וְתַמְנֵי סְרֵי דְּקָנִים, הָא עֶשְׂרִין וְתַרְתֵּין. כַּפְתּוֹרִין נָמֵי אַחַד עָשָׂר כַּפְתּוֹרִין: תְּרֵי דִּידַהּ, וְשִׁשָּׁה דְּקָנִים, וְכַפְתֹּר וְכַפְתֹּר וְכַפְתֹּר, הָא חַד סָר.
et les dix-huit des six branches ; cela fait vingt-deux coupes. En ce qui concerne les boutons également, il est clair comment on est arrivé au nombre de onze. La Ménorah contient les deux boutons de sa tige principale, comme le dit le verset : « Ses boutons » (Exode 25:34), le pluriel « boutons » indiquant qu’il y en avait deux, et les six des six branches, comme il est écrit : « Sur une branche, un bouton et une fleur » (Exode 25:33). En plus de ces huit boutons, le verset dit : « Et un bouton sous deux branches d’une seule pièce avec elle, et un bouton sous deux branches d’une seule pièce avec elle, et un bouton sous deux branches d’une seule pièce avec elle » (Exode 25:35) ; cela fait onze boutons.
אֶלָּא פְּרָחִים תִּשְׁעָה מְנָלַן? פְּרָחִים תְּרֵי דִּידַהּ, וְשִׁשָּׁה דְּקָנִים – תְּמָנְיָא הָווּ! אָמַר רַב שַׁלְמָן: כְּתִיב ״עַד יְרֵכָהּ עַד פִּרְחָהּ מִקְשָׁה הִיא״.
Mais d’où déduisons-nous que le Candélabre contenait neuf fleurs ? Selon le verset, il y a les deux fleurs de sa tige principale, comme il est écrit : « Et ses fleurs » (Exode 25:34), et les six des six branches, comme il est écrit : « Sur une branche, un bouton et une fleur » (Exode 25:33), ce qui signifie qu’il y en a huit, et non neuf, sur le Candélabre. Rav Shalman dit en réponse : Il est écrit : « C’était un ouvrage martelé, de la base jusqu’à la fleur » (Nombres 8:4), ce qui enseigne qu’il y avait une neuvième fleur près de la base.
אָמַר רַב: גּוֹבְהָהּ שֶׁל מְנוֹרָה תִּשְׁעָה טְפָחִים. אֵיתִיבֵיהּ רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא לְרַב: אֶבֶן הָיְתָה לִפְנֵי מְנוֹרָה וּבָהּ שָׁלֹשׁ מַעֲלוֹת, שֶׁעָלֶיהָ הַכֹּהֵן עוֹמֵד וּמֵטִיב אֶת הַנֵּרוֹת.
Rav dit : La hauteur de la Ménorah est de neuf palmes. Rav Shimi bar Ḥiyya souleva une objection à l'affirmation de Rav : Nous avons appris dans une michna (Tamid 30b) : Il y avait une pierre devant la Ménorah et elle avait trois marches, sur lesquelles le prêtre se tenait et préparait les lampes pour l'allumage. Si la Ménorah ne mesurait que neuf palmes de haut, pourquoi aurait-il été nécessaire que le prêtre se tienne sur une surface surélevée pour atteindre les lampes ?
אֲמַר לֵיהּ שִׁימִי: אַתְּ? כִּי קָאָמֵינָא מִשְּׂפַת קָנִים וּלְמַעְלָה.
Rav lui dit : Shimi, est-ce toi qui me poses une telle question ? Quand j’ai dit que la hauteur de la Ménorah est de neuf palmes, je ne faisais pas référence à la hauteur totale, qui est de dix-huit palmes ; je voulais plutôt dire que la Ménorah mesure neuf palmes à partir du point où les branches s’étendent depuis la tige centrale vers le haut.
כְּתִיב: ״וְהַפֶּרַח וְהַנֵּרוֹת וְהַמֶּלְקַחַיִם זָהָב הוּא מִכְלוֹת זָהָב״. מַאי ״מִיכְלוֹת זָהָב״? אָמַר רַב אַמֵּי: שֶׁכִּילַּתּוּ לְכׇל זָהָב סָגוּר שֶׁל שְׁלֹמֹה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: עֶשֶׂר מְנוֹרוֹת עָשָׂה שְׁלֹמֹה, וְכׇל אַחַת וְאַחַת הֵבִיא לָהּ אֶלֶף כִּכַּר זָהָב, וְהִכְנִיסוּהוּ אֶלֶף פְּעָמִים לְכוֹר, וְהֶעֱמִידוּהוּ עַל כִּכָּר.
