הוֹאִיל וּכְתִיב ״וּמִן הַצֹּאן״, כְּמַאן דִּכְתִיב ״יַחְדָּו״ דָּמֵי.
Puisque dans Lévitique 1:2 il est écrit : « Et du troupeau, » et non simplement : Du troupeau, c’est comme si le mot : Ensemble, était écrit dans le verset. Par conséquent, le verset de Nombres 15, qui dit effectivement : « Ou du troupeau, » est nécessaire pour enseigner que ce n’est pas le cas.
וּלְרַבִּי יֹאשִׁיָּה, דְּאָמַר: אַף עַל גַּב דְּלָא כְּתִיב ״יַחְדָּו״ כְּמַאן דִּכְתִיב ״יַחְדָּו״ דָּמֵי, לִיבְעֵי קְרָא!
La Guemara demande : Et selon l’opinion de Rabbi Yoshiya, qui a dit que, bien que cela ne soit pas explicitement écrit dans le verset : Ensemble, c’est comme s’il était écrit : Ensemble, c’est-à-dire qu’on présume que la halakha n’est accomplie que lorsque les deux détails sont réalisés, un verset devrait être nécessaire. Pourtant, dans la baraita, Rabbi Yoshiya interprète l’expression « du gros bétail ou du petit bétail » pour enseigner une autre halakha. D’où déduit-il donc que celui qui fait le vœu d’apporter un holocauste n’a pas besoin d’apporter les deux types d’animaux ?
הָכְתִיב: ״אִם עֹלָה קׇרְבָּנוֹ מִן הַבָּקָר״, ״וְאִם מִן הַצֹּאן קׇרְבָּנוֹ״.
La Guemara explique : N’est-il pas écrit : « Si son offrande est un holocauste de gros bétail » (Lévitique 1:3), puis dans un verset distinct il est dit : « Et si son offrande est du petit bétail » (Lévitique 1:9) ? Le fait que ces possibilités soient présentées dans deux versets distincts indique explicitement que l’holocauste peut être apporté même à partir d’un seul de ces animaux. Par conséquent, même Rabbi Yoshiya reconnaît qu’il n’y a aucune raison de présumer qu’un holocauste doive y être apporté à partir des deux types.
וְאִידָּךְ, אִיצְטְרִיךְ – סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בִּמְפָרֵשׁ, אֲבָל בִּסְתָמָא – לַיְיתֵי מִתַּרְוַיְיהוּ! קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : Et quant à l’autre tanna, Rabbi Yonatan, pourquoi a-t-il besoin d’un verset au juste ? La Guemara explique : Il était nécessaire d’avoir un verset pour enseigner cela, car autrement il pourrait vous venir à l’esprit de dire : Ces déclarations, c’est-à-dire les versets qui indiquent qu’il suffit d’apporter un seul type d’animal, concernent un cas où l’on précise dans son vœu qu’on a l’intention d’apporter un seul animal, et les versets indiquent qu’il est valable de n’en apporter qu’un seul. Mais si quelqu’un a fait un vœu sans précision, on pourrait dire : Qu’il apporte des holocaustes des deux. Par conséquent, l’expression « du gros bétail ou du petit bétail » nous enseigne que même dans ce cas, il suffit d’apporter un seul type d’animal.
אָמַר מָר: תּוֹדָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אוֹ זֶבַח״. אַטּוּ תּוֹדָה לָאו זֶבַח הוּא? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאִיכָּא לֶחֶם בַּהֲדַהּ – לָא תִּיבְעֵי נְסָכִים.
§ La Guemara continue d’analyser la baraita. Le Maître a dit dans la baraita : D’où dérive-t-on qu’un sacrifice de paix requiert des libations ? Le verset déclare : « Un sacrifice. » D’où dérive-t-on qu’une offrande de remerciement requiert des libations ? Le verset déclare : « Ou un sacrifice. » Le mot superflu « ou » inclut les offrandes de remerciement. La Guemara demande : Cela veut-il dire qu’une offrande de remerciement n’est pas appelée un sacrifice ? Certainement que si. Pourquoi, alors, n’est-elle incluse que par le mot « ou » ? La Guemara répond : Une inclusion indépendante était nécessaire, car on aurait pu penser dire : Puisque, de toute façon, du pain est apporté avec l’offrande de remerciement, elle ne devrait pas requérir de libations.
