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אֶלָּא שָׁלֹשׁ בְּתוֹךְ הַדַּף וּשְׁתַּיִם חוּץ לַדַּף. נִזְדַּמְּנָה לוֹ תֵּיבָה בַּת שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת – לֹא יִזְרְקֶנָּה לְבֵין הַדַּפִּין, אֶלָּא חוֹזֵר וְכוֹתֵב בִּתְחִילַּת הַשִּׁיטָה.
Au contraire, il doit écrire trois lettres dans la colonne et deux en dehors de la colonne. Si il rencontre un mot composé de deux lettres et qu’il ne peut pas être écrit entièrement dans la colonne, il ne peut pas le jeter dans la marge entre les deux colonnes ; au contraire, il doit revenir et écrire le mot au début de la ligne suivante.
הַטּוֹעֶה בַּשֵּׁם, גּוֹרֵר אֶת מַה שֶּׁכָּתַב, וְתוֹלֶה אֶת מַה שֶּׁגָּרַר, וְכוֹתֵב אֶת הַשֵּׁם עַל מְקוֹם הַגְּרָר, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף תּוֹלִין אֶת הַשֵּׁם. רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: אַף מוֹחֵק וְכוֹתֵב.
§ Celui qui, par erreur, a omis le nom de God et a écrit le mot suivant avant de découvrir son erreur doit gratter ce qu’il a écrit, et suspendre les mots qu’il a grattés au-dessus de la ligne, et écrire le nom de God à l’endroit qui a été gratté ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda. Rabbi Yosei dit : On peut même suspendre le nom de God au-dessus de la ligne, sans gratter le mot qui a été écrit à sa place. Rabbi Yitzḥak dit : Non seulement on peut gratter l’encre sèche du mot suivant, mais on peut même effacer le mot tant que l’encre est encore humide et écrire le nom de God à sa place.
רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: כׇּל הַשֵּׁם כּוּלּוֹ תּוֹלִין, מִקְצָתוֹ אֵין תּוֹלִין. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: אֵין כּוֹתְבִין אֶת הַשֵּׁם לֹא עַל מְקוֹם הַגְּרָר וְלֹא עַל מְקוֹם הַמְּחָק, וְאֵין תּוֹלִין אוֹתוֹ. כֵּיצַד עוֹשֶׂה? מְסַלֵּק אֶת הַיְרִיעָה כּוּלָּהּ וְגוֹנְזָהּ.
Rabbi Shimon Shezuri dit : Un scribe peut suspendre le nom entier de Dieu au-dessus de la ligne, mais il ne peut pas suspendre une partie du nom de Dieu au-dessus de la ligne. Rabbi Shimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Meir : Un scribe ne peut pas écrire le nom de Dieu ni à l’endroit qui a été gratté ni à l’endroit qui a été effacé, et il ne peut pas le suspendre au-dessus de la ligne, car aucune de ces options ne témoigne d’un respect suffisant pour le nom de Dieu. Que doit faire le scribe ? Il doit retirer toute la feuille de parchemin et l’enterrer.
אִיתְּמַר: רַב חֲנַנְאֵל אָמַר רַב, הֲלָכָה: תּוֹלִין אֶת הַשֵּׁם. רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל, הֲלָכָה: מוֹחֵק וְכוֹתֵב.
Il a été déclaré que les amora’im étaient en désaccord au sujet de la décision halakhique finale : Rav Ḥananel dit que Rav dit : La halakha est que l’on suspend le nom de Dieu au-dessus de la ligne. Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yitzḥak bar Shmuel dit : La halakha est que l’on peut même effacer le mot tant que l’encre est encore humide et écrire le nom de Dieu à sa place.
וְלֵימָא מָר הֲלָכָה כְּמָר, וּמָר הֲלָכָה כְּמָר, מִשּׁוּם דְּאָפְכִי לְהוּ.
La Guemara demande : Et pourquoi est-il nécessaire d’énoncer les opinions elles-mêmes ? Que ce Sage, Rav Ḥananel au nom de Rav, dise que la halakha est conforme à l’opinion de ce Sage, Rabbi Yosei ; et que ce Sage, Rabba bar bar Ḥana au nom de Rabbi Yitzḥak bar Shmuel, dise que la halakha est conforme à l’opinion de ce Sage, Rabbi Yitzḥak. La Guemara répond : Puisqu’il y en a qui inversent les opinions des tannaïm, il était nécessaire d’énoncer les opinions explicitement.
אָמַר רָבִין בַּר חִינָּנָא, אָמַר עוּלָּא, אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי, וְלֹא עוֹד, אֶלָּא כׇּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנָה רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי, הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ.
