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הַקְּמָחִין, וְלֹא מִשּׁוּלֶיהָ – מִפְּנֵי הַשְּׁמָרִים, אֶלָּא מֵבִיא מִשְּׁלִישָׁהּ מֵאֶמְצָעָהּ.
l’écume blanche semblable à de la farine qui flotte à la surface, ni du vin au fond du tonneau à cause du dépôt qui s’y accumule. Au contraire, on apporte du vin dans son tiers moyen.
כֵּיצַד הוּא בּוֹדֵק? הַגִּזְבָּר יוֹשֵׁב, וְהַקָּנֶה בְּיָדוֹ, זָרַק הַגִּיר, הִקִּישׁ בַּקָּנֶה.
Comment le trésorier du Temple inspecte-t-il le vin pour déterminer qu’il provient du milieu du tonneau ? Le trésorier s’assied à côté du tonneau et tient dans sa main le roseau de mesure. Le robinet est ouvert et le vin commence à couler. Lorsqu’il voit que le vin qui sort entraîne avec lui une écume semblable à de la craie [hagir], il frappe aussitôt avec le roseau pour indiquer qu’il faut fermer le robinet.
רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֶׁיֵּשׁ בּוֹ קְמָחִין – פָּסוּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּמִימִים יִהְיוּ לָכֶם״, ״וּמִנְחָתָם״, ״תְּמִימִים יִהְיוּ לָכֶם וְנִסְכֵּיהֶם״.
Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, dit : Le vin dans lequel il y a une écume blanche semblable à de la farine est impropre aux libations, comme il est dit au sujet des offrandes animales : « Sans défaut ils seront pour vous... et leur offrande de grain sera de la fleur de farine mêlée à l’huile... sans défaut ils seront pour vous, ainsi que leurs libations » (Nombres 28:19–20, 31). Cela indique que les offrandes animales, les offrandes de grain et les libations doivent toutes être apportées à partir de produits sans défaut. Par conséquent, la présence d’une écume blanche semblable à de la farine dans le vin le rend impropre.
גְּמָ׳ אֵין מְבִיאִין לֹא מָתוֹק וְלֹא מְבוּשָּׁל וְלֹא מְעוּשָּׁן, וְאִם הֵבִיא – פָּסוּל. וְהָא קָתָנֵי רֵישָׁא: אֵין מְבִיאִין אֶת הֶלִיסְטְיוֹן, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר?
GEMARA : La michna enseigne : On ne peut pas apporter de libations de vin doux, ni de vin cuit, ni de vin produit à partir de raisins fumés, et si l’on a apporté une libation d’un tel vin, elle n’est pas valide. La Guemara demande : Mais la première clause n’enseigne-t-elle pas : On ne peut pas apporter de libations de vin doux fait à partir de raisins séchés au soleil, mais si l’on a apporté une libation d’un tel vin, elle est valide ? Comment une clause peut-elle enseigner qu’une libation d’un type de vin doux est valide, tandis que l’autre clause enseigne qu’une libation d’un autre type de vin doux n’est pas valide ?
אָמַר רָבִינָא: כְּרוֹךְ וְתָנֵי. רַב אָשֵׁי אָמַר: חוּלְיָא דְּשִׁימְשָׁא – לָא מְאִיס, חוּלְיָא דְּפֵירָא – מְאִיס.
Ravina a dit : Le texte de la michna est corrompu. Pour le corriger, combinez les deux clauses en une seule et enseignez, à propos de tous les vins mentionnés, qu’ils sont impropres à être utilisés pour les libations. Rav Ashi a dit : Le texte de la michna est correct. La raison de la différence entre les deux vins est que la douceur des raisins adoucis par le soleil n’est pas répréhensible, de sorte que les libations de vin faites à partir de tels raisins sont valides, tandis que la douceur qui résulte des sucres du fruit lui-même est répréhensible, de sorte que les libations de vin faites à partir de tels raisins ne sont pas valides.
