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וְהִנִּיחוֹ בְּבִיסָא, וְנָגַע טְבוּל יוֹם בְּאֶחָד מֵהֶן, מַהוּ? כִּי תְּנַן: כְּלִי מְצָרֵף מַה שֶּׁבְּתוֹכוֹ לַקֹּדֶשׁ, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּנָגְעִי בַּהֲדָדֵי, אֲבָל הֵיכָא דְּלָא נָגְעִי בַּהֲדָדֵי – לָא, אוֹ דִילְמָא לָא שְׁנָא?
et placée dans un récipient de telle sorte que la farine de la mesure se trouvait en deux endroits, sans se toucher, et une personne qui était rituellement impure qui s’était immergée ce jour-là et attend la tombée de la nuit pour que le processus de purification soit achevé a touché l’une des portions de l’offrande de farine, quelle est la halakha ? Disqualifie-t-il seulement la partie de l’offrande de farine qu’il a touchée, ou aussi l’autre partie ? Lorsque nous avons appris dans une michna (Ḥagiga 20b) qu’un récipient réunit toute la nourriture qui s’y trouve en ce qui concerne les aliments sacrificiels, c’est-à-dire que si une partie du contenu devient impure, tout le contenu devient également impur, cette règle s’applique-t-elle seulement lorsque le contenu se touche, mais lorsque le contenu ne se touche pas, l’impureté rituelle n’est pas transmise au reste du contenu ? Ou peut-être n’y a-t-il aucune différence.
אֲמַר לְהוּ אִיהוּ: מִי תְּנַן ״כְּלִי מְחַבֵּר״? ״כְּלִי מְצָרֵף״ תְּנַן, כֹּל דְּהוּ. הוֹשִׁיט אֶחָד לְבֵינֵיהֶן – מַהוּ?
Rav Kahana dit aux fils de Rabbi Ḥiyya : Avons-nous appris dans la michna qu’un récipient relie le contenu qui s’y trouve ? Nous avons appris qu’un récipient joint le contenu qui s’y trouve, ce qui indique qu’il le fait dans tous les cas, que le contenu soit en contact ou non. Les fils de Rabbi Ḥiyya demandèrent alors à Rav Kahana : Si quelqu’un a inséré un autre demi-dixième d’un épha entre eux, et qu’une personne rituellement impure qui s’était immergée ce jour-là y a touché, quelle est la halakha ? Les deux premiers demi-dixièmes deviennent-ils impurs ?
אֲמַר לְהוּ: צָרִיךְ לִכְלִי – כְּלִי מְצָרְפוֹ, אֵין צָרִיךְ לִכְלִי – אֵין כְּלִי מְצָרְפוֹ.
Rav Kahana leur dit : Ce n’est que lorsqu’un élément requiert un récipient afin d’être sanctifié, par exemple dans le cas des deux moitiés d’un dixième d’épha d’une offrande de farine, que le récipient l’unit ensemble. Dans le cas d’un élément qui ne requiert pas de récipient, comme ce demi-dixième qui a été placé entre eux, le récipient ne l’unit pas.
הוֹשִׁיט טְבוּל יוֹם אֶת אֶצְבָּעוֹ בֵּינֵיהֶן, מַהוּ? אֲמַר לְהוּ: אֵין לְךָ דָּבָר שֶׁמְּטַמֵּא מֵאֲוִירוֹ אֶלָּא כְּלִי חֶרֶס בִּלְבַד.
Les fils de Rabbi Ḥiyya demandèrent alors : si celui qui s’est immergé ce jour-là a inséré son doigt entre les deux demi-dixièmes d’épha qui avaient été placés dans le récipient, sans toucher aucun des deux, quelle est la halakha ? Les deux demi-dixièmes deviennent-ils impurs ? Rav Kahana leur dit en réponse : Le seul objet que vous avez qui transmet l’impureté par son espace intérieur est un récipient en terre cuite seulement.
הֲדַר אִיהוּ בְּעָא מִינַּיְיהוּ: מַהוּ לִקְמוֹץ מִזֶּה עַל זֶה? צֵירוּף דְּאוֹרָיְיתָא אוֹ דְּרַבָּנַן?