§ Il est écrit : « Et les fleurs, et les lampes, et les pincettes, d’or, et cet or parfait [mikhlot zahav] » (II Chroniques 4:21). La Guemara demande : Que signifie mikhlot zahav ? Rav Ami dit : C’est une référence au fait que la Ménora et ses ustensiles épuisèrent [kilattu] tout l’or pur [sagur] de Salomon [zahav], qui fut utilisé pour sa fabrication en des quantités si grandes. Comme Rav Yehouda dit que Rav a dit : Salomon fit dix Ménorot, et pour chacune d’elles il apporta mille talents d’or, et ils mirent l’or dans la fournaise pour l’affiner mille fois, jusqu’à réduire l’or à un talent pour chaque Ménora, comme il est dit : « Elle sera faite d’un talent d’or pur » (Exode 25:39).
אִינִי? וְהָכְתִיב: ״וְכׇל כְּלֵי מַשְׁקֵה הַמֶּלֶךְ שְׁלֹמֹה זָהָב וְכֹל כְּלֵי בֵּית יַעַר הַלְּבָנוֹן זָהָב סָגוּר אֵין כֶּסֶף נֶחְשָׁב בִּימֵי שְׁלֹמֹה לִמְאוּמָה״! זָהָב סָגוּר קָא אָמְרִינַן.
La Guemara demande : Est-ce bien le cas que tout l’or de Salomon a été épuisé pour la fabrication de la Ménorah et de ses ustensiles ? Mais n’est-il pas écrit : « Tous les vases à boire du roi Salomon étaient d’or, et tous les ustensiles de la maison de la forêt du Liban étaient d’or pur ; l’argent n’était pour rien compté aux jours de Salomon » (II Chroniques 9:20) ? La Guemara répond : Nous disons que l’or pur de Salomon a été épuisé pour la fabrication de la Ménorah, mais non tout son or.
וּמִי חֲסַר כּוּלֵּי הַאי? וְהָתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מַעֲשֶׂה וְהָיְתָה [מְנוֹרַת] בֵּית הַמִּקְדָּשׁ יְתֵירָה עַל שֶׁל מֹשֶׁה בְּדִינַר זָהָב קוּרְדְיָקֵינִי, וְהִכְנִיסוּהָ שְׁמוֹנִים פְּעָמִים לְכוֹר, וְהֶעֱמִידוּהָ עַל כִּכָּר. כֵּיוָן דְּקָאֵי קָאֵי.
La Guemara demande : Et est-ce que le raffinage de l’or le réduirait à ce point, au point que mille talents d’or seraient réduits à un seul talent ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, dit : Un incident s’est produit où le poids du Candélabre du Temple était jugé supérieur à celui du Candélabre de Moïse de un dinar d’or kordikini, et ils l’ont placé dans la fournaise quatre-vingts fois jusqu’à ce que le poids du Candélabre soit de précisément un talent. De toute évidence, mettre le Candélabre dans une fournaise réduit son poids de très peu. La Guemara répond : Une fois qu’il est établi, il est établi, c’est-à-dire que puisque l’or avait été raffiné à un tel degré à l’époque de Salomon, plus tard, lorsqu’il fut raffiné quatre-vingts fois, il ne diminua que du poids d’un dinar.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן, מַאי דִּכְתִיב: ״עַל הַמְּנֹרָה הַטְּהֹרָה״, שֶׁיָּרְדוּ מַעֲשֶׂיהָ מִמְּקוֹם טׇהֳרָה. אֶלָּא מֵעַתָּה, ״עַל הַשֻּׁלְחָן הַטָּהוֹר״ שֶׁיָּרְדוּ מַעֲשָׂיו מִמָּקוֹם טָהוֹר? אֶלָּא טָהוֹר – מִכְּלָל שֶׁהוּא טָמֵא, הָכָא נָמֵי טְהוֹרָה – מִכְּלָל שֶׁהִיא טְמֵאָה.
§ Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit que Rabbi Yonatan dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Sur le Candélabre pur » (Lévitique 24:4) ? Cela enseigne que la manière de le façonner descendit, c’est-à-dire fut montrée à Moïse, du lieu de pureté, c’est-à-dire par Dieu, qui montra à Moïse un modèle du Candélabre. La Guemara demande : Si tel est le cas, cela veut-il dire que l’expression « sur la Table pure » (Lévitique 24:6) enseigne aussi que la manière de la façonner fut montrée à Moïse du lieu de pureté ? Plutôt, l’expression « la Table pure » enseigne, par inférence, qu’elle est susceptible de devenir rituellement impure. Ici aussi, l’expression « le Candélabre pur » enseigne, par inférence, qu’il est susceptible de devenir rituellement impur.
בִּשְׁלָמָא הָתָם, כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב ״עַל הַשֻּׁלְחָן הַטָּהוֹר״, מִכְּלָל שֶׁהוּא טָמֵא? כְּלִי עֵץ הֶעָשׂוּי לְנַחַת הוּא, וְכׇל כְּלִי עֵץ הֶעָשׂוּי לְנַחַת אֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה! אֶלָּא מְלַמֵּד שֶׁמַּגְבִּיהִין אוֹתוֹ לְעוֹלֵי רְגָלִים, וּמַרְאִים לָהֶם לֶחֶם הַפָּנִים, וְאוֹמֵר לָהֶם: רְאוּ חִיבַּתְכֶם לִפְנֵי הַמָּקוֹם.
La Guemara rejette cela : Soit, l’inférence tirée là-bas au sujet de la Table est conforme à ce que dit Reish Lakish ; car Reish Lakish dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Sur la Table pure » (Lévitique 24:6) ? L’expression « Table pure » enseigne, par inférence, qu’elle est susceptible de devenir rituellement impure, mais pourquoi ? La Table n’est-elle pas un ustensile en bois destiné à rester dans un endroit fixe, et tout ustensile en bois destiné à rester dans un endroit fixe n’est pas susceptible de devenir rituellement impur ? Au contraire, cela enseigne que la Table n’était pas toujours laissée dans un endroit fixe ; les prêtres soulevaient la Table avec les pains de proposition pour montrer les pains de proposition aux pèlerins qui se tenaient dans la cour du Temple, et un prêtre leur disait : Voyez votre affection devant l’Omniprésent. Pour cette raison, la Table est susceptible de devenir rituellement impure.
מַאי חִיבַּתְכֶם? כִּדְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: נֵס גָּדוֹל נַעֲשָׂה בְּלֶחֶם הַפָּנִים, סִילּוּקוֹ כְּסִידּוּרוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָשׂוּם לֶחֶם חֹם בְּיוֹם הִלָּקְחוֹ״.
Entre parenthèses, la Guemara demande : Que signifie : Voyez votre affection devant Dieu ? Cela est conforme à ce que dit Rabbi Yehoshua ben Levi, car Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Un grand miracle fut accompli avec les pains de proposition : Leur état au moment de leur retrait de la Table, après y être restés une semaine, était comme leur état au moment de leur disposition sur la Table, comme il est dit : « Mettre du pain chaud le jour où il fut enlevé » (I Samuel 21:7), ce qui indique qu’il était aussi chaud le jour de son retrait que le jour où il fut placé sur la Table.
אֶלָּא הָכָא, ״טְהוֹרָה״ מִכְּלָל שֶׁהִיא טְמֵאָה? פְּשִׁיטָא, כְּלֵי מַתָּכוֹת נִינְהוּ, וּכְלֵי מַתָּכוֹת מְקַבְּלִין טוּמְאָה! אֶלָּא, שֶׁיָּרְדוּ מַעֲשֶׂיהָ מִמְּקוֹם טׇהֳרָה.
La Guemara reprend son objection : Mais ici, en ce qui concerne le Candélabre, il n’y a aucune raison d’expliquer que l’expression « le Candélabre pur » enseigne, par déduction, qu’il est susceptible de devenir rituellement impur ; cela est évident, puisque les Candélabres sont des ustensiles en métal, et les ustensiles en métal sont susceptibles de devenir rituellement impurs qu’ils restent ou non dans un endroit fixe. Au contraire, il faut que l’expression « le Candélabre pur » enseigne que la procédure pour le façonner est descendue, c’est-à-dire a été montrée à Moïse, depuis le lieu de pureté.
תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אָרוֹן שֶׁל אֵשׁ וְשֻׁלְחָן שֶׁל אֵשׁ וּמְנוֹרָה שֶׁל אֵשׁ יָרְדוּ מִן הַשָּׁמַיִם, וְרָאָה מֹשֶׁה וְעָשָׂה כְּמוֹתָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּרְאֵה וַעֲשֵׂה כְּתַבְנִיתָם אֲשֶׁר אַתָּה מׇרְאֶה בָּהָר״.
§ Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, dit : Une Arche de feu, et une Table de feu, et une Ménorah de feu descendirent des Cieux, et Moïse vit leur forme et façonna les ustensiles du Tabernacle à leur ressemblance. Comme il est dit après le commandement de fabriquer ces objets : « Et vois que tu les fasses selon leur modèle, qui t’est montré sur la montagne » (Exode 25:40).
אֶלָּא מֵעַתָּה, ״וַהֲקֵמֹתָ אֶת הַמִּשְׁכָּן כְּמִשְׁפָּטוֹ אֲשֶׁר הׇרְאֵיתָ בָּהָר״, הָכִי נָמֵי? הָכָא כְּתִיב ״כְּמִשְׁפָּטוֹ״, הָתָם כְּתִיב ״כְּתַבְנִיתָם״.
La Guemara demande : Si tel est le cas, cela signifie-t-il que le verset : « Tu dresseras le Tabernacle selon son modèle qui t’a été montré sur la montagne » (Exode 26:30), lui aussi indique que Dieu montra à Moïse un Tabernacle de feu ? La Guemara répond : Ici, au sujet du Tabernacle, il est écrit : « selon son modèle », ce qui signifie qu’il doit être construit conformément aux instructions données à Moïse, tandis que là-bas, au sujet de l’Arche, de la Table et du Candélabre, il est écrit : « selon leur modèle », ce qui indique qu’un modèle réel de ces objets fut montré à Moïse.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גַּבְרִיאֵל חָגוּר כְּמִין פְּסִיקְיָא הָיָה, וְהֶרְאָה לוֹ לְמֹשֶׁה מַעֲשֵׂה מְנוֹרָה, דִּכְתִיב: ״וְזֶה מַעֲשֵׂה הַמְּנֹרָה״.
À propos de cette discussion, la Guemara rapporte : Rabbi Ḥiyya bar Abba dit que Rabbi Yoḥanan dit : l’ange Gabriel était ceint d’une sorte de large ceinture [pesikiyya], à la manière des artisans qui attachent leurs vêtements afin que ceux-ci ne les gênent pas dans leur travail. Et il montra à Moïse la manière précise de façonner la Menorah, comme il est écrit : « Et telle est l’œuvre de la Menorah » (Nombres 8:4), et le terme « telle » indique qu’une réplique exacte lui fut montrée.
תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים הָיוּ קָשִׁין לוֹ לְמֹשֶׁה, עַד שֶׁהֶרְאָה לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּאֶצְבָּעוֹ, וְאֵלּוּ הֵן: מְנוֹרָה, וְרֹאשׁ חֹדֶשׁ, וּשְׁרָצִים. מְנוֹרָה – דִּכְתִיב: ״וְזֶה מַעֲשֵׂה הַמְּנֹרָה״, רֹאשׁ חוֹדֶשׁ – דִּכְתִיב: ״הַחֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם רֹאשׁ חֳדָשִׁים״, שְׁרָצִים – דִּכְתִיב: ״וְזֶה לָכֶם הַטָּמֵא״. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף הִלְכוֹת שְׁחִיטָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזֶה אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה עַל הַמִּזְבֵּחַ״.