אֵין מְבִיאִין יָשָׁן, דִּבְרֵי רַבִּי, וַחֲכָמִים מַכְשִׁירִין. אָמַר חִזְקִיָּה: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי? אָמַר קְרָא ״לַכֶּבֶשׂ יָיִן״, מָה כֶּבֶשׂ בֶּן שְׁנָתוֹ, אַף יַיִן בֶּן שְׁנָתוֹ.
§ La michna enseigne : On ne peut pas apporter du vin vieilli d’un an ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, mais les Sages le jugent valide. La Guemara fournit la source de la décision de Rabbi Yehouda HaNassi. Rabbi Ḥizkiyya a dit : Quelle est la raison de Rabbi Yehouda HaNassi ? Le verset déclare au sujet des libations qui accompagnent l’offrande de la nouvelle lune : « Et leurs libations : une demi-hin pour un taureau, un tiers de hin pour un bélier, et un quart de hinpour un agneau, de vin » (Nombres 28:14). La juxtaposition des termes agneau et vin enseigne que, de même qu’un agneau n’est apte à être utilisé comme offrande que s’il est apporté dans sa première année, de même le vin n’est apte à être utilisé comme libation que s’il est dans sa première année.
אִי מָה כֶּבֶשׂ בֶּן שְׁתֵּי שָׁנִים – פָּסוּל, אַף יַיִן בֶּן שְׁתֵּי שָׁנִים – פָּסוּל! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָתַנְיָא: יַיִן בֶּן שְׁתֵּי שָׁנִים לֹא יָבִיא, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר! מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר ״לֹא יָבִיא״? רַבִּי, וְקָאָמַר: אִם הֵבִיא – כָּשֵׁר.
La Guemara demande : Si tel est le cas, pousse l’analogie plus loin et conclus que, de même que, si quelqu’un offre un agneau dans sa deuxième année, il n’est pas valide, de même une libation de vin dans sa deuxième année n’est pas valide. Et si tu dis que c’est effectivement la halakha, cela est difficile : N’est-il pas enseigné dans une baraita que le vin dans sa deuxième année ne peut pas être apporté ab initio, mais que si quelqu’un l’a apporté comme libation, il est valide ? Cette baraita exprime certainement l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, car qui as-tu entendu dire que le vin vieilli ne peut pas être apporté ? Seulement Rabbi Yehuda HaNasi, qui énonce explicitement cette opinion dans la michna. Et pourtant il dit dans la baraita : Si quelqu’un a apporté une libation de vin vieilli, elle est valide. Selon l’explication de Rabbi Ḥizkiyya de l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, une telle opinion est illogique.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי, דִּכְתִיב ״אַל תֵּרֶא יַיִן כִּי יִתְאַדָּם״.
Au contraire, Rava dit : Voici le raisonnement de Rabbi Yehouda HaNasi : Comme il est écrit dans le verset exhortant une personne à ne pas se laisser séduire par les bons vins : « Ne regarde pas le vin quand il est rouge » (Proverbes 23:31). De toute évidence, la rougeur du vin indique sa qualité. Après un an, le vin commence à perdre sa rougeur, et il ne devrait donc pas être utilisé ab initio. Néanmoins, sa qualité reste suffisante pour qu’il soit acceptable a posteriori.
אֵין מְבִיאִין לֹא מִן הַדָּלִיּוֹת כּוּ׳. תָּנָא: כְּרָמִים הָעֲבוּדִים פַּעֲמַיִם בַּשָּׁנָה.
§ La michna enseigne : On ne peut pas apporter du vin produit à partir de raisins suspendus à des pieux ou à des arbres ; on apporte plutôt du vin produit à partir de raisins à hauteur du pied et provenant de vignobles cultivés. La définition des vignobles cultivés est clarifiée dans une baraita qui a enseigné : Des vignobles qui sont cultivés deux fois par an. Cela se fait en binant la terre sous les vignes.
רַב יוֹסֵף הֲוָה לֵיהּ קַרְנָא דְּפַרְדֵּיסָא, דְּרָפֵיק בֵּיהּ טְפֵי רִיפְקָא, וְעָבֵד חַמְרָא דְּדָרֵי מַיָּא עַל חַד תְּרֵין.