וּמַאי שְׁנָא מֵאֵיל נָזִיר, דְּאִיכָּא בַּהֲדֵיהּ לֶחֶם, וּבָעֵי נְסָכִים?
La Guemara soulève une question concernant cette explication : Mais en quoi une offrande de remerciement est-elle différente du bélier d’un nazir, puisqu’il y a aussi du pain apporté avec lui, et pourtant elle nécessite des libations ? Le verset déclare au sujet du bélier d’un nazir : « Et un bélier sans défaut pour un sacrifice de paix, et une corbeille de pains sans levain, des gâteaux de fleur de farine mêlés d’huile, et des galettes sans levain enduites d’huile, ainsi que leur offrande de farine et leurs libations » (Nombres 6:13–15).
סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָתָם שְׁנֵי מִינִין, הָכָא אַרְבַּעַת מִינִין – קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : On aurait pu penser qu’il faut faire une distinction entre l’offrande de remerciement et le bélier d’un nazir, car là-bas, avec le bélier du nazir, il n’apporte que deux types de pain, à savoir des miches et des galettes, tandis qu’ici, avec l’offrande de remerciement, on apporte quatre types de pain. On aurait donc pu conclure que, puisqu’il y a de nombreux types de miches, elle ne nécessite pas de libations. C’est pourquoi une dérivation indépendante est nécessaire, qui nous enseigne qu’elle nécessite bien des libations.
וְלִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״לְפַלֵּא נֶדֶר אוֹ לִנְדָבָה״, וְלָא בָּעֵי ״עֹלָה״?
La Guemara analyse une autre des déductions de la baraita. Le verset déclare : Et vous ferez une offrande consumée par le feu au Seigneur, un holocauste ou un sacrifice, en accomplissement d’un vœu clairement énoncé, ou comme offrande volontaire. Cela enseigne qu’une offrande apportée en accomplissement d’un vœu ou comme offrande volontaire nécessite des libations. La Guemara objecte : Mais si telle est la halakha, alors que le Miséricordieux écrive seulement : « En accomplissement d’un vœu clairement énoncé, ou comme offrande volontaire », et il serait inutile d’écrire : « un holocauste », puisqu’un holocauste est un type d’offrande qui peut être apporté comme vœu ou comme offrande volontaire.
אִי לָא כְּתַב רַחֲמָנָא ״עֹלָה״, הֲוָה אָמֵינָא: ״וַעֲשִׂיתֶם אִשֶּׁה לַה׳״ – כְּלָל, ״לְפַלֵּא נֶדֶר אוֹ לִנְדָבָה״ – פְּרָט, ״לְרֵיחַ נִיחֹחַ״ – חָזַר וְכָלַל, כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל, אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט: מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ דָּבָר שֶׁאֵינוֹ בָּא עַל חֵטְא, אַף כֹּל שֶׁאֵין בָּא עַל חֵטְא.
La Guemara explique : Si le Miséricordieux n’avait pas écrit « un holocauste », j’aurais dit que le verset doit être interprété ainsi : « Et vous ferez une offrande consumée par le feu au Seigneur » est une généralisation, indiquant que toutes les offrandes nécessitent des libations. Mais ensuite il est dit : « En accomplissement d’un vœu clairement formulé, ou comme don volontaire, » ce qui est un détail, indiquant que l’exigence ne s’applique qu’aux offrandes apportées en accomplissement d’un vœu ou comme don volontaire. Mais avec « pour produire une odeur agréable au Seigneur » le texte généralise ensuite de nouveau. Si tel est le cas, c’est une généralisation, un détail et une généralisation, et selon les principes de l’exégèse on peut déduire que le verset se réfère seulement à des éléments semblables au détail : De même que le détail est explicite en se référant à une offrande qui ne vient pas expier un péché, mais vient accomplir un vœu ou comme don volontaire, de même toute offrande qui ne vient pas expier un péché nécessite des libations.