Rav Kahana lui-même demanda alors aux fils de Rabbi Ḥiyya : Si deux demi-dixièmes d’un épha d’une offrande de farine sont placés dans un même récipient mais ne se touchent pas, quelle est la halakha ? Peut-on prélever une poignée de cette moitié de dixième d’épha pour cette autre moitié de dixième d’épha ? La réunion du contenu du récipient est-elle effective selon la loi de la Torah ou selon la loi rabbinique ? Si elle est effective selon la loi de la Torah, alors le prélèvement de la poignée est valide. Si elle est effective selon la loi rabbinique, alors le prélèvement de la poignée n’a pas été effectué correctement, puisqu’il n’a pas été pris de la dixième entière d’épha de l’offrande de farine.
אָמְרוּ לוֹ: זוֹ לֹא שָׁמַעְנוּ, כַּיּוֹצֵא בּוֹ שָׁמַעְנוּ, דִּתְנַן: שְׁתֵּי מְנָחוֹת שֶׁלֹּא נִקְמְצוּ וְנִתְעָרְבוּ זוֹ בָּזוֹ, אִם יָכוֹל לִקְמוֹץ מִזּוֹ בִּפְנֵי עַצְמָהּ וּמִזּוֹ בִּפְנֵי עַצְמָהּ – כְּשֵׁירוֹת, וְאִם לָאו – פְּסוּלוֹת.
Ils dirent à Rav Kahana : Nous n’avons pas entendu la halakha concernant ce cas explicitement, mais nous avons entendu la halakha concernant un cas semblable à celui-ci. Comme nous l’avons appris dans la michna : Dans le cas de deux offrandes de farine dont une poignée n’a pas été prélevée et qui se sont mélangées l’une à l’autre, si le prêtre peut prélever une poignée de celle-ci offrande de farine à elle seule et de celle-là offrande de farine à elle seule, elles sont valides comme offrandes de farine, mais sinon, elles sont invalides, car la poignée de chaque offrande de farine doit être prise de sa source d’origine.
כִּי יָכוֹל לִקְמוֹץ מִיהָא כְּשֵׁירוֹת, אַמַּאי? הָךְ דִּמְעָרַב הָא לָא נָגַע!
Ils expliquent : Quoi qu’il en soit, la michna enseigne que dans un cas où il peut prélever une poignée de chaque offrande de farine, les offrandes de farine sont valides. Pourquoi cela est-il considéré comme un prélèvement valide de la poignée ? Mais cette partie de l’offrande de farine qui est mêlée à l’autre offrande de farine ne touche pas la partie de l’offrande de farine à partir de laquelle la poignée est prélevée. Il est évident que le récipient joint les différentes parties de l’offrande de farine ensemble, et l’on peut prélever la poignée de n’importe quelle partie de son contenu, même si elles ne se touchent pas.
אָמַר רָבָא: דִּלְמָא בְּגוּשִּׁין הַמְחוּלָּקִין הָעֲשׂוּיִין כְּמַסְרֵק.
Rava dit : Cela ne peut pas être déduit de la michna, car peut-être la décision de la michna est énoncée à propos d’un cas où les mottes de l’offrande de farine sont divisées comme les dents d’un peigne, de sorte que, bien que la poignée soit prélevée d’une motte de l’offrande de farine qui est séparée de la motte mêlée à l’autre offrande, toutes les parties de l’offrande de farine sont encore en contact les unes avec les autres. Il se peut néanmoins que, dans le cas présenté par Rav Kahana, où les parties sont véritablement séparées les unes des autres, il soit impossible de prélever la poignée d’une partie pour l’autre.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אָמַר רָבָא: תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: ״וְהֵרִים מִמֶּנּוּ״ – מִן הַמְחוּבָּר, שֶׁלֹּא יָבִיא עִשָּׂרוֹן בִּשְׁנֵי כֵּלִים וְיִקְמוֹץ. הָא בִּכְלִי אֶחָד דּוּמְיָא דִּשְׁנֵי כֵּלִים – קָמֵיץ.
