בָּרַיְיתָא קָתָנֵי ״שׁוֹנֶה״.
ce n’est que la baraita qui enseigne qu’il laboure puis répète le labour. Il semblerait donc que la michna et la baraita expriment des opinions différentes, et il se peut que, selon la michna, il ne soit pas nécessaire de labourer du tout la deuxième année.
הָא לָא קַשְׁיָא, כָּאן בַּעֲבוּדָה, כָּאן בְּשֶׁאֵינָהּ עֲבוּדָה.
La Guemara rejette cette suggestion : Cela n’est pas difficile ; il est possible que la michna et la baraita ne soient pas en désaccord, et ici, la michna, qui n’exige pas de labourer une deuxième fois, fait référence à un champ cultivé, tandis que là-bas, la baraitafait référence à un champ non cultivé, et exige donc que le champ soit labouré une deuxième fois.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: נָר חֶצְיָהּ וְזוֹרֵעַ חֶצְיָהּ, נָר חֶצְיָהּ וְזוֹרֵעַ חֶצְיָהּ.
La Guemara conclut : Quelle conclusion halakhique a été atteinte au sujet de cette question ? Viens et entends la résolution à partir de ce qui est enseigné dans une baraita : La première année, on laboure tout le champ pendant la première moitié de l’année, puis il sème la moitié de le champ, en laissant l’autre moitié en jachère. La deuxième année, on laboure de nouveau tout le champ pendant la première moitié de l’année, puis il sème la moitié de le champ qui avait été laissée en jachère l’année précédente. Il ressort clairement de cette baraita que, la deuxième année également, le champ est labouré avant d’être semé.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין מְבִיאִין אֶת הָעוֹמֶר אֶלָּא מִן הַשָּׂדוֹת הַמּוּדְרָמוֹת שֶׁבְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, שֶׁבָּהֶן חַמָּה זוֹרַחַת, וּמֵהֶן חַמָּה שׁוֹקַעַת.
§ Rabbi Yoḥanan dit : On n’apporte le omer que des champs du sud d’Eretz Yisrael, car sur ces champs, le soleil se lève et brille, et sur ces champs, le soleil aussi se couche. Ces champs sont exposés à une abondante lumière du soleil, et produisent donc une récolte de qualité supérieure.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: עוֹמֶר הָיָה בָּא מִבִּקְעַת בֵּית מִקְלָה, כְּבַת שָׁלֹשׁ סְאִין הָיְתָה, וְשָׂדֶה מוּדְרֶמֶת הָיְתָה, וּבָהּ חַמָּה זוֹרַחַת וּמִמֶּנָּה חַמָּה שׁוֹקַעַת. נָיר חֶצְיָהּ וְזוֹרֵעַ חֶצְיָהּ, נָיר חֶצְיָהּ וְזוֹרֵעַ חֶצְיָהּ.
Cela aussi est enseigné dans une baraita : Abba Shaul dit que le omer provenait de grain cultivé dans la vallée de Beit Mikle. Le champ là-bas était d’environ trois se’a, et c’était un champ exposé au sud, et le soleil s’y levait et brillait sur lui, et le soleil s’y couchait. Pendant la première année, l’agriculteur labourait tout le champ pendant la première moitié de l’année, et ensuite ensemençait la moitié du champ, laissant l’autre moitié en jachère. Pendant la deuxième année, il labourait de nouveau tout le champ pendant la première moitié de l’année, et ensuite ensemençait la moitié du champ qui avait été laissée en jachère l’année précédente.
רַב חִלְקִיָּה בַּר טוֹבִי הֲוָה לֵיהּ קַרְנָא דְּאַרְעָא, נָר חֶצְיָהּ וְזָרַע חֶצְיָהּ, נָר חֶצְיָהּ וְזָרַע חֶצְיָהּ, וַעֲבַדָה עַל חַד תְּרֵי, וּמְזַבֵּין לְהוּ לְחִיטֵּי לִסְמִידָא.
