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שְׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת בַּעֲלַת מוּם – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: קָדַשׁ, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לֹא קָדַשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.
Si l’on a abattu l’offrande de remerciement et qu’il a été découvert qu’il s’agit d’un animal avec un défaut, Rabbi Eliezer dit : les pains ont été consacrés, et Rabbi Yehoshua dit : les pains n’ont pas été consacrés. C’est l’opinion de Rabbi Meir, conforme à la controverse figurant dans la michna.
אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: לֹא נֶחְלְקוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ עַל שֶׁשְּׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת טְרֵיפָה – שֶׁלֹּא קָדַשׁ, וְעַל חוּץ לִזְמַנּוֹ – שֶׁקָּדַשׁ, וְעַל בַּעַל מוּם – שֶׁלֹּא קָדַשׁ. וְעַל מָה נֶחְלְקוּ? עַל חוּץ לִמְקוֹמוֹ, שֶׁרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: קָדַשׁ, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לֹא קָדַשׁ.
La baraita continue : Rabbi Yehouda a dit : Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshua n’étaient pas en désaccord au sujet d’un cas où il a abattu l’offrande de remerciement et il a été découvert qu’il s’agit d’une tereifa, car tous s’accordent à dire qu’elle n’a pas été consacrée ; et ils n’étaient pas en désaccord au sujet d’un cas où il a abattu l’offrande de remerciement avec l’intention d’en manger ou de brûler les portions sacrificielles au-delà de son temps désigné, car tous s’accordent à dire qu’elle a été consacrée ; et ils n’étaient pas en désaccord au sujet d’un cas où il a abattu l’offrande de remerciement et il a été découvert qu’il s’agit d’un animal blemished, car tous s’accordent à dire qu’elle n’a pas été consacrée. Et au sujet de quel cas étaient-ils en désaccord ? Ils étaient en désaccord au sujet d’un cas où il a abattu l’offrande de remerciement avec l’intention d’en manger ou de brûler les portions sacrificielles en dehors de sa zone désignée, comme Rabbi Eliezer dit : Elle a été consacrée, et Rabbi Yehoshua dit : Elle n’a pas été consacrée.
אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: הוֹאִיל וְחוּץ לִזְמַנּוֹ פָּסוּל, וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ פָּסוּל, מָה חוּץ לִזְמַנּוֹ – קָדַשׁ, אַף חוּץ לִמְקוֹמוֹ – קָדַשׁ. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הוֹאִיל וְחוּץ לִמְקוֹמוֹ פָּסוּל, וּבַעַל מוּם פָּסוּל, מָה בַּעַל מוּם – לֹא קָדַשׁ, אַף חוּץ לִמְקוֹמוֹ – לֹא קָדַשׁ.
La baraita continue : Pour expliquer son opinion, Rabbi Eliezer a dit : Puisque une offrande abattue avec l’intention d’en consommer au-delà de son temps désigné est disqualifiée, et une offrande abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de sa zone désignée est disqualifiée, il est raisonnable que, de même que dans le cas de l’intention d’en consommer au-delà de son temps les pains ont été consacrés, de même dans le cas de l’intention d’en consommer en dehors de sa zone les pains ont été consacrés. Rabbi Yehoshua a dit : Puisque une offrande abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de sa zone désignée est disqualifiée, et une offrande qui s’avère être un animal blemished est disqualifiée, il est raisonnable que, de même que dans le cas d’un animal blemished les pains n’ont pas été consacrés, de même dans le cas de l’intention d’en consommer en dehors de sa zone les pains n’ont pas été consacrés.
אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אֲנִי דִּמִּיתִיהוּ לְחוּץ לִזְמַנּוֹ, וְאַתָּה דִּמִּיתוֹ לְבַעַל מוּם, נִרְאֶה לְמִי דּוֹמֶה – אִם דּוֹמֶה לְחוּץ לִזְמַנּוֹ, נְדוּנֶנּוּ מֵחוּץ לִזְמַנּוֹ, אִם דּוֹמֶה לְבַעַל מוּם, נְדוּנֶנּוּ מִבַּעַל מוּם.
