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וּמַאי תְּחִילַּת שְׁלִישׁ הָעֶלְיוֹן דְּקָא אָמַר? לְהַרְחִיקָהּ (שֶׁלֹּא לְהַרְחִיקָהּ מִן הַקּוֹרָה שֶׁל מַעְלָה יוֹתֵר מִשְּׁלִישׁ).
et quelle est la signification de l’expression : Le début du tiers supérieur de l’entrée, que Shmuel dit ? Cela fait référence à l’éloignement maximal de la mezouza du montant de la porte, c’est-à-dire qu’on ne doit pas l’éloigner de la poutre supérieure de plus d’un tiers de la hauteur de l’entrée.
אָמַר רָבָא: מִצְוָה לְהַנִּיחָהּ בְּטֶפַח הַסָּמוּךְ לִרְשׁוּת הָרַבִּים. מַאי טַעְמָא? רַבָּנַן אָמְרִי: כְּדֵי שֶׁיִּפְגַּע בַּמְּזוּזָה מִיָּד. רַב חֲנִינָא מִסּוּרָא אוֹמֵר: כִּי הֵיכִי דְּתִינְטְרֵיהּ.
§ Rava dit : C’est une mitzva de placer la mezouza dans l’empan adjacent au domaine public. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? Les Sages disent que c’est afin que l’on rencontre la mezouza immédiatement en entrant dans la maison. Rav Ḥanina de Soura dit : C’est afin que la mezouza protège toute la maison, en la plaçant aussi à l’extérieur que possible.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: בּוֹא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִדַּת בָּשָׂר וְדָם, מִדַּת בָּשָׂר וָדָם – מֶלֶךְ יוֹשֵׁב מִבִּפְנִים וְעַם מְשַׁמְּרִין אוֹתוֹ מִבַּחוּץ, מִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֵינוֹ כֵּן, עֲבָדָיו יוֹשְׁבִין מִבִּפְנִים וְהוּא מְשַׁמְּרָן מִבַּחוּץ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ שׁוֹמְרֶךָ ה׳ צִלְּךָ עַל יַד יְמִינֶךָ״.
La Guemara ajoute : Rabbi Ḥanina dit : Viens voir que l’attribut de la chair et du sang n’est pas comme l’attribut du Saint, béni soit-Il. L’attribut de la chair et du sang est qu’un roi siège à l’intérieur de son palais, et le peuple le protège de l’extérieur, tandis qu’en ce qui concerne l’attribut du Saint, béni soit-Il, il n’en est pas ainsi. Au contraire, Ses serviteurs, le peuple juif, siègent à l’intérieur de leurs maisons, et Il les protège de l’extérieur. Comme il est dit : “Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton ombre à ta main droite” (Psaumes 121:5).
דָּרֵשׁ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: הֶעֱמִיק לָהּ טֶפַח – פְּסוּלָה. לֵימָא מְסַיְּיעָא לֵיהּ: הַנִּיחָה בְּפַצִּין, אוֹ שֶׁטָּלָה עָלֶיהָ מַלְבֵּן, אִם יֵשׁ שָׁם טֶפַח – צָרִיךְ מְזוּזָה אַחֶרֶת, אִם לָאו – אֵינוֹ צָרִיךְ מְזוּזָה אַחֶרֶת.
Rav Yosef, fils de Rava, a enseigné au nom de Rava : Si quelqu’un a creusé à une profondeur d’une paume dans le montant de la porte et y a placé une mezouza, elle est invalide. La Guemara suggère : Disons que la baraita suivante appuie sa décision : Dans un cas où quelqu’un a fixé une mezouza profondément dans le montant en bois d’une entrée, ou, après l’avoir placée dans l’entrée, a ajouté [tala] à celle-ci un cadre intérieur [malben] qui couvre le montant, s’il y a là une profondeur d’une paume, une autre mezouza est requise, mais sinon, une autre mezouza n’est pas requise.
