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אֵילִים דְּהֵיכָא? אִי דְּהָנְהוּ – דְּאַיִל הוּא, אִי דַּעֲצֶרֶת דְּתוֹרַת כֹּהֲנִים – הֲוָיָה כְּתִיב בְּהוּ.
La Guemara demande : La michna a mentionné des béliers, au pluriel ; à quelle fête offre-t-on plusieurs béliers ? Si la michna fait référence aux offrandes additionnelles sacrifiées ces jours de nouvelle lune et de Shavouot, comme prescrit dans le livre des Nombres, ces offrandes ne comprennent qu’un seul bélier et non deux. Et si elle fait référence aux deux béliers de Shavouot qui accompagnent les deux pains, comme prescrit dans le Lévitique, une expression d’être est écrite à leur sujet dans le verset : « Ils seront un holocauste pour le Seigneur » (Lévitique 23:18). Cette expression indique que les offrandes doivent être sacrifiées exactement comme prescrit pour être valides. Par conséquent, on ne peut pas sacrifier moins de deux béliers.
לְעוֹלָם דַּעֲצֶרֶת דְּתוֹרַת כֹּהֲנִים, וְהָכִי קָאָמַר: לָא אֵילִים דְּתוֹרַת כֹּהֲנִים מְעַכְּבִי לֵיהּ לְאַיִל דְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים, וָלֹא אַיִל דְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים מְעַכֵּב לְהוּ לְאֵילִים דְּתוֹרַת כֹּהֲנִים.
La Guemara répond : En réalité, il s’agit des deux béliers de Chavouot qui sont prescrits dans le Lévitique, et c’est ce que la michna dit : Le fait de ne pas sacrifier les béliers qui accompagnent les deux pains, comme prescrit dans le Lévitique, n’empêche pas le sacrifice du bélier de l’offrande additionnelle prescrite dans le livre des Nombres. De même, le fait de ne pas sacrifier le bélier de l’offrande additionnelle, prescrite dans le livre des Nombres, n’empêche pas le sacrifice des béliers qui accompagnent les deux pains, comme prescrit dans le Lévitique.
אֶלָּא, פָּרִים – דַּאֲפִילּוּ אַהֲדָדֵי לָא מְעַכְּבִי, וְאֵילִים – דְּהָכָא וּדְהָכָא הוּא דְּלָא מְעַכְּבִי, אִינְהוּ מְעַכְּבִי.
La Guemara objecte : Mais si telle est l’explication, alors lorsque la michna mentionne des taureaux et des moutons, cela signifie que même les taureaux ou les moutons de l’offrande additionnelle prescrite dans le livre des Nombres ne s’empêchent pas les uns les autres d’être sacrifiés ; c’est-à-dire que l’impossibilité de sacrifier l’un des taureaux ou des moutons n’empêche pas de sacrifier les autres. Mais lorsque la michna mentionne des béliers, il s’agit des béliers mentionnés ici dans le Lévitique qui n’empêchent pas le sacrifice des béliers mentionnés là-bas, dans les Nombres, et inversement ; mais le fait de ne pas sacrifier l’un de ces béliers dans le Lévitique empêche le sacrifice de l’autre. Par conséquent, bien que la michna mentionne ensemble des taureaux, des béliers et des moutons, la halakha n’est pas la même à l’égard de ces différents animaux.
תַּנָּא מִילֵּי מִילֵּי קָתָנֵי.
La Guemara répond : le tanna de la michna enseigne chaque énoncé individuellement, c’est-à-dire que la halakha s’applique à chacun des animaux énumérés d’une manière différente.
״וּבְיוֹם הַחֹדֶשׁ (תִּקַּח) פַּר בֶּן בָּקָר תָּמִים וְשִׁשָּׁה כְּבָשִׂים וָאַיִל תְּמִימִים יִהְיוּ״, ״פַּר״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר?
§ La Guemara cite une baraita au sujet des offrandes sacrifiées à la Nouvelle Lune : Le verset déclare : « Et au jour de la nouvelle lune, un jeune taureau sans défaut ; et six agneaux, et un bélier ; ils seront sans défaut » (Ézéchiel 46:6). La baraita demande : Pourquoi le verset dit-il « un taureau » alors que le verset dans la Torah exige deux taureaux, comme il est dit : « Et à vos nouvelles lunes vous présenterez un holocauste au Seigneur : deux jeunes taureaux, et un bélier, sept agneaux d’un an sans défaut » (Nombres 28:11) ?
לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר בַּתּוֹרָה ״פָּרִים״, וּמִנַּיִן שֶׁאִם לֹא מָצָא שְׁנַיִם מֵבִיא אֶחָד? תַּלְמוּד לוֹמַר ״פַּר״.
La baraita répond : Puisqu’il est dit dans la Torah au sujet de l’offrande de la Nouvelle Lune : « Deux jeunes taureaux », on pourrait penser qu’il n’est pas acceptable d’en apporter moins de deux en aucune circonstance. D’où est-il déduit que si quelqu’un n’en a pas trouvé deux, il en apporte un ? C’est pourquoi le verset dit : « Un jeune taureau », au singulier, pour enseigner que même si l’on n’a qu’un seul taureau, il doit être sacrifié.
״שִׁשָּׁה כְּבָשִׂים״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה ״שִׁבְעָה״, וּמִנַּיִן שֶׁאִם לֹא מָצָא שִׁבְעָה יָבִיא שִׁשָּׁה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״שִׁשָּׁה״.
La baraita traite de la suite du verset dans Ézéchiel, qui mentionne « six agneaux ». Pourquoi le verset énonce-t-il seulement six agneaux alors que le verset dans la Torah en exige sept ? La baraita répond : Puisqu’il est dit dans la Torah au sujet de l’offrande de la Nouvelle Lune : « Sept » agneaux, on pourrait penser qu’il n’est pas acceptable d’en apporter moins de sept en aucune circonstance. D’où est-il déduit que si l’on n’a pas trouvé sept agneaux, on doit en apporter six ? C’est pourquoi le verset dans Ézéchiel dit : « Six » agneaux, pour enseigner qu’en l’absence des sept agneaux, on doit en sacrifier six.
וּמִנַּיִן שֶׁאִם לֹא מָצָא שִׁשָּׁה, יָבִיא חֲמִשָּׁה, חֲמִשָּׁה יָבִיא אַרְבָּעָה, אַרְבָּעָה יָבִיא שְׁלֹשָׁה, שְׁלֹשָׁה יָבִיא שְׁנַיִם, וַאֲפִילּוּ אֶחָד? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְלַכְּבָשִׂים כַּאֲשֶׁר תַּשִּׂיג יָדוֹ״.
Et d’où est-il déduit que s’il n’a pas trouvé six agneaux, il doit en apporter cinq ; et que, s’il n’a pas trouvé cinq agneaux, il doit en apporter quatre ; et que, s’il n’a pas trouvé quatre agneaux, il doit en apporter trois ; et que, s’il n’a pas trouvé trois agneaux, il doit en apporter deux ; et que, s’il n’a pas pu trouver même deux agneaux, il doit apporter même un agneau ? Par conséquent, le verset suivant dans Ézéchiel déclare : « Et pour les agneaux selon ce que ses moyens permettent » (Ézéchiel 46:7), indiquant qu’il faut apporter autant d’agneaux qu’on est capable d’en apporter.
וּמֵאַחַר דִּכְתִיב הָכִי, ״שִׁשָּׁה כְּבָשִׂים״ לְמָה לִי? דְּכַמָּה דְּאֶפְשָׁר לְהַדּוֹרֵי, מְהַדְּרִינַן.
La Guemara demande : Mais une fois que cela est écrit, pourquoi ai-je besoin du verset précédent pour dire « six agneaux », indiquant que si l’on n’a pas sept agneaux, on doit en apporter six ? La Guemara répond : Cela enseigne que, bien que l’obligation minimale soit remplie même avec un seul agneau, néanmoins, dans la mesure où il est possible de rechercher davantage d’agneaux, nous les recherchons.
וּמִנַּיִן (לְאֵילִים שֶׁבְּתוֹרַת כֹּהֲנִים) שֶׁמְּעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״יִהְיוּ״.
