גְּמָ׳ וְהָא אָמְרַתְּ רֵישָׁא: ״שׁוֹר בְּמָנֶה״ וְהֵבִיא שְׁנַיִם בְּמָנֶה – לֹא יָצָא.
GUEMARA : La michna enseigne que si quelqu’un fait le vœu d’apporter un certain taureau en holocauste et qu’il devient blemi, il peut apporter deux taureaux avec l’argent de son rachat. La Guemara demande : Mais n’as-tu pas dit dans la première clause, c’est-à-dire dans la michna précédente (107b), que si quelqu’un disait : Il m’incombe d’apporter un taureau d’une valeur de cent dinars en holocauste ou en offrande de paix, et qu’il apportait deux taureaux d’une valeur totale de cent dinars, il ne s’est pas acquitté de son obligation ? Si tel est le cas, pourquoi la michna enseigne-t-elle ici qu’on peut apporter deux taureaux avec l’argent du rachat d’un seul taureau ?
״שׁוֹר זֶה״ וְנִסְתָּאֵב שָׁאנֵי.
La Guemara répond que ces deux cas ne sont pas comparables. La michna précédente faisait référence à un cas où quelqu’un avait fait le vœu d’apporter un taureau valant cent dinars, sans faire référence à un taureau précis. Il est donc tenu de respecter les conditions spécifiques de son vœu. En revanche, cette michna fait référence à un cas où quelqu’un a dit : Ce taureau est un holocauste, et, par conséquent, si le taureau devient blemished et est disqualifié comme offrande, la halakhaest différente. Puisqu’il n’a jamais été tenu de sacrifier que ce taureau, et qu’il n’est plus en mesure de le sacrifier, il n’est plus tenu par son vœu et peut apporter n’importe quel nombre d’offrandes avec sa valeur.
״שְׁנֵי שְׁוָורִין אֵלּוּ עוֹלָה״ וְנִסְתָּאֲבוּ, רָצָה יָבִיא בִּדְמֵיהֶן אֶחָד, וְרַבִּי אוֹסֵר. מַאי טַעְמָא?
La michna enseigne que si quelqu’un dit : Ces deux taureaux sont désormais un holocauste, et ils sont devenus blemished, s’il le souhaite, il peut apporter avec l’argent de leur rachat un taureau. Et Rabbi Yehuda HaNasi considère cela interdit, et soutient qu’il doit apporter deux taureaux. La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle Rabbi Yehuda HaNasi considère qu’il est interdit d’apporter seulement un taureau ?
מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ גָּדוֹל וְהֵבִיא קָטָן, וְאַף עַל גַּב דְּנִסְתָּאֵב, לְכִתְחִילָּה לָא שָׁרֵי רַבִּי.
La Guemara répond : Parce que c’est semblable à un cas où quelqu’un a fait le vœu d’apporter un grand taureau et il a apporté un petit taureau, auquel cas il ne s’est pas acquitté de son vœu. De même, dans ce cas, il a fait le vœu d’apporter deux taureaux et n’en a apporté qu’un seul. Et bien que en réalité il ne soit pas tenu d’apporter deux taureaux, puisque les taureaux qu’il a consacrés sont devenus blemished et qu’il n’a besoin d’apporter qu’une offrande avec l’argent de leur rachat, néanmoins Rabbi Yehuda HaNasi ne permet pas d’apporter deux taureaux au lieu d’un ab initio.
וְלִפְלוֹג נָמֵי בְּרֵישָׁא?
La Guemara demande : Mais si tel est le cas, que Rabbi Yehuda HaNasi soit aussi en désaccord dans la première clause de la michna, qui affirme que si quelqu’un a consacré un taureau précis comme holocauste et qu’ensuite il est devenu blemi, il peut acheter deux taureaux avec l’argent de son rachat. Là aussi, Rabbi Yehuda HaNasi devrait interdire d’apporter deux taureaux a priori, car cela ressemble à un cas où quelqu’un a fait le vœu d’apporter un petit taureau et en a apporté un grand, cas dans lequel Rabbi Yehuda HaNasi soutient également qu’il ne s’est pas acquitté de son obligation.
