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הָא תּוּ לְמָה לִי? אִי לֶאֱכוֹל וְלֶאֱכוֹל דָּבָר (שאין) [שֶׁ]דַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל קָא מַשְׁמַע לַן דְּמִצְטָרֵף, מֵרֵישָׁא דְּסֵיפָא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ, דְּקָתָנֵי: כַּחֲצִי זַיִת בַּחוּץ כַּחֲצִי זַיִת לְמָחָר פָּסוּל, הָא כַּחֲצִי זַיִת לְמָחָר וְכַחֲצִי זַיִת לְמָחָר – פִּיגּוּל.
Selon Abaye, pourquoi ai-je aussi besoin de cette michna ici ? Si tu suggères que cette michna est nécessaire, car on peut en déduire que si l’on avait l’intention de manger une demi-olive le lendemain puis l’intention de manger une autre demi-olive le lendemain, toutes deux provenant d’un élément dont la manière typique est telle qu’on le mange, la michna nous enseigne que elles s’associent afin de rendre l’offrande piggul, cette suggestion peut être rejetée : Mais tu apprends déjà cette halakha dans ce cas à partir de la première clause de la clause finale de la michna précédente, comme elle enseigne : Une demi-olive à l’extérieur et une demi-olive le lendemain, l’offrande est invalide. On peut en déduire que si son intention était de consommer une demi-olive le lendemain et une demi-olive le lendemain, c’est du piggul.
אִי לֶאֱכוֹל וּלְהַקְטִיר (דְּהִיא גּוּפַהּ קָא מַשְׁמַע לַן), מִדִּיּוּקָא דְּרֵישָׁא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ.
Si vous suggérez que la michna est nécessaire pour un cas où l’on avait l’intention de consommer et de brûler, c’est-à-dire que la michna nous enseigne la question elle-même, à savoir que l’intention de consommer ne s’associe pas à l’intention de brûler, cela non plus ne peut être. La raison en est que de l’inférence de la première clause de la michna vous pouvez déjà apprendre la halakha dans ce cas, car elle enseigne : Si l’on avait l’intention de consommer un élément dont la manière habituelle est telle qu’on le consomme, l’offrande devient piggul. Cela indique que si son intention était de consommer un élément dont la manière habituelle est telle qu’on ne le consomme pas, l’offrande ne devient pas piggul.
דְּהַשְׁתָּא, מָה לֶאֱכוֹל וְלֶאֱכוֹל דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לֶאֱכוֹל – אָמְרַתְּ לָא מִצְטָרֵף, לֶאֱכוֹל וּלְהַקְטִיר מִיבַּעְיָא?
La Guemara explique comment la halakhaselon laquelle l’intention de consommer et de brûler ne se combinent pas peut être déduite de la michna : À présent, considérez, si lorsqu’une personne avait l’intention de consommer un élément dont la manière habituelle est qu’on le consomme et de consommer un élément dont la manière habituelle est qu’on ne le consomme pas, vous dites que ses intentions ne se joignent pas, malgré le fait que ses deux intentions concernaient la consommation, est-il nécessaire que la michna enseigne que les intentions de consommer et de brûler ne se joignent pas ?
אִין, לֶאֱכוֹל וּלְהַקְטִיר אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָתָם הוּא דְּלָא כִּי אוֹרְחֵיהּ קָמְחַשֵּׁב.
La Guemara répond : Oui ; bien que la michna enseigne la halakha d’un cas où quelqu’un avait l’intention de consommer un élément habituellement consommé et de consommer un élément habituellement non consommé, il était nécessaire que la michna enseigne la halakha d’un cas où quelqu’un avait l’intention de manger et de brûler. Car on pourrait penser que là-bas, où les intentions d’une personne se rapportaient uniquement à la consommation, la halakhaest que ses intentions ne s’associent pas, puisqu’elle avait l’intention d’agir non conformément à sa manière habituelle, puisqu’elle avait l’intention de consommer ce qui n’est pas destiné à être consommé.
אֲבָל הָכָא, דִּבְהַאי כִּי אוֹרְחֵיהּ קָמְחַשֵּׁב, וּבְהַאי כִּי אוֹרְחֵיהּ קָא מְחַשֵּׁב, אֵימָא לִצְטָרֵף, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara continue : Mais ici, où son intention était de consommer une demi-olive en volume et de brûler une demi-olive en volume, où en ce qui concerne cette moitié il a l’intention conformément à sa manière habituelle, et en ce qui concerne cette moitié il a l’intention conformément à sa manière habituelle, on pourrait dire qu’elles devraient se joindre, malgré le fait que chaque intention ne concerne qu’une demi-olive en volume. Par conséquent, la michna nous enseigne que de telles intentions ne se joignent pas, et la michna peut être expliquée même conformément à l’opinion des Sages.