La Guemara présente une autre halakha dérivée de ces versets : Et d’où est-il dérivé que le fait de ne pas abattre certains des deux taureaux et des sept moutons requis pour l’offrande additionnelle à Shavouotempêche l’accomplissement de la mitsva avec les autres ? La Guemara répond que le verset déclare : « Ils seront » (Nombres 28:31) ; l’expression « ils seront » indique que les offrandes doivent être apportées exactement comme prescrit.
״כֹּה אָמַר ה׳ אֱלֹהִים בָּרִאשׁוֹן בְּאֶחָד לַחוֹדֶשׁ תִּקַּח פַּר בֶּן בָּקָר תָּמִים וְחִטֵּאתָ אֶת הַמִּקְדָּשׁ״. ״חַטָּאת״ – עוֹלָה הִיא! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פָּרָשָׁה זוֹ אֵלִיָּהוּ עָתִיד לְדוֹרְשָׁהּ.
§ La Guemara discute la signification d’un autre verset difficile dans Ézéchiel : « Ainsi parle le Seigneur Dieu : Au premier mois, le premier jour du mois, tu prendras un jeune taureau sans défaut ; et tu purifieras [veḥitteita] le Sanctuaire » (Ézéchiel 45:18). La Guemara demande : puisque ce verset parle du premier de Nissan, qui est une néoménie, pourquoi dit-il « tu purifieras [ḥitteita] », ce qui indique le sacrifice d’une offrande expiatoire [ḥatat], alors qu’en réalité chacun des deux taureaux sacrifiés à la néoménie est un holocauste (voir Nombres 28:11) ? Rabbi Yoḥanan dit : Ce passage est en effet difficile, et dans le futur Élie le prophète l’interprétera.
רַב אָשֵׁי אָמַר: מִילּוּאִים הִקְרִיבוּ בִּימֵי עֶזְרָא, כְּדֶרֶךְ שֶׁהִקְרִיבוּ בִּימֵי מֹשֶׁה.
Rav Ashi dit : Il est possible d’expliquer que ce verset ne fait pas référence aux offrandes supplémentaires sacrifiées à la Nouvelle Lune, mais plutôt aux offrandes de l’inauguration qu’ils ont sacrifiées plus tard aux jours d’Ezra, semblables aux offrandes qui furent sacrifiées pendant la période d’inauguration du Tabernacle aux jours de Moïse. Lorsque le service du Temple fut rétabli dans le Second Temple, le peuple juif observa huit jours d’inauguration, initiant les prêtres au service du Temple, du vingt-troisième Adar jusqu’à la Nouvelle Lune de Nissan. Pendant ces huit jours, ils offrirent un taureau en offrande expiatoire en plus des offrandes de l’inauguration, comme cela avait été fait lors de l’inauguration du Tabernacle (voir Lévitique 9:2).
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פָּרָשָׁה זוֹ אֵלִיָּהוּ עָתִיד לְדוֹרְשָׁהּ. אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹסֵי: מִלּוּאִים הִקְרִיבוּ בִּימֵי עֶזְרָא, כְּדֶרֶךְ שֶׁהִקְרִיבוּ בִּימֵי מֹשֶׁה. אָמַר לוֹ: תָּנוּחַ דַּעְתְּךָ שֶׁהִנַּחְתָּ דַּעְתִּי.
La Guemara commente que cette discussion concernant l’interprétation du verset dans Ézéchiel est également enseignée dans une baraita : Rabbi Yehouda dit : Ce passage est en effet difficile, mais à l’avenir Élie, le prophète, l’interprétera. Rabbi Yossi dit à Rabbi Yehouda : Ce verset fait référence aux offrandes de l’inauguration qu’ils ont sacrifiées plus tard aux jours d’Esdras, de manière semblable aux offrandes qui furent sacrifiées pendant la période d’inauguration aux jours de Moïse. Rabbi Yehouda dit à Rabbi Yossi : Que ton esprit soit en paix, de même que tu as apaisé mon esprit par cette interprétation du verset.
״וְכׇל נְבֵלָה וּטְרֵפָה מִן הָעוֹף וּמִן הַבְּהֵמָה לֹא יֹאכְלוּ הַכֹּהֲנִים״ – כֹּהֲנִים הוּא דְּלֹא יֹאכְלוּ, הָא יִשְׂרָאֵל אָכְלִי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פָּרָשָׁה זוֹ אֵלִיָּהוּ עָתִיד לְדוֹרְשָׁהּ.