אוֹצִיא חַטָּאת וְאָשָׁם, שֶׁהֵן בָּאִין עַל חֵטְא, אָבִיא בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר וָפֶסַח, שֶׁאֵין בָּאִין עַל חֵטְא – תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֹלָה״.
En conséquence, j’exclurais une offrande expiatoire et une offrande de culpabilité de l’exigence d’être accompagnées de libations, car elles viennent expier un péché, et j’inclurais l’offrande du premier-né, l’offrande de la dîme du bétail, et l’offrande pascale, car elles ne viennent pas expier un péché. Afin d’écarter la possibilité d’interpréter les versets de cette manière, le verset déclare : « Holocauste », comme un détail supplémentaire, qui sert à exclure davantage les offrandes apportées uniquement en accomplissement d’une obligation.
הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״עֹלָה״, כְּלָל וּפְרָט, מָה מְרַבֵּית בֵּיהּ? מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ שֶׁאֵינוֹ מְחוּיָּיב וְעוֹמֵד, אַף כֹּל שֶׁאֵינוֹ מְחוּיָּיב וְעוֹמֵד.
La Guemara demande : Maintenant qu’il est écrit : « Holocauste », qu’inclus-tu au moyen de la généralisation et du détail puis de la généralisation dans ce verset ? La Guemara explique : De même que le détail d’un holocauste est explicite en se référant à une offrande que l’on n’avait pas toujours été tenu d’apporter, puisqu’il s’agit d’un holocauste apporté en accomplissement d’un vœu, auquel on n’est devenu tenu qu’une fois le vœu prononcé, de même, toute offrande que l’on n’avait pas toujours été tenu d’apporter requiert des libations.
לְהָבִיא וַלְדוֹת קֳדָשִׁים, וּתְמוּרָתָן, וְעוֹלָה הַבָּאָה מִן הַמּוֹתָרוֹת.
Cela sert à inclure dans l’exigence des libations la progéniture d’animaux consacrés, par exemple d’une femelle offrande de paix ; ainsi que les substituts d’animaux consacrés, c’est-à-dire un animal non sacré au sujet duquel on a déclaré qu’il devait être un substitut d’un animal consacré, auquel cas il en résulte que les deux animaux sont consacrés et doivent être sacrifiés ; ainsi qu’un holocauste provenant du produit de la vente des surplus d’articles donnés au Temple qui n’étaient pas nécessaires.
וְאָשָׁם שֶׁנִּיתַּק לִרְעִיָּה, וְכׇל הַזְּבָחִים שֶׁנִּזְבְּחוּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן.
Et cela sert aussi à inclure une offrande de culpabilité dont le propriétaire soit est mort, soit a obtenu l’expiation par le sacrifice d’un autre animal, et qui fut par conséquent mise au pâturage jusqu’à ce qu’elle développe un défaut, moment auquel elle doit être vendue et le produit utilisé pour acheter des offrandes supplémentaires pour l’autel. Si, au lieu de cela, l’offrande de culpabilité elle-même a été sacrifiée comme holocauste, elle est valide. Dans un tel cas, l’offrande requiert des libations. Et cela sert aussi à inclure toutes les offrandes qui ont été abattues non pour leur propre intention. De telles offrandes ont été apportées pour s’acquitter de l’obligation du propriétaire. Puisqu’elles n’ont pas été sacrifiées dans ce but, le propriétaire ne s’acquitte pas de son obligation, mais néanmoins les offrandes sont valides. Dans un tel cas, ces offrandes requièrent également des libations.
וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ ״אוֹ״ לִדְרָשָׁא, לְפַלֵּא נֶדֶר אוֹ לִנְדָבָה, לְמָה לִי? לְחֶלְקָם. אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: עַד דְּמַיְיתֵי נֶדֶר וּנְדָבָה לָא לִיבְעֵי נְסָכִים, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאַיְיתִי נֶדֶר לְחוֹדֵיהּ לִיבְעֵי נְסָכִים, וְאִי אַיְיתִי נְדָבָה לְחוֹדֵיהּ לַיְיתֵי נְסָכִים.