La Guemara demande : Puisque cette question n’a pas été résolue, quelle conclusion halakhique a été atteinte au sujet de cette affaire ? Rava a dit : Viens et écoute une preuve, comme il est enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et il en prendra une pleine poignée » (Lévitique 6:8), ce qui signifie qu’il doit prendre la poignée de l’offrande de farine qui est reliée. Cela enseigne qu’on ne doit pas apporter un dixième d’un épha divisé dans deux récipients et prélever la poignée de l’un pour l’autre. On peut donc en déduire que dans le cas d’un seul récipient qui est semblable à deux récipients, puisque la totalité de l’offrande de farine est apportée dans un seul récipient bien que les différentes parties ne se touchent pas, on peut prélever la poignée d’une partie pour l’autre partie.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: דִּילְמָא שְׁנֵי כֵּלִים הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן קְפִיזָא בְּקַבָּא, דְּאַף עַל גַּב דַּעֲרִיבִי מֵעִילַּאי, כֵּיוָן דְּמִיפַּסְקָן מְחִיצָתָא דִּקְפִיזָא מִתַּתָּא.
Abaye dit à Rava : Peut-être pourrait-on dire : Quelles sont les circonstances dans lesquelles la baraita déclare qu’on ne peut pas apporter un dixième d’épha dans deux récipients ? Les circonstances sont, par exemple, si l’on a creusé l’espace d’une plus petite mesure de kefiza à l’intérieur de l’espace d’une plus grande mesure de kav, de sorte qu’à l’intérieur d’un seul récipient il y avait deux cavités séparées par une cloison qui n’atteignait pas le haut du récipient. Dans ce cas, bien que les deux soient mêlées en haut, au-dessus de la cloison, puisque la cloison de la mesure de kefiza les sépare en bas, elles restent néanmoins séparées et ne sont pas jointes ensemble.
הָא כְּלִי אֶחָד דּוּמְיָא דִּשְׁנֵי כֵּלִים, הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן עֲרֵיבַת תַּרְנְגוֹלִין, וְאַף עַל גַּב דְּמִיפַּסְקָן מְחִיצָתָא הָא נְגִיעַ, אֲבָל הָכָא דְּלָא נְגִיעַ כְּלָל – תִּיבְּעֵי לָךְ.
Abaye poursuit : Quelles sont les circonstances d’un récipient qui est semblable à deux récipients, au sujet duquel tu as déduit qu’on peut prélever la poignée d’une partie pour l’autre partie ? Les circonstances sont, par exemple, une auge à poules remplie d’eau ou de fourrage, et bien qu’une cloison divise la partie supérieure de l’auge, le contenu est en contact en bas. Mais ici, dans le cas de deux moitiés d’un dixième d’épha placées dans un récipient qui ne se touchent pas du tout, tu devrais soulever le dilemme de savoir si la poignée peut être prélevée d’une partie pour l’autre.
בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: צֵירוּף כְּלִי וְחִיבּוּר מַיִם, מַהוּ?
Rabbi Yirmeya soulève un dilemme : Dans un cas où un récipient réunit les deux demi-dixièmes d’un épha qui se trouvent à l’intérieur du récipient mais sans se toucher, et il y a une connexion au moyen de l’eau entre l’un des demi-dixièmes de l’épha à l’intérieur du récipient et un autre demi-dixième d’un épha qui se trouve à l’extérieur du récipient, et une personne qui s’est immergée ce jour-là a touché l’autre demi-dixième d’un épha qui est à l’intérieur du récipient, quelle est la halakha ? Disqualifie-t-elle aussi le demi-dixième d’un épha qui se trouve à l’extérieur du récipient ?
כִּי תְּנַן כְּלִי מְצָרֵף מַה שֶּׁבְּתוֹכוֹ לַקֹּדֶשׁ, הָנֵי מִילֵּי דְּגַוַּאי, אֲבָל דְּבָרַאי – לָא, אוֹ דִילְמָא, כֵּיוָן דִּמְחַבַּר – מְחַבַּר.
Lorsque nous avons appris dans une michna (Ḥagiga 20b) qu'un récipient réunit toute la nourriture qui s'y trouve en ce qui concerne la nourriture sacrificielle, c'est-à-dire que si une partie du contenu devient impure, tout le contenu devient également impur, cette règle s'applique-t-elle seulement à ce qui est à l'intérieur du récipient, mais non à ce qui est à l'extérieur de celui-ci, malgré le fait que l'élément extérieur soit relié à un élément à l'intérieur du récipient ? Ou peut-être, puisque la moitié d'un dixième d'épha trouvée à l'extérieur du récipient est reliée à un élément impur, elle est reliée et devient impure.
