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לָא קָא מִיבַּעְיָא לִי, כִּי קָא מִבַּעְיָא לִי לָאו דְּ״כָלִיל תִּהְיֶה״, מַאי?
Je ne soulève pas le dilemme. Lorsque je soulève le dilemme, c’est au sujet de la prohibition suivante : « Sera offerte en totalité ; elle ne sera pas mangée. » Quelle est la halakha ? Cette prohibition s’applique-t-elle seulement à l’offrande de farine d’un prêtre mentionnée dans le verset, ou s’applique-t-elle aussi à un prêtre qui mange des portions sacrificielles ?
אָמַר רַב אַהֲרֹן לְרָבִינָא: תָּא שְׁמַע דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כֹּל שֶׁהוּא בְּ״כָלִיל תִּהְיֶה״, לִיתֵּן לֹא תַעֲשֶׂה עַל אֲכִילָתוֹ.
Rav Aharon dit à Ravina : Viens et entends une réponse à cette question à partir de ce qui est enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer dit : En ce qui concerne tout élément sacrificiel, et pas seulement l’offrande de farine d’un prêtre, comme les portions sacrificielles, qui est inclus dans la catégorie de « sera offert en totalité » qui exige qu’il soit brûlé, le verset vient imposer une interdiction de le manger.
מַתְנִי׳ מִנְחַת כֹּהֲנִים, וּמִנְחַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וּמִנְחַת נְסָכִים – לַמִּזְבֵּחַ, וְאֵין בָּהֶן לַכֹּהֲנִים. וּבָזֶה יִפָּה כֹּחַ מִזְבֵּחַ מִכֹּחַ הַכֹּהֲנִים. שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים – נֶאֱכָלִין לַכֹּהֲנִים, וְאֵין בָּהֶם לַמִּזְבֵּחַ. וּבָזֶה יִפָּה כֹּחַ הַכֹּהֲנִים מִכֹּחַ הַמִּזְבֵּחַ.
MICHNA :L’offrande de farine des prêtres, l’offrande de farine du prêtre oint, c’est-à-dire le Grand Prêtre, et l’offrande de farine apportée avec des libations qui accompagnent les holocaustes et les sacrifices de paix sont entièrement brûlées sur l’autel, et il n’y a aucune part pour les prêtres. Et dans le cas de ces offrandes, la puissance de l’autel est plus grande que celle des prêtres. Les deux pains, c’est-à-dire l’offrande publique de Chavouot de deux pains cuits avec du blé nouveau, et les pains de proposition, c’est-à-dire les douze pains qui étaient placés sur la Table sacrée dans le Sanctuaire chaque Chabbat, sont mangés par les prêtres, et il n’y a aucune part d’eux brûlée sur l’autel. Et dans le cas de ces offrandes, la puissance des prêtres est plus grande que celle de l’autel.
גְּמָ׳ וְתוּ לֵיכָּא? וְהָא אִיכָּא עוֹלָה! אִיכָּא עוֹרָהּ לַכֹּהֲנִים. וְהָא אִיכָּא עוֹלַת הָעוֹף! אִיכָּא מוּרְאָה וְנוֹצָה. וְהָא אִיכָּא נְסָכִים! לְשִׁיתִין אָזְלִי.
GUEMARA : La Guemara demande : N’y a-t-il pas d’autres cas d’éléments sacrificiels qui sont entièrement placés sur l’autel, sans qu’aucune de leurs parties ne soit donnée aux prêtres ? Mais n’y a-t-il pas l’holocauste, qui est entièrement brûlé sur l’autel ? La Guemara répond : Il y a la peau de l’holocauste, qui est donnée aux prêtres. La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas l’oiseau sacrifié en holocauste, dont la peau n’est pas donnée aux prêtres ? La Guemara répond : Il y a le jabot et les plumes de l’holocauste d’oiseau, qui ne sont pas brûlés sur l’autel. La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas les libations de vin, qui sont entièrement versées sur l’autel ? La Guemara répond : Les libations vont dans les conduits d’évacuation, et verser le vin dans les conduits d’évacuation n’est pas considéré comme le placer sur l’autel.
