וְאִם הֵבִיא – פָּסוּל (וְהָתַנְיָא: וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר), מִפְּנֵי שֶׁהוּא שְׂרָף.
mais si quelqu’un a apporté une offrande de farine faite avec une telle huile, elle n’est pas valide. Mais n’enseigne-t-on pas dans une baraita que si quelqu’un l’a apportée, elle est valide, parce que cela est considéré simplement comme de la sève et non comme de l’huile ? Cela contredit cette michna, qui suppose que cela est considéré comme de l’huile.
אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא קַשְׁיָא, הָא רַבִּי חִיָּיא, הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי, דְּרַבִּי חִיָּיא זָרֵיק לֵיהּ, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר רַבִּי מְטַבֵּל [בֵּיהּ] (לֵיהּ), וְסִימָנָיךְ: עֲשִׁירִים מְקַמְּצִין.
Rav Yossef a dit : il n’est pas difficile de résoudre cette contradiction. Cettebaraita exprime l’opinion de Rabbi Ḥiyya, et cette autre michna exprime l’opinion de Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yehouda HaNassi. De même que Rabbi Ḥiyya jetait une telle huile au rebut, car il ne la considérait pas comme de l’huile, tandis que Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yehouda HaNassi, y trempait sa nourriture, car il la considérait comme de l’huile. La Guemara conclut : Et votre moyen mnémotechnique pour vous souvenir de leurs opinions respectives est : Les riches sont économes, c’est-à-dire que Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yehouda HaNassi, était riche et ne jetait pas l’huile au rebut.
״שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים בְּשֶׁמֶן הַמּוֹר״ – מַאי ״שֶׁמֶן הַמּוֹר״? רַב הוּנָא בַּר חִיָּיא אָמַר: סְטָכְתָּא. רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: שֶׁמֶן זַיִת שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁלִישׁ.
§ La Guemara fait une digression pour discuter de l’huile de myrrhe : En décrivant les traitements fournis aux femmes en préparation de leur rencontre avec le roi Assuérus, le verset déclare : « Car ainsi s’accomplissaient les jours de leur onction : six mois avec de l’huile de myrrhe, et six mois avec des parfums suaves et avec d’autres onguents des femmes » (Esther 2:12). La Guemara demande : Qu’est-ce que « l’huile de myrrhe » ? Rav Houna bar Ḥiyya dit : C’est l’huile aromatique appelée setakhta. Rav Yirmeya bar Abba dit : C’est une huile dérivée d’olives qui n’ont pas encore atteint un tiers de leur croissance ; l’huile acide est efficace comme dépilatoire.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַנְפִּקִנוֹן – שֶׁמֶן זַיִת שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁלִישׁ, לָמָּה סָכִין אוֹתוֹ? שֶׁמַּשִּׁיר אֶת הַשֵּׂיעָר וּמְעַדֵּן אֶת הַבָּשָׂר.
La Guemara note : Cette explication de Rav Yirmeya bar Abba est également enseignée dans une baraita : Rabbi Yehuda dit : Le terme anpikanon désigne de l’huile d’olive produite à partir d’olives qui n’ont pas encore atteint un tiers de leur croissance. Et pourquoi les femmes l’étalent-elles sur leur corps ? Elles le font parce qu’elle enlève les poils et adoucit la peau.
אֵין מְבִיאִין מִן הַגַּרְגְּרִין שֶׁנִּשְׁרוּ בְּמַיִם. תָּנוּ רַבָּנַן: שֶׁמֶן זַיִת כָּבוּשׁ, שָׁלוּק, שָׁרוּי, וְשֶׁל שְׁמָרִים, וְשֶׁל רֵיחַ רָע – לֹא יָבִיא, וְאִם הֵבִיא – פָּסוּל.
§ La michna enseigne : On ne peut pas apporter d’offrandes de farine contenant de l’huile provenant d’olives trempées dans l’eau, ni d’olives confites, ni d’olives bouillies ; et même si quelqu’un l’a apportée, elle n’est pas valide. Les Sages ont enseigné dans une baraita : L’huile d’olive produite à partir d’olives confites, d’olives bouillies ou d’olives trempées dans l’eau, ainsi que l’huile faite à partir du dépôt d’olive, et l’huile à mauvaise odeur ne peut pas être apportée comme partie d’une offrande de farine, et, même si quelqu’un l’a apportée, elle n’est pas valide.