רַבִּי אַכּוּלַּהּ מִילְּתָא פְּלִיג, וְנָטַר לְהוּ לְרַבָּנַן עַד דְּמַסְּקִי מִילְּתַיְיהוּ, וַהֲדַר מִיפְּלִיג עֲלַיְיהוּ.
La Guemara répond : Rabbi Yehouda HaNassi n’est pas d’accord avec toute cette question dans son ensemble, aussi bien dans les premières que dans les dernières clauses de la michna ; mais il a attendu que les Sages aient terminé leur déclaration, puis il s’est opposé à eux concernant les deux cas.
תֵּדַע, דְּקָתָנֵי: ״אַיִל זֶה עוֹלָה״ וְנִסְתָּאֵב – רָצָה יָבִיא בְּדָמָיו כֶּבֶשׂ; ״כֶּבֶשׂ זֶה לְעוֹלָה״ וְנִסְתָּאֵב – רָצָה יָבִיא בְּדָמָיו אַיִל, וְרַבִּי אוֹסֵר. שְׁמַע מִינַּהּ.
Sache que Rabbi Yehuda HaNasi est également en désaccord avec l’affirmation des Sages dans la première clause de la michna, car la michna enseigne que si quelqu’un a dit : Ce bélier est un holocauste, et il est devenu blemished, alors, s’il le souhaite, il peut apporter un agneau avec l’argent de son rachat. Dans un cas où quelqu’un a dit : Cet agneau est un holocauste, et il est devenu blemished, alors, s’il le souhaite, il peut apporter un bélier avec l’argent de son rachat. Et Rabbi Yehuda HaNasi considère qu’il est interdit d’apporter un type d’animal avec l’argent du rachat d’un autre type d’animal, même s’il souhaite apporter un bélier avec l’argent du rachat d’un agneau. Il est donc évident que Rabbi Yehuda HaNasi est en désaccord avec les Sages même dans un cas où quelqu’un a consacré un petit animal et souhaite apporter un grand animal avec l’argent de son rachat. Conclue de cela qu’il est également en désaccord dans un cas où quelqu’un a fait le vœu d’apporter un certain animal qui est ensuite devenu blemished ; la personne ne peut pas apporter deux animaux avec l’argent du rachat.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מִמִּינָא לְמִינָא מַאי?
§ Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Selon les Rabbins, quelle est la halakha concernant celui qui souhaite utiliser l’argent de rédemption d’un animal d’une espèce qui est devenu blemi pour acheter un animal d’une espèce différente ? Par exemple, si quelqu’un a fait vœu d’apporter un taureau qui est ensuite devenu blemi, peut-il apporter à la place des béliers pour sa valeur ?
תָּא שְׁמַע: שׁוֹר זֶה עוֹלָה, וְנִסְתָּאֵב – לֹא יָבִיא בְּדָמָיו אַיִל, אֲבָל מֵבִיא בְּדָמָיו שְׁנֵי אֵילִים, וְרַבִּי אוֹסֵר, לְפִי שֶׁאֵין בִּילָּה. שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une résolution à partir de ce qui est enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a dit : Ce taureau est un holocauste, et il est devenu blemi, il ne peut pas apporter un bélier avec l’argent de son rachat, car un bélier ne vaut pas autant qu’un taureau. Mais il peut apporter deux béliers avec l’argent de son rachat, s’ils sont ensemble d’une valeur égale à celle du taureau. Et Rabbi Yehouda HaNassi considère cela interdit, parce qu’il faut apporter deux offrandes de farine pour accompagner ses deux béliers. Ces offrandes de farine doivent être apportées dans deux récipients, parce que le mélange n’est pas permis. En conséquence, apporter deux offrandes va à l’encontre du vœu de la personne, qui impliquait d’apporter une seule offrande de farine. Conclue de cette baraita que, selon les Sages, il est permis d’utiliser l’argent du rachat d’une espèce animale pour acheter une espèce différente.