La Guemara demande : Et maintenant que tu as dit que le mot « ou » dans l’expression « ou un sacrifice » est nécessaire pour la dérivation qui enseigne que l’offrande de remerciement requiert des libations, je peux demander de la même manière pourquoi ai-je besoin du mot « ou » dans l’expression « en accomplissement d’un vœu clairement énoncé ou comme don », pour séparer entre eux ? La Guemara explique : Il était nécessaire d’écrire « ou » dans cette expression, car il pourrait te venir à l’esprit de dire que tant qu’on n’apporte pas à la fois une offrande de vœu et une offrande volontaire ensemble, elles ne requièrent pas de libations. Le mot « ou » nous enseigne le contraire, que même si l’on apporte une offrande de vœu à elle seule, elle requiert des libations, et si l’on apporte une offrande volontaire à elle seule, on doit apporter des libations.
הָנִיחָא לְרַבִּי יֹאשִׁיָּה, אֶלָּא לְרַבִּי יוֹנָתָן לְמָה לִי? סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: אַיְיתִי נֶדֶר לְחוֹדֵיהּ – לִיבְעֵי נְסָכִים, אַיְיתִי נְדָבָה לְחוֹדֵיהּ – לִיבְעֵי נְסָכִים, אַיְיתִי נֶדֶר וּנְדָבָה – תִּיסְגֵּי בִּנְסָכִים דְּחַד, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara objecte : Cela s’explique bien selon l’opinion de Rabbi Yoshiya, car il soutient que chaque fois que la Torah ne distingue pas explicitement entre deux détails énoncés au sujet d’une halakha, on présume que la halakha n’est accomplie que lorsque les deux détails sont réunis. Mais selon l’opinion de Rabbi Yonatan, qui soutient qu’en général on présume que l’un ou l’autre détail suffit, pourquoi ai-je besoin du mot « ou » ? La Guemara explique : N’eût été ce mot, il pourrait vous venir à l’esprit de dire que, bien que la halakha soit que si l’on apporte une offrande de vœu à elle seule, elle requiert des libations, et que si l’on apporte une offrande volontaire à elle seule, elle requiert des libations, néanmoins, si l’on apporte ensemble à la fois une offrande de vœu et une offrande volontaire, il suffirait d’apporter des libations pour seulement l’une d’entre elles. Par conséquent, le mot « ou » nous enseigne que des libations sont requises pour chaque offrande.
״אוֹ בְּמוֹעֲדֵיכֶם״ לְמָה לִי? סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי דְּקָא מַיְיתֵי עוֹלָה בְּנֶדֶר וּשְׁלָמִים בִּנְדָבָה, אִי נָמֵי אִיפְּכָא.
La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin du mot « ou » dans l’expression « ou lors de vos Fêtes » ? La Guemara répond : C’était nécessaire, car il pourrait vous venir à l’esprit de dire que cette règle, selon laquelle même lorsque deux offrandes sont apportées ensemble, des libations sont requises pour chacune d’elles, ne s’applique que lorsqu’elles sont distinctes à la fois par le type d’offrande et par la nature de l’obligation de les apporter, comme lorsqu’on apporte un holocauste en accomplissement d’un vœu et une offrande de paix comme offrande volontaire, ou inversement.
אֲבָל הֵיכָא דְּקָא מַיְיתֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים בְּנֶדֶר, אִי נָמֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים בִּנְדָבָה, שֵׁם נֶדֶר אֶחָד וְשֵׁם נְדָבָה אַחַת הִיא, וְתִיסְגֵּי לֵיהּ בִּנְסָכִים דְּחַד, קָא מַשְׁמַע לַן ״אוֹ בְּמוֹעֲדֵיכֶם״.
