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וּמֵרְקִיקִין, וְקָא קָמֵיץ מֵחַלּוֹת אַרְקִיקִין וּמֵרְקִיקִין אַחַלּוֹת.
et les gaufrettes ensemble ; et selon cette suggestion, il retire une poignée des pains pour les gaufrettes et une poignée des gaufrettes pour les pains.
שָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: אִם קָמַץ וְעָלָה בְּיָדוֹ מֵאֶחָד עַל שְׁנֵיהֶם – יָצָא.
La Guemara répond : Nous avons entendu que Rabbi Shimon a dit : Si quelqu’un a apporté une offrande de farine composée en partie de pains et en partie de galettes, et que le prêtre a prélevé une poignée, et ce qui est monté dans sa main provenait seulement d’un des deux types, soit seulement des pains soit seulement des galettes, il s’est acquitté de son obligation de prélever une poignée.
וְהָא אִיכָּא מוֹתַר שֶׁמֶן, דְּאִי מֶחֱצָה חַלּוֹת וּמֶחֱצָה רְקִיקִין אָמַר – מוֹתַר הַשֶּׁמֶן מַחְזִירוֹ לַחַלּוֹת, אִי כּוּלְּהוּ רְקִיקִין אָמַר – מוֹתַר הַשֶּׁמֶן נֶאֱכָל לַכֹּהֲנִים.
La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas un problème avec l’huile excédentaire ? La Guemara (75a) déclare que, si une offrande de farine est apportée moitié sous forme de pains et moitié sous forme de galettes, l’huile est répartie également entre elles ; une moitié est mélangée aux pains et l’autre moitié est appliquée sur les galettes. L’huile excédentaire des galettes peut également être mélangée aux pains. Mais si l’offrande de farine est cuite entièrement sous forme de galettes, l’huile restante est donnée aux prêtres. Par conséquent, l’explication de la michna par Abaye est problématique, car si la personne a dit dans son vœu qu’elle apporterait moitié pains et moitié galettes, on rapporte l’huile excédentaire et on la mélange aux pains. Mais s’il a dit que toute l’offrande serait en galettes, l’huile excédentaire devrait être mangée par les prêtres.
כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: מוֹשְׁחָן כְּמִין כִּי, וּמוֹתַר הַשֶּׁמֶן נֶאֱכָל לַכֹּהֲנִים.
La Guemara résout ce problème conformément à la déclaration de Rabbi Shimon ben Yehuda. Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Yehuda dit au nom de Rabbi Shimon que l’huile d’une offrande de farine cuite pour moitié en pains et pour moitié en galettes est appliquée comme suit : On oint les galettes sous la forme de la lettre grecque chi, Χ, et l’huile restante est mangée par les prêtres. Par conséquent, l’huile restante d’une offrande de farine cuite pour moitié en pains et pour moitié en galettes est utilisée de la même manière que celle d’une offrande de farine cuite entièrement en galettes.
אֲמַר לֵיהּ רַב כָּהֲנָא לְרַב אָשֵׁי: וְהָא אִיכָּא לְסַפּוֹקַהּ בְּמִנְחַת נְסָכִים, דְּאָמַר רָבָא: מִתְנַדֵּב אָדָם מִנְחַת נְסָכִים בְּכׇל יוֹם.
§ Rav Kahana dit à Rav Ashi : Si quelqu’un précise dans son vœu quelle offrande de farine il apportera, puis l’oublie, pourquoi n’apporte-t-il que cinq types d’offrandes de farine ? N’y a-t-il pas lieu d’être dans l’incertitude également au sujet d’un autre type d’offrande de farine, à savoir l’offrande de farine apportée avec les libations qui accompagnent divers holocaustes ? Cette offrande de farine peut aussi être apportée indépendamment comme don, comme Rava l’a dit : Une personne peut offrir volontairement une offrande de farine apportée avec les libations chaque jour, si elle le souhaite.
כִּי קָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ (סִימָן: ״יָחִיד״, ״בִּגְלַל״, ״לְבוֹנָה״, ״בְּלוֹג״, ״מְקַמְּצָה״) –
La Guemara répond qu’il n’y a aucune incertitude quant à la possibilité qu’il ait dit qu’il apporterait une offrande de farine apportée avec les libations, car elle est complètement différente des autres types d’offrandes de farine. Lorsqu’on est dans l’incertitude quant à l’offrande de farine qu’il a vouée d’apporter, l’incertitude ne concerne que certaines offrandes de farine. La Guemara présente un moyen mnémotechnique pour ces différences : Individuelle, à cause de, encens, avec un log, en retire une poignée.