אִי הָכִי, מַאי אִירְיָא תְּרֵי? אֲפִילּוּ חַד נָמֵי! דְּהָא בְּנִסְתָּאֵב, לְרַבָּנַן לָא שָׁנֵי לְהוּ בֵּין גָּדוֹל לְקָטָן!
La Guemara demande : Si c’est le cas, si les Sages estiment qu’il est permis d’apporter une espèce différente d’animal, pourquoi la baraita précise-t-elle qu’on peut apporter deux béliers à la place d’un taureau ? La même halakha s’appliquerait même à un seul bélier, car, bien qu’un bélier soit plus petit qu’un taureau, dans un cas où l’animal est devenu blemished, selon les Sages il n’y a pas de différence entre apporter un grand animal ou un petit. Si quelqu’un a fait vœu d’apporter un bélier, il peut apporter un agneau à sa place ; alors, pourquoi pas un bélier à la place d’un taureau ?
תְּרֵי תַּנָּאֵי, וְאַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן.
La Guemara répond : Il y a deux tanna’im, et ils sont en désaccord au sujet de l’opinion des Sages. Le tanna de la michna soutient que les Sages jugent permis d’apporter un petit animal à la place d’un grand animal devenu blemi. Le tanna de la baraita soutient que les Sages ne jugent pas permis d’apporter un petit animal à la place d’un grand animal.
רַבִּי אוֹסֵר, לְפִי שֶׁאֵין בִּילָּה; טַעְמָא דְּאֵין בִּילָּה, הָא יֵשׁ בִּילָּה – שְׁרֵי.
La baraita déclare : Rabbi Yehouda HaNassi considère qu’il est interdit d’apporter deux béliers avec l’argent du rachat d’un taureau, car il n’y a pas de mélange. La Guemara en déduit : La raison pour laquelle il considère cela comme interdit est qu’il n’y a pas de mélange. Mais s’il y avait eu mélange, alors, selon Rabbi Yehouda HaNassi, cela serait permis.
וְהָתְנַן: ״אַיִל זֶה עוֹלָה״ וְנִסְתָּאֵב, רָצָה יָבִיא בְּדָמָיו כֶּבֶשׂ. ״כֶּבֶשׂ זֶה עוֹלָה״ וְנִסְתָּאֵב, יָבִיא בְּדָמָיו אַיִל, וְרַבִּי אוֹסֵר.
La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que si quelqu’un a dit : Ce bélier est désormais un holocauste, et il est devenu blemished, alors, s’il le souhaite, il peut apporter un agneau avec l’argent de sa rédemption . Si quelqu’un a dit : Cet agneau est désormais un holocauste, et il est devenu blemished, il peut apporter un bélier avec l’argent de sa rédemption . Et Rabbi Yehuda HaNasi considère qu’il est interdit d’apporter un type d’animal avec l’argent de rédemption d’un autre type d’animal. De toute évidence, Rabbi Yehuda HaNasi interdit toute forme de divergence par rapport à l’animal qui a été consacré, que le mélange soit permis ou non.
תְּרֵי תַנָּאֵי, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי.
La Guemara répond : Il y a deux tanna’im, et ils sont en désaccord au sujet de l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi. Le tanna de la baraita soutient que Rabbi Yehuda considère qu’il est interdit de passer à un autre type d’animal seulement si cela affecte l’offrande de farine d’accompagnement, tandis que le tanna de la michna soutient que Rabbi Yehuda HaNasi considère que tout type de changement est interdit.
וּבִטְהוֹרִים, ״עֵגֶל״ וְהֵבִיא פַּר, ״כֶּבֶשׂ״ וְהֵבִיא אַיִל – יָצָא. סְתָמָא – כְּרַבָּנַן.