בָּעֵי רַבָּה: הִקְדִּישׁוֹ, מַהוּ שֶׁיִּלְקֶה עָלָיו מִשּׁוּם בַּעַל מוּם? כֵּיוָן דְּפָסוּל – כְּבַעַל מוּם דָּמֵי, אוֹ דִלְמָא אֵין בַּעַל מוּם אֶלָּא בִּבְהֵמָה? תֵּיקוּ.
Rava demande : Si quelqu’un a consacré l’une de ces huiles impropres à l’usage dans les offrandes de farine, quelle est la halakha quant à savoir si il doit recevoir la flagellation pour l’avoir consacrée en raison de l’interdiction de consacrer un élément défectueux comme offrande ? Doit-on dire que, puisqu’elle est impropre, elle est comparable à un animal blemé ? Ou peut-être l’interdiction de consacrer un élément défectueux ne s’applique qu’à un animal. La Guemara conclut : Le dilemme restera sans résolution.
מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה זֵיתִים הֵן, וּבָהֶן שְׁלֹשָׁה שְׁלֹשָׁה שְׁמָנִים.
MICHNA :Il y a trois récoltes d'olives chaque année, et dans chacune d'elles, trois différentes qualités d'huiles sont produites.
הַזַּיִת הָרִאשׁוֹן מְגַרְגְּרוֹ בְּרֹאשׁ הַזַּיִת, וְכוֹתֵשׁ וְנוֹתֵן לְתוֹךְ הַסַּל, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סְבִיבוֹת הַסַּל – זֶה רִאשׁוֹן.
Comment traite-t-on la récolte de la première olive ? On cueille les olives mûres au sommet de l’olivier, car ce sont les premières à mûrir, puis on les écrase dans un mortier et on les place à l’intérieur du fond d’un panier en osier qui comporte de nombreux petits trous. L’huile s’écoulera alors des olives par ces trous dans un récipient placé sous le panier. Rabbi Yehuda dit : On place les olives sur les parois, autour du panier. Cela produit une huile plus raffinée, car les dépôts adhèrent aux parois du panier. Ceci est le premier grade d’huile produit à partir de la première récolte.
חָזַר וְטוֹעֵן בְּקוֹרָה, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּאֲבָנִים – זֶה שֵׁנִי.
Après que l’huile cesse de s’écouler des olives écrasées, on presse alors avec une poutre en bois sur elles, ce qui fait couler davantage d’huile du panier dans le récipient. Rabbi Yehuda dit : La pression excessive produite en pressant avec une poutre ferait que de la chair des olives se mêlerait à l’huile, compromettant sa qualité. On exerce plutôt une pression en plaçant des pierres sur les olives. C’est le deuxième grade d’huile.
חָזַר וְטָחַן, וְטָעַן – זֶה שְׁלִישִׁי.
Ensuite, on broyait les olives avec une meule et on pressait vers le bas avec une poutre sur ces olives pour extraire toute huile restante ; c’est le troisième grade d’huile.
הָרִאשׁוֹן – לַמְּנוֹרָה, וְהַשְּׁאָר – לִמְנָחוֹת.
Le premier degré convient pour allumer le Candélabre, qui requiert : « Huile d’olive raffinée » (Lévitique 24:2), et le reste convient pour être utilisé dans les offrandes de farine.
הַשֵּׁנִי – מְגַרְגְּרוֹ בְּרֹאשׁ הַגָּג, וְכוֹתֵשׁ, וְנוֹתֵן לְתוֹךְ הַסַּל, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סְבִיבוֹת הַסַּל – זֶה רִאשׁוֹן.
Comment la deuxième récolte d’olives est-elle traitée ? On cueille la récolte d’olives accessible lorsqu’on se tient sur le toit. C’était le deuxième lot d’olives à mûrir. Et on les écrase dans un mortier et on place ces olives dans un panier en osier, en laissant l’huile s’égoutter par les trous dans un récipient en dessous. Rabbi Yehuda dit : On place les olives sur les murs, autour du panier. Ceci est l’huile de première qualité de la deuxième récolte.
טוֹעֵן בְּקוֹרָה, וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּאֲבָנִים – זֶה שֵׁנִי.
Ensuite, on presse ces olives avec une poutre en bois, produisant ainsi davantage d’huile. Et Rabbi Yehuda dit : On exerce une pression seulement en plaçant des pierres sur elles. Cela constitue le deuxième grade d’huile.
