בְּטֶפַח הַסָּמוּךְ לִרְשׁוּת הָרַבִּים, כַּמָּה דִּמְרַחַק מְעַלֵּי, קָא מַשְׁמַע לַן.
dans l’empan adjacent au domaine public, peut-être que plus la mezouza est éloignée de l’intérieur de la maison, mieux c’est, et l’on peut même la fixer entièrement en dehors de l’espace aérien de l’entrée. Pour écarter cela, Shmuel nous enseigne que la mezouza doit se trouver dans l’espace aérien même de l’entrée.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּתָבָהּ עַל שְׁנֵי דַּפִּין – פְּסוּלָה. מֵיתִיבִי: כְּתָבָהּ עַל שְׁנֵי דַּפִּין וְהִנִּיחָה בִּשְׁנֵי סִיפִּין – פְּסוּלָה, הָא בְּסַף אֶחָד – כְּשֵׁרָה! רְאוּיָה לִשְׁנֵי סִיפִּין קָאָמַר.
Et Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Si quelqu’un a écrit une mezouza sur deux feuilles, elle est invalide. La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita qui enseigne : Si quelqu’un a écrit une mezouza sur deux feuilles et l’a placée sur les deux montants de porte de l’entrée, elle est invalide. La Guemara formule l’objection : Par déduction, si la mezouza a été fixée sur un seul montant de porte, elle est valide, malgré le fait qu’elle soit écrite sur deux feuilles. La Guemara répond : La baraita ne fait pas référence à un cas où quelqu’un a fixé la mezouza sur deux montants de porte. Au contraire, la baraita dit que, si elle a été écrite sur deux feuilles de telle manière qu’elle est apte à être fixée sur deux montants de porte, c’est-à-dire qu’il y a un espace entre l’écriture du premier et du second passages, de sorte qu’on puisse séparer les deux feuilles pour des montants différents, elle est invalide. Cela est conforme à la déclaration de Rav Yehuda, citant Shmuel.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: בִּמְזוּזָה, הַלֵּךְ אַחַר הֶיכֵּר צִיר. מַאי הֶיכֵּר צִיר? אָמַר רַב אַדָּא: אֲבַקְתָּא. הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן פִּיתְחָא דְּבֵין תְּרֵי בָּתֵּי, בֵּין בֵּי גַבְרֵי לְבֵי נְשֵׁי.
Et Rav Yehuda dit que Shmuel dit : La halakha est qu’une mezouza doit être fixée au montant de la porte du côté droit, et le côté droit est déterminé par la direction depuis laquelle on entre dans la pièce. En ce qui concerne une mezouza, pour décider quel côté est le côté droit, il faut suivre l’indication de la charnière. La Guemara demande : Quelle est l’indication de la charnière ? Rav Adda a dit : Le logement dans lequel la charnière est insérée. La pièce avec ce logement est considérée comme la pièce intérieure, et la mezouza est fixée du côté qui est à droite de celui qui entre dans cette pièce. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances, c’est-à-dire dans quel type de cas cette règle consistant à suivre l’indication de la charnière était-elle nécessaire ? La Guemara répond : Cette indication est nécessaire dans un cas où il y a une entrée entre deux maisons, par exemple, entre une pièce pour les hommes et une pièce pour les femmes, car dans une telle situation la direction de l’entrée n’est pas claire.
רֵישׁ גָּלוּתָא בְּנָא בֵּיתָא, אֲמַר לֵיהּ לְרַב נַחְמָן: ״קְבַע לִי מְזוּזְתָּא״, אָמַר רַב נַחְמָן: ״תְּלִי דַּשֵּׁי בְּרֵישָׁא״.
La Guemara raconte : L'Exilarque a construit une nouvelle maison. Il dit à Rav Naḥman : Fixe des mezouzot pour moi dans la maison. Rav Naḥman dit : D'abord, installe les portes, afin que je puisse fixer les mezouzot aux endroits appropriés, selon l'emplacement des charnières.
אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב: עֲשָׂאָהּ כְּמִין נֶגֶר – פְּסוּלָה. אִינִי? וְהָא כִּי אֲתָא רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר: כּוּלְּהוּ מְזוּזָתָא דְּבֵי רַבִּי כְּמִין נֶגֶר הֲווֹ עֲבִידָן, וְהַהִיא פִּיתְחָא דְּעָיֵיל בֵּיהּ רַבִּי לְבֵי מִדְרְשָׁא לָא הֲוָה לַהּ מְזוּזָה! לָא קַשְׁיָא: הָא דַּעֲבִידָא כְּסִיכְּתָא, הָא דַּעֲבִידָא כְּאִיסְתָּוִירָא.