La Guemara cite la clause finale de la baraita : Tous les cas de la michna et de la baraita se rapportent à un cas où l’animal est devenu blemi ; et en ce qui concerne les animaux purs, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas blemis, si quelqu’un a fait le vœu d’apporter un veau et a apporté un taureau à la place, ou s’il a fait le vœu d’apporter un agneau et a apporté un bélier à la place, il s’est acquitté de son obligation. La Guemara explique que la clause finale non attribuée de la baraita est conforme à l’opinion des Sages. Rabbi Yehouda HaNassi serait également en désaccord dans ce cas.
רָצָה יָבִיא בְּדָמָיו שְׁנַיִם [כּוּ׳]. אָמַר רַב מְנַשְּׁיָא בַּר זְבִיד אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״שׁוֹר זֶה עוֹלָה״, אֲבָל אָמַר ״שׁוֹר זֶה עָלַי עוֹלָה״ – הוּקְבַּע.
§ La michna enseigne que si quelqu’un fait le vœu d’apporter un certain taureau en holocauste, et qu’il devient blemished, s’il le souhaite, il peut apporter deux taureaux avec l’argent de sa rédemption. Rabbi Menashya bar Zevid dit que Rav dit : Les Sages ont enseigné cette halakha seulement dans un cas où quelqu’un a dit : Ce taureau est désormais un holocauste. Mais s’il a dit : Ce taureau incombe à moi d’apporter comme holocauste, sa responsabilité à son égard dans un cas où il devient blemished est fixée, et il doit apporter un taureau avec l’argent de sa rédemption, et non deux.
וְדִלְמָא ״עָלַי לַהֲבִיאוֹ״ קָאָמַר?
La Guemara conteste l’opinion de Rav : Mais peut-être, lorsque il a dit : Ce taureau m’incombe, il voulait dire : Il m’incombe de l’apporter comme offrande, mais il n’avait pas l’intention d’accepter la responsabilité au cas où il deviendrait blemé.
אֶלָּא אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר, אָמַר רַב מְנַשְּׁיָא בַּר זְבִיד אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״שׁוֹר זֶה עוֹלָה״, אִי נָמֵי אָמַר ״שׁוֹר זֶה עָלַי עוֹלָה״, אֲבָל אָמַר ״שׁוֹר זֶה וְדָמָיו עָלַי עוֹלָה״ – הוּקְבַּע.
Au contraire, s’il a été enseigné qu’il existe un cas où l’on est responsable si l’animal devient blemé, cela a été enseigné ainsi : Rabbi Menashya bar Zevid dit que Rav dit : Les Sages ont enseigné cette halakhaseulement dans un cas où l’on a dit : Ce taureau est désormais un holocauste, ou il a dit : Ce taureau m’incombe à moi d’apporter comme un holocauste. Mais si il a dit : Ce taureau et sa valeur m’incombent à moi d’apporter comme un holocauste, sa responsabilité à son égard dans un cas où il devient blemé est fixée, et il doit apporter un taureau avec l’argent de son rachat, et non deux.
מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר ״אֶחָד מִכְּבָשַׂי הֶקְדֵּשׁ״ וְ״אֶחָד מִשְּׁוָרַי הֶקְדֵּשׁ״, וְהָיוּ לוֹ שְׁנַיִם – הַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶן הֶקְדֵּשׁ. שְׁלֹשָׁה – בֵּינוֹנִי שֶׁבָּהֶם הֶקְדֵּשׁ. ״פֵּירַשְׁתִּי, וְאֵינִי יוֹדֵעַ מַה שֶּׁפֵּירַשְׁתִּי״, אוֹ שֶׁ״אָמַר לִי אַבָּא, וְאֵינִי יוֹדֵעַ מַה״ – הַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶן הֶקְדֵּשׁ.