La Guemara rapporte l’efficacité de cultiver la terre deux fois par an : Rav Yosef avait une parcelle de terre qui était utilisée comme verger [depardeisa], à laquelle il avait l’habitude de donner un binage supplémentaire, et par conséquent elle produisait du vin d’une qualité si supérieure que, lors de la préparation du vin pour la consommation, il fallait une dilution avec le double de la quantité d’eau que celle habituellement utilisée pour diluer le vin.
לֹא הָיוּ כּוֹנְסִין אוֹתָן בַּחֲצָבִין גְּדוֹלִים, תָּנָא: חָבִיּוֹת כַּדִּיּוֹת לוּדִיּוֹת וּבֵינוֹנִיּוֹת.
§ La michna enseigne : lorsque les gens produisaient du vin pour les libations, ils ne recueillaient pas le vin dans de grands tonneaux, car cela fait tourner le vin ; au contraire, on le plaçait dans de petits fûts. Les Sages ont enseigné dans une baraita : les fûts mentionnés par la michna sont des flacons fabriqués à Lod et qui sont de taille moyenne.
אֵין מַנִּיחִין אוֹתָן שְׁתַּיִם שְׁתַּיִם, אֶלָּא אַחַת אַחַת.
La Guemara ajoute une autre halakha : Lorsqu'on entrepose des tonneaux contenant du vin pour les libations, ils ne doivent pas être placés par deux, c'est-à-dire l'un sur l'autre, mais plutôt séparément, c'est-à-dire que chacun doit être placé à part.
כֵּיצַד בּוֹדֵק גִּזְבָּר? יוֹשֵׁב וְקָנֶה בְּיָדוֹ. זָרַק הַגִּיר – הִקִּישׁ בַּקָּנֶה. תָּנָא: זָרַק הַגִּיר שֶׁל שְׁמָרִים – גִּזְבָּר הִקִּישׁ בַּקָּנֶה.
§ La michna enseigne : Comment le trésorier du Temple inspecte-t-il le vin pour déterminer qu’il provient du milieu du tonneau ? Le trésorier s’assied à côté du tonneau et tient le roseau de mesure dans sa main. Le robinet est ouvert et le vin commence à couler. S’il voit que le vin qui sort entraîne avec lui une écume semblable à de la craie, il immédiatement frappe avec le roseau pour indiquer que le robinet doit être fermé. Le point précis auquel il frappe est clarifié dans une baraita qui a enseigné : Si le vin entraîne avec lui une écume semblable à de la craie, qui vient du sédiment, le trésorier frappe avec le roseau.
וְלֵימָא לֵיהּ מֵימָר? מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּשֵׁם שֶׁהַדִּיבּוּר יָפֶה לַבְּשָׂמִים, כָּךְ דִּיבּוּר רַע לַיַּיִן.
La Guemara objecte : Pourquoi le trésorier frappe-t-il avec le roseau ; qu'il simplement parle. La Guemara explique : Cela soutient l'opinion de Rabbi Yoḥanan, car Rabbi Yoḥanan a dit : De même que la parole est bénéfique pour les aromates de l'encens , de même la parole est nuisible au vin, et c'est pourquoi le trésorier évite de parler.
רַבִּי יוֹסֵי בַּר רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר וְכוּ׳. בָּעֵי רַבִּי יוֹחָנָן: הִקְדִּישׁוֹ, מַהוּ שֶׁיִּלְקֶה עָלָיו מִשּׁוּם בַּעַל מוּם? כֵּיוָן דְּפָסוּל – כְּבַעַל מוּם דָּמֵי, אוֹ דִלְמָא אֵין בַּעַל מוּם אֶלָּא בִּבְהֵמָה? תֵּיקוּ.
§ La mishna enseigne : Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehuda, dit : Le vin dans lequel il y a une écume blanche semblable à de la farine est impropre aux libations. Rabbi Yoḥanan soulève un dilemme concernant un tel vin : Si quelqu’un l’a consacré pour être utilisé comme libation, quelle est la halakha quant à savoir s’il doit recevoir la flagellation pour l’avoir consacré en raison de l’interdiction de consacrer un élément défectueux comme offrande ? Doit-on dire que, puisqu’il est impropre, il est comparable à un animal blemé ? Ou peut-être l’interdiction de consacrer un élément défectueux ne s’applique qu’à un animal. La Guemara conclut : Le dilemme restera sans résolution.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵילִים מִמּוֹאָב, כְּבָשִׂים מֵחֶבְרוֹן, עֲגָלִים מִשָּׁרוֹן, גּוֹזָלוֹת מֵהַר הַמֶּלֶךְ.
