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מָה כָּאן – מַתַּן שֶׁמֶן בִּכְלִי, אַף לְהַלָּן – מַתַּן שֶׁמֶן בִּכְלִי. וּמָה לְהַלָּן – יְצִיקָה וּבְלִילָה, אַף כָּאן יְצִיקָה וּבְלִילָה.
De même qu’ici, en ce qui concerne l’offrande de farine préparée dans une poêle profonde, il est requis de mettre de l’huile dans un ustensile vide, auquel la farine n’est ajoutée qu’ensuite, de même là-bas, en ce qui concerne l’offrande de farine préparée dans une poêle peu profonde, il est requis de mettre de l’huile dans un ustensile vide. Et de même que là-bas, en ce qui concerne l’offrande de farine préparée dans une poêle peu profonde, le versement et le mélange sont requis, comme le dit le verset : « Mélangée avec de l’huile… et tu verseras de l’huile dessus » (Lévitique 2:5–6), de même ici, en ce qui concerne l’offrande de farine préparée dans une poêle profonde, le versement et le mélange sont requis.
חַלּוֹת – בּוֹלְלָן, דִּבְרֵי רַבִּי, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: סוֹלֶת.
§ La michna enseigne : En ce qui concerne les offrandes de farine qui se présentent sous forme de pains, c’est-à-dire celles préparées dans une poêle peu profonde ou profonde, ou celles cuites au four, c’est après que la farine a été cuite en pains qu’on les brise en morceaux et qu’on les mélange avec de l’huile ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi. Et les Sages disent : C’est avec la farine fine, avant la cuisson, qu’on mélange l’huile.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״סֹלֶת בְּלוּלָה״, מְלַמֵּד שֶׁנִּבְלֶלֶת סוֹלֶת. רַבִּי אוֹמֵר: חַלּוֹת בּוֹלְלָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חַלּוֹת בְּלוּלֹת״. אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא לַחְמֵי תוֹדָה נֶאֱמַר בָּהֶן ״חַלּוֹת״, וְאִי אֶפְשָׁר לְבוֹלְלָן כְּשֶׁהֵן חַלּוֹת, אֶלָּא סוֹלֶת!
Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne l’offrande de farine préparée dans une poêle peu profonde, le verset déclare : « Elle sera de fine farine sans levain, mélangée avec de l’huile. » Cela enseigne qu’elle est mélangée alors qu’elle est encore de la farine. Rabbi Yehouda HaNassi dit : C’est après que la farine a été cuite en pains qu’il les mélange, comme il est dit : « Et lorsque tu apporteras une offrande de farine cuite au four, ce seront des pains sans levain de fine farine mélangés avec de l’huile » (Lévitique 2:4). Les Sages lui dirent : Mais n’est-ce pas au sujet des pains d’une offrande de reconnaissance qu’il est dit : « Des pains sans levain mélangés avec de l’huile… et des pains mélangés avec de l’huile, de fine farine trempée » (Lévitique 7:12), et il n’est pas possible de les mélanger lorsqu’ils sont des pains, mais seulement lorsqu’ils sont de la fine farine ?
כֵּיצַד עוֹשֶׂה? נוֹתֵן שֶׁמֶן בִּכְלִי קוֹדֶם לַעֲשִׂיָּיתָן, וְנוֹתְנָהּ, וְנוֹתֵן שֶׁמֶן עָלֶיהָ וּבוֹלְלָהּ, וְלָשָׁהּ, וְאוֹפָהּ, וּפוֹתְתָהּ, וְנוֹתֵן עָלֶיהָ שֶׁמֶן, וְקוֹמֵץ.
La Guemara explique la procédure de mélange des offrandes de farine cuites au four selon les Sages. Comment le prêtre accomplit-il le rite ? Il met de l’huile dans un ustensile avant que le dépôt de la farine ne soit effectué, puis il met la farine dans l’ustensile. Et il met ensuite de l’huile dessus, la mélange et la pétrit avec de l’eau tiède, et la fait cuire dans une poêle peu profonde ou une poêle profonde, conformément à son vœu. Et ensuite il la rompt en morceaux, et il met de nouveau de l’huile sur les morceaux, ce qui constitue le versement requis, et il prélève une poignée pour l’autel.
