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חוּץ הוּא, וְאִי נָזִיר – לֶחֶם נָזִיר בִּשְׁחִיטַת אַיִל הוּא דְּקָדֵישׁ.
On peut objecter que le rite est accompli à l’extérieur du Temple et ne nécessite donc pas d’ustensile de service. Et si vous suggérez que c’était pour mesurer l’huile destinée aux pains d’un nazir, on peut objecter que les pains d’un nazir sont consacrés par l’abattage du bélier qu’il apporte, et il n’est pas nécessaire que l’huile ait été consacrée au moyen d’un ustensile de service.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חִיָּיא: שֶׁבָּהּ הָיָה מוֹדֵד לַחֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל, רְבִיעִית שֶׁמֶן לְכׇל חַלָּה וְחַלָּה. קָרֵי עֲלֵיהּ ״מֵאֶרֶץ מֶרְחָק אִישׁ עֲצָתִי״.
Rabbi Ḥiyya dit à Rabbi Yehuda HaNasi : La consécration du récipient de mesure d’un quart de log était nécessaire, car c’est avec lui qu’on mesurait l’huile pour l’offrande de galette sur plaque du Grand Prêtre, puisqu’un quart de log d’huile est utilisé pour chaque pain. En louange pour avoir résolu sa difficulté, Rabbi Yehuda HaNasi lut le verset au sujet de Rabbi Ḥiyya, qui avait voyagé depuis Babylone pour rejoindre Rabbi Yehuda HaNasi en Terre d’Israël : "L’homme de mon conseil d’un pays lointain" (Isaïe 46:11).
חֲצִי לוֹג, מָה הָיָה מְשַׁמֵּשׁ? יְתֵיב רַבִּי וְקָא קַשְׁיָא לֵיהּ: חֲצִי לוֹג לָמָּה נִמְשַׁח? אִי סוֹטָה – וְכִי חוּלִּין הוּא דִּצְרִיכִי לְקַדּוֹשֵׁי? ״מַיִם קְדוֹשִׁים״ כְּתִיב! אִי תּוֹדָה – לַחְמֵי תוֹדָה בִּשְׁחִיטַת תּוֹדָה הוּא דְּקָדְשִׁי.
§ La michna enseigne : À quelle fin servait le récipient de mesure d’un demi-log ? Il servait à mesurer un demi-log d’eau pour la sota et un demi-log d’huile pour l’offrande de reconnaissance. La Guemara rapporte : Rabbi Yehouda HaNassi était assis à l’étude et souleva une difficulté : Dans quel but le récipient de mesure d’un demi-log était-il oint avec l’huile d’onction, le consacrant ainsi comme ustensile de service ? Si vous suggérez que cela était nécessaire afin de mesurer l’eau utilisée dans le rite de la sota, on peut rétorquer : Cette eau utilisée n’est-elle pas sacrée au point qu’il soit nécessaire de la consacrer ? N’est-il pas écrit : « Et le prêtre prendra de l’eau sainte dans un vase de terre » (Nombres 5:17) ? Et si vous suggérez que c’était pour mesurer l’huile destinée aux pains d’une offrande de reconnaissance, on peut rétorquer que les pains d’une offrande de reconnaissance sont consacrés par l’abattage de l’offrande de reconnaissance elle-même, et qu’il n’est donc pas nécessaire que l’huile ait été consacrée au moyen d’un ustensile de service.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי: שֶׁבּוֹ הָיָה מְחַלֵּק חֲצִי לוֹג שֶׁמֶן לְכׇל נֵר וָנֵר. אָמַר לוֹ: נֵר יִשְׂרָאֵל, כָּךְ הָיָה.
Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yehouda HaNassi, dit à son père : La consécration du récipient de mesure d’un demi-log était nécessaire, car c’est avec lui que l’on distribuait un demi-log d’huile à chacune des lampes de la Ménorah. Rabbi Yehouda HaNassi dit à son fils en signe de louange : Lampe d’Israël ! En effet, tel était son usage.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר רַבִּי: נֵר שֶׁכָּבְתָה, נִידַּשֵּׁן הַשֶּׁמֶן, נִידַּשְּׁנָה הַפְּתִילָה. כֵּיצַד עוֹשֶׂה? מְטִיבָהּ, וְנוֹתֵן בָּהּ שֶׁמֶן, וּמַדְלִיקָהּ.