L’école de Rabbi Yishmael a enseigné : Trois choses furent difficiles pour Moïse à comprendre avec précision, jusqu’à ce que le Saint, béni soit-Il, montrât à lui de Son doigt, et voici ces trois choses : La forme du Candélabre, et la taille exacte de la nouvelle lune, et les animaux rampants impurs. Le Candélabre lui fut montré, comme il est écrit : « Et telle est l’œuvre du Candélabre » (Nombres 8:4). La nouvelle lune lui fut montrée, comme il est écrit : « Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois » (Exode 12:2). Les animaux rampants lui furent montrés, comme il est écrit : « Et voici ceux qui sont impurs pour vous parmi les êtres grouillants » (Lévitique 11:29). Et il y en a qui disent que Dieu aussi montra à Moïse les halakhot de l’abattage rituel, comme il est dit : « Or voici ce que tu offriras sur l’autel » (Exode 29:38), et l’abattage rituel est le premier rite du sacrifice.
שְׁתֵּי פָּרָשִׁיּוֹת שֶׁבַּמְּזוּזָה מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ, וַאֲפִילּוּ כְּתָב אֶחָד מְעַכְּבָן. פְּשִׁיטָא!
§ La michna enseigne : En ce qui concerne les deux passages qui se trouvent dans la mezouza, l’absence de chacun d’eux empêche l’accomplissement de la mitsva avec les autres. Et, de plus, l’absence même d’une seule lettre empêche l’accomplissement de la mitsva avec le reste d’entre elles. La Guemara demande : N’est-ce pas évident que l’absence même d’une seule lettre empêche l’accomplissement de la mitsva, puisqu’il est écrit : « Et tu les écriras [ukhtavtam] » (Deutéronome 6:9), ce qui enseigne que l’écriture [ketav] doit être complète [tam] ?
אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְקוֹצָהּ שֶׁל יוֹד. וְהָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! אֶלָּא לִכְאִידַּךְ דְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל אוֹת שֶׁאֵין גְּוִיל מוּקָּף לָהּ מֵאַרְבַּע רוּחוֹתֶיהָ – פְּסוּלָה.
Rav Yehuda dit que Rav dit : Il était nécessaire de dire cela uniquement pour enseigner que même l’absence de l’épine, c’est-à-dire le petit trait, de la lettre yod empêche l’accomplissement de la mitsva. La Guemara demande : Mais n’est-ce pas également évident, puisque la lettre n’est pas correctement formée ? Au contraire, cela est nécessaire selon une autre déclaration que Rav Yehuda rapporte que Rav dit, comme Rav Yehuda dit que Rav dit : Toute lettre qui n’est pas entourée de parchemin vierge sur ses quatre côtés, c’est-à-dire lorsque son encre est reliée à la lettre au-dessus, au-dessous, précédente ou suivante, est invalide. Lorsque la michna fait référence à une lettre empêchant l’accomplissement de la mitsva, elle parle d’une lettre qui touche une lettre adjacente.
אָמַר אַשְׁיָאן בַּר נַדְבָּךְ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: נִיקַּב תּוֹכוֹ שֶׁל הֵ״י כָּשֵׁר, יְרֵיכוֹ פָּסוּל. אָמַר רַבִּי זֵירָא: לְדִידִי מִפָּרְשָׁה לִי מִינֵּיהּ דְּרַב הוּנָא, וְרַבִּי יַעֲקֹב אָמַר: לְדִידִי מִפָּרְשָׁה לִי מִינֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה: נִיקַּב תּוֹכוֹ שֶׁל הֵ״י כָּשֵׁר, יְרֵיכוֹ – אִם נִשְׁתַּיֵּיר בּוֹ כְּשִׁיעוּר אוֹת קְטַנָּה כָּשֵׁר, וְאִם לָאו – פָּסוּל.
Ashiyan bar Nadbakh dit au nom de Rav Yehuda : Si la partie intérieure de la lettre heh a été perforée, elle est valide, mais si la perforation se trouvait dans la jambe de la lettre heh, elle est invalide. Rabbi Zeira dit : Cette question m’a été expliquée par Rav Huna, et Rabbi Ya’akov dit : Cette question m’a été expliquée par Rav Yehuda : Si la partie intérieure de la lettre heh a été perforée, elle est valide. Dans un cas où la perforation se trouvait dans la jambe de la lettre heh, alors s’il restait dans la jambe attachée au toit de la lettre l’équivalent de la mesure d’une petite lettre, c’est-à-dire la lettre yod, alors elle est valide. Mais sinon, elle est invalide.
אַגְרָא חֲמוּהּ דְּרַבִּי אַבָּא,
La Guemara raconte : Agra, le beau-père de Rabbi Abba,