כִּי תַּנְיָא הָהִיא, בְּפֶתַח שֶׁאֲחוֹרֵי הַדֶּלֶת.
La Guemara repousse la preuve : Lorsque cettebaraitaest enseignée, elle fait référence à une entrée qui se trouve derrière la porte, c’est-à-dire qu’il y a une autre entrée de l’autre côté du cadre, qui sert aux deux entrées. La baraita enseigne que, si le cadre a une épaisseur d’une paume, alors chaque côté est considéré comme une entrée distincte, et chacun nécessite sa propre mezouza.
הָא בְּהֶדְיָא קָתָנֵי לַהּ: פֶּתַח שֶׁאֲחוֹרֵי הַדֶּלֶת, אִם יֵשׁ שָׁם טֶפַח – צָרִיךְ מְזוּזָה אַחֶרֶת, וְאִם לָאו – אֵינוֹ צָרִיךְ מְזוּזָה אַחֶרֶת! כֵּיצַד קָתָנֵי.
La Guemara soulève une difficulté : Mais cette même baraita enseigne explicitement cette règle dans le cas d’une autre entrée : En ce qui concerne une entrée qui se trouve derrière la porte, s’il y a là une profondeur d’une paume, une autre mezouza est requise, mais sinon, une autre mezouza n’est pas requise. La Guemara explique : Cette clause de la baraita enseigne quel cas est le sujet de la clause précédente, c’est-à-dire que la baraita n’énonce pas deux halakhot mais une seule, qu’elle explique au fur et à mesure : Dans quel cas enseigne-t-on que, s’il y a là une profondeur d’une paume, une autre mezouza est requise ? Cela est enseigné dans le cas d’une entrée qui se trouve derrière la porte.
תָּנָא: הֶעֱמִיד לָהּ מַלְבֵּן שֶׁל קָנִים, חוֹתֵךְ שְׁפוֹפֶרֶת וּמַנִּיחָהּ. אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁהֶעֱמִיד וּלְבַסּוֹף חָתַךְ וְהִנִּיחָהּ, אֲבָל חָתַךְ וְהִנִּיחַ וּלְבַסּוֹף הֶעֱמִיד – פְּסוּלָה, ״תַּעֲשֶׂה״ וְלֹא מִן הֶעָשׂוּי.
§ Il est enseigné dans une baraita au sujet de la fixation d’une mezuza : Si quelqu’un place une mezuza dans une entrée qui était une armature de roseaux, à laquelle on ne peut pas fixer la mezuza avec des clous, il creuse une sorte de tube dans le roseau du côté droit et place la mezuza dans ce tube. Rav Aḥa, fils de Rava, dit : Ils ont enseigné qu’on peut fixer la mezuza de cette manière seulement dans un cas où l’on a d’abord placé l’armature à son emplacement, puis finalement creusé un tube et ensuite placé la mezuza à l’intérieur. Mais si, avant de placer l’armature, quelqu’un a creusé un tube et y a placé la mezuza, puis finalement placé l’armature, la mezuza est invalide. Cela est conforme au principe énoncé au sujet des objets utilisés pour les mitsvot : Prépare-le, et non à partir de ce qui a déjà été préparé. Dans ce cas, il a fixé la mezuza avant que l’obligation ne prenne effet à l’égard de l’armature.
וְאָמַר רָבָא: הָנֵי פִּיתְחֵי שִׁימָאֵי פְּטוּרִין מִן הַמְּזוּזָה. מַאי פִּיתְחֵי שִׁימָאֵי? פְּלִיגִי בַּהּ רַב רִיחוּמִי וְאַבָּא יוֹסֵי, חַד אָמַר: דְּלֵית לְהוּ תִּקְרָה, וְחַד אָמַר: דְּלֵית לְהוּ שְׁקוֹפֵי.
