הַאי ״אֲשֶׁר תְּכַסֶּה בָּהּ״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? מִיבְּעֵי לְהוּ לְכִדְתַנְיָא: ״עַל אַרְבַּע כַּנְפוֹת כְּסוּתְךָ״ – אַרְבַּע וְלֹא שָׁלֹשׁ.
que font-ils de, c’est-à-dire comment interprètent-ils, ce verset : « avec lequel tu te couvres » (Deutéronome 22:12) ? La Guemara répond que les rabbins en ont besoin pour ce qui est enseigné dans une baraita : L’expression « aux quatre coins de ton vêtement » (Deutéronome 22:12) indique qu’on est tenu d’attacher des franges rituelles à un vêtement qui a quatre coins, mais non à un vêtement qui en a trois.
אַתָּה אוֹמֵר אַרְבַּע וְלֹא שָׁלֹשׁ, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא אַרְבַּע וְלֹא חָמֵשׁ? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אֲשֶׁר תְּכַסֶּה בָּהּ״, הֲרֵי בַּעֲלַת חָמֵשׁ אָמוּר, וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״עַל אַרְבַּע״? אַרְבַּע וְלֹא שָׁלֹשׁ.
La baraita continue : Dirais-tu qu’un vêtement à quatre coins est soumis à l’obligation, mais non un vêtement à trois coins ? Ou bien enseigne-t-elle seulement qu’un vêtement à quatre coins est soumis à l’obligation, mais non un vêtement qui a cinq coins ? Lorsque le verset déclare : « Avec lequel tu te couvres, » un vêtement à cinq coins est ainsi mentionné dans le verset comme étant soumis à l’obligation. Alors, comment dois-je comprendre le sens de : « Sur les quatre coins de ton vêtement » ? Cela enseigne que cette obligation est limitée à un vêtement qui a quatre coins, mais non à un vêtement qui en a trois.
וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת בַּעֲלַת חָמֵשׁ וּלְהוֹצִיא בַּעֲלַת שָׁלֹשׁ? מְרַבֶּה אֲנִי בַּעֲלַת חָמֵשׁ, שֶׁיֵּשׁ בִּכְלַל חָמֵשׁ אַרְבַּע, וּמוֹצִיא אֲנִי בַּעֲלַת שָׁלֹשׁ, שֶׁאֵין בִּכְלַל שָׁלֹשׁ אַרְבַּע.
La Guemara demande : Mais qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure un vêtement à cinq coins et à exclure un vêtement à trois coins, plutôt que d’inclure un vêtement à trois coins et d’exclure un vêtement à cinq coins ? La Guemara répond : J’inclus un vêtement à cinq coins, car cinq inclut quatre, et j’exclus un vêtement à trois coins, car trois n’inclut pas quatre.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, מֵ״אֲשֶׁר״ נָפְקָא. וְרַבָּנַן, ״אֲשֶׁר״ לָא מַשְׁמַע לְהוּ.
La Guemara demande : Et comment Rabbi Shimon déduit-il la halakha selon laquelle un vêtement à cinq coins doit porter des franges rituelles ? La Guemara répond : Il la déduit du mot apparemment superflu : « Avec lequel [asher] tu te couvres » (Deutéronome 22:12). La Guemara demande : Et que déduisent les Sages de ce mot ? La Guemara répond : Ils n’apprennent aucune nouvelle halakhot du mot « lequel [asher]. »
וְרַבָּנַן, הַאי ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? מִיבְּעֵי לְהוּ לְכִדְתַנְיָא: ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ וּזְכַרְתֶּם״, רְאֵה מִצְוָה זוֹ וּזְכוֹר מִצְוָה אַחֶרֶת הַתְּלוּיָה (בּוֹ) [בָּהּ], וְאֵיזוֹ זוֹ? זוֹ קְרִיַּת שְׁמַע, דִּתְנַן: מֵאֵימָתַי קוֹרִין אֶת שְׁמַע בְּשַׁחֲרִית? מִשֶּׁיַּכִּיר בֵּין תְּכֵלֶת לְלָבָן.
La Guemara demande : Et quant aux Sages, que font-ils de cette expression : « Afin que vous le regardiez » (Nombres 15:39), de laquelle Rabbi Shimon déduit qu’un vêtement de nuit est exempt ? La Guemara répond : Ils en ont besoin pour ce qui est enseigné dans une baraita : Le verset : « Afin que vous le regardiez et vous vous souveniez » (Nombres 15:39), enseigne qu’il faut voir cette mitsva des franges rituelles et se souvenir d’une autre mitsva qui en dépend. Et quelle mitsva est-ce ? C’est la mitsva de la récitation du Shema. Comme nous l’avons appris dans une michna (Berakhot 9b) : À partir de quand peut-on réciter le Shema le matin ? À partir du moment où l’on peut distinguer entre les fils bleu azur et les fils blancs de ses franges rituelles.
