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בְּרִית אֲמוּרָה בְּמֶלַח, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן ״בְּרִית מֶלַח עוֹלָם הִוא״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״בְּרִית כְּהֻנַּת עוֹלָם״ – כְּשֵׁם שֶׁאִי אֶפְשָׁר לְקׇרְבָּנוֹת בְּלֹא כְּהוּנָּה, כָּךְ אִי אֶפְשָׁר לְקׇרְבָּנוֹת בְּלֹא מֶלַח.
une alliance énoncée au sujet du sel, garantissant que les offrandes devaient toujours être salées ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda. Rabbi Shimon dit : Il est énoncé ici : « C’est une alliance perpétuelle de sel » (Nombres 18:19), et il est énoncé là-bas, au sujet de la récompense donnée à Pinehas : « L’alliance d’un sacerdoce perpétuel » (Nombres 25:13). Cela enseigne que de même qu’il est impossible que les offrandes soient sacrifiées sans l’intervention du sacerdoce, de même il est impossible que les offrandes soient sacrifiées sans sel. La baraita démontre que le rite du salage est une exigence indispensable, malgré le fait que le rite n’est pas répété dans les versets.
אָמַר רַב יוֹסֵף: רַב כְּתַנָּא דִּידַן סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: לֹא מָלַח – כָּשֵׁר. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, לֹא יָצַק נָמֵי – לֹא יָצַק כְּלָל? אֶלָּא: לֹא יָצַק כֹּהֵן אֶלָּא זָר, הָכָא נָמֵי: לֹא מָלַח כֹּהֵן אֶלָּא זָר.
Rav Yosef a dit : Rav, qui soutient que les seuls rites sacrificiels indispensables sont ceux qui sont répétés dans les versets, soutient conformément au tanna de notre michna, qui dit : Si quelqu’un n’a pas ajouté de sel, l’offrande de farine reste valide. Selon ce tanna, l’ajout de sel n’est pas indispensable. Abaye lui dit : Si c’est le cas et que tu comprends la michna comme se référant à un cas où aucun sel n’a été ajouté du tout, alors tu devrais aussi comprendre l’énoncé de la michna : Si quelqu’un n’a pas versé l’huile, comme se référant à un cas où il n’a pas versé d’huile du tout. Cela ne peut pas être, car le rite consistant à verser l’huile est répété dans les versets et il est clairement indispensable. Au contraire, la michna doit se référer à un cas où un prêtre n’a pas versé d’huile sur l’offrande de farine, mais un non-prêtre a versé l’huile. Ici aussi, le tanna de la michna veut dire seulement qu’un prêtre n’a pas ajouté de sel, mais un non-prêtre a ajouté du sel. Si aucun sel n’est ajouté, même ce tanna soutient que l’offrande de farine est invalide.
אֲמַר לֵיהּ: וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁזָּר קָרֵב לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ?
Rav Yosef dit à Abaye : Mais pourrais-tu concevoir qu’un non-prêtre s’approche de l’autel pour saler la poignée de l’offrande de farine ? Un non-prêtre ne peut pas entrer dans la zone proche de l’autel. Puisqu’il n’est pas concevable que cela se produise, il faut donc comprendre que, lorsqu’il statue que l’offrande de farine est valide, le tanna de la michna fait référence à un cas où le sel n’a jamais été ajouté.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא, כֵּיוָן דִּכְתִיבָא בֵּיהּ ״בְּרִית״, כְּמַאן דִּתְנָא בֵּיהּ קְרָא דָּמְיָא.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que Rav soutient que puisque, en ce qui concerne l’application du sel, le terme « alliance » est écrit à son sujet, cela est considéré comme si cela avait été répété dans un autre verset, car le terme « alliance » enseigne qu’il s’agit d’un rite indispensable.
וְלָא תְּנָא בֵּיהּ קְרָא? וְהָכְתִיב: ״וְכׇל קׇרְבַּן מִנְחָתְךָ בַּמֶּלַח תִּמְלָח״! הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: אִילּוּ נֶאֱמַר ״קׇרְבָּן בַּמֶּלַח״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אֲפִילּוּ עֵצִים וָדָם שֶׁנִּקְרְאוּ קׇרְבָּן.
