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מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט אֶת הַתּוֹדָה לִפְנִים וְלַחְמָהּ חוּץ לַחוֹמָה – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם. שְׁחָטָהּ עַד שֶׁלֹּא קָרְמוּ פָּנֶיהָ בַּתַּנּוּר, וַאֲפִילּוּ קָרְמוּ כּוּלָּן חוּץ מֵאֶחָד מֵהֶן – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם.
MICHNA : Dans le cas de celui qui abat l’offrande de remerciement à l’endroit approprié à l’intérieur de la cour du Temple, et à ce moment-là ses quarante pains se trouvaient à l’extérieur du mur, les pains n’ont pas été consacrés. De même, s’il a abattu l’offrande de remerciement avant que la surface des pains ne forme une croûte dans le four, et même si la surface de tous les pains a formé une croûte sauf un d’entre eux, les pains n’ont pas été consacrés.
גְּמָ׳ מַאי ״חוּץ לַחוֹמָה״? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חוּץ לְחוֹמַת בֵּית פָּאגֵי, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: חוּץ לְחוֹמַת הָעֲזָרָה.
GUEMARA : La Guemara précise : Que signifie à l’extérieur du mur ? Rabbi Yoḥanan dit que cela signifie à l’extérieur du mur de Beit Pagei à Jérusalem. Et Reish Lakish dit que cela signifie à l’extérieur du mur de la cour du Temple .
רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: חוּץ לְחוֹמַת הָעֲזָרָה, בָּעֵינַן ״עַל״ בְּסָמוּךְ.
La Guemara développe : Reish Lakish dit que cela signifie à l’extérieur du mur de la cour du Temple, car le verset déclare au sujet des pains de l’offrande de reconnaissance : « Alors il offrira avec [al] le sacrifice de reconnaissance des gâteaux sans levain mêlés d’huile » (Lévitique 7:12). Et nous exigeons que l’offrande de reconnaissance soit abattue strictement « avec [al] » les pains qui l’accompagnent, c’est-à-dire avec les pains à proximité. Si les pains sont à l’extérieur du mur de la cour du Temple, ils ne sont pas considérés comme proches.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חוּץ לְחוֹמַת בֵּית פָּאגֵי, אֲבָל חוּץ לָעֲזָרָה – קָדוֹשׁ, וְלָא בָּעֵינַן ״עַל״ בְּסָמוּךְ.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Si les pains étaient à l’extérieur du mur de Beit Pagei, ils ne sont pas consacrés, car il est interdit de manger les pains à l’extérieur du mur de Beit Pagei. Puisque, s’ils étaient emportés à l’extérieur du mur de Beit Pagei, ils seraient disqualifiés parce qu’ils auraient été retirés de la zone où ils sont permis, ils ne peuvent pas être consacrés s’ils s’y trouvent. Mais s’ils étaient simplement à l’extérieur de la cour du Temple, où ils peuvent être mangés, ils sont consacrés. Et nous n’exigeons pas que l’offrande de remerciement soit abattue strictement "avec" les pains qui l’accompagnent, c’est-à-dire à proximité.
וְהָא אִיפְּלִיגוּ בַּהּ חֲדָא זִימְנָא?
La Guemara objecte : Pourquoi est-il nécessaire que Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish soient en désaccord au sujet d’un cas où les pains se trouvaient à l’extérieur du mur lorsque l’offrande de remerciement a été abattue ? Mais n’ont-ils pas déjà été en désaccord à ce sujet une autre fois ?
דִּתְנַן: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַפֶּסַח עַל הֶחָמֵץ – עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַתָּמִיד. וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיְּהֵא אוֹ לַשּׁוֹחֵט, אוֹ לַזּוֹרֵק, אוֹ לְאֶחָד מִבְּנֵי חֲבוּרָה – עִמּוֹ בָּעֲזָרָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין עִמּוֹ בַּעֲזָרָה.
