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אֵילִים מְרוּבִּין וְלֹא הָיָה לָהֶן אֵיפָתָן – יָבִיאוּ אַיִל אֶחָד וְאֵיפָתוֹ, וְלֹא יִקְרְבוּ כּוּלָּם בְּלֹא אֵיפוֹת.
les nombreux béliers qu’il est requis de sacrifier ce jour-là, et ils n’avaient pas non plus des fonds suffisants pour l’épha, c’est-à-dire la mesure prescrite, de farine pour tous les béliers, ils doivent apporter un bélier et son épha de farine, et ils ne doivent pas les sacrifier tous sans leurs éphas de farine.
מַתְנִי׳ הַפָּר וְהָאֵילִים וְהַכְּבָשִׂים וְהַשָּׂעִיר – אֵין מְעַכְּבִין אֶת הַלֶּחֶם, וְלֹא הַלֶּחֶם מְעַכְּבָן.
MICHNA : À Shavouot, il y a l’obligation d’offrir des holocaustes, un sacrifice expiatoire et des sacrifices de paix avec l’offrande des deux pains. Les holocaustes se composent d’un taureau, de deux béliers et de sept agneaux. Un bouc est apporté pour le sacrifice expiatoire. Deux agneaux sont apportés comme sacrifices de paix et balancés avec les deux pains. Le fait de ne pas sacrifier le taureau, les béliers et les agneaux, qui sont tous apportés comme holocaustes, ainsi que le bouc apporté comme sacrifice expiatoire, n’empêche pas l’offrande des deux pains, et ils sont sacrifiés malgré tout. Le fait de ne pas apporter les deux pains n’empêche pas le sacrifice des offrandes animales qui les accompagnent.
הַלֶּחֶם מְעַכֵּב אֶת הַכְּבָשִׂים, וְאֵין הַכְּבָשִׂים מְעַכְּבִין אֶת הַלֶּחֶם, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.
Le fait de ne pas apporter les deux pains empêche le sacrifice de l’offrande de paix qui les accompagne, composée de deux brebis, mais le fait de ne pas sacrifier les deux brebis n’empêche pas l’apport des deux pains ; telle est la déclaration de Rabbi Akiva.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן נַנָּס: לֹא כִּי, אֶלָּא הַכְּבָשִׂים מְעַכְּבִין אֶת הַלֶּחֶם, וְהַלֶּחֶם אֵינוֹ מְעַכֵּב הַכְּבָשִׂים, שֶׁכֵּן מָצִינוּ כְּשֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל בְּמִדְבָּר אַרְבָּעִים שָׁנָה קָרְבוּ כְּבָשִׂים בְּלֹא לֶחֶם, אַף כָּאן יִקְרְבוּ כְּבָשִׂים בְּלֹא לֶחֶם.
Rabbi Shimon ben Nannas dit : Non, plutôt c’est le contraire qui est vrai. Le fait de ne pas sacrifier les deux moutons de l’offrande de paix empêche l’apport des deux pains, mais le fait de ne pas apporter les deux pains n’empêche pas le sacrifice de l’offrande de paix accompagnatrice de deux moutons. Car nous constatons que lorsque le peuple juif était dans le désert pendant quarante ans après la sortie d’Égypte, ils ont sacrifié les deux moutons comme offrande de paix à Chavouotsans les deux pains, puisque les deux pains ne peuvent être apportés qu’à partir de blé cultivé en Eretz Yisrael après que le peuple juif est entré dans le pays. Ici aussi, chaque fois que le blé n’est pas disponible, ils doivent sacrifier les deux moutons sans les deux pains. Cependant, les deux pains ne sont pas sacrifiés sans l’offrande de paix de deux moutons.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי בֶּן נַנָּס, אֲבָל אֵין הַטַּעַם כִּדְבָרָיו.
Rabbi Shimon dit : La halakha est conforme à la déclaration de Rabbi Shimon ben Nannas selon laquelle le fait de ne pas sacrifier les deux agneaux empêche l’offrande des deux pains, mais le fait de ne pas apporter les deux pains n’empêche pas le sacrifice de l’offrande de paix accompagnatrice de deux agneaux, mais la raison de cette décision n’est pas conforme à sa déclaration.
שֶׁכׇּל הָאָמוּר בְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים קָרֵב בַּמִּדְבָּר, וְכׇל הָאָמוּר בְּתוֹרַת כֹּהֲנִים אֵין קָרֵב בַּמִּדְבָּר, מִשֶּׁבָּאוּ לָאָרֶץ קָרְבוּ אֵלּוּ וָאֵלּוּ.
