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גְּמָ׳ שָׁוִין? וְהָא אָמְרַתְּ רִאשׁוֹן לַמְּנוֹרָה וְהַשְּׁאָר לִמְנָחוֹת! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאי שָׁוִין – שָׁוִין לִמְנָחוֹת.
GUEMARA : La Guemara demande : Comment la michna peut-elle affirmer que le deuxième grade de la première récolte et le premier grade de la deuxième récolte sont de qualité égale ? Mais n’as-tu pas dit que le premier grade de chaque récolte convient pour allumer le Candélabre, et que le reste ne convient que pour être utilisé dans les offrandes de farine ? Il semblerait alors que le premier grade de toute récolte soit en réalité supérieur au deuxième grade des autres récoltes. Pour résoudre cela, Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Que veut dire la michna lorsqu’elle affirme qu’ils sont de qualité égale ? Cela signifie qu’ils sont égaux en ce qui concerne les offrandes de farine, et qu’il n’y a aucune raison de choisir l’un plutôt que l’autre.
אַף [כׇּל] הַמְּנָחוֹת הָיוּ בַּדִּין [וְכוּ׳]. תָּנוּ רַבָּנַן: ״זָךְ״ – אֵין ״זָךְ״ אֶלָּא נָקִי, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״כָּתִית״ – אֵין ״כָּתִית״ אֶלָּא כָּתוּשׁ.
§ La michna enseigne : Aussi en ce qui concerne toutes les offrandes de farine, il était logique qu’elles nécessitent de l’huile d’olive raffinée. Pour écarter cette idée, le verset déclare : « Huile d’olive pure, concassée, pour l’éclairage » (Lévitique 24:2). Les Sages ont enseigné dans une baraita au sujet du verset cité dans la michna : Le mot « raffinée » ne signifie rien d’autre que propre, une huile qui s’écoule d’elle-même des olives sans exercer aucune pression. Rabbi Yehouda dit que le mot « concassée » ne signifie rien d’autre que des olives broyées au mortier, mais non avec une meule.
יָכוֹל יְהֵא זָךְ כָּתִית פָּסוּל לִמְנָחוֹת? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְעִשָּׂרוֹן סֹלֶת בָּלוּל בְּשֶׁמֶן כָּתִית״, אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לַמָּאוֹר״? אֶלָּא מִפְּנֵי הַחִיסָּכוֹן.
On aurait pu penser que l’huile raffinée, pilée n’est pas apte aux offrandes de farine, puisque le verset précise que cette huile doit être utilisée pour l’éclairage. Pour dissiper cette idée, le verset déclare au sujet de l’offrande de farine apportée avec l’offrande quotidienne : « Et un dixième de fleur de farine, bien mêlée avec un quart de hin d’huile pilée » (Exode 29:40). Cela indique que l’huile pilée est apte à être utilisée dans les offrandes de farine. Si tel est le cas, que signifie alors lorsque le verset déclare que l’huile raffinée et pilée est « pour l’éclairage » ? Plutôt, la Torah exige l’usage d’huile raffinée et pilée uniquement pour le Candélabre, en raison de l’économie [haḥisakhon] d’argent, car l’huile de la plus haute qualité est très coûteuse.
מַאי ״חִיסָּכוֹן״? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הַתּוֹרָה חָסָה עַל מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל.
La Guemara demande : Quelle est la raison d’être économe ? Rabbi Elazar dit : L’intention est que la Torah a ménagé l’argent du peuple juif et n’a pas exigé que l’huile de la plus haute qualité soit utilisée pour les offrandes de farine.
״צַו אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְיִקְחוּ אֵלֶיךָ שֶׁמֶן זַיִת זָךְ״, אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי: ״אֵלֶיךָ״ – וְלֹא לִי, לֹא לְאוֹרָה אֲנִי צָרִיךְ.
§ La Guemara traite du Candélabre et d’autres aspects du Temple. Le verset déclare : « Ordonne aux enfants d’Israël, et ils prendront pour toi de l’huile d’olive pure concassée » pour l’éclairage, afin d’allumer les lampes continuellement » (Lévitique 24:2). Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit : Dieu dit au peuple juif que l’huile doit être prise « pour toi » afin d’indiquer que c’est pour leur bénéfice et non pour Mon bénéfice, car Je n’ai pas besoin de sa lumière.