C’est comme nous l’avons appris dans une michna (Pesaḥim 63a) au sujet de l’abattage de l’offrande pascale : Celui qui abat l’offrande pascale alors qu’il a du pain levé encore en sa possession transgresse une interdiction, comme le dit le verset : « Tu ne sacrifieras pas le sang de Mon sacrifice avec [al] du pain levé ; et l’offrande de la fête de Pessaḥ ne sera pas laissée jusqu’au matin » (Exode 34:25). Rabbi Yehouda dit : Même celui qui abat l’offrande quotidienne de l’après-midi la veille de Pessaḥ alors qu’il a du pain levé en sa possession transgresse l’interdiction. Et Reish Lakish dit : En réalité, on n’est passible que si le pain levé se trouve en la possession de celui qui abat l’offrande, ou de celui qui asperge son sang, ou de l’un des membres du groupe, et que le pain levé est avec cette personne dans la cour du Temple. Et Rabbi Yoḥanan dit : On est passible même si le pain levé n’est pas avec cette personne dans la cour du Temple. Il est donc évident qu’ils sont déjà en désaccord quant au sens du mot « al ».
צְרִיכָא, דְּאִי אִיתְּמַר בְּהַהִיא – בְּהַהִיא קָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, דְּכֹל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ בְּאִיסּוּרָא קָאֵי, אֲבָל לְעִנְיַן מִקְדַּשׁ לֶחֶם – אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאִי אִיתֵיהּ בִּפְנִים – קָדוֹשׁ, אַבָּרַאי – לֹא קָדוֹשׁ.
La Guemara répond : Il est nécessaire d’énoncer la divergence concernant les deux questions. Car, si leur désaccord avait été énoncé seulement au sujet de cette question de l’offrande pascale, on pourrait penser que ce n’est que au sujet de cette question que Rabbi Yoḥanan a dit que l’on est passible même si le pain levé ne se trouve pas dans la cour du Temple, puisque partout où il y a du pain levé, son propriétaire se trouve en violation de l’interdiction de posséder du pain levé à ce moment-là. Mais en ce qui concerne la question de la consécration des pains de l’offrande de remerciement, on pourrait dire qu’il concède à Reish Lakish que si les pains sont à l’intérieur de la cour du Temple lorsque l’offrande de remerciement est abattue, ils sont consacrés, mais s’ils sont à l’extérieur, ils ne sont pas consacrés.
וְאִי אִיתְּמַר בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, אֲבָל בְּהָךְ אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן, צְרִיכָא.
Et si leur désaccord avait été énoncé seulement à l’égard de cette question des pains de l’offrande de remerciement, on pourrait penser que ce n’est que à l’égard de cette question que Reish Lakish dit que les pains ne sont consacrés que s’ils se trouvaient à l’intérieur des murs de la cour du Temple. Mais à l’égard de cette autre question de l’offrande pascale, on pourrait dire qu’il concède à Rabbi Yoḥanan que l’on est passible pour avoir abattu l’offrande pascale tout en étant en possession de pain levé, même si celui-ci ne se trouvait pas avec lui dans la cour du Temple, car partout où se trouve du pain levé, son propriétaire est en violation de l’interdiction d’en posséder à ce moment-là. Il est donc nécessaire d’énoncer le différend concernant les deux questions.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַתּוֹדָה לִפְנִים, וְלַחְמָהּ חוּץ לְחוֹמַת בֵּית פָּאגֵי – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם.
La Guemara note : Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan : Dans le cas de quelqu’un qui abat l’offrande de remerciement à l’intérieur de la cour du Temple, et à ce moment-là ses pains se trouvaient à l’extérieur des murailles de Beit Pagei, les pains n’ont pas été consacrés.
שְׁחָטָהּ עַד שֶׁלֹּא קָרְמוּ פָּנֶיהָ בַּתַּנּוּר.
§ La michna enseigne : S’il a abattu l’offrande de remerciement avant que la surface des pains ne forme une croûte dans le four, les pains n’ont pas été consacrés. La michna suivante enseigne également : Si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement sans que ce soit pour elle-même, les pains n’ont pas été consacrés.
מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״עַל חַלּוֹת לֶחֶם חָמֵץ יַקְרִיב קׇרְבָּנוֹ עַל זֶבַח״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵין הַלֶּחֶם קָדוֹשׁ אֶלָּא אִם כֵּן קָרְמוּ פָּנֶיהָ בַּתַּנּוּר. ״יַקְרִיב קׇרְבָּנוֹ עַל זֶבַח״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵין הַלֶּחֶם קָדוֹשׁ אֶלָּא בִּשְׁחִיטַת הַזֶּבַח. ״זֶבַח תּוֹדַת״ – מְלַמֵּד שֶׁאִם שָׁחַט שֶׁלֹּא לִשְׁמָן לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם.