רַבִּי אוֹמֵר: חַלּוֹת בּוֹלְלָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חַלּוֹת בְּלוּלֹת בַּשֶּׁמֶן״. כֵּיצַד עוֹשֶׂה? נוֹתֵן שֶׁמֶן בִּכְלִי קוֹדֶם לַעֲשִׂיָּיתָהּ, וְנוֹתְנָהּ, וְלָשָׁהּ, וְאוֹפָהּ, וּפוֹתְתָהּ, וְנוֹתֵן עָלֶיהָ שֶׁמֶן, וּבוֹלְלָהּ, וְחוֹזֵר וְנוֹתֵן עָלֶיהָ שֶׁמֶן, וְקוֹמֵץ.
Rabbi Yehouda HaNassi dit : Après que les offrandes de farine ont été cuites en pains, on les brise en morceaux et on les mélange avec de l’huile, comme il est dit : « Pains de fleur de farine mêlés à l’huile. » Comment le prêtre accomplit-il le rite ? Il met de l’huile dans un ustensile d’abord, avant que la farine n’y soit placée, puis il met la farine dans l’ustensile. Puis il la pétrit avec de l’eau tiède, et la cuit dans une poêle peu profonde ou profonde, et brise les pains en morceaux, et met de l’huile sur les morceaux et les mélange, et remet de l’huile sur les morceaux, ce qui constitue le versement de l’huile, et prélève une poignée pour être brûlée sur l’autel.
״אִי אֶפְשָׁר״ דְּקָאָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי, מַאי הִיא? אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: רְבִיעִית שֶׁמֶן הִיא, הֵיאַךְ מִתְחַלֶּקֶת לְכַמָּה חַלּוֹת?
La Guemara demande : En ce qui concerne la difficulté selon laquelle il n’est pas possible de les mélanger lorsqu’ils sont des pains, que les Sages ont dite à Rabbi Yehouda HaNassi, qu’est-ce qui rend cela impossible ? La Guemara répond que Rabbi Shmuel bar Rav Yitzḥak dit : Puisqu’on n’utilise qu’un quart de log d’huile, comment pourrait-on le répartir entre plusieurs pains ? Comme cela ne constitue pas assez d’huile pour la mélanger à des offrandes cuites, il doit donc être que l’huile est mélangée à la farine non cuite.
הַחַלּוֹת טְעוּנוֹת בְּלִילָה, וּרְקִיקִין מְשִׁיחָה. תָּנוּ רַבָּנַן: ״חַלּוֹת בְּלוּלֹת״, וְלֹא רְקִיקִין בְּלוּלִין. שֶׁיָּכוֹל וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה חַלּוֹת שֶׁאֵינָן טְעוּנוֹת מְשִׁיחָה – טְעוּנוֹת בְּלִילָה, רְקִיקִין שֶׁטְּעוּנִין מְשִׁיחָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁטְּעוּנִין בְּלִילָה! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חַלּוֹת בְּלוּלֹת״ – וְלֹא רְקִיקִין בְּלוּלִין.
§ La michna enseigne : les pains de l’offrande de farine cuite au four requièrent un mélange de leur farine avec de l’huile, et les galettes ne requièrent que l’onction. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset précise au sujet de l’offrande de farine cuite au four : « Lorsque tu apporteras une offrande de farine cuite au four, ce sera des pains sans levain de fleur de farine mêlés à l’huile » (Lévitique 2:4). Cela indique que seuls les pains sont mêlés, mais les galettes ne sont pas mêlées. Cette dérivation est nécessaire, car on aurait pu penser : La conclusion inverse ne pourrait-elle pas être dérivée par inférence logique ? Et si les pains, qui ne requièrent pas d’onction, requièrent néanmoins un mélange, alors n’est-il pas logique que les galettes, qui requièrent une onction, requièrent elles aussi un mélange ? Pour réfuter cette inférence, le verset déclare : « Pains de fleur de farine mêlés », mais les galettes ne sont pas mêlées.
״רְקִיקִין מְשׁוּחִין״, וְלֹא חַלּוֹת מְשׁוּחוֹת. שֶׁיָּכוֹל – וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה רְקִיקִין שֶׁאֵינָן טְעוּנִין בְּלִילָה – טְעוּנִין מְשִׁיחָה, חַלּוֹת שֶׁטְּעוּנוֹת בְּלִילָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁטְּעוּנוֹת מְשִׁיחָה! תַּלְמוּד לוֹמַר ״רְקִיקִין מְשׁוּחִים״ – וְלֹא חַלּוֹת מְשׁוּחוֹת.