חָזַר וְטָחַן, וְטָעַן – זֶה שְׁלִישִׁי.
Ensuite, on broyait les olives avec une meule et on appuyait sur elles avec une poutre, extrayant ainsi l’huile restante ; c’est le troisième degré d’huile.
הָרִאשׁוֹן – לַמְּנוֹרָה, וְהַשְּׁאָר – לִמְנָחוֹת.
Le premier grade convient pour allumer le Candélabre, et les autres conviennent pour être utilisés dans les offrandes de farine.
שְׁלִישִׁי: עוֹטְנוֹ בְּבֵית הַבַּד, עַד שֶׁיִּלְקֶה, וּמַעֲלֵהוּ וּמְנַגְּבוֹ בְּרֹאשׁ הַגָּג, כּוֹתֵשׁ וְנוֹתֵן לְתוֹךְ הַסַּל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סְבִיבוֹת הַסַּל – זֶה רִאשׁוֹן.
Comment la troisième récolte d’olives est-elle traitée ? Cette récolte comprend toutes les olives qui restent encore sur les arbres. On la met dans une cuve [oteno] dans le bâtiment qui abrite le pressoir à olives [beit habbad], où elle reste jusqu’à ce qu’elle ramollisse, puis on la monte en haut sur le toit et on la fait sécher sur le toit afin d’éliminer le liquide malodorant sécrété par les olives pendant qu’elles étaient dans la cuve. Ensuite, on écrase les olives dans un mortier et on les met dans un panier, permettant à l’huile de s’égoutter par les trous dans un récipient placé en dessous. Rabbi Yehouda dit : On les place contre les murs, autour du panier. C’est le premier grade d’huile.
טוֹעֵן בְּקוֹרָה, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּאֲבָנִים – זֶה שֵׁנִי.
Ensuite, on presse ces olives avec une poutre en bois, produisant ainsi davantage d’huile. Et Rabbi Yehuda dit : On n’exerce une pression qu’en plaçant des pierres sur elles. Cela constitue le deuxième degré d’huile.
חָזַר וְטָחַן וְטָעַן – זֶה שְׁלִישִׁי.
On broyait ensuite les olives avec une meule et on appuyait sur elles avec une poutre, extrayant ainsi l’huile restante ; cela constitue le troisième degré d’huile.
הָרִאשׁוֹן – לַמְּנוֹרָה, וְהַשְּׁאָר – לִמְנָחוֹת.
Le premier grade convient pour allumer le Candélabre, et les autres conviennent pour être utilisés dans les offrandes de farine.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: מְגַרְגְּרוֹ תְּנַן, אוֹ מְגַלְגְּלוֹ תְּנַן?
GUEMARA :Un dilemme fut soulevé devant les Sages : quel est le texte correct de la michna ? Apprenons-nous que l’on cueille les olives en haut [megargero], c’est-à-dire que l’on sélectionne celles qui sont mûres, ou apprenons-nous que l’on laisse toutes les olives mûrir [megalgelo], puis qu’on les cueille toutes ?
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: ״שֶׁמֶן זַיִת מִזֵּיתוֹ״ – מִכָּאן אָמְרוּ: זַיִת רִאשׁוֹן מְגַלְגְּלוֹ בְּרֹאשׁ הַזַּיִת, וְכוֹנְסוֹ לְבֵית הַבַּד, וְטוֹחֲנוֹ בְּרֵיחַיִם, וְנוֹתְנוֹ בְּסַלִּין. שֶׁמֶן הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ, זֶה הָיָה רִאשׁוֹן.
La Guemara répond : Viens et écoute la résolution de ce dilemme à partir de ce qui est enseigné dans une baraita. Le verset déclare que l’huile d’olive utilisée pour l’allumage du Candélabre doit être : « Huile raffinée d’une olive” (Exode 27:20), ce qui est interprété comme signifiant que les olives doivent être si mûres que l’huile s’écoule d’elles alors qu’elles sont encore suspendues à leur olivier, sans qu’il soit nécessaire de les presser. De là les Sages ont dit que, pour la première récolte d’olives, on laisse toutes les olives mûrir [megalgelo], on cueille toute la récolte et on l’apporte au pressoir à huile, et il la broie avec une meule et la met dans des paniers d’osier, et cette huile qui s’en écoulerait serait l’huile de première qualité.