בָּאָה בִּגְלַל יָחִיד, בָּאָה בִּגְלַל צִיבּוּר – לָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ.
La Guemara explique : L’incertitude quant à l’offrande de farine qu’il a vouée d’apporter concerne une offrande de farine qui est apportée exclusivement en raison de l’obligation d’un particulier. Mais il n’y a pas d’incertitude concernant une offrande de farine qui est apportée en raison de l’obligation du public, par exemple une offrande de farine apportée avec des libations, qui accompagnent les offrandes communautaires aussi bien que les offrandes individuelles ; il n’a certainement pas voué d’apporter ce type d’offrande de farine.
כִּי קָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ – בָּאָה בִּגְלַל עַצְמָהּ, בָּאָה בִּגְלַל זֶבַח – לָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ.
De plus, lorsqu’on n’est pas certain, cela concerne une offrande de farine apportée en raison de sa propre obligation. Mais on n’est pas dans l’incertitude en ce qui concerne une offrande de farine apportée avec des libations en raison des exigences d’une offrande.
כִּי קָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ – טְעוּנָה לְבוֹנָה, שֶׁאֵינָהּ טְעוּנָה לְבוֹנָה – לָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ.
Lorsqu’on est dans l’incertitude, cela concerne une offrande de farine qui exige que de l’encens soit apporté avec elle. Mais il n’y a pas d’incertitude concernant une offrande de farine apportée avec des libations, qui n’exige pas d’encens.
כִּי קָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ – בָּאָה בְּלוֹג, בָּאָה בִּשְׁלֹשָׁה לוּגִּין – לָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ.
Lorsqu’on est dans l’incertitude, cela concerne un type d’offrande de farine apportée avec un log d’huile. Mais il n’y a pas d’incertitude si elle est apportée avec trois log d’huile ou plus, ce qui est la halakha concernant les offrandes de farine apportées avec des libations (voir Nombres 15:5–6, 9).
כִּי קָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ – טְעוּנָה קְמִיצָה, שֶׁאֵינָהּ טְעוּנָה קְמִיצָה – לָא קָא מִסְתַּפְּקָא לֵיהּ.
Lorsqu’on est dans l’incertitude, cela ne concerne qu’une offrande de farine qui nécessite le prélèvement d’une poignée. Mais il n’y a pas d’incertitude concernant une offrande de farine qui ne nécessite pas le prélèvement d’une poignée, telle est la halakha concernant une offrande de farine apportée avec des libations.
״פֵּירַשְׁתִּי מִנְחָה שֶׁל עֶשְׂרוֹנִים״.
§ La michna enseigne : Si quelqu’un dit : J’ai spécifié une offrande de farine en dixièmes d’un épha, mais je ne me souviens pas combien j’en ai spécifié, selon les Sages il doit apporter une offrande de farine de soixante dixièmes d’un épha. Selon Rabbi Yehuda HaNasi, il doit apporter soixante offrandes de farine, chacune avec un nombre différent de dixièmes, d’un à soixante.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״פֵּירַשְׁתִּי מִנְחָה, וְקָבַעְתִּי בִּכְלִי אֶחָד שֶׁל עֶשְׂרוֹנִים, וְאֵינִי יוֹדֵעַ מָה פֵּירַשְׁתִּי״ – יָבִיא מִנְחָה שֶׁל שִׁשִּׁים עֶשְׂרוֹנִים, דִּבְרֵי חֲכָמִים. רַבִּי אוֹמֵר: יָבִיא מְנָחוֹת שֶׁל עֶשְׂרוֹנִים מֵאֶחָד וְעַד שִׁשִּׁים, שֶׁהֵן אֶלֶף וּשְׁמוֹנֶה מֵאוֹת וּשְׁלֹשִׁים.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Si quelqu’un dit : J’ai précisé que j’apporterais une offrande de farine, et j’ai établi qu’elles doivent être apportées dans un récipient de dixièmes d’un épha, mais je ne sais pas quel nombre de dixièmes j’ai précisé, il doit apporter une offrande de farine de soixante dixièmes d’un épha. Telle est la déclaration des Sages. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il doit apporter soixante offrandes de farine de dixièmes dans soixante récipients, chacun contenant une quantité d’un dixième jusqu’à soixante dixièmes, qui font au total 1 830 dixièmes d’un épha.
״פֵּירַשְׁתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ מָה פֵּירַשְׁתִּי, וְאִי זוֹ מֵהֶן פֵּירַשְׁתִּי, וְאֵינִי יוֹדֵעַ כַּמָּה פֵּירַשְׁתִּי״ – יָבִיא חָמֵשׁ מְנָחוֹת שֶׁל שִׁשִּׁים שִׁשִּׁים עֶשְׂרוֹנִים, שֶׁהֵן שְׁלֹשׁ מֵאוֹת, דִּבְרֵי חֲכָמִים. רַבִּי אוֹמֵר: יָבִיא חָמֵשׁ מְנָחוֹת שֶׁל שִׁשִּׁים עֶשְׂרוֹנִים מֵאֶחָד וְעַד שִׁשִּׁים, שֶׁהֵן תִּשְׁעָה אֲלָפִים וּמֵאָה וַחֲמִשִּׁים.
La baraita continue : Si quelqu’un a dit : J’ai spécifié un certain type d’offrande de farine avec un certain nombre de dixièmes d’épha à apporter dans un seul récipient, mais je ne sais pas ce que j’ai spécifié, ni quel type d’offrande de farine j’ai spécifié, et je ne sais pas combien de dixièmes d’épha j’ai spécifié, il doit apporter les cinq différents types d’offrandes de farine, et chacune doit contenir soixante dixièmes d’épha, ce qui fait au total trois cents dixièmes d’épha. Telle est la déclaration des Sages. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il doit apporter cinq différents types d’offrandes de farine, et pour chaque type il doit apporter soixante offrandes de farine, chacune avec un nombre différent de dixièmes, d’un jusqu’à soixante, ce qui fait au total 9 150 dixièmes d’épha.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּמוּתָּר לְהַכְנִיס חוּלִּין לָעֲזָרָה קָא מִיפַּלְגִי, רַבִּי סָבַר: אָסוּר לְהַכְנִיס חוּלִּין לָעֲזָרָה, וְרַבָּנַן סָבְרִי: מוּתָּר לְהַכְנִיס חוּלִּין לָעֲזָרָה.
La Guemara demande : À l’égard de quel principe les Sages et Rabbi Yehuda HaNasi sont-ils en désaccord ? Rav Ḥisda a dit : Ils sont en désaccord quant à savoir s’il est permis d’apporter des éléments non sacrés dans la cour du Temple. Rabbi Yehuda HaNasi soutient qu’il est interdit d’apporter des éléments non sacrés dans la cour du Temple. Par conséquent, il est nécessaire d’apporter soixante offrandes de farine de chaque type, car si l’on apporte simplement une seule offrande de farine de soixante dixièmes d’un épha dans un seul récipient, on risque de transgresser cette interdiction, puisqu’il est possible qu’on ait fait vœu d’apporter moins que cette quantité, et que l’excédent soit non sacré. Et les Sages soutiennent qu’il est permis d’apporter des éléments non sacrés dans la cour du Temple. Par conséquent, même si l’offrande de farine a un volume supérieur à ce qui est nécessaire, cela est sans conséquence.
רָבָא אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אָסוּר לְהַכְנִיס חוּלִּין לָעֲזָרָה, וְהָכָא בְּמוּתָּר לְעָרֵב חוֹבָה בִּנְדָבָה קָא מִיפַּלְגִי.
Rava a dit que le différend entre les Sages et Rabbi Yehouda HaNassi porte sur une autre question : Tout le monde convient qu’il est interdit d’apporter des objets non sacrés dans la cour du Temple, et ici ils sont en désaccord quant à la possibilité de mélanger une offrande qui remplit une obligation avec une offrande volontaire.
רַבָּנַן סָבְרִי: מוּתָּר לְעָרֵב חוֹבָה בִּנְדָבָה, וְרַבִּי סָבַר: אָסוּר לְעָרֵב חוֹבָה בִּנְדָבָה.