La Guemara démontre l’efficacité de cette méthode : Rav Ḥilkiya bar Tovi possédait une parcelle de terre. Il laboura le champ pendant la première moitié de l’année puis en ensemença la moitié. L’année suivante, il laboura le champ pendant la première moitié de l’année puis en ensemença l’autre moitié. Et cette méthode fut si efficace que son champ produisit le double de blé que d’autres champs de même taille, et il était d’une qualité si supérieure qu’il vendit le blé pour être utilisé comme farine fine [lismida] pour les offrandes de farine au Temple.
וְאִם הִתְלִיעָה – פְּסוּלָה. תָּנוּ רַבָּנַן: סוֹלֶת שֶׁהִתְלִיעָה רוּבָּהּ – פְּסוּלָה, וְחִיטִּין שֶׁהִתְלִיעוּ רוּבָּן – פְּסוּלוֹת. בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: בְּרוֹב חִטָּה, אוֹ בְּרוֹב סְאָה? תֵּיקוּ.
§ La michna enseigne : Et si la farine est devenue véreuse, elle est inapte à l’usage dans une offrande de farine. Les Sages ont enseigné dans une baraita : La fleur de farine dont la majorité est devenue véreuse est inapte. Et, de même, des grains de blé dont la majorité est devenue véreuse sont inaptes, et ils ne peuvent pas être utilisés pour produire de la fleur de farine pour les offrandes de farine. Rabbi Yirmeya demande : Quel est le sens de cette dernière décision ? Dit-elle seulement que si la majorité d’un grain individuel de blé est devenue véreuse, la farine produite à partir de celui-ci est inapte, ou dit-elle que lorsque la majorité d’une séa de grains est devenue véreuse, toute la séa est inapte ? La Guemara conclut : Le dilemme demeure sans résolution.
בָּעֵי רָבָא: הִקְדִּישָׁן, מַהוּ שֶׁיִּלְקֶה עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם בַּעַל מוּם? כֵּיוָן דְּפָסֵיל – כְּבַעַל מוּם דָּמֵי, אוֹ דִלְמָא אֵין בַּעַל מוּם אֶלָּא בִּבְהֵמָה? תֵּיקוּ.
Rava demande : Si quelqu’un a consacré des grains de blé véreux pour les utiliser dans une offrande de farine, quelle est la halakha quant à savoir si il doit recevoir la flagellation pour les avoir consacrés en raison de l’interdiction de consacrer un élément défectueux comme offrande ? On reçoit la flagellation pour avoir consacré un animal blemished comme offrande (voir Temura 6b) ; en va-t-il de même pour la consécration de blé véreux ? Doit-on dire que, puisque le blé est impropre, il est comparable à un animal blemished ? Ou peut-être, l’interdiction de consacrer un élément défectueux ne s’applique qu’à un animal. La Guemara conclut : Le dilemme restera sans résolution.
תְּנַן הָתָם: כׇּל עֵץ שֶׁנִּמְצָא בּוֹ תּוֹלַעַת – פָּסוּל לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ. אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לַח, אֲבָל יָבֵשׁ – גּוֹרְרוֹ וְכָשֵׁר.
§ Nous avons appris dans une michna ailleurs (Middot 2:5) au sujet des bûches de bois qui sont brûlées sur l’autel : les prêtres les inspectent avant qu’elles ne soient utilisées, et toute bûche dans laquelle on trouve un ver est impropre à l’usage sur l’autel. À propos de cette michna, Shmuel dit : Ils ont enseigné cette halakha seulement en ce qui concerne une bûche humide, car une section vermoulue ne peut pas être retirée. Mais si une section vermoulue est trouvée dans une bûche sèche, le prêtre gratte l’endroit vermoulu et l’enlève, et la bûche est apte à l’usage.
בָּעֵי רָבָא: הִקְדִּישׁוֹ, מַהוּ שֶׁיִּלְקֶה עָלָיו מִשּׁוּם בַּעַל מוּם? כֵּיוָן דְּפָסוּל כְּבַעַל מוּם דָּמֵי, אוֹ דִלְמָא אֵין בַּעַל מוּם אֶלָּא בִּבְהֵמָה? תֵּיקוּ.
