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מִנְחַת חוֹבָה, וְנֶאֱמַר הָבֵא מִנְחַת נְדָבָה. מָה מִנְחַת נְדָבָה טְעוּנָה הַגָּשָׁה – אַף מִנְחַת חוֹבָה טְעוּנָה הַגָּשָׁה!
qui est une offrande de farine obligatoire ; et il est dit là-bas, au sujet de l’offrande de farine préparée dans une poêle profonde, qu’il s’agit d’une offrande de farine volontaire. De même qu’une offrande de farine volontaire requiert une présentation, de même une offrande de farine obligatoire, telle que l’offrande de farine d’un pécheur, requiert une présentation.
מָה לְמִנְחַת נְדָבָה, שֶׁכֵּן טְעוּנָה שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה? מִנְחַת סוֹטָה תּוֹכִיחַ!
La baraita rejette cette inférence : Qu’y a-t-il de remarquable dans une offrande volontaire de farine ? Elle est remarquable en ce qu’elle nécessite de l’huile et de l’encens, ce qui rend sa halakha plus stricte que celle de l’offrande de farine d’un pécheur, qui ne comprend ni huile ni encens. Il serait donc logique de suggérer qu’une offrande volontaire de farine exige une présentation, tandis que l’offrande de farine d’un pécheur ne l’exige pas. La baraita répond : L’offrande de farine apportée par une sota, c’est-à-dire l’offrande de jalousie, peut prouver que ce facteur n’est pas décisif, car elle non plus ne comprend ni huile ni encens, et pourtant elle exige une présentation.
מָה לְמִנְחַת סוֹטָה שֶׁכֵּן טְעוּנָה תְּנוּפָה? מִנְחַת נְדָבָה תּוֹכִיחַ.
La baraita rejette cette affirmation : on ne peut pas déduire la halakha de l’offrande de farine d’un pécheur de l’offrande de farine apportée par une sota, car il existe une autre exigence qui s’applique à l’offrande de farine apportée par une sota mais non à l’offrande de farine d’un pécheur : Qu’est-ce qui est remarquable dans l’offrande de farine apportée par une sota ? Elle est remarquable en ce qu’elle nécessite le balancement rituel, tandis que l’offrande de farine d’un pécheur ne le nécessite pas. La baraita répond : L’offrande volontaire de farine peut prouver que le balancement rituel n’est pas le facteur décisif, car une offrande volontaire de farine ne nécessite pas de balancement rituel et exige néanmoins d’être approchée.
וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה. הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁשָּׁווּ לִקְמִיצָה, וְשָׁווּ לְהַגָּשָׁה. אַף אֲנִי אָבִיא מִנְחַת חוֹטֵא שֶׁשָּׁוָה לָהֶן לִקְמִיצָה, תַּשְׁוֶה לָהֶן לְהַגָּשָׁה!
Par conséquent, l’inférence est revenue à son point de départ, car l’aspect de ce cas n’est pas comme l’aspect de cet autre cas, et l’aspect de cet autre cas n’est pas comme l’aspect de ce cas ; leur élément commun est que l’offrande volontaire de farine et l’offrande de farine apportée par une sota sont égales quant à l’exigence du prélèvement d’une poignée, et de même elles sont égales quant à l’exigence de présentation. J’apporterai aussi le cas supplémentaire de l’offrande de farine d’un pécheur, qui leur est égale quant à l’exigence du prélèvement d’une poignée, et j’en conclurai qu’elle devrait également leur être égale quant à l’exigence de présentation.
מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן הוּכְשְׁרוּ לָבֹא בְּעָשִׁיר כִּבְעָנִי, תֹּאמַר בְּמִנְחַת חוֹטֵא שֶׁלֹּא הוּכְשְׁרָה לָבֹא בְּעָשִׁיר כִּבְעָנִי? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֶת הַמִּנְחָה״.