Ravin bar Ḥinnana dit que Ulla dit que Rabbi Ḥanina dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri ; et de plus, non seulement la halakha est conforme à son opinion à cet égard, mais dans tout endroit où Rabbi Shimon Shezuri a enseigné une halakha, la halakha est conforme à son opinion.
אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַהָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר כׇּל הַשֵּׁם כּוּלּוֹ תּוֹלִין, מִקְצָתוֹ אֵין תּוֹלִין – וְהָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב חֲנַנְאֵל אָמַר רַב: הֲלָכָה תּוֹלִין אֶת הַשֵּׁם, וְרַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה מוֹחֵק וְכוֹתֵב.
La Guemara demande : à quelle déclaration de Rabbi Shimon Shezuri cela fait-il référence ? Si nous disons que cela fait référence à la déclaration ici,Rabbi Shimon Shezuri dit : Un scribe peut suspendre le nom entier de Dieu au-dessus de la ligne, mais il ne peut pas suspendre une partie du nom de Dieu au-dessus de la ligne, cela est difficile : Mais n’a-t-il pas été dit au sujet de cette baraita que Rav Ḥananel dit que Rav dit : La halakha est que l’on suspend le nom de Dieu au-dessus de la ligne, et Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yitzḥak bar Shmuel dit : La halakha est que l’on peut même effacer le mot tant que l’encre est encore humide et écrire le nom de Dieu à sa place ?
וְאִם אִיתַהּ, הוּא נָמֵי לֵימָא.
Et si tel est le cas que, lorsque Rabbi Ḥanina a dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri, il faisait référence à cette question, alors que Ravin bar Ḥinnana dise aussi, avec ces amora’im, que la halakha est que l’on suspend tout le nom de Dieu au-dessus de la ligne, mais non une partie du nom.
אֶלָּא אַהָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר אֲפִילּוּ בֶּן חָמֵשׁ שָׁנִים וְחוֹרֵשׁ בַּשָּׂדֶה – שְׁחִיטַת אִמּוֹ מְטַהַרְתּוֹ.
Au contraire, dis que la déclaration de Rabbi Ḥanina selon laquelle la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri ne se rapportait pas à la discussion ici, mais a été dite au sujet de cette michna (Ḥullin 74b) : Rabbi Shimon Shezuri dit : Si quelqu’un a abattu rituellement une vache pleine et que le veau a ensuite été retiré vivant, l’abattage rituel de la mère est également valable à l’égard du veau. Et même si le veau a cinq ans et laboure le champ au moment où l’on veut le manger, l’abattage antérieur de sa mère le rend permis, et il ne nécessite pas d’abattage rituel avant d’être mangé.
הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, זְעֵירִי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי, וְאִם אִיתַהּ – הוּא נָמֵי לֵימָא.
La Guemara demande : Mais cela n’a-t-il pas déjà été énoncé au sujet de cette michna, à savoir que Ze’eiri dit que Rabbi Ḥanina dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri ? Et si tel est le cas, lorsque Rabbi Ḥanina a dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri, il faisait référence à cette question, alors que Ravin bar Ḥinnana dise lui aussi, avec Ze’eiri, que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri.
אֶלָּא אַהָא: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים הַיּוֹצֵא בְּקוֹלָר וְאָמַר ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ. חָזְרוּ לוֹמַר: אַף הַמְפָרֵשׁ וְהַיּוֹצֵא בִּשְׁיָירָא. רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: אַף הַמְסוּכָּן.
Au contraire, dis que la déclaration de Rabbi Ḥanina concernait cette michna (Gittin 65b) : Au début, les Sages avaient l’habitude de dire : En ce qui concerne quelqu’un qu’on a fait sortir avec un collier [kolar] pour être exécuté et qui a dit : Écrivez un acte de divorce pour ma femme, ces personnes doivent écrire et lui remettre le document. Bien qu’il n’ait pas explicitement prononcé le mot remettre, on comprend que telle était son intention, afin de la libérer de l’obligation d’accomplir le mariage léviratique ou la ḥalitza. Ils ont ensuite dit que cette halakha s’applique même à quelqu’un qui prend la mer et à quelqu’un qui part avec une caravane vers un lieu lointain. Un acte de divorce est remis à sa femme dans ces circonstances même si son mari a seulement dit : Écrivez un acte de divorce pour ma femme. Rabbi Shimon Shezuri dit : Même dans le cas de quelqu’un qui est gravement malade et qui donne cette instruction, ils écrivent l’acte de divorce et le remettent à sa femme.
אִי נָמֵי אַהָא: תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי שֶׁחָזְרָה לִמְקוֹמָהּ, רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: אַף בַּחוֹל שׁוֹאֲלוֹ וְאוֹכְלוֹ עַל פִּיו.