De même que toutes les offrandes qui doivent être sacrifiées à Shavouotqui sont énoncées dans le livre des Nombres (voir 28:27), c’est-à-dire deux taureaux, un bélier et sept brebis comme offrandes additionnelles, ainsi qu’un bouc comme offrande expiatoire, furent sacrifiées lorsque le peuple juif était dans le désert. Mais toutes les offrandes énoncées dans le Lévitique (voir 23:18–20), c’est-à-dire les offrandes accompagnant les deux pains, ne furent pas sacrifiées lorsque le peuple juif était dans le désert. Non seulement les deux pains ne furent pas sacrifiés, mais les offrandes qui les accompagnaient, y compris le sacrifice de paix des deux brebis, ne furent pas non plus sacrifiées, car ce n’est que lorsqu’ils arrivèrent en Terre d’Israël que ces offrandes additionnelles et celles accompagnant les deux pains furent sacrifiées. Ni les offrandes additionnelles de Shavouot, ni les deux pains et les offrandes qui les accompagnent, ne furent sacrifiés dans le désert, contrairement à l’opinion de Rabbi Shimon ben Nannas.
מִפְּנֵי מָה אֲנִי אוֹמֵר יִקְרְבוּ כְּבָשִׂים בְּלֹא לֶחֶם? מִפְּנֵי שֶׁהַכְּבָשִׁים מַתִּירִין אֶת עַצְמָן, וְלֹא הַלֶּחֶם בְּלֹא כְּבָשִׂים – שֶׁאֵין לוֹ מִי יַתִּירֶנּוּ.
Au contraire, pour quelle raison moi, néanmoins, dis-je que les brebis doivent être sacrifiées sans les pains, conformément à l’opinion de Rabbi Shimon ben Nannas ? C’est en raison du fait que les brebis se permettent elles-mêmes, car l’aspersion de leur sang et la combustion des portions consommées sur l’autel rendent permis de manger leur viande. Et pourquoi les pains ne sont-ils pas sacrifiés sans les brebis ? C’est parce qu’il n’y a pas d’élément pour permettre les pains, car les pains ne sont permis qu’après que les brebis ont été sacrifiées.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהִקְרַבְתֶּם עַל הַלֶּחֶם״ – חוֹבָה עַל הַלֶּחֶם, ״שִׁבְעַת כְּבָשִׂים תְּמִימִים״ – אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לֶחֶם.
GUEMARA : La michna enseigne les halakhot des sacrifices qui accompagnent généralement les deux pains à Chavouot dans le cas où les deux pains ne sont pas disponibles. La Guemara cite une baraita pertinente. Les Sages ont enseigné : Le verset qui prescrit ces offrandes déclare : « Vous offrirez avec le pain sept agneaux sans défaut, âgés d’un an, un jeune taureau et deux béliers » (Lévitique 23:18). L’expression « vous offrirez avec le pain » indique qu’il est obligatoire d’offrir ces holocaustes avec les pains, et si les pains ne sont pas disponibles, alors ces offrandes ne sont pas offertes. La suite du verset : « Sept agneaux sans défaut, » enseigne que les agneaux sont offerts même s’il n’y a pas de pains disponibles.
אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עַל הַלֶּחֶם״? מְלַמֵּד שֶׁלֹּא נִתְחַיְּיבוּ בַּכְּבָשִׂים קוֹדֶם שֶׁנִּתְחַיְּיבוּ בַּלֶּחֶם, דִּבְרֵי רַבִּי טַרְפוֹן.
Si tel est le cas, que les offrandes animales peuvent être sacrifiées même sans pains, quel est le sens lorsque le verset dit « avec le pain » ? Cela enseigne qu’ils n’étaient pas tenus de sacrifier les brebis avant d’être tenus de sacrifier des pains, c’est-à-dire qu’ils ne devinrent tenus d’offrir toutes ces offrandes que lorsqu’ils entrèrent en Eretz Yisrael. Telle est la déclaration de Rabbi Tarfon.
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: יָכוֹל הֵן הֵן כְּבָשִׂים הָאֲמוּרִים כָּאן הֵן הֵן כְּבָשִׂים הָאֲמוּרִים בְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים? אָמַרְתָּ, כְּשֶׁאַתָּה מַגִּיעַ אֵצֶל פָּרִים וְאֵילִים אֵינָן הֵן, אֶלָּא הַלָּלוּ בָּאִין בִּגְלַל עַצְמָן, וְהַלָּלוּ בָּאִין בִּגְלַל לֶחֶם.