MICHNA : En ce qui concerne celui qui dit : L’un de mes agneaux est consacré, ou : L’un de mes taureaux est consacré, et il en a deux, agneaux ou taureaux, le plus grand d’entre eux est consacré. S’il en a trois, agneaux ou taureaux, celui de taille moyenne parmi eux est consacré. Si quelqu’un dit : J’ai précisé l’agneau ou le taureau qui doit être consacré, mais je ne sais pas quel animal j’ai précisé dans mon vœu, ou il dit que : Mon père m’a dit avant sa mort qu’il avait consacré l’un des agneaux ou des taureaux, mais je ne sais pas quel animal il a consacré, le plus grand d’entre eux est consacré.
גְּמָ׳ אַלְמָא מַקְדִּישׁ – בְּעַיִן יָפָה מַקְדִּישׁ, אֵימָא סֵיפָא: בֵּינוֹנִי שֶׁבָּהֶן הֶקְדֵּשׁ, אַלְמָא מַקְדִּישׁ – בְּעַיִן רָעָה מַקְדִּישׁ!
GUEMARA : La première clause de la michna enseigne que si quelqu’un dit : L’un de mes agneaux est consacré, et qu’il a deux agneaux, le plus grand est consacré. La Guemara en déduit : Apparemment, celui qui consacre, consacre généreusement. Mais considère la dernière clause de la michna : S’il a trois agneaux, celui de taille moyenne parmi eux est consacré. Apparemment, celui qui consacre, consacre avec parcimonie. Comment résoudre cette contradiction ?
אָמַר שְׁמוּאֵל: חוֹשְׁשִׁין אַף לְבֵינוֹנִי, דִּלְגַבֵּי קָטָן – עַיִן יָפָה הוּא.
Shmuel a dit : La présomption est que celui qui consacre, consacre généreusement. Lorsque la dernière clause de la michna énonce que l’animal de taille moyenne est consacré, cela ne signifie pas que seul l’animal de taille moyenne est consacré. Au contraire, le plus grand animal est consacré et, de plus, nous prenons en considération, c’est-à-dire que nous devons tenir compte de la possibilité que l’animal de taille moyenne soit consacré, car, par rapport au fait de consacrer le petit animal, consacrer l’animal de taille moyenne est généreux. Par conséquent, le vœu pouvait se rapporter soit au grand animal, soit à l’animal de taille moyenne.
הֵיכִי עָבֵיד? אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר רַב: מַמְתִּין לוֹ עַד שֶׁיּוּמַם, וּמַחֵיל לֵיהּ לִקְדוּשְּׁתֵיהּ בַּגָּדוֹל.
La Guemara demande : Comment doit-il agir ? Il n’en a consacré qu’un seul, et l’on ne sait pas quel animal doit être sacrifié. Rabbi Ḥiyya bar Rav a dit : Il doit attendre que l’animal de taille moyenne devienne blemi et ensuite le désacraliser en transférant sa sainteté sur le grand animal, qui est alors sacrifié sur l’autel.
אָמַר רַב נַחְמָן, אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״אֶחָד מִשְּׁוָורַי הֶקְדֵּשׁ״, אֲבָל אָמַר ״שׁוֹר בִּשְׁוָורַי הֶקְדֵּשׁ״ – הַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶן הֶקְדֵּשׁ, ״תּוֹרָא בְּתוֹרַאי״ קָאָמַר.
§ La michna enseigne que si quelqu’un avait trois agneaux ou taureaux, l’animal de taille moyenne est consacré. Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : Les Sages ont enseigné que l’animal de taille moyenne est consacré seulement lorsqu’il a dit : L’un de mes taureaux est désormais consacré. Mais si il a dit : Un taureau parmi mes taureaux est désormais consacré, seul le plus grand d’entre eux est consacré. C’est comme si il avait dit : Le taureau le plus précieux parmi mes taureaux [tora betorai] est consacré.