Rabbi Eliezer lui dit : J’ai comparé une offrande abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de l’endroit qui lui est assigné à une offrande abattue avec l’intention d’en consommer au-delà de son temps assigné, et toi, tu l’as comparée à une offrande dont on a découvert qu’elle était un animal blemished. Examinons à quoi elle ressemble. Si elle ressemble à une offrande abattue avec l’intention d’en consommer au-delà de son temps assigné, nous déduirons sahalakhade celle d’une offrande abattue avec l’intention d’en consommer au-delà de son temps assigné. Si elle ressemble à une offrande dont on a découvert qu’elle était un animal blemished, nous déduirons sahalakhade celle d’une offrande dont on a découvert qu’elle était un animal blemished.
הִתְחִיל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לָדוּן: דָּנִין פְּסוּל מַחְשָׁבָה מִפְּסוּל מַחְשָׁבָה, וְאֵין דָּנִין פְּסוּל מַחְשָׁבָה מִפְּסוּל הַגּוּף.
Rabbi Eliezer commença à raisonner : Nous déduisons la halakha concernant une disqualification due à une intention impropre de celle d’une disqualification due à une intention impropre, c’est-à-dire que la halakha concernant celui qui abat l’animal avec l’intention d’en prendre part en dehors de la zone qui lui est assignée doit être déduite de la halakha concernant celui qui l’abat avec l’intention d’en prendre part en dehors du temps qui lui est assigné. Et nous ne déduisons pas la halakha concernant une disqualification due à une intention impropre de celle d’une disqualification due à un défaut dans le corps physique de l’offrande.
הִתְחִיל רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לָדוּן: דָּנִין פְּסוּל שֶׁאֵין בּוֹ כָּרֵת, מִפְּסוּל שֶׁאֵין בּוֹ כָּרֵת, וְאַל יוֹכִיחַ חוּץ לִזְמַנּוֹ, שֶׁפְּסוּל שֶׁיֵּשׁ בּוֹ כָּרֵת. וְעוֹד, נְדוּנֶנּוּ מִשֶּׁלֹּא לִשְׁמוֹ, שֶׁפְּסוּל מַחְשָׁבָה וְאֵין בּוֹ כָּרֵת.
Rabbi Yehoshua commença à raisonner à l’inverse : Nous déduisons la halakha concernant une disqualification qui n’implique pas de responsabilité de retranchement du Monde à venir [karet], c’est-à-dire une offrande abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de la zone qui lui est assignée, à partir de celle d’une disqualification qui n’implique pas de responsabilité de karet, c’est-à-dire une offrande découverte comme étant un animal blemé. Et la halakha concernant une offrande abattue avec l’intention d’en consommer au-delà de son temps assigné ne devrait pas être apportée comme preuve, car c’est une disqualification qui implique une responsabilité de karet. Et de plus, même selon Rabbi Eliezer, qui dit que nous déduisons la halakha d’une disqualification due à une intention impropre, déduisons la halakhaà partir d’une offrande abattue pas pour elle-même, car c’est une disqualification due à une intention impropre et elle n’implique pas non plus de responsabilité de karet, et les pains d’une telle offrande n’ont pas été consacrés.
וְשָׁתַק רַבִּי אֱלִיעֶזֶר.
La baraita conclut : Et Rabbi Eliezer garda le silence, cédant à Rabbi Yehoshua. En tout état de cause, il est clair dans la baraita que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Meir.
וְרַבִּי מֵאִיר, מַאי שְׁנָא שְׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת טְרֵיפָה, דְּהָוֵי פְּסוּלוֹ קוֹדֶם שְׁחִיטָה, וּמַאי שְׁנָא שְׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת בַּעֲלַת מוּם, דְּלָא הָוֵי פְּסוּלוֹ קוֹדֶם שְׁחִיטָה?