Et Rava dit : En ce qui concerne ces entrées brisées [pitḥei shima’ei], auxquelles manque la forme appropriée d’embrasures, on est exempté de l’obligation de fixer une mezuza. La Guemara demande : Que sont des entrées brisées ? Rav Riḥumi et Abba Yosei sont en désaccord à ce sujet. L’un dit qu’elles n’ont pas un plafond approprié, et l’autre dit qu’elles n’ont pas de linteaux [shakofei] au-dessus des ouvertures.
אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא, אָמַר רַב חִסְדָּא: אַכְסַדְרָה פְּטוּרָה מִן הַמְּזוּזָה, לְפִי שֶׁאֵין לָהּ פַּצִּימִין. הָא יֵשׁ לָהּ פַּצִּימִין חַיָּיב? לְחִיזּוּק תִּקְרָה הוּא דַּעֲבִידִי!
Rabba bar Sheila dit que Rav Ḥisda dit : En ce qui concerne un portique, c’est-à-dire une structure à l’entrée d’une maison entièrement ouverte sur sa face avant, on est exempté de l’obligation de fixer une mezouza, parce qu’il n’a pas de montants de porte [patzimin] sur ses côtés. La Guemara remet en question cette raison : Cela indique que, si elle a des montants de porte, il y aurait obligation de fixer une mezouza. Mais cela n’est pas logique, car ces montants ne sont pas là pour servir d’entrée ; au contraire, ils sont faits pour renforcer le plafond. Dans ce cas, pourquoi y aurait-il obligation ?
הָכִי קָאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהּ פַּצִּימִין – פְּטוּרָה, שֶׁאֵין עֲשׂוּיִין אֶלָּא לְחִיזּוּק לַתִּקְרָה. אָמַר אַבָּיֵי: חֲזֵינָא לְהוּ לְאִיסְפְּלִידִי דְּבֵי מָר, דְּאִית לְהוּ פַּצִּימֵי וְלֵית לְהוּ מְזוּזָתָא. קָסָבַר: לְחִיזּוּק תִּקְרָה הוּא דַּעֲבִידִי.
La Guemara répond : Voici ce que Rav Ḥisda veut dire : Même s’il y a des montants de porte, on est dispensé de l’obligation d’y placer une mezouza, car ils sont faits uniquement pour soutenir le plafond, et non comme entrée. De même, Abaye a dit : J’ai vu les portiques [le’ispelidei] de la maison du Maître, Rabba, qui avaient des montants de porte mais n’avaient pas de mezuzot. Rabba est donc d’avis que ses montants de porte sont faits pour soutenir le plafond.
מֵיתִיבִי: בֵּית שַׁעַר, אַכְסַדְרָה וּמִרְפֶּסֶת – חַיָּיבִין בִּמְזוּזָה! בְּאַכְסַדְרָה דְּבֵי רַב. אַכְסַדְרָה דְּבֵי רַב כְּאִינְדְּרוֹנָא מְעַלַּיְיתָא הוּא! בְּאַכְסַדְרָה רוֹמְיָתָא.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : En ce qui concerne une loge de garde, un portique et un balcon, on a l’obligation de fixer une mezouza. La Guemara répond : La halakha de la baraita est énoncée au sujet d’un type particulier de portique, le portique d’une maison d’étude, qui est fermé de tous côtés, mais dont les murs n’atteignent pas le plafond. La Guemara soulève une difficulté : Un portique d’une maison d’étude est comme une pièce à part entière [inderona], et il ne devrait donc pas être qualifié de portique en ce qui concerne les halakhot de mezouza. La Guemara répond : La halakha de la baraita est énoncée au sujet d’un portique romain, qui est plus ouvert que le portique d’une maison d’étude, car il est construit avec de nombreuses fenêtres au lieu de véritables murs. La baraita enseigne que l’on a l’obligation de fixer une mezouza sur ce type de portique.
אָמַר רַחֲבָה, אָמַר רַב יְהוּדָה: בֵּי הַרְזִיקֵי חַיָּיב בִּשְׁתֵּי מְזוּזוֹת. מַאי בֵּי הַרְזִיקֵי? אָמַר רַב פָּפָּא סָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: בֵּית שַׁעַר הַפָּתוּחַ לְחָצֵר, וּבָתִּים פְּתוּחִין לְבֵית שַׁעַר.