טָעַן בְּקוֹרָה, שֶׁמֶן הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ – זֶה הָיָה שֵׁנִי, וְחָזַר וּפָרַק, טָחַן וְטָעַן – זֶה הָיָה שְׁלִישִׁי. הָרִאשׁוֹן לַמְּנוֹרָה, וְהַשְּׁאָר לִמְנָחוֹת. וְכֵן זַיִת שֵׁנִי.
La baraita continue : Ensuite, on presse les olives avec une poutre en bois. Quant à l’huile qui en découle, ce serait l’huile de deuxième qualité. Puis on retirerait les olives écrasées des paniers et on les broierait, et on presserait dessus avec une poutre ou des pierres, extrayant ainsi toute huile restante ; ce serait l’huile de troisième qualité. La première qualité convient pour allumer la Menorah, et les autres conviennent pour être utilisées dans les offrandes de farine. Et le même procédé était utilisé de manière similaire pour la deuxième récolte d’olives.
וְזַיִת שְׁלִישִׁי, עוֹטְנוֹ בְּבֵית הַבַּד עַד שֶׁיִּלְקֶה, וּמַעֲלֶה לְרֹאשׁ הַגָּג, וְעוֹשֶׂה אוֹתוֹ כְּמִין תְּמָרָה עַד שֶׁיָּזוּבוּ מֵימָיו, וְכוֹנְסוֹ לְבֵית הַבַּד, וְטוֹחֲנוֹ בָּרֵיחַיִם, וְנוֹתְנוֹ בְּסַלִּין, וָשֶׁמֶן הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ – זֶה הָיָה רִאשׁוֹן.
La baraita continue : Et pour la troisième récolte d’olives, toute la récolte est mise dans une cuve dans le bâtiment qui abrite le pressoir à olives, où elle reste jusqu’à ce qu’elle ramollisse, et ensuite on la monte sur le toit et on en fait une sorte de tas, large à la base et étroit au sommet, et on la laisse là jusqu’à ce que le liquide qu’elle a produit pendant qu’elle était dans la cuve s’écoule. Et ensuite on l’apporte au pressoir à olives, on la broie avec une meule et on la met dans des paniers en osier. Quant à l’huile qui alors en coulait, c’était l’huile de première qualité.
טָעַן בְּקוֹרָה, שֶׁמֶן הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ – זֶה הָיָה שֵׁנִי. פָּרַק חָזַר וְטָחַן וְטָעַן – זֶה הָיָה שְׁלִישִׁי. הָרִאשׁוֹן לַמְּנוֹרָה, וְהַשְּׁאָר לִמְנָחוֹת.
Ensuite, on presse dessus avec une poutre en bois. Quant à l’huile qui alors s’en écoulait, c’était l’huile de deuxième qualité. Puis on retirait les olives écrasées des paniers et on les broyait, et on pressait dessus avec une poutre ou des pierres, extrayant ainsi l’huile restante ; ce serait l’huile de troisième qualité. La première qualité convient pour allumer le Candélabre, et les autres conviennent pour être utilisées dans les offrandes de farine.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא הָיָה טוֹחֲנוֹ בָּרֵיחַיִם, אֶלָּא כּוֹתְשׁוֹ בְּמַכְתֶּשֶׁת, וְלֹא הָיָה טוֹעֵן בְּקוֹרָה אֶלָּא בַּאֲבָנִים, וְלֹא הָיָה נוֹתְנוֹ בְּסַלִּין אֶלָּא לְתוֹךְ סְבִיבוֹת הַסַּל.
La baraita conclut : Rabbi Yehouda est en désaccord avec les Sages et dit : On ne broie pas la récolte d’olives avec une meule ; on l’écrase plutôt dans un mortier. Et on n’appuie pas sur les olives avec une poutre en bois ; au contraire, on appuie sur elles avec des pierres. Et on ne place pas les olives dans le fond des paniers en osier ; au contraire, on les dispose sur les parois intérieures du panier, tout autour du panier. Dans cette baraita, le terme suivant est employé : On laisse toutes les olives mûrir [megalgelo].
הָא גוּפָא קַשְׁיָא: כּוֹתֵשׁ – מַנִּי? רַבִּי יְהוּדָה הִיא, תּוֹךְ הַסַּל – אֲתָאן לְרַבָּנַן!