La baraita rejette cette suggestion : Qu’y a-t-il de remarquable dans le point commun entre l’offrande volontaire de farine et l’offrande de farine apportée par une sota ? Il est remarquable en ce qu’elles sont aptes à être apportées comme l’offrande de farine d’une personne riche, tout comme elles sont aptes à être apportées comme l’offrande de farine d’une personne pauvre. Diriez-vous la même chose au sujet de l’offrande de farine d’un pécheur, qui n’est pas apte à être apportée ni comme l’offrande de farine d’une personne riche ni comme l’offrande de farine d’une personne pauvre, puisqu’un pécheur qui n’est pas pauvre n’apporte pas une offrande de farine mais une offrande différente (voir Lévitique 5:6–11) ? Par conséquent, le verset déclare : « L’offrande de farine » (Lévitique 2:8), avec l’ajout de l’article défini, afin d’inclure l’offrande de farine d’un pécheur dans l’exigence de l’approcher.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״וְהֵבֵאתָ״ – לְרַבּוֹת מִנְחַת הָעוֹמֶר לְהַגָּשָׁה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַהֲבֵאתֶם אֶת עֹמֶר רֵאשִׁית קְצִירְכֶם אֶל הַכֹּהֵן״, ״וְהִקְרִיבָהּ״ – לְרַבּוֹת מִנְחַת סוֹטָה לְהַגָּשָׁה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְהִקְרִיב אֹתָהּ אֶל הַמִּזְבֵּחַ״.
Rabbi Shimon ajoute à l’inférence logique et dit que d’autres cas sont inclus dans la dérivation du verset, car l’expression « et tu apporteras » sert à inclure l’offrande de farine du omer dans l’exigence de la présenter à l’autel ; et ainsi le verset déclare au sujet de l’offrande de farine du omer : « Alors vous apporterez le omer, les prémices de votre moisson, au prêtre » (Lévitique 23:10). En outre, « et elle sera présentée » sert à inclure l’offrande de farine apportée par une sota dans l’exigence de la présenter ; et ainsi le verset déclare au sujet de l’offrande de farine apportée par une sota : « Et il l’approchera de l’autel » (Nombres 5:25).
וְדִין הוּא: וּמָה מִנְחַת חוֹטֵא, שֶׁאֵינָהּ טְעוּנָה תְּנוּפָה – טְעוּנָה הַגָּשָׁה, מִנְחַת סוֹטָה, שֶׁטְּעוּנָה תְּנוּפָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁטְּעוּנָה הַגָּשָׁה! מָה לְמִנְחַת חוֹטֵא, שֶׁכֵּן בָּאָה חִיטִּין!
La baraita objecte : Mais cette halakhapeut être déduite a fortiori par inférence logique : Et si l’offrande de farine d’un pécheur, qui comporte un aspect plus indulgent, puisqu’elle ne nécessite pas de balancement rituel, exige néanmoins une présentation, alors, en ce qui concerne l’offrande de farine apportée par une sota, qui exige bien un balancement rituel, n’est-il pas logique d’en conclure qu’elle devrait exiger une présentation ? La baraita rejette cette inférence logique, car il existe une rigueur qui s’applique à l’offrande de farine d’un pécheur et qui ne s’applique pas à l’offrande de farine apportée par une sota : Qu’est-ce qui est notable dans l’offrande de farine d’un pécheur ? Elle est notable en ce qu’elle provient du blé, tandis que l’offrande de farine apportée par une sota provient de l’orge, un produit inférieur.
מִנְחַת הָעוֹמֶר תּוֹכִיחַ. מָה לְמִנְחַת הָעוֹמֶר, שֶׁכֵּן טְעוּנָה שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה? מִנְחַת חוֹטֵא תּוֹכִיחַ.
La baraita répond : L’offrande de farine du omer peut prouver que ce facteur n’est pas décisif, car elle provient elle aussi de l’orge et, pourtant, elle exige une présentation. Par conséquent, il devrait en aller de même pour l’offrande de farine apportée par une sota. La baraita rejette cette affirmation : Qu’est-ce qui est remarquable dans l’offrande de farine du omer ? Elle est remarquable en ce qu’elle exige de l’huile et de l’encens, tandis que l’offrande de farine apportée par une sota ne l’exige pas. La baraita répond : L’offrande de farine d’un pécheur peut prouver que l’exigence d’huile et d’encens n’est pas un facteur décisif, car l’offrande de farine d’un pécheur n’exige ni huile ni encens et, pourtant, elle exige une présentation.
וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה. הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁשָּׁווּ לִקְמִיצָה וְשָׁווּ לְהַגָּשָׁה, אַף אֲנִי אָבִיא מִנְחַת סוֹטָה שֶׁשָּׁוְותָה לָהֶן לִקְמִיצָה – תִּשְׁוֶה לָהֶן לְהַגָּשָׁה!
Par conséquent, l’inférence est revenue à son point de départ, car l’aspect de ce cas n’est pas comme l’aspect de cet autre cas, et l’aspect de cet autre cas n’est pas comme l’aspect de ce cas ; leur élément commun est que l’offrande de farine du omer et l’offrande de farine d’un pécheur sont égales quant à l’exigence du prélèvement d’une poignée, et elles sont égales quant à l’exigence de présentation. J’inclurai aussi le cas supplémentaire de l’offrande de farine apportée par une sota, qui leur est égale quant à l’exigence du prélèvement d’une poignée, et j’en conclurai qu’elle aussi doit leur être égale quant à l’exigence de présentation.
מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן לֹא הוּכְשְׁרוּ לָבֹא קֶמַח, תֹּאמַר מִנְחַת סוֹטָה שֶׁהוּכְשְׁרָה לָבֹא קֶמַח? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְהִקְרִיבָהּ״.
La baraita rejette cette suggestion : Qu’y a-t-il de remarquable dans l’élément commun de l’offrande de farine du omer et de l’offrande de farine d’un pécheur ? Il est remarquable en ce qu’elles sont toutes deux impropres à être apportées comme farine grossière, mais seulement comme fleur de farine. Dirais-tu la même chose au sujet de l’offrande de farine apportée par une sota, qui est apte à être apportée comme farine grossière ? Par conséquent, le verset déclare : « Et approche-la », ce qui sert à inclure l’offrande de farine apportée par une sota dans l’exigence d’approche.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְהֵבֵאתָ״ – לְרַבּוֹת מִנְחַת סוֹטָה לְהַגָּשָׁה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְהֵבִיא אֶת קׇרְבָּנָהּ עָלֶיהָ״.
Il a été déclaré que Rabbi Shimon déduit du terme « et tu apporteras » (Lévitique 2:8), écrit dans le contexte de l’offrande de farine préparée dans une poêle profonde, que l’offrande de farine du omer est incluse dans l’exigence de présentation. En revanche, Rabbi Yehuda dit : Le terme « et tu apporteras » sert à inclure l’offrande de farine apportée par une sota dans l’exigence de présentation ; et ainsi le verset déclare au sujet de l’offrande de farine apportée par une sota : « Alors l’homme amènera sa femme au prêtre, et apportera son offrande pour elle, un dixième d’épha de farine d’orge ; il n’y versera pas d’huile et n’y mettra pas d’encens, car c’est une offrande de farine de jalousie, une offrande de farine de mémorial, rappelant l’iniquité » (Nombres 5:15).
אֲבָל מִנְחַת הָעוֹמֶר לָא צְרִיכָא קְרָא, מַאי טַעְמָא? מִדִּינָא קָא אָתְיָא: וּמָה מִנְחַת חוֹטֵא שֶׁאֵינָהּ טְעוּנָה תְּנוּפָה – טְעוּנָה הַגָּשָׁה, מִנְחַת הָעוֹמֶר שֶׁטְּעוּנָה תְּנוּפָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁטְּעוּנָה הַגָּשָׁה!