Rava demande : Si quelqu’un a consacré une bûche vermoulue pour être utilisée sur l’autel, quelle est la halakha quant à savoir s’il doit recevoir la flagellation pour l’avoir consacrée en raison de l’interdiction de consacrer un objet défectueux comme offrande ? Doit-on dire que, puisque la bûche est impropre, elle est comparable à un animal blemished ? Ou peut-être, l’interdiction de consacrer un objet défectueux s’applique uniquement à un animal. La Guemara conclut : Le dilemme demeurera sans résolution.
מַתְנִי׳ תְּקוֹעַ – אַלְפָּא לַשֶּׁמֶן. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: שְׁנִיָּה לָהּ רֶגֶב בְּעֵבֶר הַיַּרְדֵּן. כׇּל הָאֲרָצוֹת הָיוּ כְּשֵׁרוֹת, אֶלָּא מִיכָּן הָיוּ מְבִיאִין.
MICHNA : Les oliviers de Tekoa sont la source principale d’huile à utiliser dans les offrandes de farine. Abba Shaul dit : Après Tekoa vient Regev sur la rive orientale du Jourdain. Toutes les régions étaient valables pour en apporter de l’huile, mais c’était d’ici qu’on l’apportait.
אֵין מְבִיאִין לֹא מִבֵּית הַזְּבָלִים, וְלֹא מִבֵּית הַשְּׁלָחִים, וְלֹא מִן מַה שֶּׁנִּזְרַע בֵּינֵיהֶם, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר. אֵין מְבִיאִין אַנְפַּקְטָן, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר. אֵין מְבִיאִין מִן הַגַּרְגְּרִין שֶׁנִּשְׁרוּ בְּמַיִם, וְלֹא מִן הַכְּבָשִׁים, וְלֹא מִן הַשְּׁלוּקִים, וְאִם הֵבִיא – פָּסוּל.
On ne peut pas apporter une offrande de farine contenant de l’huile provenant d’olives prises d’une oliveraie fertilisée, ni d’olives prises d’une oliveraie irriguée, ni d’olives prises d’une oliveraie où l’on a semé du grain entre les arbres. Mais si on l’a apportée, une offrande de farine contenant de l’huile provenant de telles oliveraies est valide. On ne peut pas apporter une offrande de farine contenant de l’huile provenant d’olives non mûres [anpiktan], mais si on l’a apportée, elle est valide. On ne peut pas apporter une offrande de farine contenant de l’huile provenant d’olives trempées dans l’eau, ni d’olives marinées, ni d’olives bouillies, et, même si on l’a apportée, elle est invalide.
גְּמָ׳ ״וַיִּשְׁלַח יוֹאָב תְּקוֹעָה וַיִּקַּח מִשָּׁם אִשָּׁה חֲכָמָה״, מַאי שְׁנָא תְּקוֹעָה? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִתּוֹךְ שֶׁרְגִילִין בְּשֶׁמֶן זַיִת, חָכְמָה מְצוּיָה בָּהֶן.
GUEMARA : La Guemara note l’effet de l’huile de Tekoa sur ceux qui y vivent : Le verset déclare : « Et Joab envoya à Tekoa, et fit venir de là une femme sage » (II Samuel 14:2). Qu’a de particulier Tekoa pour que Joab ait choisi d’y prendre une femme ? Rabbi Yoḥanan dit : Puisque les habitants de Tekoa ont l’habitude d’utiliser de l’huile d’olive, la sagesse y est répandue.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְטֹבֵל בְּשֶׁמֶן רַגְלוֹ״ – זֶה חֶלְקוֹ שֶׁל אָשֵׁר, שֶׁמּוֹשֵׁךְ שֶׁמֶן כְּמַעְיָן. אָמְרוּ: פַּעַם אַחַת נִצְרְכוּ לָהֶן אַנְשֵׁי לוּדְקִיָּא (בְּשֶׁמֶן) [לְשֶׁמֶן], מִינּוּ לָהֶן פּוּלְמוֹסְטוּס אֶחָד, אָמְרוּ לוֹ: לֵךְ וְהָבֵא לָנוּ שֶׁמֶן בְּמֵאָה רִיבּוֹא.