Alternativement, la déclaration de Rabbi Ḥanina concernait cettehalakha : dans le cas de la terouma de la dîme de demai, qui est séparée de la production reçue d’un am ha’aretz, soupçonné de ne pas prélever correctement les dîmes, qui est retournée à sa place d’origine, c’est-à-dire qu’elle s’est mélangée de nouveau à la production dont elle avait été séparée, Rabbi Shimon Shezuri dit : dans cette situation, non seulement les Sages ont permis de demander à l’am ha’aretz s’il avait prélevé ses dîmes correctement et de se fier à sa réponse pendant le Shabbat, un jour où il n’est pas permis de prélever les dîmes, mais on peut lui demander et manger sur la base de sa déclaration même un jour de semaine.
וְהָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי בִּמְסוּכָּן וּבִתְרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי, וְאִם אִיתָא – הוּא נָמֵי לֵימָא.
La Guemara demande : Mais cela n’avait-il pas déjà été déclaré au sujet de ces mishnayot, que Rabbi Yoḥanan dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri dans le cas de quelqu’un qui est gravement malade, et dans le cas de la terouma de la dîme de demai ? Et s’il en est ainsi que, lorsque Rabbi Ḥanina a dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri, il faisait référence à ces mishnayot, alors que Ravin bar Ḥinnana dise aussi, avec Rabbi Yoḥanan, que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri.
אֶלָּא אַהָא: רַבִּי יוֹסֵי בֶּן כִּיפָּר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי: פּוֹל הַמִּצְרִי שֶׁזְּרָעוֹ לְזֶרַע, מִקְצָתוֹ הִשְׁרִישׁ לִפְנֵי רֹאשׁ הַשָּׁנָה וּמִקְצָתוֹ אַחַר רֹאשׁ הַשָּׁנָה – אֵין תּוֹרְמִין מִזֶּה עַל זֶה, לְפִי שֶׁאֵין תּוֹרְמִין וּמְעַשְּׂרִין לֹא מִן הֶחָדָשׁ עַל הַיָּשָׁן וְלֹא מִן הַיָּשָׁן עַל הֶחָדָשׁ.
Au contraire, dis que la déclaration de Rabbi Ḥanina a été faite au sujet de cette halakha : Rabbi Yosei ben Keifar dit au nom de Rabbi Shimon Shezuri : Si quelqu’un a planté un niébé pour sa semence, c’est-à-dire non pour être mangé comme légume, mais afin d’en manger ou d’en semer les graines, et une partie des plantes a pris racine avant Roch HaChana, tandis qu’une partie d’entre elles n’a pris racine que après Roch HaChana, on ne peut pas prélever la terouma ou les dîmes de ceci pour cela, car on ne peut pas prélever la terouma ou les dîmes de la nouvelle récolte pour l’ancienne ni de l’ancienne récolte pour la nouvelle.
כֵּיצַד יַעֲשֶׂה, צוֹבֵר גׇּרְנוֹ לְתוֹכוֹ, וְנִמְצָא תּוֹרֵם וּמְעַשֵּׂר מִן הֶחָדָשׁ שֶׁבּוֹ עַל הֶחָדָשׁ שֶׁבּוֹ, וּמִן הַיָּשָׁן שֶׁבּוֹ עַל הַיָּשָׁן שֶׁבּוֹ.
Comment, alors, faut-il agir afin de ne pas se tromper et de prélever incorrectement la terouma et les dîmes ? Il est difficile de savoir quand les plantes ont pris racine. Il devra entasser tout le stock sur son aire de battage, au milieu d’elle, mélanger tout le stock ensemble, puis prélever la terouma et les dîmes ; et, par conséquent, il s’avérera qu’il a prélevé la terouma et les dîmes de la nouvelle récolte dans le mélange pour la nouvelle récolte qui s’y trouve, et de l’ancienne récolte dans le mélange pour l’ancienne récolte qui s’y trouve.
הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי, וְאִם אִיתָא – הוּא נָמֵי לֵימָא.
La Guemara demande : Cela n’a-t-il pas déjà été énoncé au sujet de cette baraita, à savoir que Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit que Rabbi Yoḥanan dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri ? Et s’il en est ainsi que, lorsque Rabbi Ḥanina a dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri, il faisait référence à cette baraita, alors que Ravin bar Ḥinnana dise lui aussi, avec Rabbi Shmuel bar Naḥmani, que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri.
אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: אַשִּׁידָּה, רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אַיַּיִן, רַב פָּפָּא אָמַר:
Au contraire, Rav Pappa a dit : la déclaration de Rabbi Ḥanina concernait un coffre. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit qu’elle concernait le vin. La Guemara précise : Rav Pappa a dit

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