En ce qui concerne les galettes, ce même verset enseigne que les galettes sont enduites d’huile, mais les pains ne sont pas enduits. Cette déduction est nécessaire, car on aurait pu penser : Ne pourrait-on pas tirer la conclusion inverse par inférence logique, à savoir : Et si les galettes, qui ne nécessitent pas de mélange, nécessitent néanmoins d’être enduites, alors n’est-il pas logique que les pains, qui nécessitent un mélange, nécessitent eux aussi d’être enduits ? Pour réfuter cette inférence, le verset déclare que les galettes sont enduites d’huile, mais les pains ne sont pas enduits.
מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר רָבָא: לָא לִישְׁתְּמִיט וְלִכְתּוֹב ״חַלּוֹת מְשׁוּחוֹת וּרְקִיקִין בְּלוּלִין״.
La Guemara demande : Quelle est la dérivation de la Torah ? Pourquoi les termes « mélangé » et « oint » ne sont-ils pas interprétés comme se référant aux deux variétés d’offrandes de farine cuites au four ? La Guemara répond : Rava a dit : Si telle avait été l’intention, alors la Torah n’aurait pas dû omettre complètement cette description, et elle aurait dû écrire dans un autre verset : Pains oints et galettes mélangées. Le fait que la Torah ne décrive jamais les pains comme oints et les galettes comme mélangées indique que les pains ne sont pas oints et les galettes ne sont pas mélangées.
כֵּיצַד מוֹשְׁחָן? כְּמִין כִּי, וְהַשְּׁאָר נֶאֱכָל וְכוּ׳. מַאי ״כְּמִין כִּי״? אָמַר רַב כָּהֲנָא: כְּמִין כִּי יְוָונִי.
§ La michna enseigne : Comment enduit-on d’huile eux ? On le fait sous une forme semblable à khi, et le reste de l’huile est mangé par les prêtres. La Guemara demande : Que signifie : Semblable à khi ? Rav Kahana a dit : On l’enduit sous une forme semblable à la lettre grecque khi, Χ.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִנְחָה הַבָּאָה מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין, מֵבִיא לוֹג שֶׁמֶן, וְחוֹצֵהוּ – חֶצְיוֹ לַחַלּוֹת וְחֶצְיוֹ לָרְקִיקִין.
§ Concernant le mélange de l’huile dans les pains et l’onction d’huile sur les galettes, les Sages ont enseigné dans une baraita : Une offrande de farine cuite au four qui se présente pour moitié en pains et pour moitié en galettes, c’est-à-dire cinq de chaque, peut être apportée selon l’opinion de Rabbi Shimon, qui n’exige pas dix éléments d’un type uniforme. Comment l’huile est-elle appliquée à cette offrande ? Selon un avis, il apporte un log d’huile, qui est la quantité requise pour accompagner un dixième d’épha de farine, et la divise en deux parts. La moitié de l’huile est utilisée pour les pains, et la moitié de l’huile est utilisée pour les galettes.
וְחַלּוֹת בּוֹלְלָן, וּרְקִיקִין מוֹשְׁחָן, וּמוֹשֵׁחַ אֶת הָרָקִיק עַל פְּנֵי כּוּלּוֹ, וּשְׁאָר הַשֶּׁמֶן מַחְזִירוֹ לַחַלּוֹת. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מוֹשְׁחָן כְּמִין כִּי, וּשְׁאָר הַשֶּׁמֶן נֶאֱכָל לַכֹּהֲנִים.
Quant aux pains, il les mélange avec l’huile, et quant aux galettes, il les oint. Et il étale l’huile sur la galette sur toute la surface, et non en forme de la lettre chi, et il remet le reste de l’huile pour le mélanger aux pains. Rabbi Shimon ben Yehouda dit au nom de Rabbi Shimon : Il les oint selon une forme semblable à la lettre chi, et le reste de l’huile est mangé par les prêtres.