Mais, en ce qui concerne l’offrande de farine du omer, un verset n’est pas nécessaire pour enseigner qu’elle requiert la présentation. La baraita demande : Quelle est la raison pour laquelle aucun verset n’est nécessaire pour l’offrande de farine du omer ? C’est parce que cette halakha est déduite a fortiori par raisonnement logique : Et si l’offrande de farine d’un pécheur, qui comporte un aspect plus indulgent, puisqu’elle ne requiert pas le balancement rituel, requiert néanmoins la présentation, alors, en ce qui concerne l’offrande de farine du omer, qui comporte un aspect plus rigoureux, puisqu’elle requiert bien le balancement rituel, n’est-il pas logique de conclure qu’elle devrait requérir la présentation ?
מָה לְמִנְחַת חוֹטֵא שֶׁכֵּן בָּאָה חִיטִּין? מִנְחַת סוֹטָה תּוֹכִיחַ. מָה לְמִנְחַת סוֹטָה שֶׁכֵּן בָּאָה לְבָרֵר עָוֹן, דְּ״מַזְכֶּרֶת עָוֹן״ הִיא! מִנְחַת חוֹטֵא תּוֹכִיחַ.
La baraita rejette cette inférence : Qu’y a-t-il de remarquable dans l’offrande de farine d’un pécheur ? Elle est remarquable en ce qu’elle provient du blé, tandis que l’offrande de farine du omer provient de l’orge. La baraita répond : L’offrande de farine apportée par une sota peut prouver que ce facteur n’est pas décisif, car elle provient de l’orge et exige pourtant une présentation. Il devrait en aller de même pour l’offrande de farine du omer. La baraita rejette cette affirmation : Qu’y a-t-il de remarquable dans l’offrande de farine apportée par une sota ? Elle est remarquable en ce qu’elle vient clarifier si l’épouse a commis ou non la transgression de l’adultère, comme cela est décrit par l’expression : « Rappelant l’iniquité », tandis que l’offrande de farine du omer ne vient pas clarifier si quelqu’un a transgressé ou non. La baraita répond : L’offrande de farine d’un pécheur peut prouver le contraire, car elle ne vient pas clarifier une transgression et exige pourtant une présentation.
וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן שָׁווּ לִקְמִיצָה, וְשָׁווּ לְהַגָּשָׁה, אַף אֲנִי אָבִיא מִנְחַת הָעוֹמֶר שֶׁשָּׁוְותָה לָהֶן לִקְמִיצָה, תִּשְׁוֶה לָהֶן לְהַגָּשָׁה.
Par conséquent, l’inférence est revenue à son point de départ, car l’aspect de ce cas n’est pas comme l’aspect de cet autre cas, et l’aspect de cet autre cas n’est pas comme l’aspect de ce cas ; leur élément commun est que l’offrande de farine apportée par une sota et l’offrande de farine d’un pécheur sont égales en ce qui concerne l’exigence du prélèvement d’une poignée, et elles sont égales en ce qui concerne l’exigence de présentation. J’apporterai aussi le cas supplémentaire de l’offrande de farine du omer, qui leur est égale en ce qui concerne l’exigence du prélèvement d’une poignée, et j’en conclurai qu’elle devrait de même leur être égale en ce qui concerne l’exigence de présentation. De cette manière, l’exigence de présenter l’offrande de farine du omer près de l’autel est dérivée conjointement de l’offrande de farine apportée par une sota et de l’offrande de farine d’un pécheur.
וּמַאי פָּרְכַתְּ? רַבִּי שִׁמְעוֹן פָּרֵיךְ הָכִי: מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן מְצוּיִין.
La Guemara demande : Et comment réfuterais-tu cette inférence logique ? En d’autres termes, il n’y a pas de réfutation de cette affirmation, et il n’est donc pas clair pourquoi il était nécessaire pour Rabbi Shimon de déduire l’exigence de rapprochement concernant l’offrande de farine du omer à partir du terme : « Et vous apporterez ». La Guemara répond : Rabbi Shimon réfute l’affirmation de cette manière : Qu’est-ce qui est remarquable dans l’élément commun de l’offrande de farine apportée par une sota et de l’offrande de farine d’un pécheur ? Cela est remarquable en ce qu’elles sont courantes, c’est-à-dire qu’elles peuvent être apportées de nombreuses fois au cours de l’année, tandis que l’offrande de l’omer n’est sacrifiée qu’une seule fois par an.
