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חֲרִיפֵי דְּפוּמְבְּדִיתָא: הַקְטָרָה מְפַגֶּלֶת הַקְטָרָה, וַאֲפִילּוּ לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי אֵין מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּחַשֵּׁב בֵּיהּ בְּשִׁירַיִם וּלְבוֹנָה בְּמִילְּתָא קָיְימָא, אֲבָל הָכָא דְּחַשֵּׁב לַהּ בִּלְבוֹנָה – כְּמָה דְּחַשֵּׁב בֵּיהּ בְּכוּלֵּיהּ מַתִּיר דָּמֵי.
les perspicaces de la ville de Poumbedita : Brûler rend le brûlage piggul, par exemple, brûler la poignée avec l’intention de brûler l’encens le lendemain rend l’offrande de farine piggul. Et telle est la halakhamême selon les Rabbins, qui disent que l’on ne rend pas une offrande piggul par une intention survenant pendant le sacrifice de la moitié d’un facteur permissif, par exemple, lorsqu’on sacrifie la poignée seule avec une intention de piggul. La raison en est que cette affirmation ne s’applique que lorsqu’il avait l’intention pendant le sacrifice de la poignée de consommer le reste le lendemain, et l’encens reste intact, c’est-à-dire qu’il n’avait aucune intention à son égard. Mais ici, lorsqu’il avait l’intention à l’égard de l’encens pendant qu’il brûlait la poignée, cela est considéré comme s’il avait eu l’intention à l’égard de tout le facteur permissif.
אָמַר רָבָא: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַקּוֹמֵץ וְנוֹתֵן בִּכְלִי, וְהַמּוֹלִיךְ וְהַמַּקְטִיר, לֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל וּלְהַקְטִיר דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לְהַקְטִיר, חוּץ לִמְקוֹמוֹ – פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת, חוּץ לִזְמַנּוֹ – פִּגּוּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.
Rava a dit : Nous apprenons cette halakha dans une michna, également (12a) : Voici le principe : Dans le cas de quiconque retire la poignée, ou place la poignée dans le récipient, ou apporte le récipient avec la poignée à l’autel, ou brûle la poignée sur l’autel, avec l’intention de manger un élément dont la manière typique est qu’on le mange, ou de brûler un élément dont la manière typique est qu’on le brûle sur l’autel, en dehors de la zone désignée, l’offrande végétale est invalide mais il n’y a pas de responsabilité de karet. Si son intention était de le faire au-delà du temps désigné, l’offrande est piggul et l’on est passible de karet à cause de cela.
מַאי לָאו הַקְטָרָה דּוּמְיָא דְּהָנָךְ, מָה הָנָךְ – בֵּין לֶאֱכוֹל בֵּין לְהַקְטִיר, אַף הַקְטָרָה – בֵּין לֶאֱכוֹל בֵּין לְהַקְטִיר?
Rava explique : N’est-il pas correct de dire que la halakha concernant la combustion est semblable à celles-ci, c’est-à-dire le retrait de la poignée, son placement dans un récipient et le transport ? En conséquence, de même que concernant celles-ci, que l’intention de quelqu’un ait été de manger le reste le lendemain ou de brûler l’encens le lendemain, la halakha est que l’offrande est piggul, de même concernant la combustion, que l’intention de quelqu’un ait été de manger le reste ou de brûler l’encens le lendemain, l’offrande est piggul.
לָא, הָנָךְ – בֵּין לֶאֱכוֹל בֵּין לְהַקְטִיר; הַקְטָרָה – לֶאֱכוֹל אִין, לְהַקְטִיר לָא.
La Guemara rejette cette comparaison : Non, en ce qui concerne ces cas, que l’intention ait été de manger le reste ou de brûler l’encens le lendemain, l’offrande est effectivement du piggoul. Mais en ce qui concerne la combustion, si l’intention était de manger le reste le lendemain, oui, c’est du piggoul, mais si l’intention était de brûler l’encens le lendemain, ce n’est pas du piggoul.
יָתֵיב רַב מְנַשְּׁיָא בַּר גַּדָּא קַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי, וְיָתֵיב וְקָא אָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: אֵין הַקְטָרָה מְפַגֶּלֶת הַקְטָרָה, וַאֲפִילּוּ לְרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: ״מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר״ –
La Guemara rapporte que Rav Menashya bar Gadda était assis devant Abaye, et alors qu’il était assis, il dit au nom de Rav Ḥisda : Brûler ne rend pas la combustion piggul, par exemple, brûler la poignée avec l’intention de brûler l’encens le lendemain ne rend pas l’offrande piggul. Et telle est la halakhamême selon l’opinion de Rabbi Meir, qui dit dans la michna que l’on rend une offrande piggul par une intention pendant le sacrifice de la moitié d’un facteur permissif, par exemple, lorsqu’on sacrifie la poignée mais non l’encens avec une intention de piggul.
הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּחַשֵּׁב בְּהוּ בְּשִׁירַיִם, דְּקוֹמֶץ מַתִּיר דִּידְהוּ, אֲבָל הָכָא דְּקוֹמֶץ לָאו מַתִּיר דִּלְבוֹנָה הוּא – לָא מָצֵי מְפַגֵּל בֵּיהּ.
Rav Menashya bar Gadda explique que la raison est que cette déclaration de Rabbi Meir ne s’applique que lorsqu’il avait l’intention, pendant le sacrifice de la poignée, de consommer le reste le lendemain, car la poignée est leur facteur permissif. Mais ici, puisque la poignée n’est pas un facteur permissif de l’encens, l’offrande ne peut pas être rendue piggul par son intermédiaire.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: עֲנִי מָרִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב: אֵין הַקְטָרָה מְפַגֶּלֶת הַקְטָרָה.
Abaye dit à Rav Menashya : Répondez-moi, mon maître, Rav Ḥisda a-t-il énoncé cette halakha au nom de Rav ? Rav Menashya dit à Abaye : Oui. La Guemara note qu’il a également été déclaré explicitement que Rav Ḥisda dit que Rav dit : La combustion ne rend pas la combustion piggul.
אָמַר רַב יַעֲקֹב בַּר אִידִי מִשְּׁמֵיהּ דְּאַבָּיֵי: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, שָׁחַט אֶחָד מִן הַכְּבָשִׂים לֶאֱכוֹל מִמֶּנּוּ לְמָחָר – הוּא פִּיגּוּל וַחֲבֵירוֹ כָּשֵׁר, לֶאֱכוֹל מֵחֲבֵירוֹ לְמָחָר – שְׁנֵיהֶם כְּשֵׁרִין. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּכֵיוָן דְּלָאו מַתִּיר דִּידֵיהּ הוּא, לָא מָצֵי מְפַגֵּל בֵּיהּ.
Rav Ya’akov bar Idi a dit au nom d’Abaye : Nous apprenons dans la michna également que la halakha est conforme à l’opinion de Rav : Si quelqu’un a abattu l’un des agneaux avec l’intention d’en manger le lendemain, cet agneau est piggul et l’autre agneau est apte. S’il a abattu un agneau avec l’intention de manger l’autre le lendemain, les deux agneaux sont aptes. Quelle en est la raison ? N’est-ce pas du fait que puisque le premier agneau n’est pas un facteur permissif de le second agneau, il ne peut pas rendre le second agneau piggul ? Le même raisonnement devrait s’appliquer également au cas de la poignée et de l’encens.
לָא, הָתָם הוּא דְּלָא אִיקְּבַע בְּחַד מָנָא, אֲבָל הָכָא דְּאִיקְּבַע בְּחַד מָנָא – כִּי חַד דָּמוּ.
La Guemara rejette cette suggestion : Non ; il y a une différence entre ces cas. C’est seulement là-bas, dans la michna, qu’un agneau ne peut pas rendre l’autre piggoul, car il n’a pas été placé dans un même récipient avec l’autre agneau, et par conséquent chaque animal demeure indépendant de l’autre. Mais ici, puisque la poignée et l’encens ont été placés dans un même récipient dans le but de les offrir, ils sont considérés comme une seule chose, et l’un d’eux rend donc l’autre piggoul.
אָמַר רַב הַמְנוּנָא: הָא מִילְּתָא אַבְלַע לִי רַבִּי חֲנִינָא, וּתְקִילָא לִי כְּכוּלֵּיהּ תַּלְמוּדַאי – הִקְטִיר קוֹמֶץ לְהַקְטִיר לְבוֹנָה, וּלְבוֹנָה לֶאֱכוֹל שִׁירַיִם לְמָחָר – פִּגּוּל.
§ Rav Hamnuna a dit : Rabbi Ḥanina m’a aidé à intérioriser cette question, et pour moi elle équivaut à tout le reste de mon étude, car elle contient une nouveauté importante : Si quelqu’un a brûlé la poignée avec l’intention de brûler l’encens le lendemain, et a brûlé l’encens avec l’intention de manger le reste le lendemain, l’offrande de farine est piggul.
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? אִי הַקְטָרָה מְפַגֶּלֶת הַקְטָרָה קָא מַשְׁמַע לַן – לֵימָא: ״הִקְטִיר קוֹמֶץ לְהַקְטִיר לְבוֹנָה״! אִי מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר קָא מַשְׁמַע לַן – לֵימָא: ״הִקְטִיר קוֹמֶץ לֶאֱכוֹל שִׁירַיִם לְמָחָר״! אִי תַּרְוַיְיהוּ אֲתָא קָא מַשְׁמַע לַן – לֵימָא: ״הִקְטִיר קוֹמֶץ לְהַקְטִיר לְבוֹנָה וְלֶאֱכוֹל שִׁירַיִם לְמָחָר״!