וְתַנְיָא אִידַּךְ: ״וּרְאִיתֶם אוֹתוֹ וּזְכַרְתֶּם״ – רְאֵה מִצְוָה זוֹ וּזְכוֹר מִצְוָה אַחֶרֶת הַסְּמוּכָה לָהּ, וְאֵיזוֹ זוֹ? זוֹ מִצְוַת כִּלְאַיִם, דִּכְתִיב: ״לֹא תִלְבַּשׁ שַׁעַטְנֵז צֶמֶר וּפִשְׁתִּים יַחְדָּו. גְּדִילִים תַּעֲשֶׂה לָךְ״.
Et il est enseigné dans une autre baraita : L’expression « afin que vous le regardiez et vous vous souveniez » enseigne qu’il faut voir cette mitsva des franges rituelles et se souvenir d’une autre mitsva qui lui est adjacente dans la Torah. Et quelle mitsva est-ce ? C’est la mitsva des mélanges interdits de laine et de lin, comme il est écrit : « Tu ne porteras pas de mélange interdit, laine et lin ensemble. Tu te feras des cordons torsadés » (Deutéronome 22:11–12).
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ וּזְכַרְתֶּם אֶת כׇּל מִצְוֹת ה׳״, כֵּיוָן שֶׁנִּתְחַיֵּיב אָדָם בְּמִצְוָה זוֹ נִתְחַיֵּיב בְּכׇל מִצְוֹת כּוּלָּן, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָאּ הִיא.
Il est enseigné dans une autre baraita : Le verset déclare : « Afin que vous le regardiez et vous souveniez de tous les commandements du Seigneur » (Nombres 15:39). Cela indique que, dès lors qu’une personne est tenue par cette mitzva des franges rituelles, elle est tenue par toutes les mitzvot. La Guemara commente : Et cela est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, qui dit que les franges rituelles sont une mitzva positive liée au temps, et les femmes en sont exemptées. Seuls les hommes sont tenus par toutes les mitzvot, y compris les mitzvot positives liées au temps, tout comme ils sont tenus par la mitzva des franges rituelles.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ וּזְכַרְתֶּם אֶת כׇּל מִצְוֹת ה׳״, שְׁקוּלָה מִצְוָה זוֹ כְּנֶגֶד כׇּל הַמִּצְוֹת כּוּלָּן.
Il est enseigné dans une autrebaraita : Le verset déclare : « Afin que vous le regardiez et vous souveniez de tous les commandements du Seigneur »; cela enseigne que cette mitsva des franges rituelles équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
וְתַנְיָא אִידַּךְ: ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ וּזְכַרְתֶּם... וַעֲשִׂיתֶם״ – רְאִיָּה מְבִיאָה לִידֵי זְכִירָה, זְכִירָה מְבִיאָה לִידֵי עֲשִׂיָּה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר יוֹחַאי אוֹמֵר: כׇּל הַזָּרִיז בְּמִצְוָה זוֹ זוֹכֶה וּמְקַבֵּל פְּנֵי שְׁכִינָה. כְּתִיב הָכָא: ״וּרְאִיתֶם אֹתוֹ״, וּכְתִיב הָתָם: ״אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ תִּירָא וְאֹתוֹ תַעֲבֹד״.
Et il est enseigné dans une autre baraita : Le verset déclare : « Afin que vous le regardiez et vous souveniez de tous les commandements du Seigneur et les accomplissiez. » Cela enseigne que regarder les franges rituelles conduit à se souvenir des mitsvot, et que se souvenir d’elles conduit à les accomplir. Et Rabbi Shimon bar Yoḥai dit : Quiconque est diligent dans cette mitsva des franges rituelles mérite de recevoir la Présence divine. Il est écrit ici : « Afin que vous le regardiez [oto] » (Nombres 15:39), et il est écrit là-bas : « Tu craindras le Seigneur ton Dieu ; et c’est Lui [oto] que tu serviras » (Deutéronome 6:13). De même que oto dans ce verset fait référence à la Présence divine, de même dans ce verset-ci il fait référence à la Présence divine.