§ À propos des lampes de la Ménorah, la Guemara rapporte que Rabbi Yoḥanan dit que Rabbi Yehouda HaNassi dit : S’il y a une lampe dont la flamme s’est éteinte pendant la nuit, l’huile de la lampe est halakhiquement considérée comme de la cendre et la mèche est considérée comme de la cendre, et elles ne peuvent plus être utilisées. Comment le prêtre doit-il agir ? Il enlève la cendre, c’est-à-dire l’huile et la mèche, de la lampe, et y met de l’huile neuve et une mèche neuve et l’allume.
יָתֵיב רַבִּי זְרִיקָא, וְקָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ: כְּשֶׁהוּא נוֹתֵן בָּהּ שֶׁמֶן – כְּמִדָּה רִאשׁוֹנָה, אוֹ כְּמוֹ שֶׁחָסְרָה?
Rav Zerika était assis et étudiait cette halakha, et souleva un dilemme : Lorsque le prêtre met de l’huile dans la lampe, la remplit-il avec la même quantité d’huile que celle utilisée initialement, c’est-à-dire un demi-log, ou la remplit-il simplement avec une quantité égale à ce qui lui manque maintenant, afin de remplacer l’huile qui a été retirée ?
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: פְּשִׁיטָא דִּכְמִדָּה רִאשׁוֹנָה, דְּאִי כְּמָה שֶׁחָסְרָה – מְנָא יָדְעִינַן מַאי חִיסֵּר? וְכִי תֵּימָא דִּמְשַׁעַר לֵיהּ, אִם כֵּן שֶׁבַע מִדּוֹת (נפיש) [נְפִישִׁי] לְהוּ מִדּוֹת טוּבָא.
Rabbi Yirmeya a dit : Il est évident que il le remplit avec la même quantité d’huile qui a été utilisée initialement, car, si il le remplissait avec une quantité égale à ce qui lui manque maintenant, il y aurait une difficulté : Comment savons-nous combien d’huile il lui manque ? Et si vous dites que le prêtre le calcule à l’aide d’un récipient de mesure, on pourrait rétorquer que dans ce cas, il n’y aurait pas seulement sept récipients de mesure pour les liquides ; au contraire, il devrait y avoir bien plus de récipients de mesure couvrant toute une gamme de volumes.
קָרֵי עֲלֵיהּ: ״וַהֲדָרְךָ צְלַח רְכַב עַל דְּבַר אֱמֶת וְעַנְוָה צֶדֶק״.
En louange pour avoir résolu sa difficulté, Rabbi Zerika lut le verset au sujet de Rabbi Yirmeya : « Et dans ta majesté, prospère, chevauche pour la cause de la vérité, de la douceur et de la justice » (Psaumes 45:5).
אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי חֲנִינָא אָמַר רַבִּי: נֵר שֶׁכָּבְתָה, נִידַּשֵּׁן הַשֶּׁמֶן נִידַּשְּׁנָה הַפְּתִילָה. כֵּיצַד עוֹשֶׂה? מְטִיבָהּ, וְנוֹתֵן בָּהּ שֶׁמֶן כְּמִדָּה רִאשׁוֹנָה, וּמַדְלִיקָהּ.
Une décision amoraïque a également été énoncée conformément à l’explication de Rabbi Yirmeya : Rabbi Abbahu dit que Rabbi Yoḥanan dit, et certains disent que Rabbi Abba dit que Rabbi Ḥanina dit que Rabbi Yehouda HaNassi dit : S’il y a une lampe dont la flamme s’est éteinte pendant la nuit, l’huile de la lampe est considérée comme des cendres et la mèche est considérée comme des cendres, et elles ne peuvent plus être utilisées. Comment le prêtre doit-il agir ? Il retire les cendres, c’est-à-dire l’huile et la mèche, de la lampe, et y met de l’huile de la même quantité que celle utilisée initialement, avec une nouvelle mèche, et l’allume.
אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה, אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: נֵר שֶׁבְּמִקְדָּשׁ שֶׁל פְּרָקִים הֲוָה.
§ Rav Houna, fils de Rav Yehouda, dit que Rav Sheshet dit : Chaque lampe de la Ménorah dans le Temple était mobile, car les branches qui la portaient étaient fines et flexibles. On pouvait donc les plier afin d’enverser des lampes toute cendre, huile restante ou mèches. Le fondement de son opinion est le verset : « Tu feras une Ménorah d’or pur ; la Ménorah sera faite d’ouvrage martelé, sa base et sa tige ; ses calices, ses boutons et ses fleurs seront d’une seule pièce avec elle… elle sera faite d’un talent d’or pur » (Exode 25:31, 39).
קָסָבַר: כִּי כְּתִיב ״כִּכָּר״ וּ״מִקְשָׁה״ – אַמְּנוֹרָה וְנֵרוֹתֶיהָ כְּתִיב, כֵּיוָן דְּמִיבַּעְיָא הֲטָבָה, אִי לָאו דִּפְרָקִים הֲוַי – לָא הֲוָה מִטַּיְּיבָא לֵיהּ.
La Guemara explique que Rav Sheshet soutient que lorsqu’il est écrit que le Candélabre doit être façonné à partir d’un seul talent d’or, et qu’il doit être martelé pour prendre sa forme, cela est écrit au sujet de à la fois la structure du Candélabre et chacune de ses lampes, c’est-à-dire qu’elles doivent toutes être façonnées ensemble à partir d’une seule pièce d’or martelée pour prendre sa forme. Il s’ensuit nécessairement que les lampes devaient être amovibles, car puisqu’il est nécessaire d’en retirer les cendres des lampes, si chaque lampe n’était pas amovible, il ne serait pas possible d’en retirer les cendres.
מֵיתִיבִי: כֵּיצַד עוֹשֶׂה? מְסַלְּקָן, וּמַנִּיחָן בְּאוֹהֶל, וּמְקַנְּחָן בִּסְפוֹג, וְנוֹתֵן בָּהֶן שֶׁמֶן, וּמַדְלִיקָן.
La Guemara soulève une objection à l’opinion de Rav Sheshet à partir d’une baraita : Comment le prêtre agissait-il lorsqu’il retirait les cendres des lampes ? Il retirait les lampes du Candélabre et les plaçait dans la Tente d’Assignation, c’est-à-dire le Sanctuaire, et les frottait avec une éponge [bisfog] afin d’enlever toute huile restante. Puis il mettait dedans de l’huile fraîche et les allumait. Il est donc évident que les lampes et la structure du Candélabre étaient des parties distinctes.
הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: חֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא הָיוּ מִזִּיזִין אוֹתָהּ מִמְּקוֹמָהּ.
La Guemara explique qu’il existe une divergence entre les tanna’im concernant cette question, et Rav Sheshet exprime son opinion conformément à l’opinion de ce tanna, comme cela est enseigné dans une baraita : Les Sages disent que, lorsqu’il retirait les cendres, le prêtre ne déplaçait pas la lampe de sa place ; il retirait plutôt les cendres alors que la lampe était encore fixée au support.
מִכְּלָל דְּאִי בָּעֵי (לֵיהּ) לְאוֹזוֹזַהּ מָצֵי מֵזֵיז לַהּ? אֶלָּא אֵימָא: לֹא הָיְתָה זָזָה מִמְּקוֹמָהּ.
La Guemara soulève une difficulté : Mais du fait que la baraita affirme que le prêtre ne déplaçait pas la lampe de sa place, il semblerait que si quelqu’un voulait la déplacer, il pouvait la déplacer de sa place. Apparemment, donc, les lampes étaient des parties indépendantes. La Guemara explique : Plutôt, il faut corriger la baraita pour dire : La lampe ne bougeait pas de sa place, car les lampes n’étaient pas des parties amovibles et indépendantes, mais étaient formées avec la structure à partir d’une seule pièce d’or.