Concernant la question soulevée pour contester l’affirmation de Rav, la Guemara demande : Et est-il exact que l’application du sel n’est pas répétée dans le verset ? Mais n’est-il pas écrit : « Et toute offrande végétale que tu présentes, tu l’assaisonneras de sel » (Lévitique 2:13) ? La Guemara répond : Ce verset ne fonctionne pas comme une répétition, car il est nécessaire pour ce qui est enseigné dans une baraita : Si le verset avait dit seulement : Et toute offrande tu assaisonneras de sel, j’en déduirais que cela s’applique même au bois et au sang, qui sont eux aussi appelés : une offrande.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִנְחָה״, מָה מִנְחָה מְיוּחֶדֶת שֶׁאֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ, אַף כֹּל שֶׁאֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ.
Pour contrer cela, le verset déclare : « Et toute offrande de farine de toi », pour enseigner que, de même que l’offrande de farine est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence pour elle, puisque le bois est requis pour la combustion de la poignée de l’offrande de farine, de même tout élément qui est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence pour lui requiert l’application de sel. En revanche, le bois et le sang ne requièrent pas de salage, car le bois lui-même ne requiert pas de bois, et le sang est présenté sur l’autel et ne requiert pas de bois.
אִי מָה מִנְחָה מְיוּחֶדֶת שֶׁמַּתֶּרֶת, אַף כֹּל שֶׁמַּתִּיר, אָבִיא דָּם שֶׁמַּתִּיר – תַּלְמוּד לוֹמַר ״מֵעַל מִנְחָתֶךָ״, וְלֹא מֵעַל דָּמֶךָ.
La baraita continue : Si cette logique est employée, on pourrait dire : De même que la poignée de la offrande de farine qui est brûlée est unique en ce qu’elle permet que le reste de l’offrande de farine soit mangé par les prêtres, et qu’elle requiert du sel, de même, tout élément qui est unique en ce qu’il permet d’autres éléments requiert l’application de sel. En conséquence, j’inclurai le sang dans l’obligation d’être salé, car sa présentation permet que l’offrande soit sacrifiée et mangée. Pour réfuter cela, la suite du verset déclare : « Tu ne laisseras pas manquer le sel de l’alliance de ton Dieu de ton offrande de farine, » démontrant qu’il ne peut pas manquer à l’offrande de farine, mais non à ton sang.
יָכוֹל תְּהֵא מִנְחָה כּוּלָּהּ טְעוּנָה מֶלַח? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קׇרְבַּן״, קׇרְבָּן טָעוּן מֶלַח, וְאֵין מִנְחָה כּוּלָּהּ טְעוּנָה מֶלַח.
La baraita continue : On aurait pu penser que toute l’offrande de farine nécessite du sel, y compris le reste de l’offrande qui est mangé par les prêtres. Pour réfuter cela, le verset déclare : « Et toute offrande de farine [korban] de toi, tu l’assaisonneras de sel » (Lévitique 2:13), enseignant que la poignée, qui est brûlée comme une offrande [korban] sur l’autel, nécessite du sel, mais toute l’offrande de farine [minḥa] ne nécessite pas de sel.
וְאֵין לִי אֶלָּא קוֹמֶץ מִנְחָה, מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הַלְּבוֹנָה? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַלְּבוֹנָה, שֶׁכֵּן בָּאָה עִמָּהּ בִּכְלִי אֶחָד.
Et j’ai déduit seulement que la poignée d’une offrande de farine nécessite du sel. D’où est-il déduit d’inclure l’encens, qui est lui aussi brûlé sur l’autel, dans l’obligation d’être salé ? J’inclus l’encens du fait qu’il vient avec la poignée dans un seul récipient et qu’il est donc inclus dans l’expression « offrande ».
מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הַלְּבוֹנָה הַבָּאָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ, וּלְבוֹנָה הַבָּאָה בְּבָזִיכִין, וְהַקְּטֹרֶת,
D'où est-il dérivé qu'il faut inclure dans l'obligation d'être salé l'encens oliban qui vient seul comme offrande distincte ? On peut accepter l'obligation d'apporter une offrande d'oliban pour être brûlée sur l'autel. D'où est-il dérivé que cet oliban requiert d'être salé ? En outre, d'où est-il dérivé qu'il faut inclure dans l'obligation d'être salé l'oliban qui vient dans des bols avec les pains de proposition, et l'encens ?