Rabbi Akiva dit : On aurait pu penser que les brebis mentionnées ici dans le Lévitique, qui accompagnent les deux pains, sont exactement les mêmes que celles mentionnées dans le livre des Nombres (voir 28:27), dans le passage prescrivant les offrandes additionnelles. Il faut dire lorsque tu arrives aux taureaux et béliers énumérés dans les deux passages que les offrandes mentionnées dans l’un ne sont pas celles mentionnées dans l’autre, car le nombre de taureaux et de béliers n’est pas égal. Alors que dans le Lévitique le verset exige le sacrifice d’un taureau et de deux béliers, dans les Nombres le verset exige le sacrifice de deux taureaux et d’un bélier. Au contraire, les deux passages se réfèrent à des offrandes différentes. Celles mentionnées dans les Nombres viennent sur l’autel pour elles-mêmes, et celles mentionnées dans le Lévitique viennent sur l’autel pour le bien des deux pains.
נִמְצָא, מַה שֶּׁאָמוּר בְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים – קָרֵב בַּמִּדְבָּר, וּמַה שֶּׁאָמוּר בְּתוֹרַת כֹּהֲנִים – לֹא קָרֵב בַּמִּדְבָּר.
Il s’ensuit donc qu’il est établi que les offrandes mentionnées dans le livre des Nombres furent sacrifiées même lorsque le peuple juif était dans le désert et ne pouvait pas apporter l’offrande des deux pains, mais les offrandes mentionnées dans le Lévitique ne furent pas sacrifiées dans le désert, du fait que les deux pains ne pouvaient pas être sacrifiés dans le désert.
וְדִלְמָא פָּרִים וְאֵילִים לָאו אִינְהוּ, הָא כְּבָשִׂים אִינְהוּ נִינְהוּ? מִדְּהָנֵי אִישְׁתַּנּוֹ, הָנֵי נָמֵי דְּאַחֲרִינֵי.
La Guemara objecte : Mais peut-être que les taureaux et les béliers mentionnés dans Nombres ne sont pas ceux mentionnés dans Lévitique, mais les moutons mentionnés dans Nombres sont les mêmes que ceux mentionnés dans Lévitique. La Guemara explique : Du fait que ces taureaux et béliers sont différents, il est évident que ces moutons sont eux aussi des offrandes différentes.
וּפָרִים וְאֵילִים, מִמַּאי דְּאִישְׁתַּנּוֹ? דִּלְמָא הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: אִי בָּעֵי פַּר וּשְׁנֵי אֵילִים לִיקְרַב, אִי בָּעֵי שְׁנֵי פָּרִים וְאַיִל אֶחָד לִיקְרַב! מִדְּאִישְׁתַּנִּי סִדְרָן, שְׁמַע מִינַּהּ אַחֲרִינֵי נִינְהוּ.
La Guemara demande : Mais d’où est-il prouvé que les taureaux et béliers dans Nombres sont différents des offrandes de taureaux et de béliers mentionnées dans Lévitique ? Peut-être s’agit-il en réalité des mêmes offrandes, et c’est ce que le Miséricordieux dit : Si tu veux, offre un taureau et deux béliers, comme l’énonce le verset dans Lévitique ; et si tu veux, offre deux taureaux et un bélier, comme l’énonce le verset dans Nombres. La Guemara répond : Du fait que l’ordre des offrandes est différent dans les deux passages, puisque le verset dans Lévitique mentionne les moutons, puis le taureau, puis les béliers, tandis que le verset dans Nombres mentionne les taureaux, puis le bélier, puis les moutons, on peut en conclure qu’il s’agit d’offrandes différentes.
הַלֶּחֶם מְעַכֵּב אֶת הַכְּבָשִׂים, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא?
§ La michna enseigne : Le fait de ne pas apporter les deux pains empêche le sacrifice de l’offrande de paix accompagnatrice de deux moutons, mais le fait de ne pas sacrifier les deux moutons n’empêche pas l’apport des deux pains ; telle est l’opinion de Rabbi Akiva. La Guemara demande : Quel est le raisonnement de Rabbi Akiva ?
גָּמַר ״יִהְיוּ״ מִ״תִּהְיֶינָה״.
La Guemara répond : Il a dérivé la halakha sur la base d’une analogie verbale entre deux versets. Un verset déclare : « Le prêtre les balancera avec le pain des prémices comme offrande balancée devant le Seigneur, avec les deux agneaux ; ils seront [yihyu] saints pour le Seigneur, pour le prêtre » (Lévitique 23:20). Le terme « ils seront » indique qu’il est essentiel que l’offrande soit apportée précisément comme ordonné, mais il n’est pas clair si cela se réfère aux pains ou aux moutons apportés comme offrandes de paix. Cela est clarifié au moyen d’une analogie verbale du verset : « De vos demeures vous apporterez deux pains à balancer, de deux dixièmes d’un épha ; ils seront [tihyena] de fleur de farine » (Lévitique 23:17).