Mais lorsqu’on apporte un holocauste et une offrande de paix, tous deux en accomplissement d’un vœu, ou alternativement, un holocauste et une offrande de paix, tous deux comme offrandes volontaires, on aurait pu dire que, puisque dans le premier cas les deux offrandes relèvent d’un seul type d’engagement, à savoir un vœu, et dans le second cas elles relèvent toutes deux d’un seul type d’engagement, à savoir une offrande volontaire, par conséquent il suffirait d’apporter des libations pour seulement une d’entre elles. Par conséquent, le mot « ou » dans l’expression « ou lors de vos Fêtes » nous enseigne que même si elles ne se distinguent que par le type d’offrande, des libations sont requises pour chaque offrande.
״וְכִי תַעֲשֶׂה בֶן בָּקָר עֹלָה אוֹ זָבַח״, לְמָה לִי? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקָא מַיְיתֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים בְּנֶדֶר, אִי נָמֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים בִּנְדָבָה.
La Guemara poursuit son analyse : Pourquoi ai-je besoin du mot « ou » dans le verset : « Et lorsque tu prépareras un jeune taureau pour un holocauste ou pour un sacrifice » (Nombres 15:9) ? La Guemara explique : Cela était nécessaire, car il pourrait te venir à l’esprit de dire que cette règle, selon laquelle lorsque deux offrandes sont apportées ensemble des libations sont requises pour chacune d’elles, ne s’applique que lorsque les deux offrandes sont distinctes quant au type d’offrande, comme lorsqu’on apporte un holocauste et une offrande de paix toutes deux en accomplissement d’un vœu, ou alternativement, un holocauste et une offrande de paix toutes deux comme offrande volontaire.
אֲבָל הֵיכָא דְּקָא מַיְיתֵי שְׁתֵּי עוֹלוֹת, חֲדָא בְּנֶדֶר וַחֲדָא בִּנְדָבָה, אִי נָמֵי שְׁנֵי שְׁלָמִים, אֶחָד בְּנֶדֶר וְאֶחָד בִּנְדָבָה, אֵימָא שֵׁם שְׁלָמִים אַחַת הִיא, שֵׁם עוֹלָה אַחַת הִיא, וְתִיסְגֵּי לֵיהּ בִּנְסָכִים דְּחַד, קָא מַשְׁמַע לַן.
Mais lorsqu’une personne apporte deux holocaustes, l’un en accomplissement d’un vœu et l’autre comme offrande volontaire, ou alternativement, deux sacrifices de paix, l’un en accomplissement d’un vœu et l’autre comme offrande volontaire, je dirais que, puisque dans le premier cas les deux offrandes sont d’un seul type d’offrande, à savoir un sacrifice de paix, et dans le dernier cas les deux offrandes sont d’un seul type d’offrande, à savoir un holocauste, par conséquent il suffirait d’apporter des libations pour seulement une d’entre elles. Par conséquent, le mot « ou » nous enseigne que même si elles ne se distinguent que par la nature de l’engagement de les apporter, des libations sont requises pour chaque offrande.
״לְפַלֵּא נֶדֶר אוֹ שְׁלָמִים״, לְמָה לִי? סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּמַיְיתֵי שְׁתֵּי עוֹלוֹת, חֲדָא בְּנֶדֶר וַחֲדָא בִּנְדָבָה, אִי נָמֵי שְׁנֵי שְׁלָמִים, חֲדָא בְּנֶדֶר וַחֲדָא בִּנְדָבָה.
La Guemara continue : Pourquoi ai-je besoin du mot « ou » dans le verset : « Pour accomplir un vœu clairement énoncé ou pour des sacrifices de paix » (Nombres 15:8) ? La Guemara répond : Cela était nécessaire, car il pourrait vous venir à l’esprit de dire que cette règle, selon laquelle lorsque deux offrandes sont apportées ensemble, des libations sont requises pour chacune d’elles, ne s’applique que là où deux offrandes sont distinctes l’une de l’autre soit par la nature de l’engagement de les apporter, soit par le type d’offrande, comme lorsqu’on apporte deux holocaustes, l’un en accomplissement d’un vœu et l’autre comme offrande volontaire, ou alternativement, deux sacrifices de paix, l’un en accomplissement d’un vœu et l’autre comme offrande volontaire.