§ Après avoir examiné quelles farines, huiles et quel vin sont aptes à être offerts dans le Temple, la Guemara examine quels animaux sont d’une qualité suffisante pour être utilisés comme offrandes. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Les meilleurs béliers sont ceux de Moab ; les meilleurs agneaux sont ceux d’Hébron ; les meilleurs veaux sont ceux de Sharon ; et les meilleurs oisillons, c’est-à-dire les tourterelles et les pigeons, sont ceux de la Montagne du Roi.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְבִיאִין כְּבָשִׂים שֶׁגׇּבְהָן כְּרׇחְבָּן. אָמַר רָבָא בַּר רַב שֵׁילָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? דִּכְתִיב: ״יִרְעֶה מִקְנְךָ בַּיּוֹם הַהוּא כַּר נִרְחָב״.
Rabbi Yehouda dit : Il faut apporter des agneaux dont la hauteur est égale à leur largeur, c’est-à-dire qu’ils sont si robustes qu’ils sont aussi larges que hauts. Rava bar Rav Sheila a dit : Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Comme il est écrit : « Et Il donnera la pluie pour ta semence, avec laquelle tu sèmes la terre, et le pain du produit de la terre, et ce sera gras et abondant ; ton bétail paîtra dans de vastes pâturages [kar nirḥav] en ce jour-là » (Isaïe 30:23). Le mot « kar » peut aussi signifier un agneau, et « nirḥav » signifie large. En conséquence, Rabbi Yehouda interprète ce verset, au niveau homilétique, comme faisant allusion à des moutons robustes.
כְּתִיב: ״עַל חוֹמֹתַיִךְ יְרוּשָׁלִַם הִפְקַדְתִּי שֹׁמְרִים כׇּל הַיּוֹם וְכׇל הַלַּיְלָה תָּמִיד לֹא יֶחֱשׁוּ הַמַּזְכִּירִים אֶת ה׳ אַל דֳּמִי לָכֶם״. מַאי אָמְרִי? הָכִי אָמַר רָבָא בַּר רַב שֵׁילָא: ״אַתָּה תָקוּם תְּרַחֵם צִיּוֹן״.
Le chapitre se conclut en citant une prophétie נוספת d’Isaïe concernant la reconstruction d’Eretz Yisrael : Il est écrit : « J’ai posté des gardes sur tes murailles, Jérusalem ; ils ne se tairont jamais, ni jour ni nuit ; vous qui rappelez le Seigneur, ne prenez aucun repos » (Isaïe 62:6). Cela fait référence aux anges désignés par Dieu pour apporter la rédemption. La Guemara demande : Que disent ces gardes pour rappeler le Seigneur ? Voici ce que Rava bar Rav Sheila a dit : Ils récitent le verset : « Tu te lèveras et tu auras compassion de Sion ; car il est temps de lui faire grâce, car le temps fixé est arrivé » (Psaumes 102:14).
רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלַיִם ה׳״. וּמֵעִיקָּרָא מַאי הֲווֹ אָמְרִי? אָמַר רָבָא בַּר רַב שֵׁילָא: ״כִּי בָחַר ה׳ בְּצִיּוֹן אִוָּהּ לְמוֹשָׁב לוֹ״.
Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : Ils récitent le verset : « Le Seigneur bâtit Jérusalem, Il rassemble les dispersés d’Israël » (Psaumes 147:2). La Guemara demande : Et au début, lorsque le Temple était encore debout et que le peuple juif était rassemblé en Eretz Yisrael, que disaient les gardiens ? Rava bar Rav Sheila dit : Ils disaient : « Car le Seigneur a choisi Sion ; Il l’a désirée pour demeure. Ceci est Mon lieu de repos pour toujours ; ici J’habiterai, car Je l’ai désirée » (Psaumes 132:13–14).