שֻׁלְחָן בַּצָּפוֹן, וּמְנוֹרָה בַּדָּרוֹם – אָמַר רַבִּי זְרִיקָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא לַאֲכִילָה אֲנִי צָרִיךְ, וְלֹא לְאוֹרָה אֲנִי צָרִיךְ.
De même, en ce qui concerne la Table des pains de proposition, située au nord du Sanctuaire, et le Candélabre, situé au sud du Sanctuaire, Rabbi Zerika dit que Rabbi Elazar dit : Dieu a dit au peuple juif : Je n’ai pas besoin de la Table pour manger, et Je n’ai pas besoin du Candélabre pour son illumination. Pour preuve, le Candélabre n’a pas été placé près de la Table, comme le fait quelqu’un qui dresse une table avec de la nourriture afin d’y manger.
וַיַּעַשׂ לַבָּיִת חַלּוֹנֵי שְׁקֻפִים אֲטֻמִים״ – תָּנָא: שְׁקוּפִין מִבִּפְנִים, וַאֲטוּמִים מִבַּחוּץ, לֹא לְאוֹרָה אֲנִי צָרִיךְ.
Concernant le Temple construit par le roi Salomon, le verset déclare : « Et il fit pour la Maison des fenêtres étroites et larges » (I Rois 6:4). Les Sages ont enseigné dans une baraita : Habituellement, les fenêtres sont construites de manière à s’élargir vers l’intérieur afin que la lumière venant de l’extérieur se diffuse dans toute la pièce. Pour le Temple, Dieu a dit : Faites les fenêtres étroites à l’intérieur et larges à l’extérieur, car Je n’ai pas besoin de sa lumière. Au contraire, la lumière du Temple doit rayonner vers l’extérieur.
״מִחוּץ לְפָרֹכֶת הָעֵדוּת בְּאֹהֶל מוֹעֵד״ – עֵדוּת הוּא לְכׇל בָּאֵי עוֹלָם שֶׁהַשְּׁכִינָה שׁוֹרָה בְּיִשְׂרָאֵל.
Dieu ordonna à Aaron d’allumer le Candélabre : « En dehors du Voile du témoignage dans la Tente d’Assignation » (Lévitique 24:3). Le rideau de séparation est ici appelé : le Voile du témoignage, pour indiquer que l’illumination du Candélabre est un témoignage pour toute l’humanité que la Présence Divine réside parmi le peuple juif.
וְאִם תֹּאמַר: לְאוֹרָה אֲנִי צָרִיךְ? וַהֲלֹא כׇּל אַרְבָּעִים שָׁנָה שֶׁהָלְכוּ יִשְׂרָאֵל בְּמִדְבָּר לֹא הָלְכוּ אֶלָּא לְאוֹרוֹ! אֶלָּא עֵדוּת הוּא לְכׇל בָּאֵי עוֹלָם שֶׁהַשְּׁכִינָה שׁוֹרָה בְּיִשְׂרָאֵל.
Et si tu mets cela en question et dis : En quoi cela constitue-t-il un témoignage ; peut-être le Candélabre est-il allumé pour éclairer ? À cela, Dieu répondrait : Ai-Je besoin de sa lumière ? N’est-il pas vrai que pendant toutes les quarante années où le peuple juif a marché dans le désert du Sinaï jusqu’à son entrée en Eretz Yisrael, ils ont marché exclusivement par Sa lumière, c’est-à-dire grâce à la colonne de feu qui les guidait la nuit. Si Dieu fournit de la lumière aux autres, Il n’en a certainement pas besoin Lui-même. Au contraire, il est évident que l’illumination du Candélabre est un témoignage pour toute l’humanité que la Présence Divine repose parmi le peuple juif.
מַאי עֵדוּתָהּ? אָמַר רָבָא: זֶה נֵר מַעֲרָבִי, שֶׁנּוֹתְנִין בָּהּ שֶׁמֶן כְּנֶגֶד חַבְרוֹתֶיהָ, וּמִמֶּנָּה הָיָה מַדְלִיק, וּבָהּ הָיָה מְסַיֵּים.