אֲבָל הֵיכָא דְּקָא מַיְיתֵי שְׁתֵּי עוֹלוֹת בְּנֶדֶר, וּשְׁתֵּי עוֹלוֹת בִּנְדָבָה, אִי נָמֵי שָׁנֵי שְׁלָמִים בְּנֶדֶר וּשְׁנֵי שְׁלָמִים בִּנְדָבָה, שֵׁם עוֹלָה אֶחָד הוּא וְשֵׁם נֶדֶר אֶחָד הוּא, וְתִיסְגֵּי לֵיהּ בִּנְסָכִים דְּחַד, קָא מַשְׁמַע לַן.
Mais lorsqu’on apporte deux holocaustes, tous deux en accomplissement d’un vœu, ou deux holocaustes, tous deux comme offrande volontaire, ou autrement, deux sacrifices de paix, tous deux en accomplissement d’un vœu, ou deux sacrifices de paix, tous deux comme offrande volontaire, j’aurais pu dire au sujet du premier de ces cas que, puisque les deux offrandes sont d’un seul type d’offrande, c’est-à-dire un holocauste, et d’un seul type d’engagement, c’est-à-dire un vœu, et de même au sujet des autres cas, par conséquent, il suffirait d’apporter des libations pour seulement une d’entre elles. Par conséquent, le mot « ou » nous enseigne que même si les offrandes ne se distinguent en rien l’une de l’autre, des libations sont néanmoins requises pour chacune.
וְרַבִּי יֹאשִׁיָּה, הַאי ״מִן הַבָּקָר אוֹ מִן הַצֹּאן״ לְמָה לִּי?
La baraita enseigne que, selon Rabbi Yonatan, le mot « ou » dans l’expression « du gros bétail ou du petit bétail » enseigne que celui qui fait le vœu d’apporter un holocauste s’acquitte de son obligation même s’il n’apporte qu’un seul animal, soit du gros bétail, soit du petit bétail. La Guemara demande : Et en ce qui concerne Rabbi Yoshiya, pourquoi ai-je besoin du mot « ou » dans cette expression « du gros bétail ou du petit bétail » ? Bien que la baraita explique qu’il interprète l’expression pour enseigner qu’on n’apporte pas de libations avec une offrande d’oiseau, elle n’explique pas ce qu’il déduit du mot « ou ».
סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי [בִּתְרֵי מִינֵי, אֲבָל בְּחַד מִינָא – תִּסְגֵּי לֵיהּ בִּנְסָכִים דְּחַד, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara explique : Le mot « ou » est nécessaire, car autrement il pourrait vous venir à l’esprit de dire que cette règle, selon laquelle lorsque deux offrandes sont apportées ensemble des libations sont requises pour chacune d’elles, ne s’applique que lorsque l’on apporte deux sortes d’animaux, c’est-à-dire un du petit bétail et un du gros bétail ; mais lorsque les deux animaux sont d’une seule sorte, il lui suffirait d’apporter des libations pour seulement l’un d’eux. Par conséquent, le mot « ou » nous enseigne que même si les offrandes sont du même type d’animal, des libations sont néanmoins requises pour chacune.
״כָּכָה תַּעֲשׂוּ לָאֶחָד״, לְמָה לִי? סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי] בְּזֶה אַחַר זֶה, אֲבָל בְּבַת אַחַת – תִּיסְגֵּי לֵיהּ בִּנְסָכִים דְּחַד; קָא מַשְׁמַע לַן.
Plus loin dans le passage concernant les libations, il est dit : « Ainsi sera-t-il fait pour chaque jeune taureau, ou pour chaque bélier, ou pour chacun des agneaux, ou des boucs. Selon le nombre que vous préparerez, ainsi ferez-vous pour chacun selon leur nombre » (Nombres 15:11–12). La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin de ce verset ? La Guemara explique : Cela est nécessaire, car on pourrait penser dire que cette règle, selon laquelle lorsque deux offrandes sont apportées ensemble des libations sont requises pour chacune d’elles, ne s’applique que là où les offrandes ont été consacrées l’une après l’autre. Mais si elles ont été consacrées en même temps, il lui suffirait d’apporter des libations pour seulement l’une d’entre elles. Par conséquent, le verset nous enseigne que dans tous les cas, il faut apporter des libations distinctes pour chaque animal.