§ La Guemara discute la signification d’un autre verset difficile dans Ézéchiel : « Les prêtres ne mangeront rien de ce qui est mort de soi-même ou déchiré, qu’il s’agisse d’un oiseau ou d’une bête » (Ézéchiel 44:31). La Guemara demande : Est-ce seulement les prêtres qui ne peuvent pas manger la carcasse d’un animal non abattu rituellement ou d’un animal déchiré ayant maintenant une blessure qui le fera mourir dans les douze mois [tereifa], mais un Juif ordinaire peut les manger ? En réalité, ces éléments sont interdits à la consommation pour tous. Rabbi Yoḥanan dit : Ce passage est effectivement difficile, mais dans le futur Élie, le prophète, l’interprétera.
רָבִינָא אָמַר: כֹּהֲנִים אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאִשְׁתְּרִי מְלִיקָה לְגַבַּיְיהוּ, תִּשְׁתְּרֵי נָמֵי נְבֵילָה וּטְרֵפָה, קָא מַשְׁמַע לַן.
Ravina a dit qu’il était nécessaire que le verset souligne que ces interdictions s’appliquent aux prêtres pour la raison suivante : On pourrait en venir à penser que, puisque le pincement est permis en ce qui concerne les prêtres, par conséquent une carcasse d’animal ou une tereifa devrait également être permise pour eux. Une offrande expiatoire d’oiseau est mise à mort par un prêtre qui pince la nuque de l’oiseau. Ce n’est pas une méthode d’abattage valide et cela rendrait généralement un oiseau ou un animal comme une carcasse non abattue correctement, et pourtant les prêtres sont autorisés à prendre part à l’offrande expiatoire d’oiseau. Par conséquent, on pourrait penser que les interdictions de manger une carcasse d’animal ou une tereifa en général ne s’appliquent pas aux prêtres. Par conséquent, le verset nous enseigne que ces interdictions s’appliquent aussi aux prêtres.
״וְכֵן תַּעֲשֶׂה בְּשִׁבְעָה בַחֹדֶשׁ מֵאִישׁ שֹׁגֶה וּמִפֶּתִי וְכִפַּרְתֶּם אֶת הַבָּיִת״, ״שִׁבְעָה״?
§ La Guemara examine le sens d’un autre verset difficile dans Ézéchiel : « Ainsi ferez-vous le septième du mois pour quiconque s’égare et pour celui qui est simple ; ainsi vous ferez expiation pour la maison » (Ézéchiel 45:20). La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression « le septième du mois » ? Il n’y a pas d’offrandes particulières qui soient sacrifiées le septième jour d’aucun mois.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵלּוּ שִׁבְעָה שְׁבָטִים שֶׁחָטְאוּ, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין רוּבָּהּ שֶׁל קָהָל.
Rabbi Yoḥanan dit : Le verset doit être réinterprété comme se référant au taureau pour un péché communautaire involontaire, qui est offert lorsque la majorité du peuple juif a péché à la suite d’une décision erronée du Sanhédrin. Ces sept évoqués dans le verset sont sept tribus qui ont péché. Dans un tel cas, un taureau pour un péché communautaire involontaire est offert même si le nombre d’individus ayant péché n’est pas la majorité de l’assemblée. Parce que la majorité des individus dans la majorité des tribus a péché, cela est considéré comme un péché de l’assemblée et non comme les péchés de nombreux individus.
״חֹדֶשׁ״ – אִם חִדְּשׁוּ וְאָמְרוּ חֵלֶב מוּתָּר, ״מֵאִישׁ שֹׁגֶה וּמִפֶּתִי״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵין חַיָּיבִין אֶלָּא עַל הֶעְלֵם דָּבָר עִם שִׁגְגַת מַעֲשֶׂה.