מָה לְהַלָּן לֶחֶם, אַף כָּאן לֶחֶם.
L’analogie verbale enseigne que, de même que là-bas, l’exigence que cela soit fait comme prescrit se rapporte aux pains plutôt qu’aux brebis, de même ici elle se rapporte aux pains plutôt qu’aux brebis. Par conséquent, l’absence d’apport des pains empêche le sacrifice des brebis, mais l’absence de sacrifice des brebis n’empêche pas l’apport des pains.
וּבֶן נַנָּס, גָּמַר ״יִהְיוּ״ ״יִהְיוּ״, מָה לְהַלָּן כְּבָשִׂים, אַף כָּאן כְּבָשִׂים.
La Guemara demande : Et comment Rabbi Shimon ben Nannas, qui soutient que l’absence du sacrifice des brebis empêche l’apport des pains, mais que l’absence des pains n’empêche pas le sacrifice des brebis, a-t-il déduit sa décision ? Il a déduit cette halakha au moyen d’une analogie verbale entre le verset : « Ils seront [yihyu] » saints pour le Seigneur pour le prêtre, et le verset qui déclare, au sujet des sept brebis offertes en holocauste : « Ils seront [yihyu] » un holocauste pour le Seigneur (Lévitique 23:18). De même que là-bas l’exigence que cela soit fait comme prescrit se rapporte aux brebis, de même ici elle se rapporte aux brebis plutôt qu’aux pains.
וּבֶן נַנָּס נָמֵי נֵילַף מִ״תִּהְיֶינָה״, מָה לְהַלָּן לֶחֶם אַף כָּאן לֶחֶם? דָּנִין ״יִהְיוּ״ מִ״יִּהְיוּ״, וְאֵין דָּנִין ״יִהְיוּ״ מִ״תִּהְיֶינָה״.
La Guemara objecte : Et selon Rabbi Shimon ben Nannas également, nous devrions déduire la halakha sur la base d’une analogie verbale à partir du mot tihyena, comme le fait Rabbi Akiva, et conclure que, de même que là-bas il s’agit des pains, de même ici il s’agit des pains. La Guemara répond : Il est préférable de déduire le sens du terme yihyu à partir d’une analogie verbale utilisant la forme identique yihyu, et il ne faut pas déduire le sens du terme yihyu à partir d’une analogie verbale utilisant le terme tihyena.
מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? הָתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְשָׁב הַכֹּהֵן״ ״וּבָא הַכֹּהֵן״ – זֶהוּ שִׁיבָה, זֶהוּ בִּיאָה.
La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il selon que les mots sont identiques ou non ? L’école de Rabbi Yishmael n’a-t-elle pas enseigné une analogie verbale au sujet de la lèpre des maisons ? Le verset déclare : « Et le prêtre reviendra [veshav]” le septième jour (Torah 14:39), et un autre verset concernant la visite du prêtre sept jours plus tard déclare : « Et le prêtre viendra [uva] et regardera » (Torah 14:44). Ce retour et cette venue ont le même sens, et l’on peut donc déduire par analogie verbale que la halakha qui s’applique si la lèpre s’était étendue à la fin de la première semaine s’applique également si elle s’était de nouveau étendue à la fin de la semaine suivante. Certainement, si la halakha peut être déduite au moyen d’une analogie verbale avec les mots veshav et uva, la différence de forme encore plus légère entre yihyu et tihyena ne devrait pas empêcher l’application d’une analogie verbale.
הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא דְּדָמֵי לֵיהּ, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא דְּדָמֵי לֵיהּ – מִדְּדָמֵי לֵיהּ יָלְפִינַן.
La Guemara répond : Cette question ne s'applique que lorsqu'il n'y a pas de termes qui lui soient identiques. Mais là où il y a des termes qui lui sont identiques, nous dérivons l'analogie verbale à partir de termes identiques à lui plutôt qu'à partir des termes qui ne sont pas précisément identiques. Par conséquent, il est préférable de dériver le sens du terme yihyu du terme identique plutôt que de tihyena.
וְרַבִּי עֲקִיבָא נָמֵי לֵילַף ״יִהְיוּ״ מִ״יִּהְיוּ״? דָּנִין דָּבָר שֶׁמַּתָּנָה לַכֹּהֵן מִדָּבָר שֶׁמַּתָּנָה לַכֹּהֵן, לְאַפּוֹקֵי הָנֵי דְּעוֹלוֹת נִינְהוּ.
