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״ה׳ עֲלֵיהֶם יִחְיוּ וּלְכׇל בָּהֶן חַיֵּי רוּחִי וְתַחֲלִימֵנִי וְהַחֲיֵנִי״.
« Le Seigneur est sur eux, ils vivront, et en tout cela está la vie de mon esprit ; fais-moi guérir et fais-moi vivre » (Isaïe 38:16). Cela est interprété comme se référant à ceux qui mettent des phylactères, qui contiennent le nom du Seigneur, sur leur tête ; en conséquence, ils vivront, seront guéris et mériteront une longue vie.
מַתְנִי׳ הַסּוֹלֶת וְהַשֶּׁמֶן אֵין מְעַכְּבִין אֶת הַיַּיִן, וְלֹא הַיַּיִן מְעַכְּבָן. הַמַּתָּנוֹת שֶׁעַל הַמִּזְבֵּחַ הַחִיצוֹן אֵין מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ.
MICHNA : La michna revient à la discussion des halakhot des offrandes de farine, qui constituent le thème central de ce traité. L’absence de la fleur de farine et de l’huile pour l’offrande de farine accompagnant les holocaustes et les sacrifices de paix n’empêche pas la libation de vin, et l’absence de vin pour la libation n’empêche pas l’offrande de la farine et de l’huile. Le fait de ne pas effectuer certaines des aspersions de sang sur l’autel extérieur n’empêche pas l’accomplissement de la mitsva avec les autres aspersions, car même si le prêtre n’a effectué qu’une seule aspersion de sang, l’offrande procure l’expiation a posteriori.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּמִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ – הָבֵא מִנְחָה, וְאַחַר כָּךְ הָבֵא נְסָכִים. רַבִּי אוֹמֵר: ״זֶבַח וּנְסָכִים״ – הָבֵא זֶבַח, וְאַחַר כָּךְ הָבֵא נְסָכִים.
GEMARA :Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset concernant les offrandes additionnelles sacrifiées à Souccot et le Huitième Jour d’Assemblée déclare : « Et leur offrande de farine et leurs libations pour les taureaux, pour les béliers et pour les agneaux » (Nombres 29:18). Cela indique qu’après que l’animal est sacrifié, il faut apporter l’offrande de farine puis apporter les libations. Rabbi Yehouda HaNassi dit que, puisque le verset déclare : « Pour apporter une offrande consumée par le feu au Seigneur, un holocauste et une offrande de farine, une offrande animale et des libations, chacune en son propre jour » (Lévitique 23:37), il faut apporter l’offrande animale puis apporter les libations, et seulement ensuite apporter l’offrande de farine.
וְרַבִּי נָמֵי הָכְתִיב ״וּמִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״? הָהוּא מִיבְּעֵי לְ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ בַּלַּיְלָה, וּ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ אֲפִילּוּ לְמָחָר.
La Guemara demande : Mais, selon Rabbi Yehuda HaNasi également, n’est-il pas écrit : « Et leur offrande de farine et leurs libations, » ce qui indique que l’offrande de farine précède les libations ? La Guemara répond : Ce verset est nécessaire afin d’enseigner qu’une fois que les animaux ont été sacrifiés pendant la journée, leur offrande de farine et leurs libations peuvent être offertes même la nuit, et de même, leur offrande de farine et leurs libations peuvent être offertes même le lendemain.
וְרַבָּנַן נָמֵי, הָכְתִיב ״זֶבַח וּנְסָכִים״? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִזְעֵירִי, דְּאָמַר זְעֵירִי: אֵין נְסָכִים מִתְקַדְּשִׁין אֶלָּא בִּשְׁחִיטַת הַזֶּבַח.