De même, le mot « mois [ḥodesh] » doit être interprété comme signifiant qu’un taureau pour un péché communautaire involontaire est apporté si le tribunal a innové [ḥiddeshu] une nouvelle halakha contredisant la Torah, par exemple, si ils ont dit que manger de la graisse interdite est permis. La suite du verset : « Pour quiconque s’égare, et pour celui qui est simple », enseigne que le Sanhédrin est tenu d’offrir le taureau pour le péché communautaire involontaire seulement pour une affaire qui était cachée au Sanhédrin, c’est-à-dire au sujet de laquelle le Sanhédrin a rendu une décision erronée, et accompagnée d’un acte involontaire de la part de la majorité de la communauté, qui s’est appuyée sur cette décision erronée.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: זָכוּר אוֹתוֹ הָאִישׁ לַטּוֹב, וַחֲנִינָא בֶּן חִזְקִיָּה שְׁמוֹ, שֶׁאִלְמָלֵא הוּא נִגְנַז סֵפֶר יְחֶזְקֵאל, שֶׁהָיוּ דְּבָרָיו סוֹתְרִין דִּבְרֵי תוֹרָה. מֶה עָשָׂה? הֶעֱלָה שְׁלֹשׁ מֵאוֹת גַּרְבֵי שֶׁמֶן, וְיָשַׁב בַּעֲלִיָּיה וּדְרָשׁוֹ.
La Guemara conclut la discussion de certains versets difficiles d’Ézéchiel par la déclaration générale suivante : Rav Yehuda dit que Rav dit : Cet homme est rappelé pour le bien, et Ḥanina ben Ḥizkiyya est son nom. Car sans lui, le livre d’Ézéchiel aurait été supprimé et n’aurait pas été inclus dans le canon biblique, parce que divers détails de son contenu semblent contredire des déclarations de la Torah. Que fit Ḥanina ben Ḥizkiyya ? Il monta dans sa chambre haute trois cents cruches [garbei] d’huile pour l’éclairage afin de pouvoir étudier même la nuit, et il s’assit isolé dans la chambre haute et ne quitta pas cet endroit jusqu’à ce qu’il interprète de manière homilétique tous ces versets du livre d’Ézéchiel qui semblaient contredire des versets de la Torah.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִם הָיוּ לָהֶם פָּרִים מְרוּבִּין [וְכוּ׳].
§ La michna enseigne que Rabbi Shimon dit : Si les trésoriers du Temple avaient des fonds suffisants pour les nombreux taureaux qui doivent être sacrifiés ce jour-là, mais qu’ils n’avaient pas non plus des fonds suffisants pour les libations qui les accompagnent, il vaut mieux qu’ils offrent un taureau et ses libations, et qu’ils ne les sacrifient pas tous sans libations.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְאֵיפָה לַפָּר וְאֵיפָה לָאַיִל יַעֲשֶׂה מִנְחָה וְלַכְּבָשִׂים כַּאֲשֶׁר תַּשִּׂיג יָדוֹ וְשֶׁמֶן הִין לָאֵיפָה״. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי מִדַּת פָּרִים וְאֵילִים אַחַת הִיא?
À ce sujet, les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et il préparera une offrande de farine, un épha pour le taureau, et un épha pour le bélier, et pour les agneaux selon ses moyens, et un hin d’huile pour un épha » (Ézéchiel 46:7). Rabbi Shimon dit : La mesure de l’offrande de farine accompagnant les taureaux et les béliers est-elle la même, comme l’indique ce verset, à savoir un épha pour chacun ? En réalité, ce n’est pas la halakha, car l’offrande de farine accompagnant un taureau est de trois dixièmes d’un épha de fleur de farine (voir Nombres 15:9), tandis que l’offrande de farine accompagnant un bélier n’est que de deux dixièmes d’un épha (voir Nombres 15:6).
אֶלָּא, שֶׁאִם הָיוּ לָהֶם פָּרִים מְרוּבִּין וְלֹא הָיוּ נְסָכִים – יָבִיאוּ פַּר אֶחָד וּנְסָכָיו, וְאַל יִקְרְבוּ כּוּלָּן בְּלֹא נְסָכִים. וְאִם הָיוּ לָהֶם
Au contraire, le verset enseigne que si les trésoriers du Temple avaient des fonds suffisants pour les nombreux taureaux qui doivent être sacrifiés ce jour-là mais qu’ils n’avaient pas aussi des fonds suffisants pour les libations correspondantes, ils doivent offrir un taureau avec ses libations, et ils ne doivent pas tous les sacrifier sans libations. Et, de même, si les trésoriers du Temple avaient des fonds suffisants pour

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