Qu’est-ce qui fournit son témoignage ? Rava dit : Le témoignage est fourni par la lampe la plus occidentale de la Ménorah, dans laquelle on mettait une quantité d’huile équivalente à celle placée dans les autres lampes, et, néanmoins, elle continuait à brûler plus longtemps que toutes les autres lampes. Elle brûlait si longtemps que, chaque soir, c’est à partir d’elle que le prêtre allumait la Ménorah, c’est-à-dire qu’il allumait d’abord cette lampe la plus occidentale, et, le lendemain matin, avec elle il achevait la préparation des lampes pour l’allumage du soir suivant, parce qu’elle restait allumée plus longtemps que toutes les autres lampes. Ce miracle perpétuel témoignait de la présence continue de Dieu parmi Son peuple.
מַתְנִי׳ מֵאַיִן הָיוּ מְבִיאִין אֶת הַיַּיִן? קְדוֹחַיִם וַעֲטוּלַיִן – אַלְפָּא לַיַּיִן, שְׁנִיָּה לָהֶן – בֵּית רִימָּה וּבֵית לָבָן בָּהָר, וּכְפַר סִיגְנָא בַּבִּקְעָה. כׇּל אֲרָצוֹת הָיוּ כְּשֵׁרוֹת, אֶלָּא מִיכָּן הָיוּ מְבִיאִין.
MICHNA :D’où apportait-on le vin pour les libations ? Keduḥim et Attulin sont les sources principales de vin. Secondaires par rapport à elles sont Beit Rima et Beit Lavan, situées dans la montagne, et le village de Signa, situé dans la vallée. Toutes les régions étaient valides comme sources de vin ; mais c’était de là, c’est-à-dire des lieux susmentionnés, qu’on apportait le vin.
אֵין מְבִיאִין לֹא מִבֵּית הַזְּבָלִים, וְלֹא מִבֵּית הַשְּׁלָחִים, וְלֹא מִמַּה שֶּׁנִּזְרַע בֵּינֵיהֶן, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר. אֵין מְבִיאִין הַלִּיסְטְיוֹן, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר. אֵין מְבִיאִין יָשָׁן – דִּבְרֵי רַבִּי, וַחֲכָמִים מַכְשִׁירִין. אֵין מְבִיאִין לֹא מָתוֹק, וְלֹא מְעוּשָּׁן, וְלֹא מְבוּשָּׁל, וְאִם הֵבִיא – פָּסוּל. וְאֵין מְבִיאִין מִן הַדָּלִיּוֹת, אֶלָּא מִן הָרַגְלִיּוֹת, וּמִן הַכְּרָמִים הָעֲבוּדִין.
On ne peut pas apporter des libations de vin provenant d’un vignoble fertilisé, ou d’un vignoble irrigué, ou d’un vignoble dans lequel on a semé du grain entre les vignes. Mais si l’on a apporté une libation d’un tel vin, elle est valide. On ne peut pas apporter des libations de vin doux fait de raisins séchés au soleil [hilyasteyon], mais si l’on a apporté une libation d’un tel vin, elle est valide. On ne peut pas apporter de vin vieilli d’un an ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi, mais les Sages le jugent valide. On ne peut pas apporter des libations de vin doux, ni de vin produit à partir de raisins fumés, ni des libations de vin bouilli, et si l’on a apporté une libation d’un tel vin, elle est invalide. Et on ne peut pas apporter de vin produit à partir de raisins suspendus à des pieux ou à des arbres ; au contraire, on l’apporte à partir de raisins à hauteur du pied, c’est-à-dire qui reposent sur le sol, lesquels sont des raisins de qualité supérieure, et de vignobles cultivés, c’est-à-dire où l’on bine sous les vignes deux fois par an.
וְלֹא כּוֹנְסִין אוֹתוֹ בַּחֲצָבִין גְּדוֹלִים, אֶלָּא בְּחָבִיּוֹת קְטַנּוֹת, וְאֵינוֹ מְמַלֵּא אֶת הֶחָבִית עַד פִּיהָ, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא רֵיחוֹ נוֹדֵף.
Et lorsqu’on prépare du vin pour les libations, il ne faut pas recueillir le vin dans de grands tonneaux, car cela fait que le vin se gâte ; au contraire, il faut le mettre dans de petits fûts. Et on ne remplit pas le fût jusqu’à son ouverture ; au contraire, on laisse un peu d’espace vide afin que son parfum s’y rassemble et se diffuse lorsque le couvercle est ouvert.
אֵינוֹ מֵבִיא מִפִּיהָ – מִפְּנֵי
On ne doit pas apporter des libations de vin qui repose à l’ouverture de la barrique à cause de

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