וּמַאן חֲכָמִים? רַבִּי אֶלְעָזָר הוּא, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר: כְּמִין טַס שֶׁל זָהָב הָיָה לָהּ עַל גַּבָּהּ, כְּשֶׁהוּא מְטִיבָהּ – דּוֹחֲקוֹ כְּלַפֵּי פִּיהָ, כְּשֶׁהוּא נוֹתֵן בָּהּ שֶׁמֶן – דּוֹחֲקוֹ כְּלַפֵּי רֹאשָׁהּ.
La Guemara demande : Et de qui est l’opinion exprimée par les Sages dans la baraita ? C’est l’opinion de Rabbi Elazar, comme cela a été enseigné dans une autre baraita : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, dit : Il y avait une sorte de plaque d’or [tas] pour chaque lampe, qui était placée au-dessus d’elle et qui servait de couvercle pour la lampe. La plaque était attachée à un côté de la lampe, à la tête de la lampe, et la mèche sortait de l’autre côté, de l’ouverture de la lampe. Lorsque le prêtre venait pour retirer les cendres de la lampe, il poussait d’abord vers le haut la partie de la plaque à l’ouverture de la lampe, exposant ainsi son contenu. La lampe était alors inclinée et son contenu était vidé. Et lorsqu’il venait pour mettre de l’huile fraîche et une mèche dans la lampe, il plaçait la nouvelle mèche à son ouverture puis poussait vers le bas la plaque à la tête de la lampe, la refermant ; ensuite il la redressait et versait l’huile par un trou au milieu de la plaque.
וּבִפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: מְנוֹרָה וְנֵרוֹתֶיהָ בָּאוֹת מִן הַכִּכָּר, וְאֵין מַלְקָחֶיהָ וּמַחְתּוֹתֶיהָ מִן הַכִּכָּר. רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: מְנוֹרָה הָיְתָה בָּאָה מִן הַכִּכָּר, וְלֹא נֵרוֹתֶיהָ וּמַלְקָחֶיהָ וּמַחְתּוֹתֶיהָ בָּאוֹת מִן הַכִּכָּר.
La Guemara commente : Et la question de savoir si les lampes étaient ou non des pièces indépendantes amovibles fait l’objet d’une controverse entre les tannaïm suivants, comme cela est enseigné dans une baraita : Le châssis du Candélabre ainsi que ses lampes sont fabriqués ensemble à partir du même talent d’or. Mais ses pincettes et ses pelles, qui étaient les ustensiles utilisés pour enlever les cendres, n’étaient pas façonnées à partir de ce même talent d’or. Rabbi Neḥemya dit : Seul le châssis du Candélabre est fabriqué à partir du talent d’or, mais ses lampes, ses pincettes et ses pelles ne sont pas fabriquées à partir de ce même talent ; elles sont plutôt formées séparément. Les lampes sont ensuite placées sur le châssis, mais peuvent toujours en être retirées.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? בְּהַאי קְרָא, דְּתַנְיָא: ״כִּכָּר זָהָב טָהוֹר יַעֲשֶׂה אֹתָהּ״ – לָמַדְנוּ לַמְּנוֹרָה שֶׁבָּאָה מִן הַכִּכָּר, מִנַּיִן לְרַבּוֹת נֵרוֹתֶיהָ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת כׇּל הַכֵּלִים הָאֵלֶּה״. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף מַלְקָחֶיהָ וּמַחְתּוֹתֶיהָ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֹתָהּ״, דִּבְרֵי רַבִּי נְחֶמְיָה.