תָּנוּ רַבָּנַן: חֲבִיבִין יִשְׂרָאֵל שֶׁסִּיבְּבָן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּמִצְוֹת, תְּפִילִּין בְּרָאשֵׁיהֶן וּתְפִילִּין בִּזְרוֹעוֹתֵיהֶן וְצִיצִית בְּבִגְדֵיהֶן וּמְזוּזָה לְפִתְחֵיהֶן, וַעֲלֵיהֶן אָמַר דָּוִד: ״שֶׁבַע בַּיּוֹם הִלַּלְתִּיךָ עַל מִשְׁפְּטֵי צִדְקֶךָ״.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le peuple juif est aimé, car le Saint, béni soit-Il, les a entourés de mitzvot : Ils ont des phylactères sur la tête, et des phylactères sur le bras, et des franges rituelles sur leurs vêtements, et une mezouza à leurs portes. À leur sujet, David a dit : « Sept fois par jour je Te loue, à cause de Tes justes ordonnances » (Psaumes 119:164). Cela fait allusion aux deux phylactères, aux quatre franges rituelles et à la mezouza, qui font en tout sept.
וּבְשָׁעָה שֶׁנִּכְנַס דָּוִד לְבֵית הַמֶּרְחָץ וְרָאָה עַצְמוֹ עוֹמֵד עָרוֹם, אָמַר: אוֹי לִי שֶׁאֶעֱמוֹד עָרוֹם בְּלֹא מִצְוָה! וְכֵיוָן שֶׁנִּזְכַּר בַּמִּילָה שֶׁבִּבְשָׂרוֹ, נִתְיַישְּׁבָה דַּעְתּוֹ. לְאַחַר שֶׁיָּצָא, אָמַר עָלֶיהָ שִׁירָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לַמְנַצֵּחַ עַל הַשְּׁמִינִית מִזְמוֹר לְדָוִד״, עַל מִילָה שֶׁנִּיתְּנָה בַּשְּׁמִינִי.
Et lorsque David entra dans la maison de bains et se vit debout, nu, il dit : Malheur à moi, car je me tiens nu sans aucune mitzva. Mais dès qu’il se souvint de la mitzva de la circoncision qui était dans sa chair, son esprit fut apaisé, car il comprit qu’il était encore accompagné par cette mitzva. Après être sorti de la maison de bains, il récita un chant au sujet de la mitzva de la circoncision, comme il est dit dans le verset : « Au chef des chantres, sur la Sheminith : Psaume de David » (Psaumes 12:1). Cela est interprété comme un psaume au sujet de la circoncision, qui fut donnée pour être accomplie le huitième [bashemini] jour de la vie du bébé.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ תְּפִילִּין בְּרֹאשׁוֹ וּתְפִילִּין בִּזְרוֹעוֹ וְצִיצִית בְּבִגְדוֹ וּמְזוּזָה בְּפִתְחוֹ, הַכֹּל בְּחִיזּוּק שֶׁלֹּא יֶחֱטָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַחוּט הַמְשֻׁלָּשׁ לֹא בִמְהֵרָה יִנָּתֵק״, וְאוֹמֵר: ״חֹנֶה מַלְאַךְ ה׳ סָבִיב לִירֵאָיו וַיְחַלְּצֵם״.
Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Quiconque a des phylactères sur la tête, des phylactères sur le bras, des franges rituelles sur son vêtement et une mezouza à sa porte est fortifié de tous les côtés afin de ne pas pécher, comme il est dit dans le verset : « Et une corde à trois brins ne se rompt pas vite » (Ecclésiaste 4:12). Cela est interprété comme une allusion aux trois mitsvot des phylactères, des franges rituelles et de la mezouza. Et le verset dit : « L’ange du Seigneur campe autour de ceux qui Le craignent, et il les délivre » (Psaumes 34:8). Cela est interprété comme signifiant que l’ange du Seigneur entoure ceux qui accomplissent les mitsvot et les sauve du péché.
תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מָה נִשְׁתַּנָּה תְּכֵלֶת מִכׇּל מִינֵי צִבְעוֹנִין? מִפְּנֵי שֶׁהַתְּכֵלֶת דּוֹמֶה לַיָּם, וְיָם דּוֹמֶה לָרָקִיעַ, וְרָקִיעַ לְכִסֵּא הַכָּבוֹד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְתַחַת רַגְלָיו כְּמַעֲשֵׂה לִבְנַת הַסַּפִּיר וּכְעֶצֶם הַשָּׁמַיִם לָטֹהַר״, וּכְתִיב: ״כְּמַרְאֵה אֶבֶן סַפִּיר דְּמוּת כִּסֵּא״.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Meir avait l’habitude de dire : Qu’est-ce qui distingue le tekhelet de toutes les autres sortes de couleurs pour qu’il ait été choisi pour la mitsva des franges rituelles ? C’est parce que le tekhelet ressemble par sa couleur à la mer, et la mer ressemble au ciel, et le ciel ressemble au Trône de Gloire, comme il est dit : « Ils virent le Dieu d’Israël ; et sous Ses pieds, il y avait comme un ouvrage pavé de pierre de saphir, et comme le ciel lui-même dans sa pureté » (Exode 24:10), indiquant que le ciel est comme un pavement de saphir. Et il est écrit : « La ressemblance d’un trône, comme l’apparence d’une pierre de saphir » (Ézéchiel 1:26).
תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: גָּדוֹל עוֹנְשׁוֹ שֶׁל לָבָן יוֹתֵר מֵעוֹנְשׁוֹ שֶׁל תְּכֵלֶת, מָשָׁל לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁאָמַר לִשְׁנֵי עֲבָדָיו, לְאֶחָד אָמַר: ״הָבֵא לִי חוֹתָם שֶׁל טִיט״, וּלְאֶחָד אָמַר: ״הָבֵא לִי חוֹתָם שֶׁל זָהָב״, וּפָשְׁעוּ שְׁנֵיהֶם וְלֹא הֵבִיאוּ, אֵיזֶה מֵהֶן עוֹנְשׁוֹ מְרוּבֶּה? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה שֶׁאָמַר לוֹ ״הָבֵא לִי חוֹתָם שֶׁל טִיט״ וְלֹא הֵבִיא.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Meir avait l’habitude de dire : La punition pour ne pas attacher de fils blancs est plus grande que la punition pour ne pas attacher de fils bleu azur, malgré le fait que les fils bleu azur soient plus importants. Rabbi Meir illustre cela par une parabole : À quoi cette chose est-elle comparable ? Elle est comparable à un roi de chair et de sang qui dit à ses deux serviteurs qu’ils doivent lui apporter un sceau. Le roi dit à l’un d’eux : Apporte-moi un sceau d’argile, et il dit à l’autre : Apporte-moi un sceau d’or. Et tous deux furent négligents et n’apportèrent pas les sceaux. Lequel d’entre eux recevra une plus grande punition ? Tu dois dire que c’est celui-ci à qui il a dit : Apporte-moi un sceau d’argile, et, malgré sa disponibilité et son faible coût, il ne l’a pas apporté.
תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: חַיָּיב אָדָם לְבָרֵךְ מֵאָה בְּרָכוֹת בְּכׇל יוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַתָּה יִשְׂרָאֵל מָה ה׳ אֱלֹהֶיךָ שֹׁאֵל מֵעִמָּךְ״.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Meir disait : Une personne est tenue de réciter cent bénédictions chaque jour, comme il est dit dans le verset : « Et maintenant, Israël, que [ma] l’Éternel ton Dieu exige-t-Il de toi » (Deutéronome 10:12). Rabbi Meir interprète le verset comme s’il disait cent [me’a], plutôt que ma.
רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא, בְּשַׁבְּתָא וּבְיוֹמֵי טָבֵי, טָרַח וּמְמַלֵּי לְהוּ בְּאִיסְפַּרְמָקֵי וּמַגְדֵי.
La Guemara rapporte que le Chabbat et les Fêtes, lorsque les prières comportent moins de bénédictions, Rav Ḥiyya, fils de Rav Avya, s’efforçait de compléter ce quota de bénédictions avec des bénédictions sur des aromates [be’isparmakei] et des fruits sucrés, dont il prenait afin de réciter des bénédictions supplémentaires.
תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: חַיָּיב אָדָם לְבָרֵךְ שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת בְּכׇל יוֹם, אֵלוּ הֵן: ״שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי גּוֹי״, ״שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי אִשָּׁה״, ״שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי בּוּר״.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Meir avait l’habitude de dire : L’homme est tenu de réciter trois bénédictions chaque jour en louant Dieu pour Ses bontés, et ces bénédictions sont : Qui ne m’a pas fait non-Juif ; Qui ne m’a pas fait femme ; et Qui ne m’a pas fait ignorant.
רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב שַׁמְעֵיהּ לִבְרֵיהּ דַּהֲוָה קָא מְבָרֵךְ ״שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי בּוּר״, אֲמַר לֵיהּ: כּוּלֵּי הַאי נָמֵי? אֲמַר לֵיהּ: וְאֶלָּא מַאי מְבָרֵךְ? ״שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי עֶבֶד״? הַיְינוּ אִשָּׁה! עֶבֶד
Rav Aḥa bar Ya’akov entendit son fils réciter la bénédiction : Celui qui ne m’a pas fait ignorant. Rav Aḥa bar Ya’akov lui dit : Est-il vraiment approprié d’aller aussi loin dans la récitation des bénédictions ? Le fils de Rav Aḥa bar Ya’akov lui dit : Alors, quelle bénédiction faut-il réciter ? Si tu dis qu’il faut réciter : Celui qui ne m’a pas fait esclave, c’est la même chose qu’une femme ; pourquoi réciter deux bénédictions sur la même chose ? Rav Aḥa bar Ya’akov répondit : Néanmoins, un esclave