La Guemara objecte : Et que Rabbi Akiva dérive lui aussi le sens du terme yihyu de une analogie verbale avec le terme identique yihyu, comme le fait Rabbi Shimon ben Nannas. La Guemara répond : Rabbi Akiva soutient qu’il est préférable de dériver la halakha concernant un élément qui est donné comme un don au prêtre, comme les pains ou les brebis apportés comme offrandes de paix, qui font l’objet de Lévitique 23:20, de la halakha concernant un élément qui est également un don au prêtre, c’est-à-dire les deux pains, qui font l’objet de Lévitique 23:17. Cela à l’exclusion de ces sept brebis mentionnées dans Lévitique 23:18, qui sont des holocaustes et entièrement consumées par l’autel, et non un don au prêtre. Par conséquent, il est préférable de dériver le sens du terme yihyu au verset 20 du terme tihyena au verset 17, plutôt que du terme yihyu au verset 18.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא, בִּקְרָא גּוּפֵיהּ קָא מִיפַּלְגִי: ״קֹדֶשׁ יִהְיוּ לַה׳ לַכֹּהֵן״, רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: אֵי זֶהוּ דָּבָר שֶׁכּוּלּוֹ לַכֹּהֵן? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה לֶחֶם.
La Guemara présente une explication alternative du fondement de leurs opinions divergentes : Et si tu veux, dis plutôt qu’ils sont en désaccord sur l’interprétation du verset lui-même : « Ils seront [yihyu] saints pour le Seigneur pour le prêtre » (Lévitique 23:20). Rabbi Akiva soutient : Quel élément est entièrement donné au prêtre ? Il faut dire que ce sont les pains de Torah. Il conclut donc que le mot yihyu fait référence aux pains, et s’ils ne sont pas sacrifiés, les deux brebis ne peuvent pas être sacrifiées comme offrandes de paix.
וּבֶן נַנָּס: מִי כְּתִיב ״קֹדֶשׁ יִהְיוּ לַכֹּהֵן״?! ״קֹדֶשׁ יִהְיוּ לַה׳ לַכֹּהֵן״ כְּתִיב, אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁמִּקְצָתוֹ לַה׳ וּמִקְצָתוֹ לַכֹּהֵן? הֱוֵי אוֹמֵר: אֵלּוּ כְּבָשִׂים.
La Guemara demande : Et comment Rabbi Shimon ben Nannas répondrait-il à cela ? Il dirait : Est-il en fait écrit : Ils seront [yihyu] saints pour le prêtre, auquel cas il faudrait l’interpréter comme le fait Rabbi Akiva ? Il est écrit dans le verset : « Ils seront [yihyu] saints pour le Seigneur pour le prêtre. » Par conséquent, il faut le comprendre de la manière suivante : Quel élément est partiellement donné au Seigneur et partiellement donné au prêtre ? Vous devez dire que ce sont les moutons, qui sont offerts comme sacrifice de paix, dont une partie est brûlée sur l’autel et une partie est consommée par les prêtres. Par conséquent, le mot yihyu doit être compris comme se rapportant aux moutons, et s’ils ne sont pas sacrifiés, les deux pains ne peuvent pas non plus être sacrifiés.
וְרַבִּי עֲקִיבָא, מִי כְּתִיב ״קֹדֶשׁ יִהְיוּ לַה׳ וְלַכֹּהֵן״? ״לַה׳ לַכֹּהֵן״ כְּתִיב, כִּדְרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא: קְנָאוֹ הַשֵּׁם וּנְתָנוֹ לַכֹּהֵן.
La Guemara demande : Et comment Rabbi Akiva répondrait-il à cela ? Il dirait : Est-il en effet écrit : Ils seront [yihyu] saints pour le Seigneur et pour le prêtre ? Il est écrit dans le verset : « Ils seront [yihyu] saints pour le Seigneur pour le prêtre. » Par conséquent, il faut comprendre que cela est donné au Seigneur, puis donné par Lui entièrement aux prêtres, conformément à la déclaration de Rav Huna, car Rav Huna dit : Le Seigneur l’a acquis d’abord et ensuite l’a donné au prêtre.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּל מוֹדִים
§ En ce qui concerne le différend dans la michna sur la question de savoir si le fait de ne pas sacrifier les deux agneaux comme offrandes de paix empêche l’apport des deux pains, ou inversement, Rabbi Yoḥanan dit : Tous s’accordent

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