Ayant résolu le dilemme sur la base de la baraita, la Guemara clarifie maintenant la décision de la michna à sa lumière. La Guemara demande : Cette michna elle-même est difficile, car le premier tanna enseigne que les olives doivent être écrasées. D’après la baraita, il est évident de qui est l’opinion selon laquelle les olives sont écrasées. C’est l’opinion de Rabbi Yehouda. Pourtant, lorsque le premier tanna déclare que les olives sont placées à l’intérieur du fond du panier, et non sur ses parois, nous arrivons à l’opinion des Sages qui sont en désaccord avec Rabbi Yehouda dans la baraita.
הַאי תַּנָּא סָבַר לַהּ כְּוָתֵיהּ בַּחֲדָא, וּפָלֵיג עֲלֵיהּ בַּחֲדָא.
La Guemara explique : Ce tanna de la michna soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda en ce qui concerne une question, à savoir la nécessité d’écraser les olives, mais est en désaccord avec lui en ce qui concerne une autre question, à savoir qu’il estime que les olives doivent être placées à l’intérieur du panier, et non sur ses parois.
מַתְנִי׳ הָרִאשׁוֹן שֶׁבָּרִאשׁוֹן – אֵין לְמַעְלָה הֵימֶנּוּ. הַשֵּׁנִי שֶׁבָּרִאשׁוֹן וְהָרִאשׁוֹן שֶׁבַּשֵּׁנִי – שָׁוִין. הַשְּׁלִישִׁי שֶׁבָּרִאשׁוֹן וְהַשֵּׁנִי שֶׁבַּשֵּׁנִי וְהָרִאשׁוֹן שֶׁבַּשְּׁלִישִׁי – שָׁוִין. הַשְּׁלִישִׁי שֶׁבַּשֵּׁנִי וְהַשֵּׁנִי שֶׁבַּשְּׁלִישִׁי – שָׁוִין. הַשְּׁלִישִׁי שֶׁבַּשְּׁלִישִׁי – אֵין לְמַטָּה הֵימֶנּוּ.
MISHNA: Après avoir énuméré les neuf degrés d’huiles dans la michna précédente, cette michna entreprend de les classer selon leur qualité : Quant au premier degré d’huile qui est produite de la première récolte, aucune ne lui est supérieure. Le deuxième degré d’huile qui est produite de la première récolte et le premier degré d’huile qui est produite de la deuxième récolte sont de qualité égale ; il n’y a aucune raison de choisir l’une plutôt que l’autre. Le troisième degré d’huile qui est produite de la première récolte et le deuxième degré d’huile qui est produite de la deuxième récolte et le premier degré d’huile qui est produite de la troisième récolte sont de qualité égale. Le troisième degré d’huile qui est produite de la deuxième récolte et le deuxième degré d’huile qui est produite de la troisième récolte sont de qualité égale. Quant au troisième degré d’huile qui est produite de la troisième récolte, aucune ne lui est inférieure.
אַף כׇּל הַמְּנָחוֹת הָיוּ בַּדִּין שֶׁיִּטְעֲנוּ שֶׁמֶן זַיִת זָךְ, מָה מְנוֹרָה שֶׁאֵינָהּ לַאֲכִילָה טְעוּנָה שֶׁמֶן זַיִת זָךְ, מְנָחוֹת שֶׁהֵן לַאֲכִילָה אֵינוֹ דִּין שֶׁיִּטְעֲנוּ שֶׁמֶן זַיִת זָךְ! תַּלְמוּד לוֹמַר ״זָךְ כָּתִית לְמָאוֹר״, וְאֵין זָךְ כָּתִית לִמְנָחוֹת.
De plus, en ce qui concerne toutes les offrandes de farine, il était logique qu’elles exigent la plus haute qualité d’huile d’olive raffinée, tout comme la Ménorah. Car si la Ménorah, dont l’huile n’est pas destinée à être consommée sur l’autel, exige de l’huile d’olive raffinée, alors les offrandes de farine, qui doivent être consommées sur l’autel, n’est-il pas logique qu’elles exigent de l’huile d’olive raffinée ? Pour dissiper cette idée, le verset déclare : « Huile d’olive pure concassée pour l’éclairage » (Lévitique 24:2), ce qui indique que l’huile de haute qualité, raffinée et concassée est requise pour la Ménorah, mais il n’y a pas besoin d’huile d’olive raffinée concassée pour les offrandes de farine.