La Guemara demande : Et selon l’opinion de Rabbi Meir, qui dit que si l’offrande de remerciement a été abattue et qu’il s’est avéré qu’elle était une tereifa, les pains n’ont pas été consacrés, mais s’il s’est avéré qu’il s’agissait d’un animal porteur d’un défaut, Rabbi Eliezer soutient que les pains ont été consacrés, quelle est la différence si on l’a abattue et qu’il s’est avéré qu’elle était une tereifa de sorte que cela est considéré comme un cas où sa disqualification précède son abattage, et les pains n’ont pas été consacrés ; et quelle est la différence si on l’a abattue et qu’il s’est avéré qu’il s’agissait d’un animal porteur d’un défaut de sorte que cela n’est pas considéré comme un cas où sa disqualification précède son abattage, et les pains ont été consacrés selon Rabbi Eliezer ?
בְּדוּקִּין שֶׁבָּעַיִן, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: אִם עָלוּ לֹא יֵרְדוּ. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כִּי אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא אִם עָלוּ לֹא יֵרְדוּ – בִּפְסוּלָא דְּגוּפֵיהּ, אֲבָל לְקַדּוֹשֵׁי לֶחֶם – לָא.
La Guemara répond : Rabbi Meir fait référence à un défaut sur la cornée de l’œil, et sa décision est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva, qui a dit au sujet de ce type de défaut : Bien que les animaux présentant un tel défaut soient disqualifiés comme offrande a priori, s’ils sont montés sur l’autel, ils ne doivent pas redescendre, et ils sont sacrifiés sur l’autel. La Guemara ajoute : Et Rabbi Yehoshua, qui soutient que, si l’on découvre que l’animal a un défaut, les pains ne sont pas consacrés, dit : Lorsque Rabbi Akiva a dit que s’ils sont montés sur l’autel, ils ne doivent pas redescendre, il faisait référence à la disqualification de l’offrande elle-même, c’est-à-dire qu’une fois montée, elle ne doit pas redescendre. Mais en ce qui concerne la consécration des pains par l’abattage d’un tel animal, il n’a pas dit cela.
אִיתְּמַר: חַטָּאת שֶׁשְּׁחָטָהּ חוּץ לִזְמַנָּהּ, אִם עָלְתָה – לֹא תֵּרֵד. חוּץ לִמְקוֹמָהּ, רָבָא אָמַר: תֵּרֵד, רַבָּה אָמַר: לֹא תֵּרֵד.
§ La Guemara poursuit la discussion du différend entre Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshua dans la baraita : Il a été enseigné : En ce qui concerne une offrande expiatoire que l’on a abattue avec l’intention d’en consommer au-delà de son temps fixé, si elle est montée sur l’autel, elle ne redescendra pas. Si on l’a abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de sa zone désignée, Rava dit : Elle redescendra et ne sera pas brûlée, et Rabba dit : Elle ne redescendra pas.
רָבָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וְרַבָּה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.
La Guemara suggère : Rava soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehoshua, qui déduit la halakha concernant une offrande de remerciement qui a été abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de la zone qui lui est désignée, à partir du cas d’une offrande dont on a découvert qu’elle avait un défaut. En conséquence, de même qu’une offrande expiatoire présentant un défaut descend de l’autel même si elle y est déjà montée, de même une offrande expiatoire qui a été abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de la zone qui lui est désignée descend. Et Rabba soutient conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui déduit la halakha concernant une offrande de remerciement qui a été abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de la zone qui lui est désignée, à partir du cas d’une offrande qui a été abattue avec l’intention d’en consommer au-delà du temps qui lui est désigné. En conséquence, de même qu’une offrande expiatoire qui a été abattue avec l’intention d’en consommer au-delà du temps qui lui est désigné ne descend pas de l’autel, de même une offrande expiatoire qui a été abattue avec l’intention d’en consommer en dehors de la zone qui lui est désignée ne descend pas.
וַהֲדַר בֵּיהּ רַבָּה לְגַבֵּיהּ דְּרָבָא, מִדַּהֲדַר בֵּיהּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְגַבֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.