Rav Yehuda dit que Rav dit : Si quelqu’un a fixé une mezuza comme un verrou, c’est-à-dire qu’il l’a enfoncée dans un trou du montant d’une porte, ou l’a fixée au montant horizontalement, elle est invalide. La Guemara soulève une difficulté : Est-ce bien ainsi ? Mais lorsque Rav Yitzḥak bar Yosef est venu d’Eretz Israël en Babylonie, il a dit : Toutes les mezuzot dans la maison de Rabbi Yehuda HaNasi étaient fixées comme un verrou, et il a aussi dit : Cette entrée par laquelle Rabbi Yehuda HaNasi entrait dans la salle d’étude n’avait pas de mezuza. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cette décision, selon laquelle elle est invalide, se réfère à un cas où elle est préparée comme un piquet, c’est-à-dire qu’il l’a insérée profondément dans le montant alors qu’elle était couchée horizontalement. Cette autre décision, selon laquelle elle est valide, se réfère à un cas où elle est préparée comme une cheville [ke’istevira], c’est-à-dire qu’elle est verticale.
אִינִי? וְהָא הָהוּא פִּיתְחָא דַּהֲוָה עָיֵיל בַּהּ רַב הוּנָא לְבֵי מִדְרְשָׁא, וְהַוְיָא לֵהּ מְזוּזָה! הָהוּא רְגִיל הֲוָה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בִּמְזוּזָה הַלֵּךְ אַחַר הָרָגִיל.
En ce qui concerne le deuxième élément de la déclaration de Rav Yitzḥak bar Yosef, selon lequel l’entrée par laquelle Rabbi Yehuda HaNasi entrait dans la salle d’étude n’avait pas de mezouza, la Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Mais qu’en est-il de cette entrée par laquelle Rav Houna entrait dans la salle d’étude, qui avait une mezouza ? La Guemara répond : Cette entrée était celle par laquelle tous avaient l’habitude d’entrer dans la salle d’étude. En revanche, l’entrée qu’utilisait Rabbi Yehuda HaNasi était une entrée latérale, réservée à lui seul. Par conséquent, elle était exemptée de l’obligation de fixer une mezouza, comme Rav Yehuda dit que Rav dit : En ce qui concerne une mezouza, on suit l’entrée que les gens ont l’habitude d’utiliser.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב מַתְנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: מִצְוָה לְהַנִּיחָהּ בִּתְחִלַּת שְׁלִישׁ הָעֶלְיוֹן, וְרַב הוּנָא אָמַר: מַגְבִּיהַּ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח, וּמַרְחִיק מִן הַקּוֹרָה טֶפַח, וְכׇל הַפֶּתַח כּוּלּוֹ כָּשֵׁר לִמְזוּזָה.
§ Rabbi Zeira dit que Rav Mattana dit que Shmuel dit : C’est une mitzva de placer la mezouza au début du tiers supérieur du montant de la porte. Et Rav Houna dit : On élève la mezouza d’une largeur de main au-dessus du sol, ou on l’éloigne de la poutre transversale, c’est-à-dire du linteau, d’une largeur de main, et toute l’entrée entre ces deux largeurs de main est apte à la pose de la mezouza.
מֵיתִיבִי: מַגְבִּיהַּ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח, וּמַרְחִיק מִן הַקּוֹרָה טֶפַח, וְכׇל הַפֶּתַח כּוּלּוֹ כָּשֵׁר לִמְזוּזָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״וּקְשַׁרְתָּם״ ״וּכְתַבְתָּם״, מָה קְשִׁירָה בְּגוֹבַהּ – אַף כְּתִיבָה בְּגוֹבַהּ.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : On élève la mezouza d’une palme au-dessus du sol, ou on l’éloigne de la poutre transversale d’une palme, et toute l’entrée entre ces deux palmes est apte à la pose de la mezouza ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé dit : Le verset déclare : « Et tu les lieras comme un signe sur ton bras » (Deutéronome 6:8), puis il déclare : « Et tu les écriras sur les poteaux de ta maison » (Deutéronome 6:9). De même que le fait de lier les phylactères se fait sur la partie supérieure du bras, de même, l’écriture, c’est-à-dire la pose, d’une mezouza doit être précisément sur la partie supérieure de l’entrée.
בִּשְׁלָמָא לְרַב הוּנָא, הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוּדָה, אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר – כְּמַאן? לֹא כְּרַבִּי יְהוּדָה וְלֹא כְּרַבִּי יוֹסֵי!
La Guemara explique l’objection : Certes, selon Rav Houna, il énonce sa décision conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda ; mais selon Chmouel, conformément à l’opinion de qui énonce-t-il sa décision ? Ce n’est pas conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, et ce n’est pas conformément à l’opinion de Rabbi Yossi.
אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן: לְעוֹלָם כְּרַבִּי יוֹסֵי,
Rav Houna, fils de Rav Natan, a dit : En réalité, la décision de Shmuel est conforme à l’opinion de Rabbi Yossei,