מִנְחַת כֹּהֲנִים, וּמִנְחַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וּמִנְחַת נְסָכִים, אֵימוּרֵי חַטָּאת, וְאֵימוּרֵי אָשָׁם, וְאֵימוּרֵי קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְאֵימוּרֵי קָדָשִׁים קַלִּים, וְאֵבְרֵי עוֹלָה, וְעוֹלַת הָעוֹף – מִנַּיִן?
De plus, d’où dérive-t-on l’exigence de saler dans le cas des offrandes de farine dont on ne prélève pas une poignée, c’est-à-dire l’offrande de farine des prêtres, et l’offrande de farine du prêtre oint qu’apporte chaque jour le Grand Prêtre, et l’offrande de farine qui accompagne les libations apportées avec les holocaustes et les sacrifices de paix ? D’où dérive-t-on l’exigence de saler en ce qui concerne les portions sacrificielles de l’offrande expiatoire consumées sur l’autel, et les portions sacrificielles de l’offrande de culpabilité, et les portions sacrificielles des offrandes du degré le plus sacré, et les portions sacrificielles des offrandes de moindre sainteté, et les membres de l’holocauste, et l’holocauste d’oiseau ? D’où dérive-t-on que toutes celles-ci requièrent du sel ?
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל כׇּל קׇרְבָּנְךָ תַּקְרִיב מֶלַח״.
La baraita continue : Par conséquent, le verset déclare : « Tu offriras du sel avec toutes tes offrandes » (Lévitique 2:13), démontrant que tout ce qui est brûlé sur l’autel requiert du sel. De cette baraita, il ressort clairement que la mitsva d’appliquer du sel est nécessaire pour enseigner les circonstances dans lesquelles le sel est ajouté, et qu’elle ne peut donc pas être utilisée comme exemple d’un cas où la mitsva est répétée afin d’enseigner que le rite est indispensable.
אָמַר מָר: אֵין לִי אֶלָּא קוֹמֶץ (מִנְחָה), מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הַלְּבוֹנָה? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַלְּבוֹנָה, שֶׁכֵּן בָּאָה עִמָּהּ בִּכְלִי אֶחָד. וְהָא אָמְרַתְּ: מָה מִנְחָה מְיוּחֶדֶת שֶׁאֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ?
§ La Guemara discute la baraita citée ci-dessus : Le Maître a dit : J’ai déduit seulement que la poignée d’une offrande de farine nécessite du sel. D’où est-il déduit d’inclure l’encens, qui est lui aussi brûlé sur l’autel, dans l’obligation d’être salé ? J’inclus l’encens, en raison du fait qu’il vient avec la poignée dans un seul récipient et qu’il est donc inclus dans l’expression « offrande ». La Guemara demande : Pourquoi ce verset est-il nécessaire ? Mais n’as-tu pas dit plus tôt que de même qu’une offrande de farine est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence pour elle, puisque le bois est requis pour la combustion de la poignée de l’offrande de farine, de même toute chose qui est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence requiert l’application de sel ? Par conséquent, on sait déjà que l’encens et tous les autres éléments nécessitent d’être salés, puisque du bois est requis pour leur combustion.
הָכִי קָאָמַר: אֵימָא ״קׇרְבַּן״ – כָּלַל, וּ״מִנְחָה״ – פָּרַט, כְּלָל וּפְרָט – אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מַה שֶּׁבַּפְּרָט, מִנְחָה – אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא.
La Guemara répond : Lorsque le tanna dit : Je n’ai déduit que le fait que la poignée de l’offrande de farine nécessite d’être salée, voici ce qu’il veut dire : On pourrait comprendre le verset « Et toute offrande de farine que tu présenteras, tu l’assaisonneras de sel » (Lévitique 2:13) autrement et dire l’exposé suivant : le terme « offrande » qui apparaît ici est une généralisation, tandis que « offrande de farine » est un détail. Selon les principes herméneutiques, dans le cas d’une généralisation et d’un détail, il n’y a dans la généralisation que ce qui est dans le détail. Par conséquent, dans le cas d’une offrande de farine, oui, elle nécessite d’être salée, mais toute autre chose ne nécessite pas d’être salée. D’où, alors, la halakha de saler dans tous les autres cas est-elle dérivée ?
הֲדַר אָמַר: ״עַל כׇּל קׇרְבָּנְךָ״, חָזַר וְכָלַל, כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל – אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט, מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ שֶׁאֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ, אַף כֹּל שֶׁאֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ.