La Guemara cherche à clarifier : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Comme les Sages l’ont enseigné : Le verset déclare au sujet des pains qui accompagnent l’offrande de remerciement : « Avec des gâteaux de pain levé, il présentera son offrande avec le sacrifice de ses offrandes de paix de remerciement » (Lévitique 7:13). Cela enseigne que les pains ne sont consacrés que si la surface des pains a formé une croûte dans le four, car ce n’est qu’alors qu’ils peuvent être considérés comme des « gâteaux de pain levé ». L’expression « il présentera son offrande avec le sacrifice » enseigne que les pains ne sont consacrés qu’au moment de l’abattage de l’offrande. L’expression « le sacrifice de ses offrandes de paix de remerciement » enseigne que, si l’on a abattu l’offrande sans l’avoir destinée à cette fin, les pains n’ont pas été consacrés.
תָּנוּ רַבָּנַן: יוֹצְאִין בְּמַצָּה נָא, וּבְמַצָּה הָעֲשׂוּיָה בְּאִילְפָּס. מַאי מַצָּה נָא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל שֶׁפּוֹרְסָהּ וְאֵין חוּטִין נִמְשָׁכִין הֵימֶנָּה.
§ Dans le même ordre d’idée, les Sages ont enseigné : On s’acquitte de l’obligation de manger de la matza à Pessa'h avec une matza à moitié cuite, c’est-à-dire pas complètement cuite, et avec une matza préparée dans une marmite [ilpas] plutôt que cuite au four. La Guemara demande : Qu’est-ce qui constitue une matza à moitié cuite ? Rav Yehouda dit que Shmouel dit : C’est toute matza suffisamment cuite de sorte que, si on la brise, des filaments de pâte ne s’en détachent pas.
אָמַר רָבָא: וְכֵן לְעִנְיַן לַחְמֵי תוֹדָה, פְּשִׁיטָא! הָכָא ״לֶחֶם״ כְּתִיב, וְהָכָא ״לֶחֶם״ כְּתִיב.
Rava a dit : Et ainsi telle est la halakha concernant la question des pains de l’offrande de remerciement, c’est-à-dire que si les pains étaient déjà à moitié cuits au moment de l’abattage de l’offrande de remerciement, ils sont consacrés. La Guemara demande : Pourquoi est-il nécessaire que Rava l’énonce ? N’est-ce pas évident ? Ici, au sujet de la matza, le terme « pain » est écrit (Deutéronome 16:3), et ici, au sujet des pains de l’offrande de remerciement, le terme « pain » est écrit.
מַהוּ דְּתֵימָא: ״אֶחָד״ אֲמַר רַחֲמָנָא – שֶׁלֹּא יִטּוֹל פָּרוּס, וְהָא כְּמַאן דִּפְרִיסָא דָּמְיָא, קָמַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : De peur que tu ne dises que, puisque le Miséricordieux déclare au sujet des pains de l’offrande de remerciement : « Et de cela il présentera un de chaque offrande comme don au Seigneur » (Lévitique 7:14), cela indique qu’on ne peut pas prendre de pain tranché pour l’offrande de remerciement, et ce pain à moitié cuit est considéré comme un pain tranché, car il se brisera lorsqu’on le soulèvera, et il devrait par conséquent être disqualifié pour le pain de l’offrande de remerciement ; c’est pourquoi Rava nous enseigne qu’une fois cuit jusqu’à ce point, il est considéré comme un seul pain et il est valable pour l’offrande de remerciement.
אִיתְּמַר, תּוֹדָה שֶׁשְּׁחָטָהּ עַל שְׁמוֹנִים חַלּוֹת: חִזְקִיָּה אָמַר: קָדְשׁוּ אַרְבָּעִים מִתּוֹךְ שְׁמוֹנִים, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לֹא קָדְשׁוּ אַרְבָּעִים מִתּוֹךְ שְׁמוֹנִים.
§ Il a été déclaré qu’il existe un différend parmi les amora’im au sujet d’une offrande de remerciement que l’on a abattue accompagnée de quatre-vingts pains au lieu des quarante requis. Ḥizkiyya dit : Quarante des quatre-vingts pains sont consacrés, et Rabbi Yoḥanan dit : Pas même quarante des quatre-vingts pains ne sont consacrés.