וְאִם תִּימְצֵי לוֹמַר: כֵּיוָן דִּמְחַבַּר מְחַבַּר, חִיבּוּר מַיִם וְצֵירוּף כְּלִי, וְנָגַע טְבוּל יוֹם מִבַּחוּץ – מַהוּ?
Rabbi Yirmeya poursuit : Et si tu dis que, puisque la demi-dixième d’un épha trouvée à l’extérieur du récipient est reliée à un objet impur, elle est reliée et devient impure, on peut soulever un autre dilemme. Dans un cas où il y a une connexion au moyen de l’eau entre une demi-dixième d’un épha à l’extérieur d’un récipient et une autre demi-dixième d’un épha qui se trouve à l’intérieur du récipient, et le récipient joint deux moitiés de dixième d’un épha qui se trouvent à l’intérieur du récipient, et quelqu’un qui s’est immergé ce jour-là a touché la demi-dixième d’un épha qui est à l’extérieur du récipient, quelle est la halakha ?
כִּי תְּנַן ״כְּלִי מְצָרֵף״, הָנֵי מִילֵּי דְּנָגַע מִגַּוַּאי, אֲבָל מִבָּרַאי – לָא, אוֹ דִילְמָא לָא שְׁנָא? תֵּיקוּ.
Lorsque nous avons appris dans une michna qu’un récipient réunit toute la nourriture qui s’y trouve en ce qui concerne la nourriture sacrificielle, c’est-à-dire que si une partie du contenu devient impure, tout le contenu devient également impur, cela s’applique-t-il seulement dans un cas celui qui s’est immergé ce jour-là a touché ce qui est à l’intérieur du récipient, transmettant ainsi l’impureté à tout le contenu du récipient, et, en raison de la connexion au moyen de l’eau, l’impureté est alors transmise à ce qui est à l’extérieur du récipient, mais non dans un cas celui qui s’est immergé ce jour-là a touché ce qui est à l’extérieur du récipient, et seule la demi-dixième d’un épha reliée à l’élément extérieur devient impure ? Ou peut-être ce cas n’est-il pas différent, et le récipient réunit tout son contenu en ce qui concerne l’impureté rituelle. La Guemara commente : Le dilemme restera sans solution.
בָּעֵי רָבָא: עִשָּׂרוֹן שֶׁחִלְּקוֹ, וְנִטְמָא אֶחָד מֵהֶן, וְהִנִּיחוֹ בְּבִיסָא, וְחָזַר טְבוּל יוֹם וְנָגַע בְּאוֹתוֹ טָמֵא – מַהוּ? מִי אָמְרִינַן שְׂבַע לוֹ טוּמְאָה, אוֹ לָא?
§ Il a été démontré qu’un récipient réunit le contenu qui s’y trouve, même si les éléments ne se touchent pas les uns les autres, en ce qui concerne l’impureté rituelle, de sorte que si une partie du contenu devient impure, tout le contenu devient impur. Rava a soulevé un dilemme : En ce qui concerne un dixième d’un épha d’une offrande de farine qu’une personne a divisé, puis a placé les deux moitiés dans des récipients différents, et que l’une d’elles est devenue impure et qu’ensuite il l’a placée dans un récipient avec la seconde moitié du dixième d’épha, et qu’ensuite une personne qui s’était immergée ce jour-là a touché celle qui avait déjà été rendue impure, quelle est la halakha ? Disons-nous que l’élément est déjà saturé d’impureté et ne peut pas devenir impur une seconde fois, et que par conséquent la seconde moitié du dixième d’épha ne devient pas impure bien qu’elle soit jointe dans le même récipient, ou non ?
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמִי אָמְרִינַן שְׂבַע לֵיהּ טוּמְאָה? וְהָתְנַן: סָדִין טָמֵא
Abaye lui dit : Et disons-nous qu’un objet déjà saturé d’impureté ne peut pas devenir impur une seconde fois ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Kelim 27:9) : En ce qui concerne un drap qui est impur en raison de l’impureté rituelle

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