וַהֲרֵי זְרִיקָה דְּלָא כְּתִיב בַּיהּ אֶלָּא כְּהוּנָּה, וּתְנַן: זָרַק בִּשְׂמֹאל פָּסוּל, וְלָא פְּלִיג רַבִּי שִׁמְעוֹן? אָמַר אַבָּיֵי: פְּלִיג בְּבָרַיְיתָא, דְּתַנְיָא: קִבֵּל בִּשְׂמֹאל פָּסוּל, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר; זָרַק בִּשְׂמֹאל פָּסוּל, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁיר.
La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas l’aspersion du sang, au sujet de laquelle seule la prêtrise est écrite dans le verset, et nous avons appris : Si quelqu’un a aspergé le sang avec sa main gauche, cela est invalide ; et Rabbi Shimon n’est pas en désaccord avec cette décision, ce qui indique que Rabbi Shimon soutient qu’une mention de la prêtrise n’exige pas une mention du mot doigt ? Abaye dit : Il est en désaccord avec cette décision dans une baraita, comme cela est enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a recueilli le sang avec sa main gauche, cela est invalide, et Rabbi Shimon le considère valide. De plus, si quelqu’un a aspergé le sang avec sa main gauche, cela est invalide, et Rabbi Shimon le considère valide.
וְאֶלָּא, הָא דְּאָמַר רָבָא: ״יָד״ ״יָד״ לִקְמִיצָה, לְמָה לִי? מִכְּהוּנָּה נָפְקָא!
La Guemara demande : Mais ce que dit Rava au sujet des termes superflus dans le passage traitant d’un lépreux : on dérive une analogie verbale entre le mot « main » écrit dans ce passage et le mot « main » écrit au sujet du prélèvement d’une poignée d’une offrande de farine, pour indiquer que ce dernier acte aussi doit être accompli avec la main droite, pourquoi ai-je besoin de cette analogie verbale ? On peut déduire que la poignée doit être prélevée avec la main droite de la mention de la prêtrise, comme il est dit : « Et le prêtre prélèvera sa poignée » (Lévitique 5:12).
חַד לְקוֹמֶץ, וְחַד לְקִידּוּשׁ קוֹמֶץ.
La Guemara répond : Les deux dérivations sont nécessaires, l’une pour le retrait de la poignée d’une offrande de farine, et l’autre pour la sanctification de la poignée, c’est-à-dire son placement dans un second ustensile de service. Les deux doivent être effectuées avec la main droite.
לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּלָא בָּעֵי קִידּוּשׁ קוֹמֶץ, וּלְמַאן דְּאָמַר נָמֵי דְּבָעֵי קִידּוּשׁ קוֹמֶץ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּבִשְׂמֹאל אַכְשׁוֹרֵי מַכְשַׁר – ״יָד״ ״יָד״ דְּרָבָא לְמָה לִי?
La Guemara demande : Et selon Rabbi Shimon, qui n’exige pas la sanctification de la poignée, ou selon celui qui dit que Rabbi Shimon exige également la sanctification de la poignée mais qu’il considère la sanctification comme valide lorsqu’elle est effectuée avec la main gauche (voir 26a), pourquoi ai-je besoin de l’analogie verbale de Rava entre « main » et « main » ?
אִי לִקְמִיצָה גּוּפַהּ, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, מִדְּרַבִּי יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא נָפְקָא, דְּאָמַר רַבִּי יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? דְּאָמַר קְרָא: ״קֹדֶשׁ קָדָשִׁים הִיא כַּחַטָּאת וְכָאָשָׁם״.
Si quelqu’un suggère qu’il est nécessaire d’indiquer que le prélèvement de la poignée lui-même doit être effectué avec la main droite, cela ne peut pas être le cas, puisque cela est dérivé du verset cité par Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Ḥiyya. Car Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Ḥiyya, dit : Quelle est la raison pour laquelle Rabbi Shimon n’exige pas que la poignée soit sanctifiée dans un ustensile de service ? Comme le verset l’énonce au sujet de l’offrande de grain : « C’est une chose très sainte, comme l’offrande expiatoire et comme l’offrande de culpabilité » (Lévitique 6:10).
בָּא לְעוֹבְדָהּ בַּיָּד – עוֹבְדָהּ בְּיָמִין, כְּחַטָּאת; בָּא לְעוֹבְדָהּ בִּכְלִי – עוֹבְדָהּ בִּשְׂמֹאל, כְּאָשָׁם.
Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Ḥiyya, explique : Le verset compare l’offrande de farine à une offrande expiatoire et à une offrande de culpabilité. Par conséquent, si le prêtre vient accomplir la combustion de la poignée avec sa main, il l’accomplit avec la droite, comme dans le cas d’une offrande expiatoire, dont le sang est aspergé avec la main. Et s’il vient l’accomplir avec un récipient, c’est-à-dire s’il sanctifie d’abord la poignée dans un ustensile de service, alors il peut l’accomplir avec la gauche, comme dans le cas d’une offrande de culpabilité, dont le sang est aspergé depuis un récipient. Puisque le prélèvement de la poignée est effectué avec la main, le verset indique qu’il doit être effectué avec la main droite, et l’analogie verbale est inutile.
לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְקוֹמֶץ דְּמִנְחַת חוֹטֵא, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן שֶׁלֹּא יְהֵא קׇרְבָּנוֹ מְהוּדָּר, כִּי קָמֵיץ לַהּ נָמֵי בִּשְׂמֹאל תִּתַּכְשַׁר, קָמַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : L’analogie verbale n’est nécessaire que pour la poignée de l’offrande de farine d’un pécheur, afin d’enseigner qu’elle doit être prélevée avec la main droite. On pourrait penser : Puisque Rabbi Shimon dit que cette offrande ne nécessite ni huile ni encens afin que l’offrande d’un pécheur ne soit pas de qualité supérieure, peut-être lorsque le prêtre a prélevé la poignée avec sa main gauche, ce qui est une manière de qualité inférieure, elle devrait également être valide. L’analogie verbale nous enseigne donc que la poignée doit toujours être prélevée avec la main droite, même dans le cas de l’offrande de farine d’un pécheur.
קָמַץ וְעָלָה בְּיָדוֹ צְרוֹר, אוֹ גַרְגֵּר מֶלַח,
§ La michna enseigne : Si un prêtre a retiré la poignée de farine, et qu'une pierre ou un grain de sel est apparu dans sa main,