אָמַר רַבִּי זֵירָא: הַכֹּל מוֹדִים, הֵיכָא דְּאָמַר ״לִיקְדְּשׁוּ אַרְבָּעִים מִתּוֹךְ שְׁמוֹנִים״ – קָדְשׁוּ, ״אַל יִקְדְּשׁוּ אַרְבָּעִים אֶלָּא אִם כֵּן יִקְדְּשׁוּ שְׁמוֹנִים״ – לֹא קָדְשׁוּ. כִּי פְּלִיגִי בִּסְתָמָא, מָר סָבַר: לְאַחְרָיוּת קָא מִיכַּוֵּין, וּמָר סָבַר: לְקׇרְבָּן גָּדוֹל קָא מִיכַּוֵּין.
Concernant ce différend, Rabbi Zeira dit : Tous, même Rabbi Yoḥanan, conviennent que dans un cas la personne qui apporte l’offrande a dit : Que quarante des quatre-vingts pains soient consacrés, ces quarante sont consacrés. De même, tous conviennent que lorsqu’il a dit : Quarante ne doivent pas être consacrés à moins que quatre-vingts ne soient consacrés, alors ils n’ont pas été consacrés. Ils sont en désaccord lorsque quelqu’un apporte quatre-vingts pains sans précision. Un Sage, Ḥizkiyya, soutient : Il a l’intention de n’en consacrer que quarante, mais il en a apporté quatre-vingts afin de garantir qu’il y ait suffisamment de pains. Et un Sage, Rabbi Yoḥanan, soutient : Il a l’intention d’apporter une grande offrande de quatre-vingts pains ; par conséquent, aucun des pains n’est consacré.
אַבָּיֵי אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא לְאַחְרָיוּת קָא מִיכַּוֵּין, וּבִכְלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁין שֶׁלֹּא מִדַּעַת קָא מִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: כְּלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁין שֶׁלֹּא מִדַּעַת, וּמָר סָבַר: כְּלֵי שָׁרֵת אֵין מְקַדְּשִׁין שֶׁלֹּא מִדַּעַת.
Abaye a proposé une autre explication du différend et a dit : Tous conviennent qu’il a l’intention de garantir qu’il y aura suffisamment de pains, et ils sont en désaccord quant à savoir si les ustensiles de service consacrent la mesure appropriée sans l’intention de celui qui apporte l’offrande. Un Sage, Ḥizkiyya, soutient que les ustensiles de service consacrent des éléments sans intention. En conséquence, le couteau qui abat l’offrande de remerciement et consacre les pains qui l’accompagnent en consacre quarante sur quatre-vingts. Et un Sage, Rabbi Yoḥanan, soutient que les ustensiles de service ne consacrent pas des éléments sans intention.
רַב פָּפָּא אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא כְּלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁין שֶׁלֹּא מִדַּעַת, וְהָכָא בְּסַכִּין קָא מִיפַּלְגִי – מָר סָבַר: סַכִּין מְקַדֶּשֶׁת כִּכְלִי שָׁרֵת, וּמָר סָבַר: סַכִּין, כֵּיוָן דְּלֵית לֵיהּ תּוֹךְ, אֵינָהּ מְקַדֶּשֶׁת כִּכְלִי שָׁרֵת.
Rav Pappa a proposé une autre explication du différend et a dit : Tous conviennent que les ustensiles de service consacrent des éléments sans intention, et ici ils sont en désaccord quant à savoir si telle est aussi la halakha en ce qui concerne le couteau d’abattage. Un Sage, Ḥizkiyya, soutient que le couteau consacre des éléments comme le fait un ustensile de service. Et un Sage, Rabbi Yoḥanan, soutient que puisque le couteau n’a pas d’intérieur, il ne consacre pas des éléments comme le fait un ustensile de service.
וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, רַב פָּפָּא אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא כְּלֵי שָׁרֵת אֵין מְקַדְּשִׁין אֶלָּא מִדַּעַת, וְהָכָא בְּסַכִּין קָא מִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: סַכִּין אַלִּימָא מִכְּלִי שָׁרֵת, דְּאַף עַל גַּב דְּלֵית לַיהּ תּוֹךְ – מְיקַדְּשָׁה, וּמָר סָבַר: סַכִּין לָא אַלִּימָא (לַיהּ) מִכְּלִי שָׁרֵת.