La Guemara demande : Mais, même selon les Sages, n’est-il pas écrit : « Une offrande animale, et des libations, » ce qui indique que les libations suivent immédiatement l’offrande animale et précèdent l’offrande de farine ? La Guemara répond : Ce verset est nécessaire pour enseigner que la halakha est conforme à l’affirmation de Ze’eiri, comme Ze’eiri le dit : Les libations qui accompagnent les offrandes animales ne sont consacrées que par l’abattage de l’offrande animale. Cela signifie qu’une fois l’animal abattu, les libations qui avaient été mises à part pour être apportées avec cette offrande animale ne peuvent pas être réaffectées pour accompagner une autre offrande animale.
וְרַבִּי נָמֵי מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִזְעֵירִי, וְרַבָּנַן נָמֵי מִיבְּעֵי לְהוּ לְ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ בַּלַּיְלָה, וּ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ אֲפִילּוּ לְמָחָר!
La Guemara souligne que les deux opinions restent difficiles : Mais Rabbi Yehouda HaNassi devrait aussi exiger l’expression « une offrande animale, et des libations » pour enseigner que la halakha est conforme à l’affirmation de Ze’eiri. Et les Sages devraient aussi exiger l’expression « et leur offrande de farine et leurs libations » pour indiquer que leur offrande de farine et leurs libations peuvent être offertes même la nuit, et leur offrande de farine et leurs libations peuvent être offertes même le lendemain.
אֶלָּא, הַיְינוּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, דִּכְתִיב ״עֹלָה וּמִנְחָה״, וְרַבִּי נָמֵי הָכְתִיב ״עֹלָה וּמִנְחָה״?
La Guemara propose une explication différente du différend dans la baraita : Au contraire, tel est le raisonnement des Sages, comme il est écrit dans le verset : « Pour apporter une offrande consumée par le feu au Seigneur, un holocauste et une offrande de farine, une offrande animale et des libations, chacune en son propre jour. » Les Sages en déduisent que l’offrande de farine doit être offerte immédiatement après l’holocauste animal. La Guemara demande : Mais selon Rabbi Yehuda HaNasi, n’est-il pas également écrit : “Un holocauste et une offrande de farine” ?
אֶלָּא, בְּבָאִים עִם הַזֶּבַח דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּמִנְחָה וְאַחַר כָּךְ נְסָכִים, דְּהָכְתִיב ״עֹלָה וּמִנְחָה״. כִּי פְּלִיגִי בְּבָאִין בִּפְנֵי עַצְמָן, רַבָּנַן סָבְרִי: מִדְּבָאִין עִם הַזֶּבַח – מִנְחָה וְאַחַר כָּךְ נְסָכִים, בִּפְנֵי עַצְמָן נָמֵי – מִנְחָה וְאַחַר כָּךְ נְסָכִים.
Au contraire, en ce qui concerne les libations qui accompagnent une offrande animale, tous conviennent que la offrande de farine doit être apportée et ensuite les libations doivent être apportées, comme il est écrit : « Un holocauste, et une offrande de farine. » Lorsqu’ils sont en désaccord, c’est au sujet de offrandes de farine et de libations qui sont apportées par elles-mêmes. Les Sages soutiennent que du fait que, lorsque les offrandes de farine et les libations accompagnent des offrandes, les offrandes de farine sont apportées puis les libations sont apportées, on peut en déduire que, lorsqu’elles sont apportées par elles-mêmes aussi, d’abord l’offrande de farine est apportée puis les libations sont apportées.
וְרַבִּי, הָתָם הוּא דְּאַיְּידֵי דְּאַתְחֵיל בַּאֲכִילָה, גָּמַר לַהּ לְכוֹלָּא מִילְּתָא דַּאֲכִילָה, אֲבָל בִּפְנֵי עַצְמָן – נְסָכִים עֲדִיפִי, הוֹאִיל דְּמִיתְאַמְרָא שִׁירָה עֲלַיְיהוּ.