וּמַאי ״בָּזוֹ״? לְאַפּוֹקֵי מִדִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַמִּתְנַדֵּב יַיִן מְבִיאוֹ וּמְזַלְּפוֹ עַל גַּבֵּי אִישִּׁים, קָא מַשְׁמַע לַן דִּלְשִׁיתִין אָזְלִי.
La Guemara demande : Et que signifie l’insistance de la michna : Et dans le cas de ces offrandes, le pouvoir de l’autel est plus grand que celui des prêtres, indiquant qu’il existe d’autres éléments dont on aurait pu penser qu’ils sont eux aussi entièrement brûlés sur l’autel ? La Guemara répond : La formulation de la michna sert à exclure l’opinion de Shmuel, car Shmuel a dit : Celui qui fait don de vin l’apporte et le verse sur les feux de l’autel, de sorte qu’il est offert à la manière d’une offrande animale et non comme une libation. Par conséquent, la formulation de la michna nous enseigne que le vin donné de cette manière va dans les conduits d’évacuation, contrairement à l’opinion de Shmuel selon laquelle il est entièrement brûlé.
מְסַיַּיע לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַמִּתְנַדֵּב שֶׁמֶן – קוֹמְצוֹ, וּשְׁיָרָיו נֶאֱכָלִין.
La Guemara ajoute : En ce qui concerne une autre décision, la michna soutient une autre déclaration de Shmuel. Comme l’a dit Shmuel : Celui qui donne de l’huile au Temple prélève une poignée et l’offre sur l’autel, et le reste est mangé par les prêtres. La décision de Shmuel est conforme à la michna, qui ne mentionne pas un don d’huile comme l’une des offrandes entièrement données à l’autel.
שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים, וְתוּ לֵיכָּא? וְהָא אִיכָּא חַטַּאת הָעוֹף! אִיכָּא דָּמָהּ.
§ Selon la michna, en ce qui concerne les deux pains et le pain de proposition, le pouvoir des prêtres est plus grand que celui de l’autel. La Guemara demande : N’y a-t-il pas d’autres cas d’éléments sacrificiels qui sont donnés entièrement aux prêtres, sans qu’aucune de leurs parties ne soit placée sur l’autel ? Mais n’y a-t-il pas l’oiseau sacrifié comme offrande expiatoire, qui est entièrement mangé par les prêtres, et dont aucune partie n’est placée sur l’autel ? La Guemara répond : Il y a son sang, qui est aspergé sur l’autel.
וְהָאִיכָּא לוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע! אִיכָּא מַתְּנוֹתָיו.
La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas le log d’huile d’un lépreux qu’il apporte le jour où il devient rituellement pur, et qui est donné entièrement aux prêtres ? La Guemara répond : Il n’est pas donné entièrement aux prêtres, car il y a ses applications, lorsque l’huile est aspergée sept fois « devant le Seigneur » (Lévitique 14:16), et appliquée sur l’oreille droite, le pouce de la main droite et le gros orteil du pied droit du lépreux (voir Lévitique 14:17).
וּמַאי ״בָּזוֹ״? לְאַפּוֹקֵי מִמַּאן דְּאָמַר: שְׁתֵּי הַלֶּחֶם הַבָּאוֹת בִּפְנֵי עַצְמָן לִשְׂרֵיפָה אָתְיָין, קָמַשְׁמַע לַן דְּבָזוֹ יִפָּה כֹּחַ כֹּהֲנִים לְעוֹלָם.
La Guemara demande : Et que signifie l’insistance de la michna lorsqu’elle dit : Et dans le cas de ces offrandes, le pouvoir des prêtres est plus grand que celui de l’autel ? La Guemara répond : Cette formulation sert à exclure l’opinion de celui qui dit : Les deux pains apportés seuls, sans les deux agneaux requis, ne peuvent pas être offerts et, au lieu d’être mangés, ils vont être brûlés. En soulignant que les deux pains et le pain de proposition sont mangés par les prêtres et non placés sur l’autel, la michna nous enseigne que dans ce cas, le pouvoir des prêtres est toujours plus grand, même si les deux agneaux ne sont pas offerts avec les deux pains.