Et il y a ceux qui disent que Rav Pappa a dit : Tous s’accordent à dire que les ustensiles de service consacrent des éléments uniquement avec intention, et ici ils sont en désaccord au sujet de la capacité du couteau d’abattage à consacrer sans intention. Un Sage, Ḥizkiyya, soutient que le pouvoir du couteau de consacrer des éléments est plus fort que celui des autres ustensiles de service, car bien qu’il n’ait pas d’intérieur, il consacre des éléments, et par conséquent il consacre aussi des éléments sans intention. Et un Sage, Rabbi Yoḥanan, soutient que le pouvoir du couteau de consacrer des éléments n’est pas plus fort que celui des autres ustensiles de service, et, comme tous les ustensiles de service, il ne consacre pas des éléments sans intention.
מַתְנִי׳ שְׁחָטָהּ חוּץ לִזְמַנָּהּ וְחוּץ לִמְקוֹמָהּ – קָדַשׁ הַלֶּחֶם, שְׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת טְרֵיפָה – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם.
MICHNA : Si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement avec l’intention d’en manger ou de brûler les portions sacrificielles au-delà de son temps désigné ou en dehors de sa zone désignée, et que l’offrande est devenue piggoul ou a été disqualifiée, respectivement, les pains ont été consacrés et sont eux aussi devenus piggoul ou ont été disqualifiés. Si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement et qu’il a été découvert qu’il s’agissait d’un animal atteint d’une blessure qui l’aurait fait mourir dans les douze mois [tereifa], les pains n’ont pas été consacrés, car la cause de la disqualification de l’animal a précédé son abattage.
שְׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת בַּעֲלַת מוּם, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: קָדַשׁ, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא קָדַשׁ.
Si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement et qu’il a été découvert qu’il s’agit d’un animal avec un défaut qui ne peut pas être sacrifié ab initio, mais que s’il est monté sur l’autel il peut être sacrifié, Rabbi Eliezer dit : Il a consacré les pains, puisque si l’offrande monte sur l’autel, elle est sacrifiée. Et les Sages disent : Il n’a pas consacré les pains, puisqu’il ne peut pas être sacrifié ab initio.
שְׁחָטָהּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ, וְכֵן אֵיל הַמִּילּוּאִים, וְכֵן שְׁנֵי כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת שֶׁשְּׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם.
Si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement pas pour elle-même mais pour une autre offrande, et de même, si quelqu’un a abattu le bélier d’inauguration pas pour lui-même, et de même, si quelqu’un a abattu l’offrande de paix communautaire de deux brebis qui accompagnent les deux pains à Shavouot pas pour elles-mêmes, les pains n’ont pas été consacrés.
גְּמָ׳ – מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי מֵאִיר.
GUEMARA : La michna enseigne que si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement avec l’intention d’en consommer au-delà du temps qui lui est imparti ou en dehors de l’endroit qui lui est imparti, les pains deviennent consacrés. La michna enseigne également que si l’offrande de remerciement a été abattue et qu’il a été découvert qu’elle était une tereifa, les pains n’ont pas été consacrés ; mais s’il a été découvert qu’elle avait un défaut, Rabbi Eliezer dit que les pains ont été consacrés, et les Sages disent que non. La Guemara demande : De qui l’opinion exprimée dans la michna est-elle celle ? C’est l’opinion de Rabbi Meir.
דְּתַנְיָא, זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁפִּיסּוּלוֹ קוֹדֶם שְׁחִיטָה – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם; פִּיסּוּלוֹ אַחַר שְׁחִיטָה – קָדַשׁ הַלֶּחֶם. שְׁחָטָהּ חוּץ לִזְמַנָּהּ וְחוּץ לִמְקוֹמָהּ – קָדַשׁ הַלֶּחֶם; שְׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת טְרֵיפָה – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם.
Comme il est enseigné dans une baraita : Voici le principe : Tout cas la disqualification de l’offrande de remerciement a précédé son abattage, les pains n’ont pas été consacrés, et tout cas où sa disqualification est apparue après son abattage, les pains ont été consacrés. Par conséquent, si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement avec l’intention d’en manger ou de brûler les portions sacrificielles au-delà du temps qui lui est assigné ou en dehors de la zone qui lui est assignée, les pains ont été consacrés, car l’offrande est restée apte jusqu’après son abattage. Mais si quelqu’un a abattu l’offrande de remerciement et qu’il a été découvert qu’elle était une tereifa, les pains n’ont pas été consacrés, car la cause de la disqualification de l’animal a précédé son abattage.

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