Les Sages soutiennent qu’il est permis de mélanger une offrande qui accomplit une obligation avec une offrande volontaire, et par conséquent on peut apporter soixante dixièmes dans un seul récipient et stipuler que la quantité au-delà de son obligation sera une offrande volontaire. Et Rabbi Yehouda HaNassi soutient qu’il est interdit de mélanger une offrande qui accomplit une obligation avec une offrande volontaire, et par conséquent on ne peut pas faire une telle stipulation ; chaque offrande de farine possible requiert son propre récipient. Concernant chaque récipient, il stipule que si celui-ci peut accomplir son vœu, il comptera comme l’accomplissement de son vœu, et sinon il servira d’offrande volontaire.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא: לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי מוּתָּר לְעָרֵב חוֹבָה בִּנְדָבָה, הָא בָּעֵינַן שְׁנֵי קְמָצִים? דְּקָמֵיץ וַהֲדַר קָמֵיץ.
Abaye dit à Rava : Selon les Sages, qui disent qu’il est permis de mélanger une offrande qui accomplit une obligation avec une offrande volontaire, et qu’un seul récipient contenant soixante dixièmes d’un épha peut servir en partie à accomplir l’obligation et en partie comme offrande volontaire, il y a une difficulté : N’exigeons-nous pas le prélèvement de deux poignées, l’une pour l’offrande de farine obligatoire et l’autre pour l’offrande volontaire ? Rava répondit : Selon les Sages, il est requis que le prêtre prélève une poignée puis prélève de nouveau une poignée.
וְהָא קָא קָמֵיץ מֵחוֹבָה אַנְּדָבָה וּמִנְּדָבָה אַחוֹבָה!
Abaye dit à Rava : Mais si c’est le cas, puisque les dixièmes qui remplissent une obligation et les dixièmes qui sont un don sont mélangés ensemble dans un seul récipient, lorsque le prêtre prélève une poignée, ne prélève-t-il pas une poignée de dixièmes qui remplissent une obligation pour compter pour des dixièmes qui sont une offrande de don, et prélève une poignée de dixièmes qui sont une offrande de don pour compter pour des dixièmes qui remplissent une obligation ?
דְּתָלֵי לֵיהּ בְּדַעַת כֹּהֵן, דְּאָמַר: כֹּל הֵיכָא דְּמָטְיָא יְדָא דְּכֹהֵן הַשְׁתָּא – חוֹבָה, וּלְבַסּוֹף – נְדָבָה.
Rava répondit à Abaye : Cela n’est pas difficile, car celui qui apporte l’offrande de farine la rend dépendante de l’intention du prêtre, comme il dit : Partout où la main du prêtre atteint maintenant, lorsqu’il retire la première poignée, là seront les dixièmes qui accomplissent mon obligation, et partout où sa main atteint à la fin, lorsqu’il retire la seconde poignée, ce sera une offrande de don.
וְאַקְטוֹרֵי הֵיכִי מַקְטַר? לַיקְטַר נְדָבָה בְּרֵישָׁא – דְּחוֹבָה הֵיכִי מַקְטַר לַהּ? דִּלְמָא כּוּלַּהּ חוֹבָה הִיא, וְחָסְרוּ לְהוּ שִׁירַיִם.
Abaye demanda à Rava : Mais comment le prêtre brûle-t-il la poignée sur l’autel ? Si le prêtre brûle d’abord la poignée de l’offrande de don, comment peut-il ensuite brûler la poignée des dixièmes qui remplissent l’obligation ? Peut-être que toute l’offrande de farine est pour l’obligation, puisque le vœu était d’apporter soixante dixièmes d’un épha, et que tout ce qui est en dehors de la première poignée, y compris la seconde poignée, constitue le reste, et en en brûlant une partie, le prêtre fait que le reste soit diminué.
וְאָמַר מָר: שִׁירַיִם שֶׁחָסְרוּ בֵּין קְמִיצָה לְהַקְטָרָה – אֵין מַקְטִיר קוֹמֶץ עֲלֵיהֶן!
Et le Maître dit : En ce qui concerne le reste d’une offrande de farine qui est devenu insuffisant entre le prélèvement de la poignée et la combustion de cette poignée sur l’autel, la halakha est que l’on ne brûle pas la poignée à cause de cela, car cela n’est pas considéré comme une offrande de farine valide.
לַיקְטַר חוֹבָה בְּרֵישָׁא – דִּנְדָבָה הֵיכִי מַקְטַר לַהּ?
Autrement, si le prêtre brûlera d’abord la poignée qui accomplit l’obligation, comment pourra-t-il brûler la poignée de l’offrande de don ?

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