Et Rabba se rétracta de son opinion en faveur de l’opinion de Rava et statua qu’une offrande expiatoire abattue avec l’intention d’en prendre part en dehors de la zone qui lui est désignée descend de l’autel, puisque Rabbi Eliezer se rétracta de son opinion en faveur de l’opinion de Rabbi Yehoshua, comme l’enseigne la baraita, selon laquelle il garda le silence et accepta le raisonnement de Rabbi Yehoshua. En conséquence, la halakha concernant un animal abattu avec l’intention d’en prendre part en dehors de la zone qui lui est désignée doit être déduite de celle d’une offrande dont on a découvert qu’elle avait un défaut.
וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אַף עַל גַּב דַּהֲדַר בֵּיהּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְגַבֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, רַבָּה לְגַבֵּיהּ דְּרָבָא לָא הֲדַר בֵּיהּ. הָתָם הוּא דְּקָאָמַר לֵיהּ: נְדוּנֶנּוּ מִשֶּׁלֹּא לִשְׁמוֹ, אֲבָל הָכָא, אִי דָּיְינַתְּ לֵיהּ מִשֶּׁלֹּא לִשְׁמוֹ – אִם עָלְתָה לֹא תֵּרֵד.
Et il y a ceux qui disent : Bien que Rabbi Eliezer se soit rétracté de son opinion en faveur de l’opinion de Rabbi Yehoshua, Rabba ne s’est pas rétracté de son opinion en faveur de l’opinion de Rava, parce que là-bas, concernant la consécration des pains de l’offrande de remerciement, Rabbi Eliezer a concédé à Rabbi Yehoshua parce que Rabbi Yehoshua lui a dit : Déduisons sa halakha de celle d’une offrande abattue pas pour elle-même. Mais ici, si vous déduisez sa halakha de celle d’une offrande abattue pas pour elle-même, alors la halakha devrait être que si elle est montée sur l’autel, elle ne descendra pas.
שְׁחָטָהּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ [וְכוּ׳]. אָמַר רַב פָּפָּא: שְׁבַק תַּנָּא דִידַן אֵיל נָזִיר דִּשְׁכִיחַ, וְנָקֵיט אֵיל הַמִּילּוּאִים? וְתַנָּא דִּידַן – עִיקַּר מִילְּתָא נָקֵט.
§ La michna enseigne : Si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement pas pour elle-même, et de même, si quelqu’un a abattu le bélier d’inauguration pas pour lui-même, et de même, si quelqu’un a abattu l’offrande collective de paix de deux brebis qui accompagnent les deux pains à Shavouot pas pour elles-mêmes, les pains n’ont pas été consacrés. Rav Pappa dit, avec perplexité : Pourquoi le tanna de notre michna omet-il le cas des pains du bélier du nazir, qui est courant et qui ne sont pas non plus consacrés si le bélier a été abattu pas pour lui-même, et enseigne à la place le bélier de l’inauguration du Tabernacle, qui n’a été apporté que par le peuple juif dans le désert ? La Guemara répond : Et quel est le raisonnement du tanna de notre michna ? Il a enseigné le bélier de l’inauguration parce que c’était la question principale, c’est-à-dire que c’était la première offrande apportée avec des pains.
מַתְנִי׳ הַנְּסָכִים שֶׁקָּדְשׁוּ בִּכְלִי וְנִמְצָא זֶבַח פָּסוּל, אִם יֵשׁ זֶבַח אַחֵר – יַקְרִיבוּ עִמּוֹ, וְאִם לָאו – יִפָּסְלוּ בְּלִינָה.
MICHNA : Dans un cas où les libations qui accompagnent les offrandes ont été sanctifiées dans un ustensile de service lorsque l’animal a été abattu, et l’offrande s’est révélée inapte, s’il y a une autre offrande qui a été abattue et nécessite des libations, les libations doivent être offertes avec cette offrande ; et sinon, elles doivent être disqualifiées en étant laissées toute la nuit, puis brûlées.