§ La Guemara fait une digression pour discuter de la part tribale d’Asher, dans laquelle se trouve la ville de Tekoa : Les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans sa bénédiction à la tribu d’Asher, Moïse a dit : « Il sera agréable à ses frères, et trempera son pied dans l’huile » (Deutéronome 33:24). Cela fait référence à la part d’Asher, car l’huile y coule comme une source. La Guemara raconte : Ils ont dit qu’une fois, les habitants de Laodicée avaient besoin d’huile. Ils désignèrent un messager gentil [polmostos] et lui dirent : Va nous apporter pour un million de maneh d’huile.
הָלַךְ לִירוּשָׁלַיִם, אָמְרוּ לוֹ: לֵךְ לְצוֹר, הָלַךְ לְצוֹר, אָמְרוּ לוֹ: לֵךְ לְגוּשׁ חָלָב, הָלַךְ לְגוּשׁ חָלָב, אָמְרוּ לוֹ: לֵךְ אֵצֶל פְּלוֹנִי לְשָׂדֶה הַלָּז, וּמְצָאוֹ שֶׁהָיָה עוֹזֵק תַּחַת זֵיתָיו. אָמַר לוֹ: יֵשׁ לְךָ שֶׁמֶן בְּמֵאָה רִיבּוֹא שֶׁאֲנִי צָרִיךְ? אָמַר לוֹ: הַמְתֵּן לִי עַד שֶׁאֲסַיֵּים מְלַאכְתִּי, הִמְתִּין עַד שֶׁסִּיֵּים מְלַאכְתּוֹ.
Il se rendit d’abord à Jérusalem pour se procurer l’huile, mais les habitants de là-bas n’avaient pas cette quantité d’huile. Ils lui dirent : Va à Tyr, qui était une ville commerçante. Il alla à Tyr, mais eux non plus n’avaient pas assez d’huile. Ils lui dirent : Va à Gush Ḥalav, qui se trouve dans la part d’Asher. Il alla à Gush Ḥalav, et ils lui dirent : Va chez untel, dans ce champ-là. Il s’y rendit et trouva quelqu’un en train de biner [ozek] sous ses oliviers. Le messager dit à cet homme : As-tu un million de maneh en huile dont j’ai besoin ? L’homme lui dit : Attends-moi jusqu’à ce que j’achève mon travail, c’est-à-dire le binage. Le messager attendit jusqu’à ce que l’homme ait achevé son travail.
לְאַחַר שֶׁסִּיֵּים מְלַאכְתּוֹ, הִפְשִׁיל כֵּלָיו לַאֲחוֹרָיו, וְהָיָה מְסַקֵּל וּבָא בַּדֶּרֶךְ. אָמַר לוֹ: יֵשׁ לְךָ שֶׁמֶן בְּמֵאָה רִיבּוֹא? כִּמְדוּמֶּה אֲנִי שֶׁשְּׂחוֹק שָׂחֲקוּ בִּי הַיְּהוּדִים. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לְעִירוֹ, הוֹצִיאָה לוֹ שִׁפְחָתוֹ קוּמְקְמוֹס שֶׁל חַמִּין, וְרָחַץ בּוֹ יָדָיו וְרַגְלָיו. הוֹצִיאָה לוֹ סֵפֶל שֶׁל זָהָב מְלֵיאָה שֶׁמֶן, וְטָבַל בּוֹ יָדָיו וְרַגְלָיו, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״וְטוֹבֵל בַּשֶּׁמֶן רַגְלוֹ״.
Après avoir achevé son travail, l’homme passa ses outils sur ses épaules derrière lui, d’une manière typique des ouvriers pauvres, et se mit à marcher, retirant des pierres de son verger tout en avançant sur le chemin. En voyant ce comportement, qui laissait entendre que l’homme n’était qu’un simple ouvrier, le messager se demanda si cet homme était réellement capable de lui fournir l’huile. Il dit à l’homme : Se peut-il que tu aies réellement un million de maneh d’huile dont j’ai besoin ? Il me semble que les Juifs de Gush Ḥalav se moquent de moi en m’envoyant ici. Lorsqu’il arriva dans sa ville, la servante de l’homme lui apporta une bouilloire [kumkemos] d’eau chaude, et il se lava les mains et les pieds. Ensuite, elle lui apporta un bassin d’or rempli d’huile, dans lequel il plongea ses mains et ses pieds, accomplissant ainsi ce qui est dit au sujet de la tribu d’Asher : « Et qu’il plonge son pied dans l’huile » (Deutéronome 33:24).