La Guemara demande : Qu’est-ce que Rabbi Ḥanina nous enseigne ? Si il nous enseigne que brûler rend le brûlage piggul, alors qu’il dise simplement : Si quelqu’un a brûlé la poignée avec l’intention de brûler l’encens, l’offrande est piggul. Si il nous enseigne qu’on rend une offrande piggul par une intention formulée pendant le sacrifice de la moitié d’un facteur permissif, alors qu’il dise : Si quelqu’un a brûlé la poignée avec l’intention de manger le reste le lendemain, l’offrande est piggul. Si il vient nous enseigner ces deux halakhot, qu’il dise : Si quelqu’un a brûlé la poignée avec l’intention de brûler l’encens ou de manger le reste le lendemain, l’offrande est piggul.
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: לְעוֹלָם קָסָבַר אֵין הַקְטָרָה מְפַגֶּלֶת הַקְטָרָה, וְאֵין מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר, וְשָׁאנֵי הָכָא דְּפָשְׁטָא לַיהּ מַחְשָׁבָה בְּכוּלַּהּ מִנְחָה.
Rav Adda bar Ahava a dit : En réalité, Rabbi Ḥanina soutient que la combustion ne rend pas la combustion piggul, et par conséquent, si l’on n’a brûlé que la poignée avec l’intention de brûler l’encens le lendemain, l’offrande n’est pas piggul. Et il soutient aussi qu’on ne rend pas une offrande piggul par une intention pendant le sacrifice de la moitié d’un facteur permissif, et par conséquent, si l’on n’a brûlé que la poignée avec l’intention de consommer le reste le lendemain, l’offrande n’est pas non plus piggul. Mais ici, c’est différent, car l’intention de piggul s’est étendue à toute l’offrande de farine, car il avait une intention de piggul pendant la combustion de la poignée à l’égard de l’encens et pendant la combustion de l’encens à l’égard du reste.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב יִצְחָק בַּר אַבָּא: הִקְטִיר קוֹמֶץ לֶאֱכוֹל שִׁירַיִם – לְדִבְרֵי הַכֹּל פִּגּוּל. וְהָא מִיפְלָג פְּלִיגִי? אֶלָּא אֵימָא: לְדִבְרֵי הַכֹּל פָּסוּל.
La Guemara rapporte qu’un tanna a enseigné une baraita devant Rav Yitzḥak bar Abba : Si quelqu’un a brûlé la poignée avec l’intention de manger le reste le lendemain, tout le monde est d’accord pour dire que l’offrande de farine est piggul. La Guemara soulève une difficulté : Mais est-ce que Rabbi Meir et les Sages ne sont pas en désaccord dans la michna au sujet de ce cas précis ? Dis plutôt que la baraita déclare : Tout le monde est d’accord pour dire que l’offrande est disqualifiée, car bien que les Sages soutiennent qu’une telle intention ne rend pas une offrande piggul, ils concèdent qu’elle disqualifie l’offrande.
וְלֵימָא: הֲרֵי זֶה פִּגּוּל, וְרַבִּי מֵאִיר הִיא! תַּנָּא ״דִּבְרֵי הַכֹּל״ אַתְנְיוּהּ, ״פִּיגּוּל״ בְּ״פָסוּל״ מִיחַלַּף לֵיהּ, ״הֲרֵי זֶה״ בְּ״דִבְרֵי הַכֹּל״ לָא מִיחַלַּף לֵיהּ.
La Guemara objecte : Mais s’il faut corriger la baraita, qu’il dise que la baraita énonce : C’est du piggul, et que cela est conforme à l’opinion de Rabbi Meir. La Guemara répond : Il est raisonnable que le tanna ait enseigné que tout le monde est d’accord, et qu’il ait accidentellement échangé le mot piggul contre disqualifié. Mais il ne confondrait pas l’expression : Ceci est l’opinion de Rabbi Meir, avec l’expression : Tout le monde est d’accord.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַקּוֹמֵץ אֶת הַמִּנְחָה.
מַתְנִי׳ הַקּוֹמֵץ אֶת הַמִּנְחָה לֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל, וּלְהַקְטִיר דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לְהַקְטִיר – כָּשֵׁר, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל.
MICHNA : Dans le cas de celui qui prélève une poignée de l’offrande de farine avec l’intention de consommer, au-delà du temps qui lui est imparti, un élément dont la manière habituelle est qu’on ne le consomme pas, c’est-à-dire la poignée, ou de brûler, au-delà du temps qui lui est imparti, un élément dont la manière habituelle est qu’on ne le brûle pas sur l’autel, c’est-à-dire le reste de l’offrande de farine, l’offrande de farine est valide. Rabbi Eliezer la considère invalide, bien qu’elle ne soit pas du piggul, et sa consommation n’est donc pas passible de retranchement du Monde à venir [karet].
לֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל, וּלְהַקְטִיר דָּבָר שֶׁדַּרְכּוֹ לְהַקְטִיר פָּחוֹת מִכְּזַיִת – כָּשֵׁר. לֶאֱכוֹל כַּחֲצִי זַיִת וּלְהַקְטִיר כַּחֲצִי זַיִת – כָּשֵׁר, שֶׁאֵין אֲכִילָה וְהַקְטָרָה מִצְטָרְפִין.
Dans le cas de celui qui prélève une poignée de l’offrande de farine avec l’intention de consommer, au-delà du temps qui lui est imparti, un élément dont la manière typique est qu’on le consomme, ou de brûler, au-delà du temps qui lui est imparti, un élément dont la manière typique est qu’on le brûle sur l’autel, mais que son intention était de consommer ou de brûler de manière impropre moins qu’un volume d’olive, l’offrande est valide. Si son intention était à la fois de consommer une demi-olive en volume et de brûler une demi-olive en volume au-delà du temps qui lui est imparti, l’offrande de farine est néanmoins valide, parce que consommer et brûler ne s’associent pas.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? אָמַר קְרָא ״וְאִם הֵאָכֹל יֵאָכֵל מִבְּשַׂר זֶבַח שְׁלָמָיו״ – בִּשְׁתֵּי אֲכִילוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר, אֶחָד אֲכִילַת אָדָם וְאֶחָד אֲכִילַת מִזְבֵּחַ, לוֹמַר לָךְ: כְּשֵׁם שֶׁמְּחַשְּׁבִין בַּאֲכִילַת אָדָם, כָּךְ מְחַשְּׁבִין בַּאֲכִילַת מִזְבֵּחַ.
GUEMARA :Rabbi Asi dit que Rabbi Yoḥanan dit : Quelle est la raison de la décision de Rabbi Eliezer selon laquelle l’intention de consommer, au-delà du temps qui lui est imparti, un élément qui n’est pas habituellement consommé rend l’offrande de farine impropre ? Le verset déclare au sujet de la consommation d’une offrande après le temps qui lui est imparti : « Et si une partie de la chair du sacrifice de ses offrandes de paix est effectivement consommée [he’akhol ye’akhel] » (Lévitique 7:18), en répétant pour insister le terme de consommation. Il déduit du terme répété que le verset parle de deux types de consommation : L’une est la consommation de l’offrande par une personne, par exemple par les prêtres ou le propriétaire de l’offrande, et l’autre est la consommation des portions sacrificielles par leur combustion sur l’autel. Cela vient t’enseigner que, de même que l’intention impropre de quelqu’un concernant la consommation par une personne rend l’offrande impropre, de même aussi l’intention impropre de quelqu’un concernant la consommation de l’autel rend l’offrande impropre.
וּכְשֵׁם שֶׁמְּחַשְּׁבִין מֵאֲכִילַת אָדָם לַאֲכִילַת אָדָם, וּמֵאֲכִילַת מִזְבֵּחַ לַאֲכִילַת מִזְבֵּחַ, כָּךְ מְחַשְּׁבִין מֵאֲכִילַת אָדָם לַמִּזְבֵּחַ, וּמֵאֲכִילַת מִזְבֵּחַ לָאָדָם.
Et, de plus, cela vient t’enseigner que, de même que l’intention impropre selon laquelle une partie de l’offrande destinée à la consommation par une personne sera consommée le lendemain par une personne rend l’offrande impropre, et l’intention impropre selon laquelle une partie de l’offrande destinée à la consommation de l’autel sera consommée le lendemain par l’autel rend l’offrande impropre, de même aussi l’intention impropre selon laquelle une partie de l’offrande destinée à la consommation par une personne sera consommée sur l’autel rend l’offrande impropre, et l’intention impropre selon laquelle une partie de l’offrande destinée à la consommation de l’autel sera consommée le lendemain par une personne rend l’offrande impropre.
מַאי טַעְמָא? מִדְּאַפְּקִינְהוּ רַחֲמָנָא לְהַקְטָרָה בִּלְשׁוֹן אֲכִילָה.
Quelle est la raison de cette dérivation ? Elle est dérivée du fait que le Miséricordieux exprime la combustion de l’offrande en employant le langage de la consommation.
וְרַבָּנַן, הַאי דְּאַפְּקִינְהוּ רַחֲמָנָא בִּלְשׁוֹן אֲכִילָה,
Et les Rabbins, qui sont en désaccord avec Rabbi Eliezer, soutiennent ce qui suit : Ce fait que le Miséricordieux exprime la combustion de l'offrande en employant le langage de la consommation

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