אִינִי? וְהָאָמַר רַב הוּנָא, אָמַר רַבִּי חִיָּיא מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״בַּיִת בְּבָתַּי אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – מַרְאֵהוּ עֲלִיָּיה, לָאו מִשּׁוּם דִּגְרִיעַ? לָא, מְעוּלֶּה שֶׁבַּבָּתִּים.
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais Rav Houna n’a-t-il pas dit que Rabbi Ḥiyya a dit au nom de Ulla : Celui qui dit à un autre : Je te vends une maison parmi mes maisons, peut lui montrer un grenier [aliyya], puisqu’il n’a pas précisé quelle maison il vend ? N’est-ce pas parce que le grenier est la pire de ses maisons ? Si tel est le cas, lorsqu’on dit : Un taureau parmi mes taureaux est consacré, on fait vraisemblablement référence au moins précieux de ses taureaux. La Guemara répond : Non, Ulla n’a pas dit que le vendeur donne à l’acheteur un grenier, mais plutôt la meilleure [me’ula] de ses maisons.
מֵיתִיבִי: ״שׁוֹר בִּשְׁוָורַי הֶקְדֵּשׁ״, וְכֵן שׁוֹר שֶׁל הֶקְדֵּשׁ שֶׁנִּתְעָרֵב בַּאֲחֵרִים – הַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶן הֶקְדֵּשׁ, וְכוּלָּם יִמָּכְרוּ לְצׇרְכֵי עוֹלוֹת, וּדְמֵיהֶן חוּלִּין.
La Guemara soulève une objection à la déclaration de Rabba bar Avuh à partir d’une baraita : Si quelqu’un a dit : Un taureau d’entre mes taureaux est consacré, ou de même si un taureau consacré s’est mêlé à d’autres taureaux non consacrés, le plus grand d’entre eux est consacré, et tous les autres taureaux doivent être vendus à des personnes qui ont fait le vœu d’apporter des holocaustes, dans le but de les offrir en holocaustes, puisqu’il est incertain lequel d’entre eux a été consacré, et le paiement pour eux n’est pas sacré. De toute évidence, si quelqu’un dit : Par la présente, je consacre un taureau d’entre mes taureaux, tous ses taureaux ont un statut incertain de consécration.
תַּרְגּוּמָא: אַשּׁוֹר שֶׁל הֶקְדֵּשׁ שֶׁנִּתְעָרֵב בַּאֲחֵרִים. וְהָא ״וְכֵן״ קָאָמַר? תַּרְגְּומַאּ: אַגָּדוֹל.
La Guemara répond : Interprète cela comme se référant uniquement à un taureau consacré qui s’est mélangé avec d’autres. La Guemara objecte : Mais la baraita ne dit-elle pas : Et de même, indiquant que cette halakha s’applique aux deux cas ? La Guemara répond : Interprète cela comme se référant à la halakha selon laquelle le plus grand des taureaux est consacré. Cette halakha s’applique bien aux deux cas, mais la halakha selon laquelle le reste des taureaux a un statut consacré incertain ne s’applique qu’au dernier cas.
מֵיתִיבִי: ״בַּיִת בְּבָיתַּי אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״, וְנָפַל – מַרְאֵהוּ נָפוּל, ״עֶבֶד בַּעֲבָדַיי אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״, וָמֵת – מַרְאֵהוּ מֵת.
La Guemara soulève une objection à la déclaration de Rabba bar Avuh à partir d’une baraita : Si quelqu’un dit à un autre : Je te vends une maison parmi mes maisons, et que l’une des maisons par la suite s’est effondrée, il peut lui montrer la maison effondrée et lui dire : C’est celle que je t’ai vendue. De même, si quelqu’un dit à un autre : Je te vends un esclave parmi mes esclaves, et que l’un des esclaves meurt, il peut lui montrer l’esclave mort et dire : C’est l’esclave que je t’ai vendu.