אֶלָּא שֶׁחַטָּאתוֹ שֶׁל מְצוֹרָע וַאֲשָׁמוֹ טָעוּן נְסָכִים, מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וּשְׁלֹשָׁה עֶשְׂרוֹנִים סֹלֶת מִנְחָה״ – בְּמִנְחָה הַבָּאָה עִם הַזֶּבַח הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
§ La michna enseigne qu’en général les sacrifices expiatoires et les sacrifices de culpabilité ne nécessitent pas de libations. Mais l’exception est que le sacrifice expiatoire d’un lépreux et son sacrifice de culpabilité nécessitent des libations. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Ils sont dérivés d’un verset, comme les Sages l’ont enseigné dans une baraita au sujet du verset suivant, qui détaille les sacrifices qu’un lépreux doit apporter dans le cadre de son processus de purification : « Et le huitième jour, il prendra deux agneaux mâles sans défaut, et une brebis sans défaut dans sa première année, et trois dixièmes de fleur de farine pour une offrande végétale, mêlée d’huile, et un log d’huile » (Lévitique 14:10). La baraita explique : C’est au sujet d’une offrande végétale qui accompagne un sacrifice animal que le verset parle, et il affirme donc que chacune des trois offrandes mentionnées nécessite des libations.
אַתָּה אוֹמֵר בְּמִנְחָה הַבָּאָה עִם הַזֶּבַח, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּמִנְחָה הַבָּאָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהֶעֱלָה הַכֹּהֵן אֶת הָעֹלָה וְאֶת הַמִּנְחָה״, הֱוֵי אוֹמֵר בְּמִנְחָה הַבָּאָה עִם הַזֶּבַח הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
La baraita continue : Dirais-tu que c’est au sujet d’une offrande de farine qui accompagne une offrande animale que le verset parle ? Ou peut-être est-ce seulement au sujet d’une offrande de farine qui vient seule. Lorsque le verset déclare, dans la suite de ce passage : « Et le prêtre offrira l’holocauste et l’offrande de farine » (Lévitique 14:20), ce qui démontre que l’offrande de farine accompagne l’holocauste, tu dois dire que, dans le verset précédent également, il s’agit d’une offrande de farine qui accompagne une offrande animale dont le verset parle.
וַעֲדַיִין אֵינִי יוֹדֵעַ אִם טְעוּנָה נְסָכִים וְאִם לָאו, תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְיַיִן לַנֶּסֶךְ רְבִיעִית הַהִין תַּעֲשֶׂה עַל הָעֹלָה אוֹ לַזָּבַח לַכֶּבֶשׂ הָאֶחָד״, ״עֹלָה״ – זוֹ עוֹלַת מְצוֹרָע, ״זָבַח״ – זוֹ חַטַּאת מְצוֹרָע, ״אוֹ לַזָּבַח״ – זוֹ אֲשַׁם מְצוֹרָע.
Mais malgré cela, je ne sais pas si cette offrande de farine requiert des libations de vin ou si elle n’en requiert pas. C’est pourquoi le verset déclare : « Et du vin pour la libation, un quart de hin, tu prépareras avec l’holocauste ou pour le sacrifice, pour l’unique agneau » (Nombres 15:5). Le verset est interprété comme se rapportant à chacune des offrandes du lépreux : « L’holocauste » ; cela se rapporte à l’holocauste d’un lépreux. « Le sacrifice » ; cela se rapporte à l’offrande expiatoire d’un lépreux. Quant au mot « ou » dans l’expression « ou pour le sacrifice », cela se rapporte à l’offrande de culpabilité d’un lépreux.
וְתִיפּוֹק לֵיהּ תַּרְוַיְיהוּ מִ״זָּבַח״,
La Guemara suggère : Et que le tanna dérive les deux, l’offrande expiatoire et l’offrande de culpabilité, du seul mot « sacrifice », sans le relier au mot « ou ».