תַּנְיָא אִידַּךְ: רְקִיקִין הַבָּאִים בִּפְנֵי עַצְמָן, מֵבִיא לוֹג שֶׁמֶן וּמוֹשְׁחָן, וְחוֹזֵר וּמוֹשְׁחָן, עַד שֶׁיִּכְלֶה כׇּל שֶׁמֶן שֶׁבַּלּוֹג. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: מוֹשְׁחָן כְּמִין כִּי, וּשְׁאָר הַשֶּׁמֶן נֶאֱכָל לַכֹּהֲנִים.
Il est enseigné dans une autre baraita : Dans le cas de dix galettes qui viennent d’elles-mêmes comme offrande de farine cuite au four, et non comme partie d’une autre offrande, il apporte un log d’huile et les oint, puis les oint de nouveau à plusieurs reprises jusqu’à ce que toute l’huile du log soit épuisée. Rabbi Shimon ben Yehuda dit au nom de Rabbi Shimon : Il les oint en une forme semblable à la lettre chi, et le reste de l’huile est mangé par les prêtres.
מַתְנִי׳ כׇּל הַמְּנָחוֹת הַנַּעֲשׂוֹת בִּכְלִי טְעוּנוֹת פְּתִיתָה.
MICHNA :Toutes les offrandes de farine préparées dans un récipient nécessitent d’être rompues en morceaux.
גְּמָ׳ לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רַב פָּפָּא: לְמַעוֹטֵי שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים.
GEMARA : La Guemara demande : Qu’est-ce que la michna vient exclure lorsqu’elle affirme que cette halakha s’applique spécifiquement aux offrandes de farine préparées dans des récipients ? Rav Pappa a dit : La michna vient exclure les deux pains, c’est-à-dire l’offrande publique de Chavouot composée de deux pains cuits à partir de blé nouveau, et le pain de proposition, les douze pains placés sur la Table dans le Sanctuaire chaque Chabbat. Puisque ceux-ci sont cuits dans un four et non préparés dans des récipients, ils ne nécessitent pas d’être rompus en morceaux.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״פָּתוֹת אֹתָהּ פִּתִּים מִנְחָה״ – לְרַבּוֹת כׇּל הַמְּנָחוֹת לִפְתִיתָה. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֹתָהּ״.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita que le verset traitant d’une offrande de farine préparée dans une poêle déclare : « Tu la briseras en morceaux, et tu verseras de l’huile dessus ; c’est une offrande de farine » (Lévitique 2:6). Le fait que le verset se termine par l’expression : « C’est une offrande de farine » indique que la Torah entend inclure toutes les offrandes de farine dans l’exigence de les briser en morceaux. On aurait pu penser que je devrais inclure même les deux pains et le pain de proposition. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu la briseras en morceaux » ; c’est-à-dire l’offrande de farine cuite dans une poêle, mais non les deux pains ni le pain de proposition.
״וְיָצַקְתָּ ... שָׁמֶן מִנְחָה״ – לְרַבּוֹת כׇּל הַמְּנָחוֹת לִיצִיקָה. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף מִנְחַת מַאֲפֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עָלֶיהָ שָׁמֶן״.
La baraita poursuit en disant que le même verset déclare : « Tu verseras de l’huile sur elle ; c’est une offrande de farine. » Le fait que le verset se termine par l’expression « C’est une offrande de farine » indique que la Torah entend inclure toutes les offrandes de farine dans l’exigence du versement. On aurait pu penser que je devrais inclure même l’offrande de farine cuite au four. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu verseras de l’huile sur elle, » c’est-à-dire sur cette offrande de farine, mais non sur l’offrande de farine cuite au four.
אוֹצִיא אֶת הַחַלּוֹת וְלֹא אוֹצִיא אֶת הָרְקִיקִין? תַּלְמוּד לוֹמַר ״הִיא״. מַאי תַּלְמוּדָא? אֵימָא לְהוֹצִיא מִנְחַת כֹּהֲנִים!
La baraita conclut : Peut-être dois-je exclure seulement les pains de l’exigence de verser, mais je ne dois pas exclure les galettes. C’est pourquoi le verset déclare : « Elle » est une offrande de farine, indiquant que les galettes sont elles aussi exclues. La Guemara demande : Quelle est la dérivation biblique par laquelle le terme « elle » exclut spécifiquement les galettes ? Peut-être dirai-je : Le terme sert à exclure l’offrande de farine des prêtres de l’exigence de verser.

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