דְּכַתְבִינְהוּ אַדּוּכְסוּסְטוֹס בִּמְקוֹם בָּשָׂר.
le cas est lorsqu'on les a écrits sur du dokhsostos du côté tourné vers la chair. Dans ces deux situations, les phylactères sont invalides, mais une mezouza qu'on a écrite sur du parchemin est valide.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שִׁינָּה בָּזֶה וּבָזֶה תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: שִׁינָּה בָּזֶה וּבָזֶה – פָּסוּל, רַבִּי [אַחָא מַכְשִׁיר מִשּׁוּם רַבִּי] אַחַאי בְּרַבִּי חֲנִינָא, וְאָמְרִי לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי עֲקִיבָא בְּרַבִּי חֲנִינָא.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que la décision de la baraita selon laquelle, si l’on a modifié soit de cette manière soit de cette autre manière, elle est invalide, se rapporte en réalité à une mezouza que l’on a écrite sur parchemin, et cela constitue une divergence entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : Si l’on a modifié de cette manière ou de cette autre manière, elle est invalide. Rabbi Aḥa, au nom de Rabbi Aḥaï, fils de Rabbi Ḥanina, la considère valide ; et certains disent qu’il a énoncé cette décision au nom de Rabbi Akiva, fils de Rabbi Ḥanina.
הָא מוֹרִידִין עוֹשִׂין – וְהָא בָּעֲיָא שִׂרְטוּט, דְּאָמַר רַב מִנְיוֹמֵי בַּר חִלְקִיָּה, אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: כׇּל מְזוּזָה שֶׁאֵינָהּ מְשׂוּרְטֶטֶת פְּסוּלָה, וְרַב מִנְיָמִין בַּר חִלְקִיָּה דִּידֵיהּ אָמַר: שִׂרְטוּט שֶׁל מְזוּזָה הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.
§ La baraita indique que, s’il était permis de réduire la sainteté d’un objet d’un niveau de sainteté supérieur à un niveau de sainteté inférieur, on pourrait faire une mezouza à partir de phylactères usés. La Guemara soulève une difficulté : Mais une mezouzarequiert un lignage, c’est-à-dire que le parchemin doit avoir des lignes gravées avant l’écriture, comme le dit Rav Minyumi bar Ḥilkiya que Rav Ḥama bar Gurya dit que Rav dit : Toute mezouza qui n’est pas lignée est invalide, et Rav Minyumi bar Ḥilkiya lui-même dit à ce sujet : Le lignage d’une mezouza est une halakha transmise à Moïse au Sinaï. En revanche, en ce qui concerne les phylactères, il n’enseigne pas que leur parchemin requiert un lignage.
תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יִרְמְיָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: תְּפִילִּין וּמְזוּזוֹת נִכְתָּבוֹת שֶׁלֹּא מִן הַכְּתָב, וְאֵין צְרִיכוֹת שִׂירְטוּט.
La Guemara répond que cela est une dispute entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita selon laquelle Rabbi Yirmeya dit au nom de notre maître, Rav : Les phylactères et les mezouzot peuvent être écrits lorsque le scribe ne copie pas d’un texte écrit, et leur parchemin ne nécessite pas de réglure.
וְהִילְכְתָא: תְּפִילִּין לָא בָּעֵי שִׂרְטוּט, וּמְזוּזָה בָּעֲיָא שִׂירְטוּט, וְאִידֵּי וְאִידֵּי נִכְתָּבוֹת שֶׁלֹּא מִן הַכְּתָב. מַאי טַעְמָא? מִיגְרָס גְּרִיסִין.
La Guemara conclut : Et la halakha est que le parchemin des phylactères ne nécessite pas de réglure, mais le parchemin d'une mezouza nécessite une réglure. Et, contrairement à un rouleau de la Torah, ceux-ci comme ceux-là, les phylactères et les mezouzot, peuvent être écrits lorsque le scribe ne copie pas à partir d'un texte écrit. Quelle est la raison de cette indulgence ? Ces courts textes sont bien connus de tous les scribes et, par conséquent, il est permis de les écrire de mémoire.
אָמַר רַב חֶלְבּוֹ: אֲנָא חֲזֵיתֵיהּ לְרַב הוּנָא, דַּהֲוָה יָתֵיב אַפּוּרְיָא דְּסֵפֶר תּוֹרָה עֲלֵיהּ, וְכַף לְכַדָּא אַאַרְעָא, וְאַנַּח עֲלֵיהּ סֵפֶר תּוֹרָה, וַהֲדַר יְתֵיב בְּמִיטָּה. קָסָבַר: אָסוּר לֵישֵׁב עַל גַּבֵּי מִיטָּה שֶׁסֵּפֶר תּוֹרָה מוּנָּח עָלֶיהָ.
En lien avec le fait que Rav Ḥelbo rapportait les coutumes de Rav Houna, la Guemara cite que Rav Ḥelbo dit : Moi-même, j’ai vu Rav Houna alors qu’il voulait s’asseoir sur son lit, sur lequel un rouleau de la Torah était posé. Et il renversa une cruche sur le sol et plaça le rouleau de la Torah dessus, puis ce n’est qu’alors qu’il s’assit sur le lit. La raison pour laquelle il fit cela est qu’il soutient qu’il est interdit de s’asseoir sur un lit sur lequel un rouleau de la Torah est posé.