וְרַבִּי יְהוּדָה, אַדְּרַבָּה, הָא מְצוּיָיה טְפֵי, הָנָךְ זִימְנִין דְּלָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּלָל.
La Guemara demande : Et comment Rabbi Yehouda répond-il à cette affirmation ? Il soutient qu’il ne s’agit pas d’une réfutation valable, car, au contraire, cette offrande de farine du omer est plus fréquente que l’offrande de farine apportée par une sota et que l’offrande de farine d’un pécheur. L’offrande de farine du omer est certainement apportée une fois par an, tandis que dans le cas de ces offrandes, il peut y avoir des moments où vous ne la trouvez pas du tout, si aucun pécheur pauvre ne se présente et si aucune femme n’est accusée d’adultère par son mari.
אוֹ אֵינוֹ אוֹמֵר ״וְהֵבֵאתָ״ אֶלָּא שֶׁיָּחִיד מִתְנַדֵּב וּמֵבִיא מִנְחָה אַחֶרֶת, חוּץ מֵאֵלֶּה שֶׁבָּעִנְיָן.
La Guemara cite une baraita : Ou peut-être, lorsque le verset déclare : « Et tu apporteras », cela ne vient-il pas enseigner l’exigence d’approcher, mais plutôt a-t-il été écrit pour une autre raison : indiquer qu’un particulier juif peut faire don et apporter une autre sorte d’offrande de farine, faite d’orge, en plus de ces cinq offrandes de farine, toutes faites de blé, que le verset mentionne à ce sujet (voir Lévitique 2:1–13). Les cinq offrandes sont l’offrande de fleur de farine, l’offrande de farine préparée dans la poêle, l’offrande de farine préparée dans la casserole profonde, et l’offrande de farine cuite au four, soit sous forme de pains, soit sous forme de galettes.
וְדִין הוּא: צִיבּוּר מֵבִיא מִנְחָה מִן הַחִיטִּין חוֹבָה, וּמֵבִיא מִנְחָה מִן הַשְּׂעוֹרִין חוֹבָה, אַף יָחִיד שֶׁמֵּבִיא מִנְחָה מִן הַחִיטִּין נְדָבָה – יָכוֹל יָבִיא מִנְחָה מִן הַשְּׂעוֹרִין נְדָבָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֵלֶּה״ – אֵין לִי אֶלָּא אֵלֶּה.
Et cette halakha est nécessaire, car la conclusion inverse aurait autrement pu être déduite par inférence logique fondée sur la juxtaposition : La communauté apporte une offrande végétale obligatoire de blé, c’est-à-dire les deux pains apportés lors de la fête de Shavouot, et la communauté apporte aussi une offrande végétale obligatoire d’orge, l’offrande végétale du omer. De même, un particulier, qui apporte une offrande végétale de blé comme offrande volontaire de don, peut également apporter une offrande végétale d’orge comme offrande volontaire de don. Par conséquent, pour empêcher cette déduction, le verset déclare : « Vous apporterez l’offrande végétale qui est faite de celles-ci au Seigneur » (Lévitique 2:8), ce qui enseigne : Je n’ai rien d’autre que celles-ci, ces cinq offrandes végétales, comme offrandes végétales individuelles.
אוֹ אֵינוֹ אוֹמֵר ״אֵלֶּה״ אֶלָּא לָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי מִנְחָה״, שֶׁמֵּבִיא חֲמִישְׁתָּן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״מֵאֵלֶּה״ – רָצָה אַחַת מֵבִיא, רָצָה חֲמִישְׁתָּן מֵבִיא.