הֲדַרַן עֲלָךְ כׇּל הַמְּנָחוֹת.
מַתְנִי׳ הַקּוֹמֵץ אֶת הַמִּנְחָה לֶאֱכוֹל שְׁיָרֶיהָ אוֹ לְהַקְטִיר קוּמְצָהּ לְמָחָר – מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בָּזֶה שֶׁהוּא פִּיגּוּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת. לְהַקְטִיר לְבוֹנָתָהּ לְמָחָר, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: פִּיגּוּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.
MICHNA : Dans le cas d’un prêtre qui prélève une poignée de l’offrande de farine avec l’intention de manger son reste ou de brûler sa poignée le lendemain, Rabbi Yossei concède dans ce cas qu’il s’agit d’un cas de piggoul et il est passible de karet pour en avoir mangé . Mais si l’intention du prêtre était de brûler son encens le lendemain, Rabbi Yossei dit : l’offrande de farine est inapte mais en manger n’entraîne pas de responsabilité de karet. Et les Sages disent : Il s’agit d’un cas de piggoul et il est passible de karet pour avoir mangé de l’offrande de farine.
אָמְרוּ לוֹ: מָה (שִׁינָּה) [שָׁנַת] זוֹ מִן הַזֶּבַח? אָמַר לָהֶן: שֶׁהַזֶּבַח דָּמוֹ וּבְשָׂרוֹ וְאֵימוּרָיו אֶחָד, וּלְבוֹנָה אֵינָהּ מִן הַמִּנְחָה.
Les Sages dirent à Rabbi Yossei : En quoi cela diffère-t-il de une offrande animale, où, si on l’a abattue avec l’intention de sacrifier le lendemain les portions consumées sur l’autel, elle est piggul ? Rabbi Yossei dit aux Sages : Il y a une différence, car, dans le cas d’une offrande animale, son sang, sa chair et ses portions consumées sur l’autel constituent tous une seule entité. Par conséquent, l’intention concernant l’un quelconque d’entre eux rend toute l’offrande piggul. Mais l’encens n’est pas une partie de l’offrande de farine.
גְּמָ׳ לְמָה לִי לְמִיתְנֵא ״מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בָּזוֹ״?
GUEMARA : La Guemara remet en question la terminologie de la michna : Pourquoi ai-je besoin que le tanna enseigne que Rabbi Yossei concède dans ce cas ? Que le tanna énonce simplement : Si quelqu’un retire la poignée d’une offrande de farine avec l’intention de consommer son reste ou de brûler la poignée le lendemain, Rabbi Yossei dit que l’offrande est piggoul et que l’on est passible de karet pour avoir consommé le reste.
מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵא סֵיפָא, לְהַקְטִיר לְבוֹנָתָהּ לְמָחָר, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת.
La Guemara répond : Il était nécessaire que le tanna enseigne que Rabbi Yossei concède, parce qu’il veut enseigner la clause finale de la michna, à savoir que si son intention était de brûler son encens le lendemain, Rabbi Yossei dit que l’offrande de farine est invalide, mais en consommer n’entraîne pas la responsabilité de recevoir le karet.
מַהוּ דְּתֵימָא: טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי מִשּׁוּם דְּקָסָבַר אֵין מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר, וַאֲפִילּוּ רֵישָׁא נָמֵי,
La Guemara développe : La raison pour laquelle le tanna relie les deux cas de la michna est de peur que tu ne dises que la raison pour laquelle Rabbi Yossei ne rend pas l’offrande de farine piggul est qu’il soutient qu’on ne peut pas rendre une offrande piggul avec une intention qui ne concerne que la moitié de ses facteurs permissifs. Et, par conséquent, puisque la combustion de la poignée et de l’encens rend le reste de l’offrande de farine permis à la consommation, alors même dans la première clause de la michna, où l’on a l’intention de brûler la poignée le lendemain, Rabbi Yossei devrait soutenir que l’offrande n’est pas rendue piggul, puisque l’intention ne se rapporte pas aussi à l’encens.

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