Par conséquent, le verset déclare alors : « Tu offriras du sel avec toutes tes offrandes » (Lévitique 2:13), puis il généralise de nouveau, de sorte que le verset comprend une généralisation, un détail et une généralisation, auquel cas, selon les principes herméneutiques, on peut déduire que le verset se réfère uniquement à des éléments semblables au détail. De même que le détail spécifié, c’est-à-dire l’offrande de grain, est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence pour elle, de même, toute chose qui est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence pour elle requiert l’application du sel. C’est pourquoi la dernière partie du verset est nécessaire.
אֲחֵרִים דְּבָאִין חוֹבָה לָהּ, מַאי נִיהוּ – עֵצִים, אַף כֹּל עֵצִים.
La Guemara développe : Quels sont les autres éléments qui viennent comme exigence pour l’offrande de farine ? Cela fait référence au bois, car le bois est nécessaire pour brûler la poignée de l’offrande de farine. De même, l’expression : Toute chose qui est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence pour elle, fait référence à toute chose qui nécessite du bois afin de pouvoir être brûlée sur l’autel.
אֵימָא (אֲחֵרִים דְּבָאִין חוֹבָה לָהּ נִיהוּ) – לְבוֹנָה, וְאַיְיתִי דָּם, דְּאִיכָּא נְסָכִים! נְסָכִים בַּהֲדֵי אֵימוּרִין הוּא דְּאָתוּ, מַאי טַעְמָא? אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה. אַדְּרַבָּה – כַּפָּרָה וְשִׂמְחָה!
La Guemara demande : Pourquoi ne pas dire que les autres éléments qui viennent comme exigence pour l’offrande de farine de la Torah sont une référence à l’encens, qui accompagne l’offrande de farine, et donc, au moyen du principe herméneutique appliqué à une généralisation, un détail et une généralisation, inclure le sang, qui est accompagné de libations ? La Guemara répond : Les libations ne sont pas considérées comme accompagnant l’aspersion du sang ; au contraire, elles accompagnent les parties sacrificielles qui sont brûlées sur l’autel. Quelle en est la raison ? C’est parce que la combustion des parties sacrificielles et le versement des libations constituent le manger et le boire de l’autel. La Guemara objecte : Au contraire, les libations sont considérées comme accompagnant le sang, puisque l’expiation effectuée par la présentation du sang est suivie de la joie manifestée dans la libation de vin.
אֶלָּא, לְבוֹנָה בָּאָה עִמָּהּ בִּכְלִי אֶחָד, אֲבָל עֵצִים, כִּי הֵיכִי דְּמִתַּכְשְׁרָא בְּהוּ מִנְחָה, הָכִי (מִתַּכְשְׁרָא) [מִתַּכְשְׁרִי] בְּהוּ כּוּלְּהוּ קׇרְבָּנוֹת.
Au contraire, il faut dire que, puisque l’encens vient avec l’offrande de farine dans un seul récipient, tandis que le sang n’est pas apporté avec les libations dans un seul récipient, le sang n’est pas comparable à l’offrande de farine. Mais lorsqu’il est expliqué que l’expression : Les autres éléments qui viennent comme exigence pour l’offrande de farine, fait référence au bois, cela signifie que de même que l’offrande de farine est rendue apte par le bois, de même aussi, toutes les offrandes sont rendues aptes par le bois.
וְאֵימָא: מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ, שֶׁאֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ וּמַתֶּרֶת – אַף כֹּל שֶׁאֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ וּמַתֶּרֶת, וּמַאי נִיהוּ? לְבוֹנָה הַבָּאָה בְּבָזִיכִין, דְּשָׁרְיָא לֶחֶם, אֲבָל מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא.
La Guemara demande : Mais pourquoi ne pas dire : De même que l’élément mentionné dans le détail, c’est-à-dire la poignée de l’offrande de farine, est clairement défini comme un élément pour lequel d’autres éléments viennent comme exigence, et en outre il rend d’autres éléments permis, de même, toute chose qui est unique en ce que d’autres éléments viennent comme exigence pour elle et rend d’autres éléments permis requiert l’application de sel. Et qu’est-ce qui est inclus en raison de cette dérivation ? L’encens qui vient dans les coupes placées sur les pains de proposition, car il rend le pain permis à la consommation. Mais tout autre élément ne devrait pas être inclus.