La baraita soulève une difficulté : Ou peut-être que le verset dit « celles-ci » non afin d’exclure d’autres offrandes individuelles de farine mais plutôt pour enseigner une halakhaconcernant celui qui fait le vœu d’apporter une offrande de farine et dit : Il m’incombe à moi d’apporter une offrande de farine, sans préciser un type particulier d’offrande de farine, et il enseigne qu’il doit apporter les cinq. La baraita explique : Le verset dit : « De celles-ci, » ce qui indique que si celui qui a fait un vœu veut, il apporte une offrande de farine, et s’il veut, il apporte les cinq.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״אֶת הַמִּנְחָה״ – לְרַבּוֹת שְׁאָר מְנָחוֹת, כְּגוֹן מִנְחַת גּוֹיִם מִנְחַת נָשִׁים, לְהַגָּשָׁה. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים? תַּלְמוּד לוֹמַר ״מֵאֵלֶּה״.
La baraita continue : Rabbi Shimon dit : Lorsque le verset déclare : « L’offrande de farine » (Lévitique 2:8), cela vient inclure les autres offrandes de farine, par exemple l’offrande de farine des gentils et une offrande de farine apportée par des femmes, en ce qui concerne l’exigence de présentation. On aurait pu penser que je devrais inclure de ce verset même les deux pains et les pains de proposition. C’est pourquoi le verset déclare : « De celles-ci, » ce qui indique que toutes les offrandes de farine ne sont pas incluses dans l’exigence de présentation.
וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת שְׁאָר מְנָחוֹת, וּלְהוֹצִיא שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים? מְרַבֶּה אֲנִי שְׁאָר מְנָחוֹת, שֶׁיֵּשׁ מֵהֶן לָאִישִּׁים, וּמוֹצִיא אֲנִי שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים, שֶׁאֵין מֵהֶן לָאִישִּׁים.
La baraita demande : Et qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure les autres offrandes de farine dans l’exigence de présentation, et à exclure les deux pains et les pains de proposition de cette halakha ? On pourrait suggérer la conclusion inverse, à savoir inclure ces deux offrandes tout en excluant les autres. La baraita répond : J’inclus les autres offrandes de farine, car il y a une portion d’entre elles qui est brûlée dans le feu sur l’autel, et j’exclus les deux pains et les pains de proposition de l’exigence de présentation, car il n’y a pas de portion d’entre eux qui soit brûlée dans le feu sur l’autel. Au contraire, ils sont mangés en totalité par les prêtres.
וַהֲלֹא מִנְחַת נְסָכִים כּוּלָּהּ לָאִישִּׁים, יָכוֹל (יְהֵא) [תְּהֵא] טְעוּנָה הַגָּשָׁה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְהִקְרִיבָהּ״.
La baraita demande : Mais en ce qui concerne l’offrande de farine apportée avec des libations, qui est entièrement brûlée dans le feu, selon cette logique on pourrait penser qu’elle devrait requérir une présentation. La baraita répond : Le verset déclare : « Tu apporteras à l’Éternel l’offrande de farine faite de celles-ci, et elle sera présentée au prêtre, et il la présentera à l’autel » (Lévitique 2:8). Cela indique que l’exigence de présentation ne s’applique qu’aux offrandes de farine énumérées dans ce chapitre, et non à l’offrande de farine apportée avec des libations, qui n’y est pas mentionnée.
וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ ״וְהִקְרִיב״ ״וְהִקְרִיבָהּ״, וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת שְׁאָר מְנָחוֹת וּלְהוֹצִיא מִנְחַת נְסָכִים?
La baraita demande : Mais n’as-tu pas déjà déduit du terme : « Et elle sera approchée », que l’offrande de farine apportée par une sota est incluse dans l’exigence de l’approcher ? La baraita répond : Puisque le verset aurait pu dire : Et sera approchée, et qu’au lieu de cela il dit : « Et elle sera approchée », cet ajout sert à exclure l’offrande de farine apportée avec des libations de l’exigence de l’approcher. La baraita demande : Et qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure les autres offrandes de farine dans l’exigence de les approcher et à exclure l’offrande de farine apportée avec des libations de cette exigence ?

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