Et Rabbi Yehuda HaNasi soutient que c’est précisément là, dans le cas des offrandes de farine et des libations qui accompagnent une offrande animale, que l’offrande de farine est brûlée sur l’autel avant que la libation de vin ne soit versée sur l’autel. Cela est ainsi parce que puisque l’autel a commencé à manger, c’est-à-dire à consumer, l’offrande animale, il faut d’abord achever toute la question du manger de l’autel, y compris l’offrande de farine. Le versement du vin sur l’autel est davantage assimilé au fait de boire qu’à celui de manger. Mais lorsque l’offrande de farine et les libations sont apportées par elles-mêmes, les libations sont considérées comme préférables, parce que le chant des Lévites est récité sur elles. Par conséquent, le versement des libations précède la combustion de l’offrande de farine sur l’autel.
הַמַּתָּנוֹת שֶׁעַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן אֵין מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ.
§ La michna enseigne : Le fait de ne pas effectuer certaines des aspersions de sang sur l’autel extérieur n’empêche pas l’accomplissement de la mitsva avec les autres aspersions, car même si le prêtre n’a effectué qu’une seule aspersion, l’offrande procure l’expiation a posteriori.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן לְכׇל הַנִּיתָּנִין עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן שֶׁנְּתָנָן בְּמַתָּנָה אַחַת שֶׁכִּיפֵּר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדַם זְבָחֶיךָ יִשָּׁפֵךְ עַל מִזְבַּח ה׳ אֱלֹהֶיךָ״.
À propos de cette déclaration, les Sages ont enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit, au sujet de toutes les offrandes dont le sang doit être placé sur l’autel extérieur, que si quelqu’un a placé leur sang en un seul acte de placement, au lieu des deux ou quatre requis selon l’offrande, que l’offrande a néanmoins effectué l’expiation a posteriori, c’est-à-dire que l’on s’est acquitté de son obligation d’apporter l’offrande ? Comme il est dit : « Et le sang de tes offrandes sera versé contre l’autel du Seigneur ton Dieu » (Deutéronome 12:27).
מַתְנִי׳ הַפָּרִים וְהָאֵילִים וְהַכְּבָשִׂים וְהַשְּׂעִירִים – אֵינָן מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם הָיוּ לָהֶם פָּרִים מְרוּבִּים, וְלֹא הָיוּ לָהֶם נְסָכִים – יָבִיא פַּר אֶחָד וּנְסָכִים, וְלֹא יַקְרִיבוּ כּוּלָּם בְּלֹא נְסָכִים.
MICHNA : Le fait de ne pas sacrifier l’un des taureaux, béliers, moutons ou boucs des offrandes additionnelles apportées lors des Fêtes n’empêche pas le sacrifice des autres. Rabbi Shimon dit : Si les trésoriers du Temple avaient des fonds suffisants pour les nombreux taureaux qui doivent être sacrifiés ce jour-là mais ils n’avaient pas aussi des fonds suffisants pour les libations, il vaut mieux offrir un taureau et ses libations, et ne pas tous les sacrifier sans libations.
גְּמָ׳ הָנֵי פָּרִים וּכְבָשִׂים דְּהֵיכָא? אִילֵּימָא דְּחַג – ״כַּמִּשְׁפָּט״, ״כְּמִשְׁפָּטָם״ כְּתִיב בְּהוּ!
GUEMARA : La Guemara demande : En ce qui concerne ces taureaux, béliers et moutons mentionnés dans la michna, à quelle fête sont-ils offerts ? Si nous disons qu’il s’agit des offrandes de la fête de Soukkot, cela pose une difficulté : Il est écrit au sujet de ces jours que leurs offrandes doivent être apportées : « Selon l’ordonnance » (voir, par exemple, Nombres 29:18), et : « Selon leur ordonnance » (Nombres 29:33). Cela indique qu’aucun écart par rapport à la prescription de la Torah n’est possible.
אֶלָּא דְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ וַעֲצֶרֶת דְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים.
Au contraire, la michna doit faire référence aux deux taureaux, un bélier et sept moutons de la Nouvelle Lune et de Shavouot, comme mentionné dans le livre des Nombres (28:11, 27).

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