מַתְנִי׳ כׇּל הַמְּנָחוֹת הַנַּעֲשׂוֹת בִּכְלִי, טְעוּנוֹת שְׁלֹשָׁה מַתָּנוֹת שֶׁמֶן: יְצִיקָה, וּבְלִילָה, וּמַתַּן שֶׁמֶן בִּכְלִי קוֹדֵם לַעֲשִׂיָּיתָן.
MICHNA :Toutes les offrandes de farine préparées dans un récipient, par exemple les offrandes préparées dans une poêle ou une poêle profonde, nécessitent trois applications d’huile, énumérées ici dans l’ordre inverse de leur application : Versement d’huile sur les galettes après leur cuisson, et mélange de l’huile à la farine, et mise d’huile dans le récipient avant la préparation des offrandes de farine.
חַלּוֹת בּוֹלְלָן, דִּבְרֵי רַבִּי, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: סוֹלֶת. הַחַלּוֹת טְעוּנוֹת בְּלִילָה, וּרְקִיקִין – מְשִׁיחָה. כֵּיצַד מוֹשְׁחָן? כְּמִין כִּי, וְהַשְּׁאָר נֶאֱכָלִין לַכֹּהֲנִים.
Dans les offrandes de farine qui se présentent sous forme de pains, c’est après que la farine a été cuite en pains qu’on les brise en morceaux et qu’on les mélange avec de l’huile ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi. Et les Sages disent : c’est avec de la fine farine qu’on mélange l’huile. Bien que les pains de l’offrande de farine cuite au four nécessitent un mélange de leur farine avec de l’huile, les galettes ne nécessitent pas de mélange, mais plutôt une onction d’huile sur elles après la cuisson. Comment applique-t-on l’huile sur elles ? On le fait sous une forme semblable à la lettre grecque chi, Χ, et le reste de l’huile qui demeure après l’onction est mangé par les prêtres.
גְּמָ׳ לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רַב פָּפָּא: לְמַעוֹטֵי מִנְחַת מַאֲפֶה.
GUEMARA : En ce qui concerne l’affirmation de la michna selon laquelle toutes les offrandes de farine préparées dans un ustensile nécessitent trois applications d’huile, la Guemara demande : Qu’est-ce que la michna vient exclure en précisant : les offrandes de farine préparées dans un ustensile ? Rav Pappa a dit : La michna vient exclure l’offrande de farine cuite au four, dont la préparation ne nécessite pas l’usage d’un ustensile de service, puisqu’elle est simplement cuite dans un four. Une telle offrande de farine ne nécessite pas le versement de l’huile.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְאִם מִנְחַת מַרְחֶשֶׁת קׇרְבָּנֶךָ סֹלֶת בַּשֶּׁמֶן תֵּעָשֶׂה״, מְלַמֵּד שֶׁטְּעוּנָה מַתַּן שֶׁמֶן בִּכְלִי. ״קׇרְבָּנֶךָ״ ״קׇרְבָּנֶךָ״ לִגְזֵרָה שָׁוָה,
En ce qui concerne les trois placements d’huile dans une offrande de farine à la poêle et une offrande de farine à la poêle profonde, les Sages ont enseigné que le verset déclare : « Et si ton offrande est une offrande de farine à la poêle profonde, elle sera faite de fleur de farine dans l’huile » (Lévitique 2:7). Cela enseigne qu’elle nécessite le placement d’huile dans un récipient vide, puis la farine est ajoutée ensuite. De plus, le terme « ton offrande » dans ce verset et le terme « ton offrande » (Lévitique 2:5), écrit au sujet de l’offrande de farine préparée à la poêle, sont compris comme enseignant une analogie verbale :

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