הֲדַרַן עֲלָךְ כׇּל קׇרְבְּנוֹת הַצִּיבּוּר.
מַתְנִי׳ שְׁתֵּי מִדּוֹת שֶׁל יָבֵשׁ הָיוּ בְּמִקְדָּשׁ, עִשָּׂרוֹן וַחֲצִי עִשָּׂרוֹן. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עִשָּׂרוֹן, עִשָּׂרוֹן, וַחֲצִי עִשָּׂרוֹן.
MICHNA :Deux tailles de récipients de mesure pour les substances sèches étaient utilisées dans le Temple pour mesurer la farine destinée aux offrandes végétales. L’un contenait un dixième d’un épha et l’autre contenait la moitié d’un dixième d’un épha. Rabbi Meir dit : Il y avait trois récipients de mesure : l’un contenait un dixième d’un épha, un autre contenait également un dixième d’un épha, et un troisième contenait la moitié d’un dixième d’un épha.
עִשָּׂרוֹן, מֶה הָיָה מְשַׁמֵּשׁ? שֶׁבּוֹ הָיָה מוֹדֵד לְכׇל הַמְּנָחוֹת, לֹא הָיָה מוֹדֵד לֹא בִּשְׁלֹשָׁה לַפָּר, וְלֹא בְּשֶׁל שְׁנַיִם לָאַיִל, אֶלָּא מוֹדְדָן עֶשְׂרוֹנוֹת.
À quoi servait le récipient de mesure d’un dixième d’épha ? C’était le récipient avec lequel on mesurait la farine pour toutes les offrandes de grain. On ne mesurait pas la farine en utilisant un récipient de mesure d’une taille contenant d’un seul coup tout le volume de farine requis, c’est-à-dire ni avec un récipient de trois dixièmes d’épha pour l’offrande de grain accompagnant le sacrifice d’un taureau, ni avec un récipient de deux dixièmes d’épha pour l’offrande de grain accompagnant le sacrifice d’un bélier. Au contraire, on mesurait la farine pour elles en utilisant à plusieurs reprises le récipient de mesure d’un dixième d’épha afin de mesurer le nombre requis de dixièmes.
חֲצִי עִשָּׂרוֹן, מָה הָיָה מְשַׁמֵּשׁ? שֶׁבּוֹ הָיָה מוֹדֵד חֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל, מֶחֱצָה בַּבֹּקֶר וּמֶחֱצָה בֵּין הָעַרְבַּיִם.
À quoi servait le récipient de mesure d’une demi-dixième d’un épha ? C’était le récipient avec lequel on mesurait la farine pour l’offrande de galette à la plaque du Grand Prêtre. Un dixième d’épha était requis chaque jour ; il en sacrifiait la moitié le matin et l’autre moitié l’après-midi.
גְּמָ׳ תַּנְיָא: הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עִשָּׂרוֹן עִשָּׂרוֹן לַכֶּבֶשׂ הָאֶחָד״? מְלַמֵּד שֶׁשְׁתֵּי עֶשְׂרוֹנוֹת הָיוּ בַּמִּקְדָּשׁ, אֶחָד גָּדוּשׁ וְאֶחָד מָחוּק.
GUEMARA : La Guemara cite une baraita qui clarifie l’opinion de Rabbi Meir. Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Meir disait : Que signifie le fait que le verset déclare : « Un dixième, un dixième, pour chaque agneau » (Nombres 28:29) ? Le fait que le mot « dixième » apparaisse deux fois enseigne qu’il y avait deux récipients de mesure contenant chacun un dixième d’un épha dans le Temple. L’un d’eux contenait ce volume lorsqu’il était bombé, et l’autre récipient était légèrement plus grand et contenait ce même volume lorsque la farine était arasée au bord.
גָּדוּשׁ שֶׁבּוֹ הָיָה מוֹדֵד לְכׇל הַמְּנָחוֹת,
Celui qui contenait un dixième d’épha lorsqu’il était bien rempli était le récipient avec lequel on mesurait la farine pour toutes les offrandes de grain.

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