לְאַחַר שֶׁאָכְלוּ וְשָׁתוּ, מָדַד לוֹ שֶׁמֶן בְּמֵאָה רִיבּוֹא. אָמַר לוֹ: כְּלוּם אַתָּה צָרִיךְ לְיוֹתֵר? אָמַר לוֹ: הֵן, אֶלָּא שֶׁאֵין לִי דָּמִים. אָמַר לוֹ: אִם אַתָּה רוֹצֶה לִיקַּח – קַח, וַאֲנִי אֵלֵךְ עִמְּךָ וְאֶטּוֹל דָּמָיו. מָדַד לוֹ שֶׁמֶן בִּשְׁמוֹנָה עָשָׂר רִיבּוֹא. אָמְרוּ: לֹא הִנִּיחַ אוֹתוֹ הָאִישׁ לֹא סוּס וְלֹא פֶּרֶד וְלֹא גָּמָל וְלֹא חֲמוֹר בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל שֶׁלֹּא שְׂכָרוֹ.
Après qu’ils eurent mangé et bu, l’homme mesura pour le messager un millionmaneh de valeur d’huile. L’homme lui dit : Es-tu sûr que tu n’as pas besoin de plus d’huile ? Le messager lui dit : Oui, j’en ai besoin de plus, mais je n’ai pas l’argent pour cela. L’homme lui dit : Si tu souhaites prendre plus d’huile, prends-en et j’irai avec toi de retour à Laodicée et j’y percevrai l’argent pour l’huile supplémentaire. Le messager accepta et l’homme mesura 180 000maneh supplémentaires de valeur d’huile. Au sujet de cet incident, les gens disaient : Le messager avait une charge d’huile si énorme qu’il ne laissa ni cheval, ni mule, ni chameau, ni âne dans toute Eretz Yisrael qu’il ne loua pas afin d’aider à transporter l’huile de retour à Laodicée.
כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לְעִירוֹ, יָצְאוּ אַנְשֵׁי עִירוֹ לְקַלְּסוֹ. אָמַר לָהֶם: לֹא לִי קַלְּסוּנִי, אֶלָּא לָזֶה שֶׁבָּא עִמִּי, שֶׁמָּדַד לִי שֶׁמֶן בְּמֵאָה רִיבּוֹא, וַהֲרֵי נוֹשֶׁה בִּי בִּשְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה רִיבּוֹא, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״יֵשׁ מִתְעַשֵּׁר וְאֵין כֹּל מִתְרוֹשֵׁשׁ וְהוֹן רָב״.
Lorsque le messager arriva enfin dans sa ville, les habitants de sa ville sortirent pour le louer [lekaleso] pour avoir accompli cet exploit extraordinaire. Le messager leur dit : Ne me louez pas. Au contraire, louez cet homme qui est venu avec moi, car c’est lui qui a mesuré pour moi un million demaneh d’huile, et il m’a accordé une dette de 180 000maneh d’huile. Cet incident eut lieu en accomplissement de ce qui est dit : « Tel fait semblant d’être riche et n’a rien ; tel fait semblant d’être pauvre et possède une grande richesse » (Proverbes 13:7).
אֵין מְבִיאִין לֹא מִבֵּית הַזְּבָלִים, וְהָתַנְיָא: אֵין מְבִיאִין אַנְפַּקְטָן,
§ La michna enseigne : On ne peut pas apporter une offrande de farine contenant de l’huile faite à partir d’olives provenant d’une oliveraie fertilisée. La michna poursuit en disant qu’on ne peut pas apporter une offrande de farine contenant de l’huile d’olives non mûres et, selon une version du texte de la michna, elle ajoute que même si l’on a apporté une offrande de farine contenant une telle huile, elle n’est pas valide. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : On ne peut pas apporter une offrande de farine contenant de l’huile faite à partir d’olives non mûres,