La Guemara demande : Au sujet de quoi ces tanna’im sont-ils en désaccord ? La Guemara explique : Ils sont en désaccord au sujet de l’interprétation de ce verset, comme cela est enseigné dans une baraita : Du verset : « D’un talent d’or pur elle sera façonnée avec tous ces ustensiles » (Exode 25:39), nous avons appris au sujet de la structure du Candélabre qu’elle est produite à partir du talent d’or. D’où est-il déduit d’inclure ses lampes, afin qu’elles aussi soient façonnées avec la structure à partir du même talent ? Le verset déclare : « Elle sera façonnée avec tous ces ustensiles. » Cela indique que non seulement la structure, mais aussi des parties supplémentaires doivent être façonnées à partir du même talent. Si tel est le cas, on pourrait penser que je devrais inclure même ses pincettes et ses pelles. Pour écarter cela, le verset déclare : « Elle sera façonnée. » Le mot supplémentaire « elle » enseigne que seule la structure et les lampes doivent être façonnées à partir du talent d’or. Telle est la déclaration de Rabbi Neḥemya.
קַשְׁיָא דְּרַבִּי נְחֶמְיָה אַדְּרַבִּי נְחֶמְיָה, תְּרֵי תַּנָּאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי נְחֶמְיָה.
La Guemara interrompt la citation de la baraita et note que la déclaration de Rabbi Neḥemya dans cette baraita, dans laquelle il affirme que les lampes ont été façonnées à partir du talent avec la structure, est difficile, car elle est contredite par la déclaration de Rabbi Neḥemya dans l’autre baraita, dans laquelle il affirme que les lampes étaient des parties indépendantes. La Guemara explique : Il y a deux tanna’im, et ils sont en désaccord au sujet de l’opinion de Rabbi Neḥemya.
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: מְנוֹרָה בָּאָה מִן הַכִּכָּר, וְאֵין מַלְקָחֶיהָ וּמַחְתּוֹתֶיהָ וְנֵרוֹתֶיהָ בָּאָה מִן הַכִּכָּר. וְאֶלָּא מָה אֲנִי מְקַיֵּים אֵת ״כׇּל הַכֵּלִים הָאֵלֶּה״ – שֶׁהָיוּ כֵּלִים שֶׁל זָהָב.
La Guemara reprend sa citation de la baraita : Rabbi Yehoshua ben Korḥa dit : Seule la structure de la Ménorah a été fabriquée à partir du talent d’or, mais ses pincettes, ses pelles et ses lampes n’ont pas été fabriquées à partir du talent. Plutôt, comment dois-je comprendre le sens du verset : « D’un talent d’or pur elle sera faite avec tous ces ustensiles” ? Cela enseigne seulement que tous les ustensiles associés à la Ménorah étaient faits d’or, même s’ils n’ont pas été façonnés à partir du même talent d’or dont la Ménorah et ses lampes ont été faites.
זָהָב בְּהֶדְיָא כְּתִיב בּוֹ, ״וְעָשִׂיתָ אֶת נֵרֹתֶיהָ שִׁבְעָה וְהֶעֱלָה אֶת נֵרֹתֶיהָ וְהֵאִיר אֶל עֵבֶר פָּנֶיהָ. וּמַלְקָחֶיהָ וּמַחְתֹּתֶיהָ זָהָב טָהוֹר״. לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְפִי נֵרוֹת, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּפִי נֵרוֹת אַשְׁחוֹרֵי מַשְׁחַר, הַתּוֹרָה חָסָה עַל מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל,
La Guemara s’interroge sur la nécessité de la dérivation de la baraita : Mais l’exigence selon laquelle les ustensiles doivent être faits d’or est explicitement écrite dans le verset : « Tu feras ses lampes au nombre de sept, et elles allumeront ses lampes, afin qu’elles éclairent vers sa face. Et ses pincettes et ses cendriers seront d’or pur » (Exode 25:37–38) ; pourquoi, dès lors, est-il nécessaire que la baraita l’apprenne de l’expression « avec tous ces ustensiles » ? La Guemara explique : Cette dérivation de la baraita n’est nécessaire que pour enseigner que la même règle s’applique à la bouche des lampes, là où reposent les mèches. Sinon, on pourrait penser que, puisque la bouche des lampes noircit et est endommagée par la mèche en combustion, il conviendrait donc d’appliquer le principe selon lequel la Torah a épargné l’argent du peuple juif,

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