מִדְּאִיצְטְרִיךְ ״מֵעַל מִנְחָתֶךָ״ וְלֹא מֵעַל דָּמֶךָ, מִכְּלָל דְּהָנָךְ כּוּלְּהוּ אָתוּ בְּחַד צַד.
La Guemara répond : Il est évident que tous les autres éléments n’exigent que le facteur selon lequel d’autres éléments viennent comme condition requise pour qu’ils soient considérés comme semblables à l’offrande de farine. Cela est clair du fait que, dans le cas du sang, qui est semblable à l’offrande de farine uniquement en ce qu’il rend l’offrande permise, il a été nécessaire d’enseigner que le sel n’est pas placé sur le sang, au moyen de l’expression : « Tu ne laisseras pas manquer le sel de l’alliance de ton Dieu de ton offrande de farine,” d’où l’on déduit : Mais non de ton sang. S’il avait été nécessaire que tous les éléments aient ces deux aspects en commun avec l’offrande de farine, il n’y aurait pas eu besoin d’une dérivation pour exclure le sang. Par inférence, ces autres éléments dérivés d’une offrande de farine lui sont semblables sous un seul rapport.
אָמַר מָר: ״מֵעַל מִנְחָתֶךָ״ וְלֹא מֵעַל דָּמֶךָ, וְאֵימָא: ״מֵעַל מִנְחָתֶךָ״ וְלֹא מֵעַל אֵיבָרֶיךָ?
§ La Guemara poursuit sa discussion de la baraita : Le Maître a dit plus haut : Le verset déclare : « Tu ne laisseras pas manquer le sel de l’alliance de ton Dieu de ton offrande de farine, » démontrant que le sel ne peut pas manquer à l’offrande de farine, mais non à ton sang. La Guemara demande : Mais, puisque le verset ne fait pas explicitement allusion au sang, pourquoi ne pas dire que le verset enseigne que le sel ne peut pas manquer de ton offrande de farine, mais non de tes membres de l’holocauste qui sont sacrifiés sur l’autel ?
מִסְתַּבְּרָא, אֵבָרִים הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן (א״ש בנטמ״א סִימָן)
La Guemara répond : Il est logique que les membres d’un holocauste soient inclus dans l’exigence d’y appliquer du sel, puisqu’ils partagent de nombreuses caractéristiques avec une offrande de farine, ce que le sang ne partage pas. La Guemara présente un moyen mnémotechnique pour les caractéristiques qu’ils partagent : Alef, shin, beit, nun ; tet, mem, alef. Celles-ci renvoient à autres [aḥerim], feu [ishim], extérieur [baḥutz], notar ; impureté rituelle [tuma] et usage abusif d’un bien consacré [me’ila].
אֲחֵרִים בָּאִין חוֹבָה לָהּ כְּמוֹתָהּ, אִישִּׁים כְּמוֹתָהּ, בַּחוּץ כְּמוֹתָהּ, נוֹתָר כְּמוֹתָהּ,
Dans le cas des membres d’un holocauste, d’autres éléments viennent comme une exigence pour lui, comme c’est la halakha concernant une offrande de farine. L’holocauste nécessite du bois pour être brûlé sur l’autel, ce qui n’est pas le cas en ce qui concerne le sang. Les membres de l’holocauste sont brûlés dans le feu de l’autel, comme c’est la halakha concernant une offrande de farine, tandis que le sang est présenté sur les coins de l’autel. L’holocauste est sacrifié sur l’autel extérieur, comme c’est la halakha concernant une offrande de farine, contrairement au sang, qui est présenté à l’intérieur du Sanctuaire dans les cas du taureau et du bouc de Yom Kippour. Il est interdit de consommer ses parties restantes [notar], comme c’est la halakha concernant une offrande de farine, ce qui n’est pas pertinent pour le sang.
טוּמְאָה כְּמוֹתָהּ, מְעִילָה כְּמוֹתָהּ.
Il est interdit de prendre part à un holocauste lorsqu’on est en état d’impureté rituelle, comme c’est la halakha concernant une offrande végétale, ce qui n’est pas pertinent pour le sang. Il est soumis aux halakhot de mauvais usage d’un bien consacré, comme c’est la halakha concernant une offrande végétale, ce qui n’est pas le cas pour le sang.

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