§ Raḥava dit que Rav Yehuda dit : En ce qui concerne un bei harziki, on est tenu de fixer deux mezouzot. La Guemara demande : Qu’est-ce qu’un bei harziki ? Rav Pappa l’Ancien dit au nom de Rav : C’est une loge de portail qui s’ouvre sur une cour, et des maisons s’ouvrent aussi directement sur la loge de portail. Elle nécessite deux mezouzot, une pour l’entrée de la cour vers la loge de portail, et une pour l’entrée de la loge de portail vers les maisons.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית שַׁעַר הַפָּתוּחַ לְגִינָּה וּלְקִיטוֹנִית – רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: נִידּוֹן כְּקִיטוֹנִית, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: נִידּוֹן כְּבֵית שַׁעַר. רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מִגִּינָּה לְבַיִת – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּחַיָּיב, מַאי טַעְמָא? בִּיאָה דְּבַיִת הִיא.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne une loge d’entrée qui a deux accès, puisqu’elle s’ouvre à la fois sur un jardin, qui est exempt de mezouza, et sur une petite pièce [ulekitonit], Rabbi Yossei dit : Son statut halakhique est comme celui d’une petite pièce, et elle requiert une mezouza, et les Sages disent : Son statut halakhique est comme celui d’une loge d’entrée, et elle ne requiert pas de mezouza. Il existe une divergence d’opinion parmi les amora’im au sujet de ce différend. Rav et Shmuel disent tous deux : En ce qui concerne l’entrée par laquelle on entre du jardin dans la maison, c’est-à-dire l’entrée de la loge d’entrée vers la petite pièce, tout le monde est d’accord sur le fait que l’on est tenu de fixer une mezouza. Quelle en est la raison ? C’est le chemin d’entrée dans la maison, et la maison requiert une mezouza.
כִּי פְּלִיגִי מִבַּיִת לְגִינָּה, מָר סָבַר: קִיטוֹנִית עִיקָּר, וּמָר סָבַר: גִּינָּה עִיקָּר.
Rav et Shmuel poursuivent : Lorsqu’ils sont en désaccord, cela concerne l’entrée par laquelle on entre de la maison vers le jardin, c’est-à-dire l’entrée du corps de garde vers le jardin. Un Sage, Rabbi Yossei, soutient que la petite pièce dans laquelle s’ouvre le corps de garde est la zone principale, et par conséquent le corps de garde, qui sert à entrer dans la petite pièce, est considéré comme un corps de garde ordinaire d’une maison, et toutes ses entrées nécessitent une mezouza. Et un Sage, les Sages, soutiennent que le jardin est la zone principale, et par conséquent cette entrée ne nécessite pas de mezouza.
רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מִבַּיִת לְגִינָּה, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּפָטוּר. מַאי טַעְמָא? פִּיתְחָא דְּגִינָּה הוּא. כִּי פְּלִיגִי – מִגִּינָּה לְבַיִת, מָר סָבַר: בִּיאָה דְּבַיִת הוּא, וּמָר סָבַר: כּוּלַּהּ
À l’inverse, Rabba et Rav Yosef disent tous deux : En ce qui concerne l’entrée par laquelle on entre de la maison vers le jardin, c’est-à-dire l’entrée entre la loge du gardien et le jardin, tout le monde est d’accord pour dire que l’on est exempté de fixer une mezouza. Quelle en est la raison ? C’est l’entrée du jardin, et le jardin ne nécessite pas de mezouza. Lorsqu’ils sont en désaccord, c’est au sujet de l’entrée du jardin vers la maison, c’est-à-dire l’entrée entre la loge du gardien et la petite pièce. Un Sage, Rabbi Yossei, soutient que c’est le chemin d’entrée dans la maison, et la maison nécessite une mezouza, et un Sage, les Sages, soutient que l’ensemble entier

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