וּפְלִיגָא דְּרַבָּה בַּר בַּר חָנָה, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוּתָּר לֵישֵׁב עַל גַּבֵּי מִיטָּה שֶׁסֵּפֶר תּוֹרָה מוּנָּח עָלֶיהָ. וְאִם לְחָשְׁךָ אָדָם לוֹמַר: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֶלְעָזָר שֶׁהָיָה יוֹשֵׁב עַל הַמִּיטָּה וְנִזְכַּר שֶׁסֵּפֶר תּוֹרָה מוּנָּח עָלֶיהָ, וְנִשְׁמַט וְיָשַׁב עַל גַּבֵּי קַרְקַע, וְדוֹמֶה כְּמִי שֶׁהִכִּישׁוֹ נָחָשׁ – הָתָם סֵפֶר תּוֹרָה עַל גַּבֵּי קַרְקַע הֲוָה.
La Guemara note : Et cette halakha est en désaccord avec une décision de Rabba bar bar Ḥana, car Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Il est permis de s’asseoir sur un lit sur lequel un rouleau de la Torah est posé. Et si quelqu’un te chuchote en disant : Il y eut un incident impliquant Rabbi Elazar, qui était assis sur un lit et se rendit compte qu’un rouleau de la Torah y était posé, et il glissa immédiatement hors du lit et s’assit à terre, et ce faisant il avait l’air de quelqu’un qui avait été mordu par un serpent, c’est-à-dire qu’il bondit dans la panique, cet incident ne constitue pas une preuve. Là, le rouleau de la Torah était posé à même le sol. Il est certainement déshonorant pour quelqu’un de s’asseoir sur un lit tandis qu’un rouleau de la Torah est sur le sol.
אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּתָבָהּ אִגֶּרֶת – פְּסוּלָה. מַאי טַעְמָא? אָתְיָא ״כְּתִיבָה״ ״כְּתִיבָה״ מִסֵּפֶר.
La Guemara revient à la discussion sur les halakhot de l’écriture d’une mezouza. Rav Yehouda dit que Shmuel dit : Si quelqu’un a écrit une mezouza sous la forme d’une missive que l’on compose à un ami, c’est-à-dire sans être précis quant au tracé de chaque mot, elle est invalide. Quelle en est la raison ? Cela est dérivé par une analogie verbale entre « écriture » et « écriture », d’un rouleau, qui doit être écrit précisément de la manière correcte.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: תְּלָאָהּ בְּמַקֵּל – פְּסוּלָה. מַאי טַעְמָא? ״בִּשְׁעָרֶיךָ״ בָּעֵינַן. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: תְּלָאָהּ בְּמַקֵּל, אוֹ שֶׁהִנִּיחָהּ אַחַר הַדֶּלֶת – סַכָּנָה וְאֵין בָּהּ מִצְוָה.
Et Rav Yehouda dit que Shmuel dit : Si quelqu’un a suspendu une mezouzaà un bâton dans l’entrée, sans la fixer au montant de la porte, elle est invalide. Quelle en est la raison ? Nous exigeons l’accomplissement du verset : « Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes » (Deutéronome 6:9). Cette règle est également enseignée dans une baraita : Si quelqu’un a suspendu une mezouzaà un bâton, ou l’a placée de sorte qu’elle soit fixée derrière la porte à l’intérieur de la maison, il s’expose au danger, et cela ne lui permet pas d’accomplir la mitsva.
שֶׁל בֵּית מוֹנְבַּז הַמֶּלֶךְ הָיוּ עוֹשִׂין בְּפוּנְדְּקוֹתֵיהֶן כֵּן, זֵכֶר לִמְזוּזָה.
La Guemara rapporte : Les membres de la maison du roi Munbaz faisaient ainsi, c’est-à-dire qu’ils suspendaient des mezouzot à des bâtons, dans leurs auberges, c’est-à-dire lorsqu’ils dormaient dans une auberge. Ils ne faisaient pas cela afin d’accomplir la mitsva, car celui qui dort dans une auberge est dispensé de fixer une mezouza, mais en souvenir de la mezouza. Comme ils voyageaient fréquemment, ils voulaient se souvenir de la mitsva de la mezouza, qu’ils n’accomplissaient pas souvent.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: מִצְוָה לְהַנִּיחָהּ בְּתוֹךְ חֲלָלוֹ שֶׁל פֶּתַח. פְּשִׁיטָא, ״בִּשְׁעָרֶיךָ״ אָמַר רַחֲמָנָא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וְאָמַר רָבָא: מִצְוָה לְהַנִּיחָהּ
Et Rav Yehouda dit que Shmouel dit : C’est une mitsva de placer la mezouza dans l’espace de l’entrée, et non à l’extérieur. La Guemara demande : N’est-ce pas évident ? Après tout, le Miséricordieux déclare : « Et sur tes portes, » ce qui indique qu’elle doit être dans la zone du portail, et non à l’extérieur. La Guemara explique qu’il pourrait te venir à l’esprit de dire que puisque Rava dit : C’est une mitsva de placer la mezouza