le verset doit-il dire : « Pour l’unique bélier » ? La Guemara répond : Puisque nous constatons que le verset établit une distinction au sujet des moutons entre les libations d’un agneau dans sa première année et les libations d’un bélier dans sa deuxième année, on aurait pu penser que nous devrions encore établir une distinction au sujet des béliers eux-mêmes entre les libations d’un bélier dans sa deuxième année et les libations d’un bélier dans sa troisième année. C’est pourquoi le verset dit : « Pour l’unique bélier », enseignant qu’il y a une seule halakha pour tous les béliers.
״אוֹ לַשֶּׂה בַּכְּבָשִׂים״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁמָּצִינוּ שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב בֵּין נִסְכֵי כֶבֶשׂ לְנִסְכֵי אַיִל, יָכוֹל נְחַלֵּק בֵּין נִסְכֵי כִבְשָׂה לְנִסְכֵי רְחֵלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אוֹ לַשֶּׂה בַּכְּבָשִׂים״.
La Guemara demande : Pourquoi le verset doit-il dire : « Pour le petit des brebis » ? La Guemara répond : Puisque nous avons constaté que le verset établit une distinction, en ce qui concerne les moutons mâles, entre les libations d’un agneau mâle et les libations d’un bélier, on aurait pu penser que nous devrions encore faire une distinction entre les libations d’un agneau femelle et les libations d’une brebis. C’est pourquoi le verset dit : « Pour le petit des brebis ».
״אוֹ בָעִזִּים״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁמָּצִינוּ שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב בֵּין נִסְכֵי כֶבֶשׂ לְנִסְכֵי אַיִל, יָכוֹל נְחַלֵּק בֵּין נִסְכֵי גְדִי לְנִסְכֵי שָׂעִיר – תַּלְמוּד לוֹמַר ״אוֹ בָעִזִּים״.
La Guemara demande : Pourquoi le verset doit-il dire : « Ou des chèvres » ? La Guemara répond : Puisque nous avons constaté que le verset établit une distinction concernant les moutons entre les libations d’un agneau mâle et les libations d’un bélier, on aurait pu penser que nous devrions encore faire une distinction entre les libations d’un chevreau et les libations d’une chèvre plus âgée. C’est pourquoi le verset dit : « Ou des chèvres ».
אָמַר רַב פָּפָּא: בָּדֵיק לַן רָבָא,
§ Après avoir mentionné les libations d’une brebis, la Guemara rapporte que Rav Pappa a dit : Rava nous a mis à l’épreuve en posant la question suivante :