גְּמָ׳ אָמַר זְעֵירִי: אֵין הַנְּסָכִים מִתְקַדְּשִׁין אֶלָּא בִּשְׁחִיטַת הַזֶּבַח. מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״זֶבַח וּנְסָכִים״.
GUEMARA : En ce qui concerne la déclaration de la michna au sujet d’un cas où les libations d’une offrande animale ont été consacrées, puis où l’on a découvert que l’animal était impropre, Ze’eiri dit : Les libations ne sont sanctifiées qu’au moment de l’abattage de l’offrande. Quelle en est la raison ? Le verset déclare : « Pour présenter une offrande consumée par le feu à l’Éternel, un holocauste et une offrande de farine, un sacrifice et des libations, chacun en son jour » (Lévitique 23:37), ce qui indique que les libations complètent l’offrande et ne sont consacrées qu’au moment de son abattage.
תְּנַן: הַנְּסָכִים שֶׁקָּדְשׁוּ בִּכְלִי וְנִמְצָא זֶבַח פָּסוּל – אִם יֵשׁ זֶבַח אַחֵר, יִקְרְבוּ עִמּוֹ; וְאִם לָאו – יִפָּסְלוּ בְּלִינָה.
La Guemara soulève une difficulté à l’égard de la déclaration de Ze’eiri à partir de ce que nous avons appris dans la michna : Dans un cas où les libations ont été sanctifiées dans un ustensile de service lorsque l’animal a été abattu et l’offrande s’est révélée inapte, s’il y a une autre offrande qui a été abattue et nécessite des libations, les libations doivent être offertes avec cette offrande ; et sinon, elles doivent être disqualifiées en étant laissées toute la nuit, puis brûlées.
מַאי לָאו דְּאִיפְּסִיל בִּשְׁחִיטָה? לָא, דְּאִיפְּסִיל בִּזְרִיקָה.
Quoi, n’est-ce pas que la michna fait référence à un cas l’offrande est devenue impropre par son abattage rituel, et, par conséquent, les libations n’ont pas été sanctifiées par l’abattage rituel de l’offrande ? Pourquoi, alors, faut-il laisser les libations passer la nuit pour les disqualifier ? Il est donc évident que les libations sont sanctifiées lorsqu’elles sont placées dans un ustensile de service, et non lors de l’abattage rituel de l’offrande, en contradiction avec la déclaration de Ze’eiri. La Guemara rejette cela : Non, la michna fait référence à une offrande devenue impropre par l’aspersion du sang ; les libations ont été sanctifiées lors de l’abattage rituel de l’offrande, et elles doivent donc être disqualifiées en étant laissées passer la nuit.
כְּמַאן? כְּרַבִּי, דְּאָמַר: שְׁנֵי דְּבָרִים הַמַּתִּירִין מַעֲלִין זֶה בְּלֹא זֶה.
La Guemara cherche à clarifier : Selon l’opinion de qui cette michna est-elle formulée ? Elle est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, qui a dit : Si une offrande a deux facteurs qui permettent sa consommation ou son sacrifice, chacun d’eux peut l’élever au statut de sanctifiée sans l’autre. En conséquence, bien que l’abattage de l’animal et l’aspersion de son sang soient tous deux des facteurs permissifs pour les libations, les libations ont été sanctifiées par l’abattage de l’animal, bien que l’animal soit devenu impropre du fait de l’aspersion de son sang.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁקִּיבֵּל דָּמָן בְּכוֹס וְנִשְׁפַּךְ.
La Guemara rejette cela : Même si vous dites que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, qui est en désaccord avec Rabbi Yehouda HaNassi et soutient que les deux facteurs permissifs doivent être accomplis afin de conférer la sainteté aux libations, la michna peut encore être expliquée comme suit : Ici, nous traitons d’un cas le prêtre a recueilli son sang dans le récipient dans le but de l’asperger sur l’autel, mais le sang s’est renversé hors du récipient et n’a pas pu être aspergé. Néanmoins, les libations ont été sanctifiées, car le sang était apte à être aspergé sur l’autel.

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